Lecture: La guerre de cent ans, Jean Favier, Fayard 1980

9782213008981-t_0-2Le livre a plus de 36 ans: un peu tard pour un compte-rendu, mais quelle importance? Je l’ai déniché dans une bonne bibliothèque familiale m’y suis plongé, n’arrive plus à m’en séparer la nuit, et l’ai presque terminé ce matin à 3H20. Il est bien entendu impossible de résumer 100 ans d’histoire marquées par un indescriptible chaos et 700 pages d’une densité extrême. L’ouvrage est passionnant, fascinant. Il narre par le menu détail (attention à ne pas perdre le fil) l’un des siècles les plus épouvantables de l’histoire de France. A le lire, on se demande comment notre pays a pu survivre à une telle succession de cataclysmes: l’invasion par les Anglais (qui revendiquent le trône de France à travers Edouard III, petit fils de Philippe le Bel par sa mère Isabelle). Une succession de débâcles militaires: Crécy, Poitiers (le roi Jean pris en otage), Azincourt… La peste noire qui ravage les villes et les campagnes, emporte un tiers de la population, les famines atroces, les jacqueries, la terreur dans les campagnes dévastées par des bandes de pillards, une cruauté inouïe dans la banalisation de la torture, des viols et meurtres de masse. Un roi fou, Charles VI. Une effroyable guerre civile entre le duc de Bourgogne et les Armagnacs, descendants d’une même famille, la dynastie des Valois, eux-mêmes issus des Capétiens, la France déchiquetée en trois quasi-Etats et une multitude de duchés. Une vertigineuse trahison, peut être la plus épouvantable de l’histoire à égalité avec celle de Pétain/Laval en 1940, par le roi fou et son entourage bourguignon: le traité de Troyes, du 20 mai 1320 (une date à connaître par cœur) , qui offre la succession de la couronne à Henri VI, le roi d’Angleterre, de la cruelle, belliqueuse et médiocre dynastie Lancaster, marié à une autre Isabelle, la fille de Charles VI. Et puis, dans cet enfer abyssal, où tout n’est massacres, folie, trahison et ambition cynique (l’évêque Cauchon), cette France totalement décomposée, l’espoir qui renaît peu à peu autour du Dauphin Charles, fils « bâtard » du roi fou, le petit roi de Bourges, un caractère assez fade mais une belle intelligence. Puis vient Jeanne d’Arc, le Sacre de Reims, l’alliance des barons de France autour de Charles VII, le vent qui tourne, les victoires militaires qui s’enchaînent, la reconquête de la Normandie, l’Aquitaine… Bref, rien n’est jamais perdu…

Maxime TANDONNET

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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43 commentaires pour Lecture: La guerre de cent ans, Jean Favier, Fayard 1980

  1. jpmjpmjpm dit :

    Bonjour Maxime,

    Je ne me souviens pas à quelle heure je m’étais couché dans les années 80s en lisant ce livre de Jean Favier… Mais comme vous bien tard !

    Dans un registre différent, mais tout aussi passionnant, je ne saurais que recommander « Homo Deus – A brief history of tomorrow » de l’historien Yuval Noah Harari. Malheureusement en anglais uniquement… mais irremplaçable pour comprendre les évolutions du monde contemporain. Et ce à quoi les politiques devraient s’intéresser… je crains que cela ne les dépasse un peu!

    Bien cordialement, Jean-Philippe.

  2. michel43 dit :

    a PARAITRE bientôt ; la guerre des sans dents ,signé F.Hollande au éditions ;les mensonges ….

  3. Georges dit :

    Jeanne d’´Arc et ses solides barons , sainte Thérèse d’Avila et ses glorieux capitaines ;ne nous faudrait-il point une héroïne pour contrecarrer les traîtres qui ne cessent de se succéder.

  4. ggeorget dit :

    36 ans ! Déjà…
    Sans doute la lecture de cet ouvrage, qui m’a passionné à la sortie de l’adolescence, est l’un des éléments qui explique ce que je suis… politiquement incorrecte et dégoutée par la direction que nos politiques donnent à la Nation.
    Heureusement, il y a la lecture.
    Que pensez-vous de ce simple bon sens cité dans la biographie de Simon Leys (Philippe Paquet, 2016) à la page 350 :
    Lu Xun : « Plutôt qu’aimer le pays de nos ancêtres, il faudrait aimer le pays de nos descendants. »

  5. Timéli dit :

    J’aime bien la seconde partie de votre billet où il est question d’espoir.
    J’ai d’abord approuvé ce que Léonard de Vinci avait dit en son temps : « Quand l’espoir meurt, c’est le vide qui se crée ».
    Ne voulant pas rester sur une note aussi pessimiste, j’ai alors immédiatement pensé à Guillaume d’Orange (déjà cité dans un de vos précédents billets) : « Il n’est pas besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer », puis à Elie Wiesel qui disait « L’important, c’est que l’espoir des uns ne soit pas le désespoir des autres », mais ce dernier propos m’a laissé songeur, quelque peu perplexe.
    Pour me sortir de ma torpeur, je me suis remémoré ce bon vieux Pythagore qui avançait « N’entretiens pas l’espoir de ce qui ne peut être espéré ». Je restais bien les pieds sur terre…
    Et, finalement, je me suis dit que la prudence de Ziglar, juste, mesurée et pragmatique, résumait mieux la situation : « Espère le meilleur. Prépare-toi au pire. Capitalise sur ce qui vient ».
    Après quoi, je suis allé me coucher, et… j’ai pu faire de beaux rêves !!!

  6. goupil dit :

    Bonjour,
    Effectivement, quand on liste les malheurs endurés par la France (et les français) pendant presque un siècle,son relèvement rapide et complet semble miraculeux.
    Je pense que Sainte-Jeanne d’Arc, patronne de la France, et Dieu, n’y sont pas étrangers. Surtout quand on décortique la personnalité de Charles VII. Mais bon……
    Je dispose de ce bouquin et je l’ai lu presque à sa sortie. Complexe mais une référence.
    Salutations,

  7. julien dit :

    Heureux de voir une pointe d’optimisme dans vos propos!

  8. Christophe dit :

    A l’attention de Gérard Bayon

    N’oubliez pas que ce sont les hommes qui font l’Histoire mais ils ne savent pas l’Histoire qu’ils font.
    En plus elle est tragique!

  9. peine perdue dit :

    Une vertigineuse trahison, peut être la plus épouvantable de l’histoire à égalité avec celle de Pétain/Laval en 1940

    Cela ne me semble pas évident qu’il y ait eu trahison dans l’année 1940, ou que cette trahison soit imputable à Pétain et Laval en particulier.

    Si vous faites allusion à la décision de demander l’armistice et de changer de régime, ce sont des décisions qui ont été approuvées par la chambre du Front populaire, et par la majorité de la population. Blum lui-même avait autorisé deux ministres SFIO dans le premier gouvernement Pétain, Février et Rivière…

    Si vous faites allusion à Montoire, il me semble normal qu’un gouvernement cherche à connaître les conditions qui lui seront faites, voire à éviter qu’une paix ne se négocie sur son dos entre l’Angleterre et l’Allemagne. D’autant qu’il y a bien eu, simultanément, envoi de garanties à la Grande-Bretagne sur la non utilisation de la flotte et de l’Empire, via Rougier.

    Il faut de plus se replacer dans les conditions de l’époque : l’Angleterre était seule, la participation de l’Amérique loin d’être acquise avant l’élection de novembre, et il n’y avait pas encore eu de massacres puisque le génocide et les massacres de masse de Russes ne commenceront qu’à l’invasion de l’URSS, en juin 1941.
    Donc d’une part la victoire de l’Allemagne était malheureusement tout à fait possible à cette date, et il fallait bien en tenir compte ; et d’autre part, elle ne pouvait pas à l’époque revêtir le sens qu’on lui prête actuellement (sens qui ne lui a d’ailleurs été prêté que plusieurs décennies après la fin de la guerre).

    Un livre intéressant sur cette période est celui de Ian Kershaw, Choix fatidiques : il examine différents choix des dirigeants des puissances en guerre, leur motivation, et les alternatives éventuelles.
    On apprend en particulier qu’il y a eu un débat en Angleterre sur la sortie du conflit en juin 1940, dans lequel le vote au cabinet de guerre ne s’est fait qu’à 3 voix contre 2…
    On se voit également confirmer que Montoire était avant tout une demande de l’Allemagne (contrairement aux allégations soixante-huitardo-paxtoniennes) dans le cadre d’une stratégie alternative proposée par la marine allemande, consistant à s’occuper d’abord de la Méditerranée, pour faire plier l’Angleterre. Hitler voulait surtout foncer vers l’Est, mais il a quand même dû explorer cette possibilité.

    • hugues dit :

      Précision sur le vote du 10 Juillet 1940 :

      La législature qui vote les pleins pouvoirs constituants à Pétain est composée de la Chambre des députés, issue des élections législatives du 3 mai 1936 qui avaient vu la victoire du Front populaire, et du Sénat qui s’y révélait plus hostile.

      Le 10 juillet 1940, les parlementaires inscrits étaient au nombre de 846 (544 députés et 302 sénateurs) sur les 907 députés et sénateurs inscrits en 1939. Seuls 670 (sur les 907 parlementaires) prennent part au vote (426 députés et 244 sénateurs), en effet, 176 parlementaires sont absents dont 27 sont à ce moment-là en mer, embarqués le 21 juin du port du Verdon en aval de Bordeaux, vers Casablanca sur le paquebot Massilia (26 députés et un sénateur), ainsi que « 17 parlementaires décédés et un grand nombre se trouvant, à cause de la guerre, dans l’impossibilité de rejoindre Vichy ou ne souhaitant pas s’y rendre». 61 parlementaires communistes (60 députés et un sénateur) ne peuvent siéger : depuis le 16 janvier 1940, ils sont déchus de leur mandat à la suite du pacte germano-soviétique, et du décret-loi d’Édouard Daladier du 26 septembre 1939 interdisant le Parti communiste. La séance est présidée par le président du Sénat, Jules Jeanneney (qui ne prend pas part au vote en raison de sa fonction).
      Sur 649 suffrages exprimés:
      80 parlementaires (57 députés et 23 sénateurs) votent « non » ;
      569 approuvent (357 députés et 212 sénateurs) (soit 87,67 % des suffrages exprimés) ;
      20 autres parlementaires s’abstiennent (12 députés et 8 sénateurs dont 3 après une demande de rectification de leur vote).
      Les 649 suffrages exprimés représentent 71,55 % des 907 parlementaires que comptaient les deux Chambres au début de 1940 et les voix « pour » représentent 62,73 %.
      Des 569 votants en faveur des pleins pouvoirs, 286 parlementaires ont une étiquette de gauche ou de centre-gauche et 237 ont une étiquette de droite ou de centre-droit et 46 sont sans étiquette. Des 80 votants contre, 73 ont une étiquette de gauche ou de centre-gauche et 7 ont une étiquette de droite ou de centre-droit.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Vote_des_pleins_pouvoirs_constituants_%C3%A0_Philippe_P%C3%A9tain

      Un peu de culture ne fait pas de mal…

    • peine perdue dit :

      Je vous répète que le copier-coller d’articles Wikipedia ne relève pas de la culture.

      Le Front populaire est une alliance des radicaux, SFIO et communistes, et l’addition de ces seules voix suffisait à valider le projet de changement de régime, qui aurait été impossible sans eux.

      Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’indiquer à un autre copieur-colleur de texte, il y a tout un tas de petits types filandreux, historiens de gauche, qui se font tirer l’oreille pour « reconnaître la responsabilité » de la chambre du Front populaire dans le vote du 10 juillet. Les mêmes sont pourtant moins scrupuleux quand il s’agit de « reconnaître la responsabilité » de la France dans telle ou telle imputation plus ou moins calomnieuse mais plus en harmonie avec leurs conceptions politiques.

    • peine perdue, moi je trouve Wikipédia pas si mal…
      MT

    • peine perdue, la poignée de mains de Montoire engageait la France dans la collaboration avec les nazis, elle est une trahison pure et simple.
      MT

    • peine perdue dit :

      Wikipedia est souvent assez exact en terme de données (parfois pas tant que ça) mais en faire un copier coller n’est pas une démarche culturelle.

      Je ne suis pas sûr que Montoire soit autre chose que de la communication.

      La rencontre portait sur une collaboration militaire, Franco a dit non aux demandes de Hitler, et Pétain a marmonné des généralités pour ne pas s’engager (et ne voulait pas de collaboration militaire). Il a dit qu’il était d’accord pour empêcher que des colonies françaises ne passent aux gaullistes, ce qui était probablement l’intérêt de la France dans le cadre d’une toujours possible victoire allemande (car dans ce cas, ce sont les Anglais qui en auraient disposé lors d’une négociation de paix, sans doute ?).

      Pour le reste de la collaboration, la collaboration économique en zone Nord n’avait nul besoin de l’accord de Vichy, en zone Sud elle se faisait dans une tentative de donnant donnant (sauf pour Laval, et c’est en partie pour cela qu’il a été renvoyé). Et de toute façon s’il n’y avait pas eu Vichy, l’économie de la zone Sud aurait de fait été sous coupe allemande.
      La collaboration policière n’est venue que plus tard.

      Donc non, je ne suis pas convaincu…

    • hugues dit :

      « Fin 1940, il était peut-être possible de croire à cette politique ou à un « double jeu » de Pétain. Cependant, la radicalisation rapide de Vichy et la mise en place de la politique de collaboration avec l’Allemagne nazie rendirent cette interprétation de plus en plus douteuse »

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Entrevue_de_Montoire

      un peu de culture ne fait pas de mal…

    • hugues, merci pour ces précisions.
      MT

    • Ysengrin dit :

      « peine perdue, la poignée de mains de Montoire engageait la France dans la collaboration avec les nazis, elle est une trahison pure et simple.
      MT »

      Je ne voudrais pas avoir l’air d’insister lourdement, mais je pense que cette triste période de notre histoire mérite que l’on s’y intéresse particulièrement, compte tenu du fait qu’une bonne partie de nos maux actuels en provient directement, et qu’elle ne peut être résumée par les équations simplistes : gauche ( + droite molle soumise à la doctrine marxiste) = résistants = bons, droite (debout, anti-marxiste, patriote) = collaborateurs = très méchants.

      Non Pétain n’a pas trahi, ni en juin 1940, ni à Montoire, ni après. Il a simplement repris un écu bien terni, sans être responsable de cette situation, et a fait au mieux. Après, c’est l’histoire de la bouteille à moitié vide ou à moitié pleine, tout dépend du point de vue. Les chose auraient pu être mieux, certes, mais elles auraient pu être bien pires : auriez-vous préféré être un citoyen lambda à Varsovie ou à Paris ?

      Quant à une vraie trahison, voyez la désertion de Maurice Thorez, (chef du PCF) en septembre 1939, qui rejoindra Moscou, et qui reviendra en 1944 défiler sur les Champs-Elysées en héros. Quelques couleuvres, j’accepte, mais les pythons réticulés, cela ne passent pas !

    • peine perdue dit :

      @hughes
      Ce n’est pas de la culture que de prendre Wikipedia pour gourou (alors que c’est un système de rédaction d’articles rédigés par on ne sait qui, validés on ne sait comment, qui est dans le meilleur des cas dans un voisinage de la réalité, au sens topologique du terme voisinage).

      @Ysengrin
      Vous ne pouvez pas comparer le sort de la France avec celui de la Pologne, même si la crainte de la polonisation existait à l’époque ; peut-être peut-on comparer avec les autres pays de l’Ouest, Danemark, Belgique et Hollande, et encore n’est-ce pas sûr.

      Côté allemand le but était de coloniser définitivement la Pologne, les Slaves en général étaient considérés comme inférieurs, etc…ce qui n’était pas leur objectif / opinion en France. Par ailleurs, la France était la seule grande puissance occupée, donc la comparaison avec Belgique, Hollande…n’est pas si simple non plus en terme d’objectifs.

      Quant au Danemark, c’était le chouchou de Hitler, pour des raisons inconnues. Le seul pays à ne pas être soumis au décret Nacht und Nebel…
      Le végétarien Hitler aurait-il été sensible au fait que c’était le principal fournisseur de viande du Reich…? Pas de Montoire là-bas, pourtant, mais leur économie était importante pour l’alimentation des troupes teutonnes. Mais cela n’explique pas pour autant son laxisme à leur encontre.

    • hugues dit :

      « Ce n’est pas de la culture que de prendre Wikipedia pour gourou  »

      c’est déjà mieux que rien…

  10. Mildred dit :

    « Un général chouan est allé à la mort ainsi. Il était debout sur la charrette, la foule le conspuait, lui lisait. Au pied de l’échafaud, avant de monter les marches vers la guillotine, il a corné la page ! »
    Sylvain Tesson

  11. colibri dit :

    Je souhaite à notre pays un nouveau Saint Louis, un nouveau Henri IV. 🙂

  12. drazig dit :

    Effectivement, j’ai lu cette « Guerre de Cent Ans ». Effectivement, il faut s’accrocher pour suivre tous les détails de son déroulement (c’est un peu le travers de Jean Favier comme pour son « Les Plantagenêts », surtout au début du bouquin), effectivement il accorde toute son importance au rôle de Jeanne d’Arc (contrairement à Georges Minois qui fait de cette guerre, la naissance de deux nations en escamotant le rôle de Jeanne d’Arc sinon qu’elle fût la proie permanente des luttes entre Français). Jean Favier n’escamote pas non plus le rôle de l’évêque Cauchon (dont il écrira une biographie – entre nous, je pense souvent à cet évêque à la lumière de notre évêché actuel: nil novi sub sole)). Je suis tout à fait d’accord avec votre dernière phrase bien que parfois, l’accablement me gagne. A noter qu’il a paru récemment (réédition) une histoire de la guerre de Cent Ans dans la collection Que sais-je de 125 pages tout à fait remarquable.

  13. Cyril45 dit :

    J’ai cet ouvrage dans ma bibliothèque. Au milieu de bien d’autres livres d’histoire (dont l’histoire des présidents de la République). Je pense qu’il fera partie de ma prochaine incursion dans l’histoire.
    PS. Je viens de lire la biographie de Mustapha Kemal Atatürk par Benoist-Méchin. Passionnant également et en phase avec les évènements actuels.

  14. Ysengrin dit :

     » Une vertigineuse trahison, peut être la plus épouvantable de l’histoire à égalité avec celle de Pétain/Laval en 1940″…

    Je ne peux m’empêcher de réagir, et de bondir, à la lecture de cette phrase. C’est mensonger, c’est une réécriture partisane de l’histoire, d’une mauvaise foi absolue, et malheureusement dans la droite ligne de notre époque. Désolé d’être ferme, mais de tels propos le mérite.

    Interrogez autour de vous des personnes qui furent contemporaines de cette période, lisez de bons auteurs, c’est-à-dire des auteurs ayant le souci de la vérité, et non celui de l’idéologie, et peut-être changerez-vous d’avis.

    Et, par pitié, de m’accusez pas d’être un nostalgique, attitude elle aussi bien contemporaine que de rejeter aux frontières de l’extrême ceux qui refusent une sentence du politiquement (ou de l’historiquement correct)

    Sentiments outrés

  15. Jean-Louis Michelet dit :

    Maxime , Il n’y a d’heure pour les Braves !
    Le plus difficile , c’est de croire à la Lumière quand il fait nuit….
    Voilà le vrai courage d’une Nation.
    Et pour incarner cela , il nous faut des Hommes ….
    L’histoire des Nations est aussi faite d’éclipses ….

  16. Roland dit :

    Même si Philippe de Villiers est décrié par certains bien-pensants, on peut lire ses livres notamment le « Roman de Jeanne d’Arc » ou le « Roman de Saint Louis ». Bel éclairage, l’histoire n’étant qu’un éternel recommencement.

  17. Anne-Marie dit :

    A reblogué ceci sur La Nouvelle Conscienceet a ajouté:
    Rien n’est jamais perdu.

  18. Anne-Marie dit :

    Non, rien n’est jamais perdu.

  19. Gérard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    Tout cela pour nous dire que notre génération n’a pas encore connu le pire ?
    Personnellement, je crois à la loi de Murphy et tout ce que nous vivons depuis quelques décennies et qui s’accélère depuis 4 ans me fait penser que nous allons tout droit et à grande vitesse vers des temps difficiles.
    Sans doute et je l’espère, pas aussi terribles que ceux que vous décrivez de votre lecture mais suffisamment pour mettre notre pays sans dessus-dessous pour une bonne période.
    « L’histoire ne se répète pas, elle bégaie » disait Karl Marx. Je pense qu’il avait raison, nous y sommes !

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