La question élyséenne

588945Les derniers sondages montrent un nouvel effondrement de la popularité présidentielle, notamment dans la perspective d’une seconde candidature: 10 à 13% au premier tour…  Le message vient des profondeurs de la Nation: les Français veulent passer à autre chose. L’actuel occupant de l’Elysée bénéficie d’un traitement plutôt privilégié de la presse et des médias: jamais de « unes » humiliantes ou insultantes des hebdo, une presse quotidienne critique mais assez gentille (Le Monde , Libération), des radios et une télévision publique qui lui assurent une audience quotidienne. Pourtant, le personnage ne passe pas dans l’opinion. Une sorte d’incommunicabilité entre lui et la France s’est installée. La cause profonde tient au masque impassible de l’autosatisfaction sur fond d’une situation calamiteuse: chômage, terrorisme, violence, fragmentation, chaos sociétal…  Mais voilà, la solution de facilité consiste à lier le malaise présidentiel à une personnalité, la sienne. Cette idée est généralisée, à droite comme à gauche. Il suffirait dès lors qu’il parte pour que s’enclenche une dynamique d’amélioration. Or, je n’en crois pas un mot. De mon point de vue, la calamité politique française tient à l’institution élyséenne telle qu’elle est devenue. Penser aujourd’hui, que M. Juppé, M. Fillon, M. Sarkozy, M. Macron, M. Le Maire, M. Mélenchon ou Mme le Pen s’en tireront mieux me paraît être une fantastique illusion. Le prochain président, telles que les choses se présentent aujourd’hui, est condamné à suivre le même trajectoire maudite que l’actuel, sinon encore bien pire. Le régime dans lequel nous vivons est celui d’une dictature virtuelle. « Dictateur: celui qui après s’être emparé du pouvoir, l’exerce sans contrôle (petit Robert) ». Virtuellement, sur le plan de l’image médiatique, le chef de l’Etat français est l’homme qui incarne à lui seul le pouvoir politique et échappe pendant cinq ans, à tout contrôle, toute responsabilité, toute sanction possible. Or, au-delà des apparences la dictature est toujours un système de faiblesse et d’impuissance qui ne saurait conduire qu’au désastre, pour l’intéressé et pour le pays. Derrière le revêtement de la puissance, elle plonge le prince médiatique dans l’isolement, l’enferme dans l’autosatisfaction, le prive peu à peu des relais nécessaires à l’exercice de l’autorité, le coupe de la Nation et du monde des réalités, détruit la confiance, le prestige et l’autorité naturelle, qui sont le carburant de l’action et du gouvernement des choses. Elle fait de lui le bouc émissaire des frustrations, des angoisses et des souffrances collectives. Elle ne peut que mal finir, comme le souligne l’histoire. Le régime actuel n’a plus aucun rapport avec celui mis en place en 1958 par le Général de Gaulle, fondé sur un chef de l’Etat « guide de la Nation », arbitre, garant des institutions, et un Premier ministre, chargé seul de gouverner la France et responsable de ses actes devant le Parlement. Mais ce qui me frappe le plus, dans cette dérive du régime vers une dictature virtuelle, de quinquennat en quinquennat, synonyme de faiblesse, d’impuissance politique et de destruction de l’autorité, c’est l’extraordinaire aveuglement général qui l’enrobe, comme si toute vision, sens critique et lucidité avaient disparu dans ce pays. Merci au lecteur, effaré par mon propos, d’essayer de le comprendre avant de le juger blasphématoire…

Maxime TANDONNET

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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32 commentaires pour La question élyséenne

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  2. ADB dit :

    J’ai été gêné à ma première lecture de votre billet. Je le suis encore à la relecture, car il me donne l’impression que vous absolvez Hollande de son inaction souvent, ou de ses actions calamiteuses soit de lui, soit des membres de son gouvernement, en disant (ou du moins en semblant le dire) que l’abaissement actuel de notre pays, ce n’est pas de sa faute, qu’il aurait même pu bien faire, qu’en définitive, ce sont les institutions ou tout au moins leur dévoiement actuel qui en sont la cause. Bref, vous approuvez le « j’ai pas eu de bol! », et qu’avec d’autres institutions, il aurait pu être un grand président (comme Lebrun ?) …….

    • ADB, avec d’autres institutions, celle de la IIIe ou de la IVe, M. Hollande n’aurait jamais été alu président de la République. Le poste était confié à des personnalités très expérimentées, consensuelles, réputées pour leur sagesse (même le caricaturé Deschanel), en aucun cas à des purs politiciens n’ayant de mérite que d’avoir été chef de parti. Et puis j’essaye de me pencher sur les problèmes de fond qui ruinent la démocratie française au-delà des polémiques de personnes qui jouent aussi bien sûr mais je pense qu’il y a plus grave et plus durable…
      MT

  3. Yves Doran dit :

    http://www.entreprise.news/pour-qui-macron-est-il-la-dernière-sortie-avant-la-tempête/
    Je vous conseille vivement cette analyse dont je partage l’essentiel. L’Etat Profond essaie de se protéger Yves
    Pour qui Macron est-il la dernière sortie avant la tempête?
    27 septembre 2016 Éric Verhaeghe Politique 0

    Macron fait campagne et engrange les soutiens. Mais sont-ils, tous ces gens qui misent sur ce jeune homme sans mandat électif? et pourquoi le soutiennent-ils? Qu’il nous soit permis, ici, de rédiger un billet “d’insider” sur ce qui se dit dans les couloirs fleuris par les partisans de Macron, sur cette candidature de derrière les fagots.
    Macron, une candidature très élitiste
    Comme l’a montré le Sommet des réformistes européens, Macron est d’abord un candidat soutenu par une certaine élite française. Entre Gérard Collomb et son réseau très social-libéral, l’institut Montaigne fondé par Bébéar et piloté aujourd’hui par Henri de Castries (de la Voltaire, comme Hollande), et les Gracques, qui rassemblent un bon nombre de rocardiens aux ambitions souvent frustrées (par François Hollande lui-même, d’ailleurs), Macron n’a rien d’un candidat spontané. Il est soutenu par de puissants réseaux qui comptent faire ce qu’il faut pour lui assurer la visibilité et les soutiens nécessaires à une candidature présidentielle.
    Macron, l’espoir des réformistes
    Le ciment global de ces soutiens dont on voit bien qu’ils émanent autant de la droite que de la gauche, pourvu qu’ils émanent de l’élite, tient à un seul mot: la réforme. Une grande partie de la technostructure française considère que l’absence de réforme depuis plusieurs décennies, et que nos partenaires européens nous reprochent, met le pays et son destin en danger.
    Ils considèrent tous que Macron constitue un bon joker pour gérer la chienlit et éviter une implosion de la société française qui conduirait à jeter le bébé des lourdeurs héritées du passé avec l’eau d’un bain dans lequel ils jugent vital de continuer à se baigner, comme la construction communautaire par exemple.
    Macron a la chance de tomber là où il tombe
    Macron eut-il été leur premier choix si une offre politique différente se présentait? incontestablement, le jeune homme a un pouvoir de séduction et un charisme qui les séduit, mais il est probable qu’un certain nombre de soutiens de Macron auraient préféré spontanément misé sur des personnalités plus expérimentées.
    François Fillon fait partie de deux-là. L’homme présente un programme qui peut séduire la technostructure et le gouvernement profond dont elle garantit les intérêts. L’inconvénient de Fillon est d’être très marqué à droite, et surtout d’avoir peu de chances de remporter la primaire des Républicains.
    À gauche, Valls aurait pu jouer ce rôle. Mais sa fidélité envers François Hollande, en partie dictée par la conviction qu’une candidature hors parti n’a aucune chance d’aboutir, l’a empêché de réaliser cette alchimie.
    Macron, représentant du gouvernement profond
    Une fois désigné comme le jockey de l’élite dans une course très hasardeuse, Macron doit donc endosser les dossards qu’on lui apporte sur un plateau. Les axes idéologiques de ce programme sont évidents.
    Premièrement, il doit porter un discours sur l’Europe, garante de la paix, de la liberté, de la prospérité. Il n’est pas impossible que Macron soit profondément et sincèrement convaincu de ces sornettes dont la principale conséquence connue depuis 30 ans s’appelle la désindustrialisation du pays. En tout cas, la ligne qu’il doit incarner est celle d’un sauvetage in extremis du Titanic européen, avec des éléments de langage simple: c’est vrai que l’Europe s’est pris les pieds dans le tapis ces dernières années, mais c’est quand même un truc cool qu’on devrait garder, hein les amis?
    Deuxièmement, Macron catalyse tous les espoirs de réforme dont la technostructure est convaincue d’avoir besoin pour préserver son rôle dominant dans la société de demain. Il s’agit ici d’abattre plein de pans du corporatisme traditionnel (notamment les fameuses rigidités du marché du travail) sans toucher à l’essentiel, en particulier sans toucher aux mécanismes actuels de reproduction des élites et aux intérêts des grandes entreprises avec lesquelles elles vivent en parfaite connivence.
    Au fond, Macron est un architecte d’intérieur: il a pour mission de changer l’aspect des pièces, d’abattre quelques cloisons, mais de ne pas toucher aux murs porteurs.
    La grande peur de l’implosion finale
    La stratégie de soutien transpartisane à Macron s’explique par un fait générateur dominant: la grande peur qui s’empare des élites françaises face à la béance du volcan dont elle a conscience de se rapprocher chaque jour un peu plus. Le fond de l’analyse est ici assez simple.
    Premier point: les élites sont contestées et la stigmatisation des “populismes” et de la “démagogie” ne suffit plus à tenir la société. L’hypothèse d’une rupture par la voie démocratique, notamment avec une victoire du Front National aux élections (complète ou simplement partielle), voire l’hypothèse d’une implosion brutale, est de plus en plus prise au sérieux et même crainte. Il faut donc un sauveur.
    Deuxième point: cette hypothèse est d’autant plus crédible que la France n’a pratiqué aucune des réformes nécessaires pour sa modernisation. Le résultat est évident: elle se situe sur un sentier de croissance très bas, avec un chômage élevé, là où ses voisins ont amélioré leur performance macro-économique.
    Troisième point: malgré un assouplissement monétaire massif avec des taux bas qui épuisent le rendement du capital, les fondamentaux économiques ne repartent pas durablement. Une explosion systémique rend de plus en plus urgente une réaction forte.
    Un Orléans en attendant un Bonaparte
    Face à ces périls imminents, la technostructure cherche un libéral contrôlable et docile pour sauver les meubles en nourrissant l’illusion d’une refonte du système. C’est la carte du Philippe Egalité de 1789, de l’orléanisme bon teint, que la France expérimente tous les cinquante ans.
    A-t-elle une chance de réussir?
    Nous verrons bien, mais je parie plus, à titre personnel, sur un échec faute d’accepter de toucher aux fondamentaux d’un système dégénéré, et sur l’émergence future d’un Bonaparte qui pratiquera les vraies réformes…
    print

  4. Anonyme dit :

    Bonjour Maxime,

    Pas effarée du tout. Je partage totalement cette analyse.

    Amicalement,

  5. Mildred dit :

    Monsieur Tandonnet,
    Je ne saurais trop vous recommander, ainsi qu’à vos commentateurs, le dernier livre de Christophe Guilluy, au titre réjouissant : « Le crépuscule de la France d’en haut ». Vous y lirez comment en quelques décennies notre société égalitaire a basculé dans une société inégalitaire et sous tensions identitaires. Vous y apprendrez pourquoi, d’élection en élection, « le peuple », soit s’abstient, soit vote de plus en plus pour le FN, ce que l’auteur appelle : « le marronnage des classes populaires ».
    Ainsi que vous l’écrivez : « Le régime dans lequel nous vivons est celui d’une dictature virtuelle ». Une dictature où les classes dominantes et supérieures sont tentées par un « totalitarisme soft » où comme à l’occasion du Brexit ou du référendum de 2005, les « démocrates » tentent de restreindre le champ démocratique en expliquant que les résultats de ces votes sont dus à des catégories populaires mal éduquées. On en est même à parler d’un vote à points…
    Le chaos dans lequel se trouve la société française est loin de n’avoir pour unique explication que « la question élyséenne » quel que soit le sens dans lequel on la tourne.

  6. Frederic_N dit :

    Maxime,
    Votre propos n’est pas blasphématoire, il est même assez largement partagé. Vous avez quand même un certain nombre de gens dans ce pays qui savent que c’est désormais à la société de se bouger. Mais ils ont cette difficulté de ne pas savoir comment, dans quel sens ..
    Si vous pouvez servir à quelque chose c’est à aider ce mouvement
    Ceci posé, si la presse est gentille avec Hollande , c’est qu’il est de gauche. Les derniers résultats du chômage qui devraient faire honte à tous ceux qui en rajoutent sur l’étatisme, la sortie de l’Euro etc.. Tout le monde devrait être ultra mobilisé.
    Et bien non : silence , silence encore silence . De ce point de vue, et c’est ce qui m’inquiète le plus, le Pen est véritablement complice des médias

    • Dalain dit :

      « un certain nombre de gens dans ce pays qui savent que c’est désormais à la société de se bouger. » Qui appelez-vous ainsi?
      Cela me rappelle dans les années 80 les hommes politiques qui parlaient de mobilité professionnelle et qui quasiment engueulaient les gens. Or, il se fait que j’ai été mobile professionnellement comme beaucoup d’autres personnes pour des raisons de changement nécessaire à l’évolution professionnelle. « Nous » n’avions pas attendu les « conseils » des politiques. Mes professions m’ont mis devant des situations où des hommes (et des femmes) devaient changer car l’entreprise s’en séparait et j’ai vu des hommes s’adapter dans des nouveaux jobs. Conclusion, les hommes et les femmes et les jeunes comme les seniors savant s’adapter à beaucoup de situation. Ils n’ont pas tous envie de devenir des politiques c’est pourquoi dans un mandat de confiance, il délègue à d’autres qui ont charge de les représenter. Mais c’est bien dans une confiance trahie que se pose le problème. Et les questions soulevées par notre hôte sont légitimes. Mais nous ne pouvons faire ce qui appartient à d’autres de faire BIEN.
      Si non, il faut prendre les armes et faire une révolution. Et combien sont prêts à cela?

  7. Je suis moins pessimiste que vous. Je pense que la principale cause de l’impuissance des présidents est la division droite-gauche, qui conduit chaque camp à dire pis que pendre de l’autre, alors qu’ils sont condamnés à faire, à quelques détails près, la même politique. C’est pourquoi le tandem Juppé-Bayrou me paraît, aujourd’hui, le mieux à même d’apaiser les tensions politiques.

    • Stéphane B dit :

      Je sais bien que le prochain quinquennat est presque déjà foutu mais de là à penser que deux FH bis apaiseront les tensions politiques, c’est ne pas voir la réalité. Argumentation: en ayant deux mous à la tête du pays, deux personnes de consensus qui ne prendront pas de décisions fortes, mais juste du calfeutrage par ci, par là, cela fera le beau jeu pour ceux qui ont des idées fortes. De plus, comme le navire ne sera pas vraiment gouverné, il ira vers les récifs et s’écrasera dessus, faisant dès lors augmenter les tensions politiques.

  8. J L Michelet dit :

    Mal nommer les choses , c’est ajouter au malheur du monde.
    Prétendre appeler le Président de la République aussi le Chef de l’État , c’est un bel exemple de se faire payer avec des mots !
    Il est où l’ État ?
    Il est où le Chef ?
    Si vous croisez l’un ou l’autre , merci d’en informer la France , elle en a bien besoin actuellement et cela pourrait l’aider considérablement pour retrouver un peu de discernement et de bon sens pour 2017.

  9. Anonyme dit :

    Quelle clairvoyance, je pense que Michel 43 a raison.

  10. Q dit :

    Sur que cette impopularite n’est pas le fait de Holland, il n’a pas ete un mauvais president vu les circonstances, le prochain sera tout autant deteste. Je me repette mais ne pense pas que cela soit lie a l’elysee, c’est lie a l’impuissance des politiques, ils ont abandonne l’idee meme de souverainete, ils sont impuissants, pieds et poings lies, et personne n’aime les impuissants.

  11. Gérard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous
    Vous parlez de « dictature virtuelle » qui d’après vous « plonge le prince médiatique dans l’isolement et le prive peu à peu des relais nécessaires à l’exercice de l’autorité,» mais pourtant le chef de l’état n’est-il pas entouré de nombreux conseillers chargés entre autres choses de lui faire remonter le ressenti de la population ? que fait-il de la flopée de sondages au minimum hebdomadaires qui lui indiquent à chaque fois sa baisse de popularité liée à l’absence de résultats de sa politique cahotante et brouillonne ? Que ne tient-il compte des remarques et avis du sénat chargé pourtant de contrôler le fonctionnement de l’Etat ? Que n’entend-il pas les remontées des députés qu’il reçoit périodiquement alors qu’il s’était engagé à ne pas le faire. Alors qu’il passe une partie de son temps à recevoir des journalistes et à se déplacer « sur le terrain » est-il donc sourd aux manifestations et pétitions qui affluent ? Son secrétariat est-il à ce point « à sa botte » pour ne pas lui communiquer une synthèse des courriers et mails de mécontentement qui doivent être plus nombreux que ceux de félicitation ? Ne s’informe-t-il donc jamais autrement que par les médias qui l’encensent ? Allons, allons, parler d’isolement dans notre monde actuel hyper médiatisé ne me semble pas un bon diagnostic.
    J’aurais préféré que vous parliez de son entêtement, de sa volonté de n’entendre que ce qui lui convient, de n’écouter que la bande de béni-oui-oui qui l’entoure, de ne croire que les quelques signes positifs liés à son inaction.
    Bien sur ce phénomène n’est pas nouveau et depuis V. Giscard d’Estaing, nous vivons avec le même mode de fonctionnement des chefs d’Etat tous enfermés dans leurs certitudes, mais tout cela n’est quand même pas irrémédiable et n’est que la conséquence d’une volonté délibérée et encouragée de se croire le plus intelligent et le plus fort.
    N’est-ce pas le moment de rappeler à tous les candidats ce grave travers de la fonction élyséenne en les obligeant à s’engager publiquement et solennellement à écouter les avis, conseils, remarques de la majorité silencieuse ?
    En écrivant cela, je pense que certains me trouveront un peu trop naïf et candide mais j’ai encore envie de croire que tout n’est peut-être pas complètement fichu et que le sursaut de quelques personnes influentes saura ramener le prochain président à un peu plus de raison.

  12. Stéphane B dit :

    Bonjour à vous toutes et tous,

    Pour une fois, j’adhère presque à 100% à votre billet. Oui, le régime actuel est dépassé mais à cela deux causes. La première, vous en parlez, le passage au 5 ans. Il convient donc de revenir à 7 avec une élection présidentielle décalée de 5 à 7 mois au regard de législative. En effet, c’est le temps qu’il faut pour qu’un parti au pouvoir se lasse et tombe dans la crasse gestion unique des affaires courantes, sans se soucier d’autre que de son Ego.
    La seconde est d’ordre symbolique. La mise en avant du personnage tout simplement, i.e. celui du chef de l’État. Ce dernier insuffle une politique, des idées, représente la France et nomme à des hauts postes. Mais cela doit s’arrêter à ce niveau. Pour le reste, celui qu’on devrait voir, c’est uniquement le premier ministre.

    Aussi, pour que les choses changent dans ce pays qui tombe en désuétude, tel un crépis qui s’effrite avec le temps et se retrouve au sol, le futur président devra montrer l’exemple en ramenant vite, via une réforme constitutionnelle, la durée du mandat suivant à 7 non renouvelable. Pour le reste, il devra laisser son premier ministre travailler et répondre aux diverses questions uniquement en rappelant son rôle d’arbitre. Mais bon, vu l’Égo surdimensionné de nos postiches politiques actuels, je rêve.

  13. René de Sévérac dit :

    « Mais ce qui me frappe le plus, dans cette dérive du régime vers une dictature virtuelle c’est l’extraordinaire aveuglement général qui l’enrobe, comme si toute vision, sens critique et lucidité avaient disparu dans ce pays. »
    Tout à fait d’accord, cher Maxime, et la raison en est que les acteurs (si j’ose dire), sont aveuglés par cette idéologie mortifère qui tient (entre autres) à cette idée absurde « unis nous vaincrons » alors que l’Union Européenne ne peut que donner du poids à la zone prospère au détriment des zones périphériques (je ne fais pas de dessin qui pourrait vous désobliger !)
    « Penser aujourd’hui, que M. Juppé, M. Fillon, M. Sarkozy, M. Macron, M. Le Maire, M. Mélenchon voire Mme le Pen s’en tireront mieux me paraît être une fantastique illusion. »
    En effet, le dernier d’entre eux (Marine) a peut-être compris …. mais face à l’establishment elle n’a aucune chance de gagner en contre courant (malgré les 35% du Peuple).
    Pauvre Philippot, nous sommes condamnés à mourir !
    Ajoutons que je suis convaincu que l’UE n’est que le prototype du Nouvel Ordre Mondial que l’Hyperclass appelle de ses voeux !
    Excellent article;, Maxime !

  14. Bernderoan dit :

    Nul effarement ne doit nous gagner si l’on ose regarder les choses et les faits en face.
    L’incommunicabilité entre le président et le peuple est patente. Au-delà de l’absence de résultats, l’omniprésence pesante du personnage dans nos petites lucarnes, pour tout et pas grand chose, gestuelle coincée, costume étriqué, verbe sans souffle, renforce le phénomène de rejet dont il est l’objet. Je pense que la morphopsychologie est un facteur inconscient pour la majorité des gens, mais qui confirme dans les esprits que le président « ne fait pas la maille ».
    Par ailleurs, tout à fait d’accord avec l’idée que l’institution élyséenne est calamiteuse. Mais n’est-elle pas la résultante du dévoiement du système sous la pression, encore, du régime des partis? Elle s’est organisée, adaptée à l’offre présidentielle. Mais il en sera ainsi tant que les candidats seront des avatars des partis.
    Quant à l’idée que nous vivons dans un régime à caractère dictatorial au sens littéral du terme, c’est une évidence. J’ai coutume de dire que nous sommes en démocratie le jour où l’on vote. Et encore! Ensuite, nous n’avons plus droit au chapitre pendant cinq ans. La preuve est que le président fait souvent le contraire de ce qu’il avait promis.
    N’est-ce pas là également l’aveu d’impuissance d’un pouvoir français, européen, mondial, qui a structurellement changé de mains? Si nous ne sommes plus souverain, nous sommes plus ou moins contraint de nous inscrire dans le système mondial, forme dictatoriale du pouvoir économico-financier qui a confisqué les manettes des politiques.
    Rien de blasphématoire mon cher Maxime.

    • H. dit :

      Pour illustrer votre propos, quoi de mieux que la dernière sortie de Mme Rossignol sur sa volonté de poursuivre les sites anti-IVG au nom d’un prétendu délit d’entrave.

  15. Koufra dit :

    Bonjour,

    On peut reprocher beaucoup de choses a Hollande… mais pas d être a l origine du mal.

    Ceux qui a gauche pensent que son départ arrangera les choses se trompent lourdement, il fait ce qu il sait faire, la synthèse de projets hétéroclites , incohérents… unitairement et … rassemblés, c est pire. Mais ils ne fait qu appliquer les idées de son électorat, rassemblements de minorités diverses.

    La droite est aussi incohérente, moins peut être mais entre un Juppé et un Sarkozy, on peut se demander ce qu il y a encore de commun.

    Avec une droite et une gauche divisées, il n est pas sûr qu il y ait au second tour un candidat P.S. ou LR.

    Mme le pen sera au second tour, c est acquis, mais son challenger pourrait bien être m. Mélenchon, crédité de 13% d intentions de vote, si il gagne 5,6 points, on aura 3 candidats avec ces scores et bien heureux celui qui pourra dire qui sera le second du premier tour.

    Finalement, on pourrait se retrouver dans un scénario à l autrichienne.

    Amitiés

    Koufra

    • René de Sévérac dit :

      Sacré Koufra,
      « il n’est pas sûr qu’il y ait au second tour un candidat [UMPS] »,
      n’avez-vous pas compris que la règle du jeu est basée sur ce principe !
      Pourquoi alors organiser des primaires ?

  16. Yves Doran dit :

    Une parfaite et lucide analyse du système politique français . Totalement d’accord avec vous. Etre dans un système où le mensonge, les malversations au plus haut niveau, les manipulations de chiffres, les fautes et crimes politiques ( Libye- Syrie ), ne sont jamais sanctionnés , et où les mêmes malfaiteurs briguent le renouvellement du blanc seing qui va leur permettre de poursuivre leurs agissements, est complètement dément . Et pourtant nous y sommes!
    Merci de ce cri de détresse . mais je crois malheureusement qu’il n’aura aucun écho . Trop de gens et d’institutions profitent de cette déliquescence morale et politique ( médias- haute administration- …) Yves

  17. H. dit :

    Bonjour Maxime,

    Vous analysez très justement les raisons du rejet de l’actuel titulaire du poste présidentiel: « …le masque impassible de l’autosatisfaction sous fond de situation calamiteuse… ». Sans compter qu’on oublie un peu facilement que son élection a été avant tout un accident, un très malheureux hasard dont le pays fait hélas les frais. Les derniers chiffres du chômage illustrent parfaitement cet état de fait. L’intéressé est loin d’être le seul concerné. Le psychodirigisme du maire de la capitale est du même ressort. L’un comme l’autre s’en tiennent au dogmatisme alors que ce la population réclame, c’est avant tout du pragmatisme.
    Sur le net, un mot tourne qui définit le régime que nous subissons: démocrature. Sous des apparences de démocratie, en fait le pays subit une forme de dictature. Ce matin, Marine le Pen, pour laquelle je n’ai aucune sympathie, faisait état du refus des banques françaises de financer sa campagne. A priori, pas d’état d’âme pour son alter-ego de la gauche. C’est cela la démocrature. Que MLP se rassure, financement ou pas, elle sera au deuxième tour vu la médiocrité de ses adversaires. Ce n’est peut-être pas réjouissant pour le pays mais c’est un fait.

    Bonne journée

  18. michel43 dit :

    comme vous dirait DE GAULLE, Maxime ;je vous comprend. .seulement, nous somme en 2016 ,et les soucis des FRANCAIS , on changer , désormais ,Travail -Famille -Patrie ,a exploser en vol ,sauf ,l’Etat socialo – communiste ,qui a pris le pouvoir ,après son départ ,et a fait de nous ,un satellite , des soviétiques ,avec son vrais pouvoir ,les camarades, fonctionnaires, les syndicats, et associations ,Nous somme bien ,dans une dictature réelle ,pas virtuelle ,Tout est entre, les mains des politiciens élues ,sous surveillance , du contre pouvoir ,et que se sois la droite ou la gauche qui dirige le pays ,OUI..il va falloir revenir a 7 ans ,OUI..il va falloir, revenir a la proportionnelle de Mitterrand ,OUI..il va falloir interdire a tout condamner ,pars la justice ,de briller, un mandat ,OUI , va falloir revoir ,le droit du sol ,et réformer l’Etat ,qui empêche ,les gens du priver ,de créer des entreprises , voire les tuer, pars leurs contrôles ,tatillons ,la paperasse, et les usines a gaz ,que même nos expert comptables ,on du mal a comprendre , et les normes de BRUXELLES ,Pensez vous , que la Majorité des FRANCAIS , s’intéresse a vos réformes…..et bien NON…. ,Maxime en se moment ,se qui les mobilise , a tort ou a raison , se sont L..IMMIGRATION , le CHOMAGE ,qui ne cesse de grimper ,la chienlit a tout les niveaux ,de nos dirigeants politique ,les violences ,la peur aussi de l’avenir ,de moins en moins de travail , pas suffisamment de logements ,et voir arriver des centaines de milliers d’étrangers ,qui on le social, les logements ,L.AME ,tout gratuit ,alors que EUX..FRANCAIS ,survive péniblement ,et que tout les irresponsables, leurs disent, que le pays est en faillite ,Voire ,le cirque des candidats de la droite Molle est insupportable ,et la gauche, c’est pas Mieux ,Alors ,un boulevard ,est fait ,au troisième qui est la droite, front national

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