L’Amérique que nous aimons

imagesL’Amérique que nous aimons n’est pas celle de Trump et Clinton! Le prix Nobel de littérature 2016 a été accordé à Bob Dylan. Enfin une bonne nouvelle dans un monde si sombre. Il est heureux et sain que cette récompense soit reconnue, non à un auteur distingué que peu de personnes ont lu, mais à un poète dont les chansons ont fait le tour du monde et trotté dans la tête de centaines de millions de jeunes gens et femmes. Car je suis heureux de le dire, des textes comme « blowin in the Wind » sont de la plus haute poésie.  A-t-il jamais été chanté quelque chose de plus pur et de plus sublime? De cette voix étrange qui vrille, traverse le coeur et pénètre directement au plus profond de l’âme.  Ce n’est pas parce que des centaines de millions de personnes l’ont fredonné dans la rue, sur une mélodie envoûtante, qu’ils devraient perdre leur statut de poésie car la poésie appartient à tout le monde et n’est pas une affaire d’élitisme. Bob Dylan, le génie modeste, la gentillesse, la générosité, la discrétion… Cette annonce nous rappelle, nous anciens adolescents des années 1970 ou 1980, surtout ceux qui ont vécu un moment de leur vie aux Etats-Unis, les souvenirs les plus délicieux, de désinvolture, d’amitié, de bonheur simple. A cette nouvelle, je me suis souvenu des plages de Californie, des routes de l’Arizona et de l’Oregon, des falaises de Washington State, des forêts de séquoias géants,  de soirées d’étudiants à San Francisco, de l’hospitalité, de la tolérance, de la générosité infinie du peuple américain. La musique de Bob Dylan ne vieillira jamais.

Maxime TANDONNET

Publicités

A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
Cet article a été publié dans Uncategorized. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

38 commentaires pour L’Amérique que nous aimons

  1. Georges dit :

    Il faut écouter le commentaire de Michael Moore concernant Donald Trump ,édifiant .

  2. Bob dylan c’est un symbole de la L’etats unis , il represente l’amérique que j’aime . Loin de tout ses politiques Plombier Paris 15 qui détruisent le monde et nos valeurs !!

  3. Georges dit :

    L’Amerique que nous aimons ,certes,mais l’amour se réduit comme peau de chagrin.

  4. Kadoc Le Vannetais dit :

    Mouais. Bof.

    Pour moi, il fait parti des vaches sacrées, surtout des années 60, un peu comme les Grateful Dead, des vaches sacrées dont la réputation a surtout à voir avec l’investissement émotionnel des fans dans l’artiste beaucoup plus que dans le talent propre de l’artiste lui-même. C’est sûr, Dylan, tout comme les Dead, n’était certainement pas un nul à sa meilleure époque. Mais de là à l’idolâtrie qui l’entoure, lui et quelques autres artistes, pfff…

    M’enfin, Stockholm nous a déjà donné Obama comme prix Nobel de la paix, alors…

  5. goupil dit :

    Prix Nobel de littérature à un chanteur qui n’a produit aucun tube depuis 40 ans ! Très typique de notre société qui , pour se rassurer de l’incertitude du futur se tourne systématiquement vers son passé, avec une nostalgie amère. En voilà un autre exemple.
    Et pourtant, j’ai bien aimé Dylan, avant qu’il se convertisse à l’Islam (1979).
    Le Nobel n’est plus ce qu’il était

    • Philippe Dubois dit :

      Vous confondez avec Cat Stevens, converti à l’islam sous le nom de Youssouf Islam, et interdit de séjour aux Etats Unis.
      Dylan s’est converti au Christianisme en 1979, pour peu de temps semble-t-il.

      Par ailleurs, qualité et tube ne sont pas forcément synonymes

  6. Annick danjou dit :

    Juste un peu d’humour avant de tourner la page… Savez-vous si Fleur Pellerin a déjà lu un livre de Bob Dylan?

  7. Merci beaucoup aux contributeurs sur ce billet concernant le Nobel de littérature attribué à Bob Dylan. A mes yeux, il n’a rien d’un simple chansonnier mais il est un troubadour, un poète et les textes de ses chansons me font vibrer… En revanche, il me faut bien avouer que je ne connais pas l’œuvre de la plupart des prix Nobel des années précédentes. Tout cela est très personnel et subjectif bien sûr.
    Maxime

    • Annick danjou dit :

      Voici un commentaire que je trouve tout à fait approprié et qui remet les pendules à l’heure.
      Merci encore Maxime

      Je reste assez sceptique…Au début, j’étais interloquée et puis je me suis renseignée et ai découvert que le prix n’avait pas toujours été attribué à des écrivains. Quoi qu’il en soit, je n’ai jamais dirigé mes choix de lecture en fonction des prix littéraires donc je ne me sens pas trompée. J’ai l’impression que beaucoup élèvent leur voix alors que, comme moi, cette attribution ne les touche ni de près, ni de loin. Dès qu’il s’agit d’une institution renommée, que l’on ose bousculer ou moderniser, ça provoque une polémique pas toujours justifiée. Mais au moins, cette histoire m’aura permis de m’instruire sur le prix Nobel 🙂

  8. hugues dit :

    A tous les détracteurs, posez-vous cette question:

    Si cela avait été possible, auriez-vous, à la fin du 19ème siècle, donner le prix Nobel de littérature à un gamin fugueur, homosexuel, s’adonnant à la drogue, communard convaincu à ses débuts, fraudeur et arnaqueur en tout genre à tel point qu’il fut mis en prison, antimilitariste convaincu puis attiré par l’aventure devenant mercenaire puis déserteur à plusieurs reprises, meurt d’un cancer à 37 ans et enterré dans la plus grande solitude ?

    Non ? Vous vous seriez bien trompé car c’est pourtant l’un de nos plus grand poète qui fut provocateur (« La morale est la faiblesse de la cervelle”), mais aussi « le Poète [qui] se fait voyant par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens”. Il s’appelait Arthur Rimbaud.

    Alors restons modestes face à ces géants qui nous dépassent…

  9. Gérard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    D’accord pour ce prix Nobel au titre de la poésie écrite par B. Dylan mais pas pour ses chansonnettes qui demeurent ce que Gainsbourg disait : un art mineur.

    • hugues dit :

      Gainsbourg disait que la chanson était un art mineur comme Verlaine disait « de la musique encore et toujours … et tout le reste est de la littérature ».

      Gerard Bayon, attention au contre-sens !!

      De la musique encore et toujours !
      Que ton vers soit la chose envolée
      Qu’on sent qui fuit d’une âme en allée
      Vers d’autres cieux à d’autres amours.

      Que ton vers soit la bonne aventure
      Éparse au vent crispé du matin
      Qui va fleurant la menthe et le thym…
      Et tout le reste est littérature.

      Paul Verlaine, Jadis et Naguère (1885)

  10. hugues dit :

    Maxime

    Nous avons les mêmes souvenirs!!

    J’ai eu la chance à l’été 1981 de faire un stage de 3 mois chez Mac Donnell Douglas à Long Beach au sud de Los Angeles. Chaque week end, nous prenions la voiture pour aller dans les parcs nationaux (Yellowstone, Sequoia, Zion, Arche, Brice Canyon, Grand Canyon, etc.), rouler vers San Francisco ou San Diego le long du Pacifique, s’aventurer dans les grands espaces comme la Death Valley et les desert du Mohave, de Sonora, jusqu’à l’oasis de Palm Spring, aller à la rencontre des indiens à Monument Valley. Les soirées de la semaine étaient passées a Venice Beach, Hollywood Bd, sur les plages de Santa Monica …

    En France nous n’avions pas encore les radios libres alors, toit ouvrant ouvert de notre Chevrolet Cavalier poussive (pas de décapotable hélas), nous nous branchions sur l’une des innombrables radios de Country/Folk Music où nous vivions notre petit rêve américain au son des Beach Boys, Eagles, Clapton, Springsteen, etc. et Dylan bien sûr…

    • Gérard Bayon dit :

      Hugues,
      Je ne crois pas trahir la pensée de S. Gainsbourg lorsqu’il expliquait à G. Béart sous les yeux de B. Pivot le 26/12/1986 que la chanson était un art mineur. Il parlait bien de la chanson et non de la musique.

    • hugues dit :

      @Gerard Bayon,

      Gainsbourg dit que « la chanson est un art mineur… sauf quelques unes ».
      N’est-ce pas finalement vrai quelque soit l’art ? Tous les tableaux ne sont pas des oeuvres d’art majeur, sauf quelques-uns.

      Dans cette même interview, Gainsbourg insiste également sur la Poésie comme étant un art majeur. Ne dit-t-il pas ainsi que le texte est plus important que la musique qui l’accompagne et l’interprétation qui en est faite ? En contradiction avec Verlaine qui place la musicalité des mots au dessus du message, des idées (qui ne sont « que de la littérature ») ?

      Deux genies qui minimisent leur propre talent pour célébrer un autre auquel chacun d’eux aspire et pour lequel chacun aimerait être reconnu (la poésie pour Gainsbourg et la musique pour Verlaine) ?

      Finalement, le morceau suivant ne réconcilie-t-il pas Verlaine et Gainsbourg ?

  11. Bernard dit :

    Bonjour à tous,
    Et bien quand bien même j’aime certains morceaux écrit par Bob Dylan, lui donner un prix Nobel montre que ce n’est pas qu’en France que l’on va de plus en plus vers le ras des pâquerettes..
    S’il n’y a pas de bénéficiaire potentiel, et bien qu’ils fassent des économies pour trouver l’année suivante ou encore plus tard quelqu’un qui serait plus méritant.

  12. hugues dit :

    How many arguements must a man really get after he deserves Nobel prize ?
    the answer my friend is blowin’ in the wind …

  13. Timéli dit :

    Personnellement, quand j’ai su que le Prix Nobel de Littérature 2016 avait été attribué à Bob Dylan, j’ai aussitôt pensé à la dévaluation de la distinction en elle-même.
    Avec un peu plus de recul, je me dis : « Pourquoi pas ? », mais, parce que je reste nostalgique de ces années, plutôt fastes, heureuses et insouciantes, où l’on aimait fredonner des mélodies qui faisaient le tour du monde.
    Néanmoins, je campe sur ma première idée : il y avait de grands auteur(e)s de littérature qui méritaient ce Prix, avant Bob Dylan, mais, dans ce monde chahuté, tourmenté, une bouffée d’air frais, après tout, ce n’est pas si mal…

  14. Annick danjou dit :

    Merci Maxime et tant pis pour ceux qui ne sont pas d’accord! Je vais pousser le bouchon…peut-être ne comprennent-ils pas les paroles en anglais? Car évidemment la traduction française ne reflète en rien les idées évoquées.

    • Philippe Dubois dit :

      Je n’ai pas d’opinion sur ce prix Nobel, étant hermétique à la littérature [je lis beaucoup quand même hein, 🙂 ]
      Mais vous ne poussez pas le bouchon trop loin : ayant appris l’Anglais grâce à l’éducation nationale, je ne comprends pratiquement pas un mot des chansons de Dylan, ou de n’importe quel chanteur anglophone
      A l’exception de celles dont je me suis forcé à apprendre les paroles avec le texte sous les yeux en écoutant la chanson.

  15. Dalain dit :

    « C’est une maison bleue adossée à la colline, on y vient pied, on ne frappe pas… » Maxime Le Forestier à San Francisco

  16. gabbrielle dit :

    Le prix Nobel de littérature à Bob Dylan, c’est comme si l’Académie de Stockholm accordait le prix Nobel de la Paix à Barack Obama.
    Comment, il l’a déjà?

  17. Le Page. dit :

    Brouiller les pistes, les genres, les références, c’est un but, on y arrive, ça s’appelle le progressisme. Et vous approuvez…
    Pourtant, moi aussi j’apprécie Dylan, ses trois accords favoris Sol, DO,RE et ses paroles gentillounettes. Mais de là à en faire un Beethoven ou un Balzac!
    Le prix Nobel de la chansonnette, pourquoi pas? Mais un prix Nobel de littérature, c’est conforter NVB dans son programme scolaire.

  18. Mildred dit :

    Monsieur Tandonnet,
    Gardez cet article, il pourra vous servir de trame, une de ces prochaines années quand Djamel Debbouze obtiendra, lui aussi, le Prix Nobel de littérature !

    • Annick danjou dit :

      Comparer Bob Dylan à Djamel Debbouze c’est vraiment faire preuve de mauvaise foi, excusez moi, mais quand même, aucune comparaison possible.

    • Mildred dit :

      Djamel Debbouze ne pourrait pas représenter cette « identité heureuse » de la France que nous aimons, comme Bob Dylan représente « l’Amérique que nous aimons » ?
      Ah bon !

    • Annick danjou dit :

      Mildred, autant Bob Dylan représente l’Amérique que j’aime, autant Djamel Debbouze ne représente en aucune façon « l’identité heureuse » de la France, il représente justement ce que je n’aime plus du tout de la France. C’est un petit con qui était en classe avec une de mes filles, qui s’est fait happer le bras à la gare de St Quentin en faisant l’andouille avec un copain qui en est mort. Il a profité de son origine et de l’aide qu’il a reçue comme beaucoup à l’époque, les petits maghrébins de Trappes qui avaient toujours de bonnes excuses auprès du proviseur et qui harcelaient, agressaient, volaient les sales petits blancs qui fréquentaient le même collège. Sales petits blancs d’ailleurs qui la fermaient car les grands frères arrivaient dare dare en cas de problèmes…Alors vous voyez Debbouze, ce n’est pas Dylan.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s