2017, la vraie question

DSC01257Ci-dessous, un échange prélevé sur un « réseau social », entre moi-même et deux intervenants, A et B, à la suite de mon billet d’hier (le chaos politique). Je le cite sans prétendre avoir raison ni détenir la vérité:

  • A : Le pauvre écoute trop les nouvelles. Combien de gens ont dit depuis 30 ans « cette fois ça va péter » il terminera pas son mandat » … et…rien. la crise de la représentation est un cliché. Sinon les candidats ne demanderaient pas d’investiture.
  • B : La posture de l autruche est sûrement plus sécurisante que cette analyse…
  • A : Ce n’est pas une analyse et ce n’est pas l’autruche. Entre la politique de l’autruche et le café du commerce, il reste beaucoup de place pour la réflexion.
  • Moi : C’est dommage, vous savez, on apprend des choses intéressantes au « café du commerce », par exemple pourquoi 89% des Français sont écoeurés de la politique (cevipof), 30% votent le pen ou mélenchon, 50% ne votent plus du tout… Je ne dis pas que c’est aussi intelligent que vos « réflexions » bien sûr…
  • A : Pardon du caractère désobligeant de mon message un peu rapide. Je lis souvent vos analyses que je partage plus ou moins mais généralement denses. J’ai le plus grand respect pour l’opinion populaire qui est pour moi la source de la vérité politique. Mais en revanche, c’est votre texte qui ne m’a pas convaincu. Depuis 30 ans, combien de gens ont écrit la même chose, que le désaveu est immense, que ça ne peut plus durer et …il ne s’est rien passé.

Mon sentiment est que tout ce que l’on voit en ce moment n’est pas à la hauteur des enjeux: la prolifération des candidats aux élections présidentielles les morceaux de programmes qui sortent un peu partout, notamment à travers des livres. Tout cela passe à côté de l’essentiel. Le seul vrai sujet est celui de la nature de la politique, le gouvernement de la cité. Nous vivons en permanence dans la posture et la communication. Même dans la crise sociale et le blocage actuel, l’enjeu fondamental, pour ses dirigeants du pays, est d’essayer de paraître en hommes d’autorité, comme lors du débat autour de la déchéance de nationalité. Je crois, en mon fors intérieur, que le fond n’a strictement plus la moindre importance pour eux: nous sommes dans la pure bataille de postures. Nous voyons ainsi le sens du bien commun et de l’intérêt général pris en otage par l’obsession de l’image personnelle. Ce phénomène ne s’explique pas seulement par l’appétit des privilèges et des prébendes, l’obsession de conserver une place dans les Palais de la République, les palaces, les voyages, les indemnités. C’est une erreur de le penser. Cela va beaucoup plus loin, de l’ordre du psychisme, sinon de la psychiatrie: une boursouflure de l’ego, une manière de s’éterniser en « inscrivant son nom dans l’histoire », nonobstant toute prise en compte du monde réel.  Les investitures, les projets et le programmes ne servent strictement à rien dès lors qu’ils sont tacitement destinés à servir une image personnelle quelle qu’elle soit. Dès lors que l’ego l’emporte sur le bien commun, il suffit alors d’un coup de gomme pour les effacer une fois au pouvoir et de passer à une autre histoire, un autre récit, une autre légende, ou bien d’une jolie manipulation pour faire semblant d’agir, au prix d’une belle polémique, sans rien changer sur  fond (rien n’est plus simple). Autrefois, la politique était bien davantage tournée vers la volonté de servir son pays. Je songe à l’époque des Léon Gambetta, Pierre Waldeck Rousseau, Raymond Poincaré, André Tardieu, Jules Moch, PMF, de Gaulle, Pompidou. Les institutions, la présidentialisation narcissique de la vie politique au détriment de tout le reste (qu’est-ce qu’un ministre aujourd’hui? qu’est-ce qu’un parlementaire?) sont en partie responsable de cette dérive qui s’explique aussi par la surmédiatisation de la vie publique et l’évolution générale de la société vers l’individualisme narcissique auquel les politiciens n’échappent pas. Or ce phénomène de fuite dans l’ego, l’intuition populaire le perçoit. L’impression qui s’en dégage est celle que responsables politiques se servent avant tout eux-même. D’où le rejet viscéral du politique qui monte dans le pays. Bien sûr le sujet est extrêmement complexe. La réponse ne passe pas tellement par des promesses ou des programmes, mais bien par un état d’esprit général, une prise de conscience, un renouveau dans les profondeurs: en finir avec la personnalisation du pouvoir effrénée, à outrance, la mégalomanie politicienne  et replacer l’intérêt général au cœur de la vie publique, c’est-à-dire le faire avant le paraître. J’ai conscience que le sujet dépasse le cadre français, mais cette sensibilité, pour ma part, je ne la retrouve aujourd’hui dans aucun des politiciens qui hantent du matin au soir nos écrans de télévision.

Maxime TANDONNET

 

 

 

 

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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28 commentaires pour 2017, la vraie question

  1. Georges dit :

    LISA,tu as raison car les suisses ne veulent pas de politicards de luxe intéressés uniquement par les mandats juteux mais uniquement de représentants du peuple rémunérés selon le tarif établi par les citoyens.Si les eurocrates étaient rémunérés comme le citoyen lambda l’union européenne natterait sérieusement de l’aile .

  2. lisa retter dit :

    Une seule solution, je la tiens d’un Suisse. Qui connaît le nom des dirigeants de ce pays ? Les Suisses sont les mieux gouvernés, d’Europe, demandons-nous comment il se fait que nous en sachions si peu sur le monde de gouvernance de ce pays…..A mon avis c’est pour empêcher de nous donner des idées.
    Et bien c’est simple, il n’y a pas une majorité qui impose un programme à une minorité pour une durée donnée, tous les représentants de toutes les tendances (en fonction de leur représentativité) prennent part à la gestion de leur pays pour une durée déterminée…. Après quoi ils retournent à leurs activités…..Et si le système des votations ( sortent de référendum) existe c’est pour permettre aux citoyens d’intervenir directement sur la gestion des affaires si quelque chose les chagrine dans ce qui se décide entre leurs représentants. …..
    Il y a un mini gouvernement par canton, seuls les dirigeants fédéraux seraient tentés par l’Europe afin d’aller se la péter grave dans les hauts instances de l’UE mais leurs concitoyens veillent au grain. Ils ne veulent pas en entendre parler…..

  3. Infraniouzes dit :

    Tout ça est bel et bon mais , dans les semaines qui viennent, on va voir le destin des Français s’écrire en lettres Capitales. Si la loi El Khomri passe, en l’état, cela voudra dire que ce pays est réformable. Si elles est refusée ou vidée de sa substance, cela voudra dire que ce pays ne pourra jamais être réformé dans le bon sens. J’ai la conviction que, au risque de me répéter, tant qu’il y aura en France un parti communiste solidement encré dans ses vieux fiefs et une CGT puissante avec ses nervis prêts à en découdre, nos politiciens préféreront battre en retraite en rase campagne plutôt que trancher le nœud gordien.Otez les marxistes-léninistes et tout redeviendra possible…

    • Q dit :

      La France n’est pas l’Allemagne, elle ne se « reforme » jamais, elle devalue sa monnaie egalitairement.

      La solution est simple.

    • Q, dévaluer la monnaie signifie qu’on ne fait pas les efforts de compétitivité pour s’adapter à la concurrence (modernisation, coût du travail), donc il faut toujours plus dévaluer pour compenser la perte de compétitivité et le pays ne cesse de s’appauvrir et de décliner MT.

  4. drazig dit :

    Une phrase de notre ancien président Georges Pompidou me rest toujours en tête:
    « Le premier devoir d’un politique est de faire la politique de ses électeurs. »
    Depuis Giscard qui voulait « vider le programme socialiste » en l’appliquant, tous les politiques ont réaliser ce qu’ils pensaient bon pour leur réélection certes, mais au cours de leur mandat, ils cherchaient l’accord implicite de leur adversaire (voyez la facilité avec laquelle les socialistes ont voté UMP aux dernières élections: ils savaient qu’ils ne risquaient rien).
    La solution? Le référendum d’initiative populaire. Mais il ne faut pas se méfier du peuple pour le mettre en place comme c’est le cas aujourd’hui. Car il pourrait de voter non alors qu’il s’agit de voter oui (de toutes les manières la question est tournée pour répondre oui): voyez le traité de Lisbonne. Sacré peuple!!!

  5. Q dit :

    J’avoue je ne comprend pas votre position sur la personalisation du pouvoir, cela n’a jamais ete un probleme, et les francais sont souvent a la recherche de l’homme providentiel, pas du technocrate de plus.

    je l’ai deja dis, mais le gros probleme pour moi est la legitimite, les politiciens se sont eux meme enleve tous pouvoirs reels, ils essayent ( EU leur demande) de reformer la France a la facon Allemande, cela ne marche pas car la France ne se reforme egalitairement que par la devaluation (impossible depuis Franc Fort Euro) ce qui donne chomage de masse et malaise social.

    La solution est simple, mais vous ne voulez pas la voir.

    • Q, excellente question que je vous remercie de m’avoir posée! La personnalisation (excessive) du pouvoir tend vers le culte d’un personnage en oubliant les sujets de fond. Elle pousse à la mégalomanie, le soin de l’image personnelle plutôt qu’au bien commun. Elle correspond à une forme de manipulation extrême: loi de l’apparence, du visage, de la voix, plutôt que de la raison. Historiquement, elle fait penser avant tout au régime de Vichy et au culte du sauveur (Pétain) et aujourd’hui, sa quintessence est Kim-Jil-Un de Corée du Nord, même si le phénomène a tendance à se généraliser.

  6. Timéli dit :

    Je pense que le président de la République est désigné d’abord par des clubs (du type : Le Siècle, La French American Foundation…) et les lobbys européens qui grouillent à Bruxelles. Ensuite, les médias (d’éminents journalistes et hommes politiques) l’imposent au « peuple » qui ne sait pas qui « tire les ficelles » dans l’ombre. Résultat, aujourd’hui, le candidat ne vit qu’à travers des opérations de communication et de séduction. Le reste, ? Ce sont ses « souteneurs » (excusez-moi, je n’ai pas trouvé de terme plus approprié) qui lui imposeront leurs décisions, une fois qu’il aura été élu grâce à eux. Voilà pourquoi nous avons des fantoches pour nous gouverner. Ces propos, bien sûr, n’engagent que ma responsabilité.

  7. Stéphane B dit :

    je suis d’accord sur les monstruosités de l’économie française. Il montre aussi que l’Europe pointe certes nos défauts mais propose les pistes qui l’intéresse. On peut notamment lire les principes de la loi EK. Les propositions faites dans le document ne me dérangent pas. Mais la façon avec laquelle notre cher gouvernement veut les mettre en place me gêne.

  8. Cyril45 dit :

    Bonjour Maxime,
    Vous auriez pu ajouter dans votre liste de ceux qui avait avant tout l’idée de servir leur pays quelques belles figures de l’Ancien régime.
    Cordialement.

  9. Stéphane B dit :

    Bonjour

    La vraie question, c’est l’Europe actuelle. Pour comprendre ma phrase, il vous faut lire http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX%3A32015H0818%2815%29&from=FR
    Ensuite, vient le problème du socialisme et de notre état jacobin.

    • Stephane B, ce document pointe les monstruosités de l’économie française qui expliquent son déclin, franchement, il ne me choque pas… MT

  10. Lecteur attentif dit :

    Vous l’avez dit vous-même, le vrai problème est « l’évolution générale de la société vers l’individualisme narcissique »: nos politiques sont seulement le reflet de ce que nous sommes nous-mêmes devenus. Il s’agit tout simplement de la décadence occidentale, et ce n’est pas un hasard si le rejet de la classe politique se manifeste en même temps dans la Vieille Europe et aux USA: si Trump a un tel succès, c’est parce que les derniers « vrais » américains , tout comme les derniers vrais Autrichiens ou nombre de Français, ou encore les derniers pays vivaces de l’Europe de l’Est, ont envie d’être dirigés par des « mensch » ( ouh, la vilaine image!) et non par des ego surdimensionnés.
    La « révolution » politique que vous appelez à juste titre doit donc commencer par une véritable Révolution Culturelle. Qu’en d’autres temps on aurait appelé  » Réarmement moral » ( aïe, aïe, aïe, j’aggrave mon cas!)…
    Qui nous y conduira ? Nos media ? l’Education nationale ? Les syndicats ? Les juges ? Les 35 heures ? Les Tiers-mondistes et leurs complices objectifs les patrons-avides-de-main-d’oeuvre-pas-chère?
    Une toute petite lueur au fond de cet interminable tunnel: quelques intellectuels sont maintenant dits « de droite » et arrivent à se faire (un peu) entendre: mais il y a grande urgence. Relire « L’étrange défaite ».

    • Lecteur attentif, une excellente lecture en effet…

    • JulesXR52 dit :

      « Nos politiques sont seulement le reflet de ce que nous sommes nous-mêmes devenus ». Entièrement d’accord, nous avons exactement ce que nous méritons, nous ne pouvons même pas dire que nous n’avons pas eu de chance. 70 ans de paix nous ont rendus débiles. Mais les médias, et surtout la télé, ont à mon avis aussi une grosse responsabilité dans cette décadence. Comment 18 millions de personnes ont-elles pu voter, en 2012 au 2e tour, pour un type comme Hollande? Je n’arrive pas à sortir de mon effarement. Avec un pareil tas de branquignols, on ne pourra pas s’en sortir. C’est cuit.

  11. Gérard Bayon dit :

    Re bonjour Monsieur Tandonnet,
    Merci de votre commentaire. J’ai bien lu la une du Parisien ce matin qui m’a particulièrement irritée d’où ma demande de grand ménage préalable dans les médias !
    Bon week-end .

    • Gérard Bayon, je pense que le service public de l’audio visuel devrait avoir une obligation de neutralité et d’égale expression des différentes sensibilités.

  12. Gérard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    Pour reconstruire notre pays, il faut bien sur un homme ou une femme qui l’incarnerait mais à mon avis il faut surtout un programme politique qui ferait abstraction de tous les lobbies et idéologies claniques actuels. Un vrai programme de bon sens basé uniquement sur l’économie internationale et sur nos valeurs : Liberté, Egalité, Fraternité, non galvaudées par tous nos pseudos philosophes de tous bords en rétablissant l’autorité de l’Etat.
    On arrête par exemple de faire vivre des millions de particuliers et associations diverses dépendants (financièrement et électoralement) aux frais des autres.
    Est-ce que les Français seraient capables de se concentrer objectivement pendant le temps d’une lecture et d’une analyse sur un tel programme politique en oubliant les pitres et démagos qui encombrent les médias et qui ne pensent qu’à devenir calife ou obligé du calife ?
    Ensuite il faut un vrai personnage emblématique, courageux et intègre (c’est à dire le contraire de nos « leaders » politiques actuels) qui porterait, expliquerait et convaincrait une grande majorité de Français de le soutenir contre vents et marées pour appliquer ce programme.
    Bien sûr je sais que tout cela relève de l’utopie puisque trop de personnes ont intérêt à ce que rien ne change pour eux et leurs proches à commencer par les médias qui nous polluent à longueur de journée en nous faisant croire qu’eux seuls sont capables de propager la vérité en sélectionnant leurs intervenants et le message.
    C’est peut-être en commençant par un grand ménage au sein des TOUS les médias que nous retrouverons nos valeurs et réussirons à nous dépolluer le cerveau pour être capable d’une vraie analyse un peu objective.
    Là encore cela relève du rêve mais peut-être qu’un jour ….!

    • Gérard Bayon, un homme ou une femme qui l’incarnerait, je pense que cela ne suffit pas, il y en a des tas qui l’ont incarnée, mais la chute est toujours la même. Quant à un programme, oui, mais à condition qu’il soit appliqué et en vrai… Je pense, au-delà, que c’est un autre état d’esprit dont on a besoin, une mentalité radicalement différente, l’idée que l’intérêt général et le bien commun priment sur l’image narcissique. Honnêtement, je ne sais si c’est possible mais je l’écris car je le pense. Avez vous vu la une du Parisien ce matin? En la voyant, j’ai hésité entre le rire et la nausée MT

  13. Roland dit :

    Bonjour,

    Je me permets une remarque concernant la grandeur des hommes politiques d’antan. Vous dites : « Je songe à l’époque des Léon Gambetta, ….. ». Oui, Léon Gambetta, ministre de l’intérieur, a eu du courage notamment en s’opposant en février 1871 par son vote et son action à l’annexion de l’Alsace et de la Moselle au Reich. Mais déjà à l’époque beaucoup ne songeaient qu’à leurs privilèges. Faut-il rappeler que l’Assemblée des députés réunie à Bordeaux (loin de Paris) a voté haut la main pour une cession de ses territoires qui appartenaient à la France depuis 1648 ? Sur 675 députés réunis à Bordeaux 545 ont voté OUI, 107 ont voté NON et il y a eu comme d’habitude 23 « courageux » abstentionnistes ! Ces députés avaient-ils la volonté par ce vote de servir au mieux leur pays ? L’erreur est humaine, mais a posteriori on peut se poser la question en regardant l’histoire guerrière qui a suivi.

    A mon sens, la défiance vis-à-vis des politiques existe depuis fort longtemps. Mais aussi longtemps que l’Etat Providence est là pour rassurer les français il n’y aura pas de problèmes. On accepte de nourrir, dans tous les sens du terme, ces personnages professionnels de la politique. Aujourd’hui, l’Etat Providence vacille, le peuple commence à se poser des questions sur ses propres privilèges qui risquent de disparaître. Mais pour l’heure on a encore un anesthésiant très puissant qui est l’endettement du pays (2200 milliards d’euros). Donc, aussi longtemps que l’on pourra payer les fonctionnaires, les aides diverses et variées, les retraites, les frais de santé, …chacun restera installé dans son petit confort même s’il est précaire. Aussi longtemps que la France pourra acheter la paix sociale avec le crédit, ce qu’elle fait depuis plusieurs décennies, on n’aura pas de révolution. Mais je crains néanmoins un réveil brutal.

    Monsieur Tandonnet, vous qui côtoyez cette classe politique savez-vous pourquoi un Nicolas Sarkozy et son collaborateur Fillon essayent par tous les moyens de se représenter à la plus haute fonction de l’Etat ? Seront-ils plus inspirés durant un nouveau quinquennat et ne penseront-ils qu’à servir le pays ?

    • Roland, en 1870, l’armée française était battue, décomposée, en charpies… La France était totalement isolée, sans alliance. Vous croyez vraiment que ce pauvre Thiers avait le choix? Quant à Gambetta, sa « guerre à outrance » était perdue, les forces qu’il avait rassemblées totalement détruites… Ce que je veux dire, en citant les noms de tous ces personnages, c’est qu’ils faisaient de la politique pour autre chose que leur ego narcissique, même si celui-ci était aussi à prendre en compte. Mais je me trompe peut-être! Quant à votre question, j’avoue que je n’ai pas de réponse…
      MT

  14. Mildred dit :

    Monsieur Tandonnet,
    Il me semble très étrange que vous vous référiez à la France de Gambetta, Waldeck Rousseau, Poincaré etc, jusqu’à De Gaulle et Pompidou, sans vous poser la question de savoir si leur France – nation indépendante – est bien la même que la nôtre, soumise à l’UE, où nos politiques n’ont pas beaucoup plus de réels pouvoirs que les chefs indiens dans leur réserve ?

    • Mildred, bien sûr que je me pose la question! Je ne fais que cela! Mais pourquoi la France est-elle (en partie) soumise à la bureaucratie bruxelloise? (en partie seulement, il ne faut pas non plus exagérer, Bruxelles est aussi un bel alibi pour le renoncement) Parce qu’il y a un moment où les choses disjonctent et ou les responsables politiques renoncent à gouverner pour soigner leur paraître et donc jettent leurs compétences à la corbeille…Sans croire du tout aux solutions miracles et immédiates, je dis cela en espérant ouvrir un débat, susciter une prise de conscience progressive…
      MT

  15. Danjou annick dit :

    Ah Maxime, je vous y prends encore une fois…plus de télé on avait dit, on ne s’en porte que mieux. C’est drôle en lisant votre article, c’est Hilary Clinton qui m’est venue à la tête, comme quoi ici ou ailleurs! Rester dans l’histoire? mais quelle histoire? le nôtre de nounours servira de personnage dans une nouvelle version de bonne nuit les petits! Il l’aura son histoire avec ses blagounettes. Ou alors comme dans la série des Martine, on aura bisounours et ses blagounettes à 2 sous. On pourrait en avoir une longue série d’épisodes.

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