« Ce que je ne pouvais pas dire » JL Debré

9782221146347Hier, soir, en rentrant chez moi, je me suis arrêté à la FNAC et j’ai feuilleté le dernier livre de M. JL Debré, qui fait l’objet d’un battage publicitaire et médiatique monstre. Je l’ai feuilleté, pas acheté. Radinisme? Bon. A priori, rien d’extraordinaire: un Monsieur tout le monde qui raconte sa vie au jour le jour. Ce qui frappe, c’est la quête du politiquement correct. Il cogne tant qu’il peut sur le président Sarkozy qui selon lui, « n’est pas un homme d’Etat ». On finit par le savoir. Il se moque  du vieux Giscard. Pas difficile non plus. Il aime bien les responsables socialistes à ce que j’ai pu lire (passage admiratif sur Cazeneuve…) Il ne comprend pas qu’on puisse s’interroger sur le rôle du Conseil constitutionnel, cet organe non élu qui censure environ la moitié des textes votés par le Parlement, lui élu au suffrage universel. Le Conseil, qu’il a présidé pendant neuf ans, serait la pierre angulaire de la République, donc intouchable. Son rôle? Défendre la Constitution. Donc intouchable. De fait, la Constitution de 1958 doit faire une trentaine de pages (avec les textes sacrés auxquels se réfère son  préambule). Or, le Conseil Constitutionnel, un organe composée de personnalités désignées, non élues,  censure les lois, dans le moindre détail, en se fondant sur une jurisprudence foisonnante qu’il a lui-même élaborée dont le recueil fait près de 1800 pages bien denses (Lexisnexis, code constitutionnel 2014). A côté de cette censure méticuleuse des lois, le Conseil Constitutionnel est totalement indifférent au viol permanent, avéré, banalisé des articles 5, 20 et 21 de la Constitution de 1958,  qui font du président de la République, un arbitre, un guide impartial et un garant des institutions, et du Premier ministre le seul chef du gouvernement de la France, l’ensemble étant noyé dans le salmigondis médiatique de « l’hyperprésidence » .  Est-il permis, au moins, de s’interroger? M. JL Debré, qui fut jadis, en 1995 et 1997, un ministre de l’Intérieur aux intentions musclées en matière d’immigration (assaut contre l’église saint Bernard, manifestations monstres contre sa loi de 1997 qu’il a dû retirer en partie) semble gagné désormais par une obsession radicale, absolue, permanente, page après page: se fondre dans la pensée correcte, plaire aux médias, plaire à la presse. Tout son être paraît tendu vers la passion de se conformer à l’idéal-type du politicien irréprochable, parfait, totalement conforme au « bien » médiatique, une sorte d’homo médiaticus. Et il ne réussit pas si mal… Parfois, je suis désolé de le dire, mais je me demande ce qu’en penserait son père Michel, un grand homme d’Etat.

Maxime TANDONNET

 

 

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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33 commentaires pour « Ce que je ne pouvais pas dire » JL Debré

  1. Georges dit :

    Excusez cette trivialité mais c’est à se demander si ces illustres personnages font popo…

  2. monalisa dit :

    @ Robert Marchenoir

    Vous allez bien ? Vos accusations et insultes à l’encontre de Philippe de Villiers, qu’aucun argument n’étaie sérieusement, laissent planer de sérieux doutes sur votre sérénité. Que Poutine soit très malin et que sa rencontre avec le créateur du Puy du Fou (dont il doit bien connaître la popularité auprès des Français) soit un prétexte pour lui à un coup de com n’est pas infondé mais de là à traiter Villiers de traître, votre haine vous égare…( l’anneau de Jehanne « volé » à 180 000 euros sous le couvert d’une vente aux enchères, celle là elle vaut tous les prix ! )

    N’ayant pas voté pour Hollande et considérant que ce ne sont pas les Russes qui nous menacent mais les Américains avec leur modèle de multiculturalisme indépassable, la traîtrise est pour moi du côté du pouvoir quand il s’aplatit devant Obama (ou pire Soros, le grand protecteur impliqué dans les migrations bien organisées et leurs conséquences )….Si on suivait votre raisonnement, de Gaulle aurait été un traître pour avoir rejoint Churchill en 40 et refusé de faire allégeance à Pétain…..Ne seriez vous pas un peu psychorigide selon les enjeux ?

    • Robert Marchenoir dit :

      Monalisa,

      C’est vous qui m’insultez en me demandant « si je vais bien », éternelle saleté rhétorique des communistes, néo-communistes et crypto-communistes.

      Je vous ai donné a) des faits, b) des arguments. Vous ne tentez même pas de les réfuter.

      Vous tentez de détourner la conversation en nous servant George Soros, de Gaulle et Churchill. Ce n’est pas le sujet. Le sujet est Philippe de Villiers.

      Vous êtes-vous donné la peine d’écouter les propos échangés entre Philippe de Villiers et Poutine dans la vidéo que, pour ma part, je me suis donné la peine d’aller vous chercher ? Oseriez-vous dire que ces propos, et l’existence même de cette entrevue, ne sont pas constitutifs d’un acte de trahison ?

      Exporter un objet historique en violation des lois du pays où on l’a acheté, c’est un vol. Ce n’est pas un vol commis à l’encontre de son propriétaire, puisqu’il a été payé. C’est un vol commis à l’encontre la Grande-Bretagne, qui considère cet objet comme suffisamment important, vis-à-vis de son patrimoine artistique, historique et national, pour justifier une licence d’exportation. Philippe de Villiers a ouvertement violé la loi britannique, et, pire, s’en est vanté.

      Votre patriotisme est singulièrement à sens unique. Il est assez poutinien, dirais-je. De Villiers brâme la Frônce, la Frônce, la Frônce, mais ça ne le gêne pas le moins du monde de violer non pas seulement le légitime sens patriotique des Britanniques, mais également leurs lois. Poutine fait pareil. Il prétend défendre le principe des Etats-nations contre le mondialisme, mais ce qu’il défend en réalité, c’est surtout le droit pour la Russie de piétiner la souveraineté des autres nations.

      J’ai une confiance limitée envers les gens qui proclament un principe, puis s’empressent de le violer.

    • Robert Marchenoir, pourtant la reine d’Angleterre a donné raison à P de Villiers.
      MT

    • Robert Marchenoir dit :

      Maxime,

      Non, la reine d’Angleterre n’a pas donné raison à Philippe de Villiers. Cela, c’est ce qu’ont rapporté certains médias.

      Ce qu’on sait, c’est que le Conseil des arts, à qui incombe la responsabilité de permettre l’exportation d’objets du patrimoine, a finalement décerné son autorisation a posteriori.

      RTL, qui a cru pouvoir faire état d’une intervention d’Elizabeth II, répétant ainsi la version de Philippe de Villiers, ne donne pas la moindre source pour cette prétendue information. Or, elle est parfaitement invraisemblable : la Grande-Bretagne, ce n’est pas la France, où le monarque républicain peut décider selon son bon plaisir dans des domaines qui ne relèvent nullement de ses compétences constitutionnelles, comme ça, parce qu’il est le chef, pour faire plaisir à X ou Y.

      La reine d’Angleterre n’intervient jamais dans la conduite des affaires du pays, même lorsqu’il s’agit de sujet stratégiques comme le Brexit. Alors, une licence d’exportation pour une babiole en laiton qui enflamme la réacosphère française, vous pensez…

      Ce qui est avéré, c’est que le clan villiériste a écrit à la reine d’Angleterre pour solliciter son intervention, geste d’une incorrection folle et d’une prétention sans nom, qui témoigne de l’ignorance et du mépris d’une certaine extrême-droite franchouillarde pour tout ce qui se passe en dehors des frontières.

      Inutile de dire que cette lettre n’a pas reçu de réponse, à moins que celle-ci ne soit tellement humiliante que les villiéristes l’aient passée sous silence.

      Au demeurant, ce n’est pas la question. Supposons que je m’introduise à votre domicile pour vous dérober quelques objets qui me font envie. Supposons encore que notre police et notre justice, débordées par la criminalité et pourries par l’idéologie gauchiste, omettent de me condamner ou même de m’arrêter. Diriez-vous pour autant que je ne suis pas un voleur ?

      L’hypothèse la plus probable, c’est que le Conseil des arts, voyant les proportions ridicules données par la famille de Villiers à cette affaire, comprenant le caractère complètement déjanté du bonhomme et tenant compte de la valeur artistique dérisoire du bijou dont l’authenticité est de surcroît douteuse, ait décidé de laisser tomber.

    • monalisa dit :

      On reste sans voix devant la façon dont vous interprétez tout ce qui touche à Philippe de Villiers qui, je vous le rappelle a acheté la bague à un vente aux enchères….Je ne suis pas médecin, mais je ne crois pas m’avancer trop en vous conseillant d’aller consulter mon pauvre homme.

    • monalisa, vous avez raison.
      MT

  3. Droopyx dit :

    « Je me demande ce qu’en penserait son père Michel, un grand homme d’Etat. »
    Tu quoque mi filli ! (gros soupir désabusé !)

  4. ann dit :

    C’est en effet en mémoire de monsieur Michel Debré, pas toujours très drôle certes ( ou à son insu comme lorsqu’il déclarait -visionnaire- que les Français devaient faire des enfants sur une grande échelle…. ).qu’on se retient de commenter l’attitude de son fils Jean Louis, Bernard le médecin étant autrement plus susceptible d’attirer notre respect. Et encore, vous n’avez pas tout vu sur les exploits du fils du rédacteur de la Constitution de 1958 : http://www.bvoltaire.fr/videos/lincroyable-priere-sataniste-de-jean-louis-debre,244270

  5. Anonyme dit :

    Bonjour,
    Au fil des commentaires, j’ai vu plusieurs adjectifs que je ne trouve pas encore assez fort. Le nom ne fait pas tout. Je n’ai aucun respect pour ce genre de personnage, alors acheter son livre, merci bien !

  6. De Vos Alain dit :

    Un médiocre de plus.

  7. Timéli dit :

    Comme vous, Maxime, j’ai feuilleté l’ouvrage écrit par Jean-Louis Debré et je ne l’ai pas acheté. Pas tout à fait pour les mêmes raisons que vous. C’est plus un recueil d’anecdotes people qu’un ouvrage de réflexion politique. Il n’apporte aucune information politique intéressante et ne présente aucune « valeur ajoutée » qui me permette d’enrichir ma réflexion. Pour moi, c’est une déception car pas du tout à la hauteur de mes espérances : quand on a occupé la présidence du Conseil Constitutionnel, éminente institution de l’Etat, on se doit d’écrire de façon objective ce qu’on y a vécu.

  8. Ulysse dit :

    Bonjour
    A propos de Nicolas Sarkozy , on peut adapter la formule de WC Fields : Un homme détesté par tant de journalistes (de gauche- pléonasme) et par tant d’abrutis , ne peut etre complètement mauvais

  9. hugues dit :

    Je vois un avantage pour Sarko à être autant détesté par ce représentant de cette partie de la droite conservatrice qui depuis plus de 30 ans n’a pu/su/voulu anticiper les bouleversements libéraux (économiques et sociétaux) de l’Europe et du monde. Cette droite qui regarde toujours dans le retro-viseur, adepte du capitalisme de connivence, qui ne pense qu’à ses privilèges, à ces professionnels de la politique qui s’engraissent sur le dos de la France et qui, pour exister, finissent par régler leurs comptes persos par livre interposé, tout comme l’a fait une femme de président humiliée.

    Même si Sarko n’a pas non plus pu/su/voulu bousculer et s’affranchir de cette droite par électoralisme, c’est cette droite qui a conduit finalement Hollande au pouvoir. Ce livre de JL Debré dévoile clairement pour qui, lui et sa clique, ont voté en 2012…

    • Emmanuel M dit :

      Très bonne analyse.

      Il est temps qu’un Trump français revienne muscler la droite française et la débarrasser d’une clique d’aristocrates décadents, dont la seule signature politique est qu’ils ont toujours préféré embrasser les babouches des socialauds plutôt que de gouverner avec une droite plurielle.

  10. Mildred dit :

    Pour parfaire son image de politiquement correct, il ne lui reste plus qu’à aller se faire voir aux Nuits debout !

  11. Tracy LA ROSIÈRE dit :

    Vous avez feuilleté ce torchon mais pas acheté… C’est un instinct de lucidité.
    Ce qu’écrit ou ce que dit ce minable importe peu. Je retiens de sa bio surtout le dernier fait divers qu’un de vos lecteurs rappelle opportunément. Ce minable contribue ainsi grandement au désamour du peuple pour la politique et, incidemment, la vie publique ou bien ce que dans le camp du bien on appelle le « vivre ensemble ». On aimerait qu’il paye en raison de ce qu’il a commis, en vertu du rang qu’il devrait savoir tenir et de ce qu’il doit au manant. Le problème c’est que la racaille de cette caste d’ultra privilégiés ne paye jamais, ou si peu, et qu’elle continue à se gaver et user des privilèges, quoiqu’elle (la racaille) ait fait. On voit ainsi une parlementaire (Sylvie ANDRIEUX) venir siéger à l’Assemblée avec un bracelet électronique, Thevenoud toujours député, et la liste pourrait se poursuivre assez longtemps…
    Cordialement.

  12. Nathalie MP dit :

    Votre description correspond à mes impressions. Et dire que c’est ce genre de personnalité qui risque de devenir une sorte de « sage » de la politique française, qui sera interrogée à tous propos par les journalistes en mal de politiquement correct et de petites phrases partisanes.

    • Duff dit :

      Comme tant d’autres. La nomination de Laurent Fabius est une abomination vu les états de service du monsieur dont la place est plus celle d’un accusé face au tribunal de l’histoire. Décidément, le poisson pourrit par la tête à n’en pas douter.

      PS sympa de pouvoir répondre directement aux commentaires, c’est récent non?
      cdlt

    • duff, oui, mais compliqué à obtenir…

    • NathalieMP, heum… Comme sage, il me semble que son étoile a bien pali quand même…

  13. atoilhonneur2 dit :

    ET bien ne soyons pas correct, pour une fois: ce type est une ordure ! Et ce pour au moins 5 raisons ( parmi d’autres dont celles que tu évoques).
    La première, c’est celle-ci: une vidéo où l’on voit, dans les locaux du CC, Debré ( bourré ? ) le laïcard ironiser sur le  » Je vous salue Marie  » à voir ici pour ceux qui ont le temps:

    http://corto74.blogspot.fr/2016/03/le-naufrage-de-jean-louis-debre.html

    La deuxième, c’est cette histoire de barrage de police que dernièrement il a voulu et réussi à forcer au volant d’une voiture du service de protection des hautes personnalités: http://corto74.blogspot.fr/2016/04/certains-se-croient-tout-permis.html
    De Gaulle dont il se dit se revendique ne se serait jamais permis cela

    La troisième, sa haine de Sarkozy , la haine , quasi irrationnelle, n’est pas un sentiment  » digne « .

    La quatrième: Le comportement et les propos sexistes qu’il a tenu dernièrement sur le plateau de Ruquier.

    La cinquième: a peine quitté le CC, le voilà, à l’âge qu’il a, accepter moyennant rémunération, la présidence d’un autre fromage républicain, Lui que j’ai entendu récemment chez Elkrief prêcher pour le renouvellement, blablabla

    On ne peut prêcher pour l’exemplarité de la classe politique comme il le fait à longueur d’interventions et ne pas être soi-même exemplaire. L’exemplarité aurait du , par devoir de réserve et pudeur, lui interdire d’écrire ce bouquin dont le seul argument de vente, mis en avant par les médias, est ses diatribes anti-sarko.

    Cdlt,
    Corto

    • Corto, merci pour ces liens qui en disent long… Mais n’est il pas à l’image du climat actuel, tout pour la com’ et pour l’ego? Quant à sa haine pour NS, je pourrais en raconter des pas mal. Quand Sarko était président, JL Debré lui faisait une cour effrénée comme tout le monde, je les ai vu ensemble plus d’une fois lors de cocktail dans la grande salle des fêtes et Debré n’avait pas l’air de lui dire « tu n’sa rien d’un homme d’Etat. Lâcheté, hypocrisie, trahison, comme cela marche bien ensemble…MT

  14. Florence dit :

    Robert Marchenoir,
    tout ce que vous dites ne s’applique absolument pas à Villiers qui a quitté la politique depuis des années et qui se consacre avec talent au Puy du Fou. De plus, Villiers a écrit des livres quand il était encore politique pour dénoncer ce qu’il voyait. Quelques exemples mais allez voir la liste sur wikipedia :
    La Société de connivence : ou Comment faire avaler des serpents à sonnette 1994
    Les Turqueries du grand mamamouchi 2004
    Les Mosquées de Roissy 2006

    « À la suite de la parution de son essai Les mosquées de Roissy en avril 2006, il est menacé de poursuites judiciaires pour avoir utilisé dans son livre une note interne des Renseignements généraux évoquant de possibles risques de terrorisme islamiste à l’aéroport de Roissy. Cette note, dont l’authenticité est contestée par les RG, émanerait de la DST, selon Paris Match du 26 avril18. Philippe de Villiers dit plus tard avoir obtenu la note de la DST de son fils, Guillaume. Depuis, le ministère de l’Intérieur a fait procéder à la fermeture de six salles de prière illégales dans l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle. » d’après wikipedia.

    Livres qui n’ont pas été mis en vedette par les medias mais qui ont été quand même écrits à l’époque où il était en politique. De plus, il ne fait pas allégeance au politiquement correct.

    On pense ce que l’on veut de ses idées mais Villiers n’a rien à voir avec un JL Debré

    • Robert Marchenoir dit :

      Si vous voulez, il a écrit des livres. Mais « Les Mosquées de Roissy » ont bel et bien été « mises en valeur par les médias ».

      Ce ne sont pas seulement ses idées que je reproche à de Villiers. Ce sont ses actes. Il faut être clair : Philippe de Villiers est un traître. Un traître à la nation en temps de guerre, comme Maurice Thorez, et d’ailleurs tout comme lui en faveur des intérêts russes. Il faut écouter du début à la fin cet entretien ignoble avec Poutine, qui a eu lieu de surcroît en Crimée occupée :

      Ce prétendu « patriote », député européen à l’époque, est allé traîner son pays dans la boue devant le chef d’un Etat étranger qui menace militairement la France, et l’a écouté avec gourmandise calomnier la France à son tour. Et ce, en légitimant l’annexion de la Crimée par l’armée russe, condamnée (évidemment) par son propre pays comme par la quasi-totalité des pays du monde. Agression jamais vue depuis 1945.

      Pourquoi diable Poutine a-t-il recontré personnellement de Villiers, alors qu’il n’a même pas reçu Marine le Pen, qui a pourtant fait mille fois plus pour lui ? Ce n’est évidemment pas pour discuter du Puy du Fou ! C’est pour compromettre le frère de Philippe de Villiers, qui est, par le plus grand des hasards, chef d’état-major de l’armée française.

      Mais de Villiers, tout à sa folle vanité d’être reçu par son héros, croit qu’il doit cette entrevue à ses beaux yeux…

      De Villiers dit beaucoup de choses justes, mais c’est un homme dont le caractère est gravement défectueux. En plus d’être un traître, c’est aussi un voleur et un escroc. Il a volé le prétendu anneau de Jeanne d’Arc à l’Angleterre, en se vantant de l’avoir fait en violation des lois anglaises. C’est un atout considérable pour son business du Puy du Fou.

      Or, son authenticité n’est nullement établie, et un expert français a expliqué précisément pourquoi elle était douteuse. De Villiers, de son côté, a présenté de prétendues expertises qui sont comiques par l’absence totale de leur valeur scientifique, et il a insulté en public le seul véritable expert à s’être exprimé sur l’objet. L’authenticité de l’anneau est un article de foi, et toute personne exprimant des doutes est un rénégat.

      J’ai écouté de Villiers parler de son dernier livre : c’est un illuminé, un gourou, un propagateur de superstitions. Que certains Français puissent considérer ce déséquilibré comme leur sauveur potentiel en dit long sur l’état mental de ce pays.

  15. Curmudgeon dit :

    Maxime Tandonnet sait mieux que moi que la constitution de la Vème république a été violée dès le départ en ce qui concerne les rôles du president et du premier ministre. Que, tout de suite, a été instauré un « domaine réservé » dont la presse parle encore avec révérence. On doit à de Gaulle l’instauration d’institutions méritoires. On lui dit aussi une inflexion initiale impossible à corriger sans « coup d’Etat » interne légitime (de la part d’un premier ministre) ou sans révision constitutionnelle. Si le Conseil constitutionnel entendait défendre la constitution telle qu’elle est, il lui faudrait s’élever contre une coutume qui régit de fait le gouvernement de la France.

    Si on regarde le train des choses, on ne peut manquer d’observer à quel point les coutumes remodèlent les lois. Si on vous dit que tel poste est ouvert à tous les candidats compétents, et que, dans la pratique, il est « réservé » à un X-Mines, il faut arrêter de propager l’aveuglement. On doit observer nos sociétés développee1 avec le même regard que celui des ethnologues sur les sociétés traditionnelles : quelles sont les histoires qu’on y racconte, et quelles sont les façons do t elles fonctionnent réellement.

    Tout fonctionne ainsi de manière duale, sur le mode potemkinisant, même. En France, la coutume ancienne des professeurs est de reprocher aux élèves de ne penser bassement qu’aux notes et aux moyennes. Mais quand on observe la pratique des professeurs, on voit qu’ils passent leur temps à contrôler et à noter, et à classer,, au point que ces activités de contrôle finissent par empiéter gravement sur le temps destiné à l’enseignement. Il est comique de déplorer les effets d’une cause qu’on favorise.

  16. François Martin dit :

    Je suis triste de voir le nom Debré porté par ce petit monsieur plein de vide. C’est très révélateur de l’époque.

  17. Gérard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    La haine de J.L. Debré vis à vis de N. Sarkozy et sa complaisance, pour rester poli, vis à vis du pouvoir actuel ont été étalées ces dernières semaines dans tous les médias y compris dans les émissions des fayots Ruquier et Fogiel où se côtoie toute la « boboïtude » de gauche et de Drucker où « tout le monde il est beau tout le monde il est gentil ». Au moins on ne pourra pas dire qu’il aura beaucoup participé à l’alternance, si elle devait survenir en 2017 ! Je me demande même pour qui « roule » en sous-main ce monsieur ?
    Je pense que sa seule préoccupation actuelle est la recherche de bons revenus liés à la vente de ses livres plutôt que de grandir et anoblir la politique qui se résume notamment pour lui aux frasques de Chirac.
    Ce que l’on peut quand même dire sans avoir fait de longues études de biologie et lorsque l’on voit les interventions médiatiques de ce monsieur et de son jumeau qui se détestent mais qui ont tous deux largement bénéficié des ors de la République c’est que transmission des gênes de l’intelligence n’est pas héréditaire !

  18. Robert Marchenoir dit :

    C’est marrant tous ces gens qui publient des livres après, une fois qu’ils ont bien essoré tous les bénéfices du pouvoir, sur « tout ce qu’ils ne pouvaient pas dire » pendant… J’en vois au moins un autre : Philippe de Villiers.

    Donc en fait, on les a obligés à faire une carrière politique, contre leur volonté, on les a bâillonnés, on les a obligés à frayer avec des moins que rien, et maintenant qu’ils touchent leur(s) retraites dorées sur le dos du contribuable, ils nous avouent enfin à quel point ils ont souffert de cette terrible oppression ? A quel point tout cela était contraire à leurs valeurs ?

    M’est avis que certains se payent notre fiole.

    • Curmudgeon dit :

      Scénario fréquent. Tel journaliste du New York Times ou de la BBC attend d’être parti à la retraite pour reconnaître (honnêtement) que, oui, ces augustes institutions sont nettement biaisées idéologiquement. Avant il n’était pas question de violer l’esprit de corps en admettant que les critiques qui ne cessaient de signaler les cas de parti-pris avaient parfaitement raison.

      Dans tous les milieux la prudence bien comprise exige une confraternité complaisante.

      Et puis Debré vous objectera qu’il était tenu au devoir de réserve, et que maintenant il en est libéré.

      Il n’y a pas que la couardise ou la duplicité. La retraite a un effet libérateur.

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