Les petits cadeaux

sans-titreLe pouvoir en place, supposé socialiste et « de gauche », espère se maintenir en 2017 par la distribution de petits cadeaux dont le coût est estimé à 6 milliards par un site lui est en général plutôt favorable (baisses d’impôts, hausses de salaires). Ce genre de pratique, d’où qu’elle vienne, me semble incompatible avec les principes démocratiques. Elle revient à bourrer les urnes avant une élection. Ou bien alors, qu’on m’explique la différence. Mais ce qui est effrayant, à mes yeux, ce n’est pas tellement le manque d’honnêteté. C’est l’absence de lucidité, c’est l’aveuglement. Ils sont, comme les autres politiques nationaux et médiatisés d’ailleurs, de l’extrême gauche à l’extrême droite, dans leur bulle, coupés du monde, prisonnier d’une sorte de rêve ou cauchemar doré, victimes de leurs illusions. Ils vivent dans un autre univers, un univers parallèle. Ils n’ont plus la moindre idée de la réalité. Ils ne perçoivent pas, ne voient pas, ne sentent pas le rejet infini, instinctif, viscéral dont ils font l’objet de la part des Français dans leur ensemble.  On ne peut plus les voir. On veut qu’ils partent. Cinq ans, c’est beaucoup trop. Et un an à tenir avec eux, c’est encore long, une éternité. Ils pourraient sauver leur honneur en prenant quelques décisions qui vont dans le sens de l’intérêt général avant de quitter les Palais de la République. Mais non. Ils s’enferment dans une logique d’incrustation, le maintien à n’importe quel prix et surtout, au prix de leur dignité. Moi, parole d’honneur, je n’arrive pas à comprendre cette attitude…

Maxime TANDONNET

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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38 commentaires pour Les petits cadeaux

  1. souris grise dit :

    bonjour Maxime , bonjour à tous .

    pourquoi les petits cadeaux , les largesses à certains ??? pour garder le pouvoir et être sûrs d’un soutien sans faille lors d’élection , tout ça pour garnir la gamelle ??? ça c’est certain , mais aussi pour cacher les gamelles percées , les petites ou grosses magouilles qui ne doivent pas sortir de l’entre soi , les choses pas belles.
    on y pense pas souvent à tout ça , mais on le paye chèrement tout de même , car il font tout pour rester en place et cacher leurs forfaitures …il est là aussi le problème …

    amitié à tous .
    Chris

  2. De Vos Alain dit :

    C’est assez fou notre pays à un taux de chômage exceptionnellement élevé et tous les jours on soigne ceux qui sont protégés pour se maintenir et ne pas travailler à l’objectif numéro un : donner du travail aux français afin qu’ils vivent dignement.
    Beaucoup ne sont pas dupes de cette démarche.
    Les socialistes ne seront plus au pouvoir lors de la prochaine présidentielle. Cessez de vous faire peur. On ne reconduit pas une équipe qui perd et l’équipe socialiste a perdu et va le payer très cher. Ils seront tout juste à 14/15% pas plus avec les fonds de tiroir (= affidés). Relever la tête. Leur politique reste mauvaise. Ils disparaîtront du paysage, cela a commencé et va se poursuivre.

    • Robert Marchenoir dit :

      Mouais. Ce billet est particulièrement approximatif. S’il dénonce à juste titre la manie française exclusive des « gros contrats », il balance de façon aussi péremptoire que non étayée deux assertions tirées directement de la boîte à clichés : 1) ce sont les PME qui créent des emplois (ah bon ? d’où ça vient, ça ?), 2) les PME sont agiles, et les grandes entreprises sont lentes à s’adapter aux évolutions du marché.

      A défaut de données statistiques dont je ne dispose pas plus que H16 à l’instant, on peut tout aussi bien affirmer le contraire : 1) ce sont les grands groupes qui créent des emplois, parce que leur existence est facilitée par le capitalisme de connivence, et parce qu’ils ont, seuls, les reins assez solides pour surmonter le coût énorme de l’embauche en France (cotisations sociales, risque juridique, provisionnement des indemnités de licenciement), 2) ce sont les grands groupes qui s’adaptent le plus facilement aux évolutions du marché, car les PME n’ont pas les capitaux suffisants pour financer les brusques revirements stratégiques imposés par l’apparition soudaine d’un concurrent géant, par les nouvelles technologies ou façons de faire qui détruisent les marchés existants, etc : embauche de nouveaux spécialistes (voire licenciement des anciens profils), développement de nouvelles technologies, prospection de nouveaux marchés, publicité pour faire connaître la nouvelle approche de la société…

      H16 cite Kodak qui est un exemple de grande société ayant raté un virage stratégique, mais on peut citer de nombreux contre-exemples de grandes sociétés qui ont réussi le leur : Google qui est passé du simple moteur de recherche au système d’exploitation, Apple qui est passé de l’ordinateur au téléphone…

      A contrario, c’est un fait établi que les PME françaises n’arrivent pas à grandir, et se font racheter par des étrangers par manque de capitaux.

      Et puis tous les marchés ne changent pas tous les quatre matins. Ca fait plus d’un siècle qu’on a besoin de pneus, et ce n’est pas près de changer malgré les voitures sans conducteur (Michelin), ça fait plus d’un siècle qu’on a besoin de la grande distribution et ça n’a pas l’air de changer (Carrefour, Auchan…), ça fait un bon demi-siècle qu’on a besoin de meubles bon marché en kit et ça n’a pas l’air de changer (Ikea), et ça fait une éternité qu’on a besoin d’armes, et ça ne changera jamais (puisque toute cette discussion est partie des sous-marins).

  3. Stéphane B dit :

    6 milliards non ! Il faut plutôt aller vers 15 milliards (en 4 mois !) sans prendre en considération les derniers cadeaux de ces jours-ci.
    http://www.republicains.fr/actualites_guillaume_larrive_hollande_promesse_15_milliards_depenses_supplementaires_point_presse_20160425

  4. hugues dit :

    « je n’arrive pas à comprendre cette attitude »:
    je vais modestement essayer de donner mon explication:

    La gauche est une escroquerie démocratique: elle n’a jamais réussi à gouverner sur la durée, au bout de 2 ans elle est rattrapé par la réalité et essaye ensuite de se faire pardonner les erreurs commises sans réellement pouvoir les réparer. Ses électeurs la lâchent et elle est ensuite mise à la porte pour au moins une dizaine d’années. C’est une escroquerie pour ses électeurs car la gauche n’arrive jamais à mettre en place son programme et, en ce sens, est donc une fausse alternative démocratique. Les Français s’en rende comptent et la montée du FN comme nouvelle alternative en est le meilleur signal.

    La gauche française est toujours dans cette idée de lutte des classes, le but étant « d’arracher » ce qu’ils appellent des droits à la « classe dominante » pour la « classe dominée ». La Gauche se sent très bien dans l’opposition car revendiquer est ce qu’elle aime faire, c’est sa manière de fédérer autour d’elle. Mais le FN est en train de la concurrencer avec cette méthode..

    C’est ce que fait Hollande en ce moment: donner des soi-disant droits pour justifier cette démarche revendicative de la gauche: elle pourra ainsi parler du printemps 2015 comme elle se souvient de 1936 ou de Mai 1968. Dans cette logique, ce ne sont donc plus des cadeaux mais plutôt des droits acquis de haute lutte.

    « On ne peut plus les voir. On veut qu’ils partent. Cinq ans, c’est beaucoup trop »: bien sûr, j’ai hâte aussi (ps: j’ai écouté Fillon ce matin sur RMC, je l’ai trouvé très bien…).

    Mais il faut se méfier car les Français ont montré qu’ils avaient de la sympathie pour les escrocs…

    Hugues

  5. Robert Marchenoir dit :

    Ce n’est pas très compliqué à comprendre. Les avantages matériels et psychologiques sont considérables. Les honneurs remplacent avantageusement l’honneur. Et qui vous dit qu’ils ne perçoivent pas la réalité ?

    Cette affirmation suppose que s’ils la percevaient, ils changeraient de comportement. Mais pourquoi donc changer ? Que voilà une audacieuse supposition !

    Pour faciliter la compréhension, il est utile, pour commencer, d’étendre votre mise en cause aux fonctionnaires. Le comportement des politiciens ne se comprend pas si on ne l’amalgame pas à celui des fonctionnaires — ce qu’ils sont, et vice-versa. Les fonctionnaires sont aussi des politiciens à leur manière, il n’est que de voir le contenu de leur discours.

    Je ne reviens pas sur l’explication du mécanisme de solidarité mafieux entre politiciens et fonctionnaires, je l’ai maintes fois détaillé et il est évident. Les uns et les autres constituent la même classe sociale, avec les mêmes intérêts et la même idéologie. Si on ne tient pas compte de ce fait, on ne comprend rien à la société française.

    Maintenant, un autre exercice intellectuel. Prenez une catégorie d’hommes dont le comportement est encore plus incompréhensible : les musulmans. J’ai maintes fois entendu demander : mais pourquoi diable se conduisent-ils ainsi ? (l’absence d’intégration, la haine, l’agression constante, le voile, l’attitude à l’égard des femmes, les attentats…). Eh bien, parce qu’ils y trouvent un grand intérêt.

    C’est un excellent deal, d’être musulman. Seriez-vous le dernier des derniers, le plus pauvre, le plus méprisé, le plus stupide, le plus paresseux, le plus méchant, que vous auriez encore le droit de dominer les femmes et de violer celles qui ne sont pas musulmanes. Avouez que c’est un bon deal, non ?

    Et je vous passe le reste, le pillage autorisé des non-croyants, la certitude de n’être jamais responsable de ses actes voire de ses méfaits (c’est toujours la faute des non-musulmans), etc.

    Pour comprendre les gens, il faut adopter leur point de vue et ne pas se contenter du sien. C’est précisément parce que les politiciens ont un tout autre point de vue qu’ils se trouvent fort à l’aise dans leur condition.

  6. PhD dit :

    Bonjour Maxime

    Vous écrivez : « Ils s’enferment dans une logique d’incrustation, le maintien à n’importe quel prix et surtout, au prix de leur dignité. Moi, parole d’honneur, je n’arrive pas à comprendre cette attitude… »

    Si vous parlez des branquignols qui nous servent de gouvernement, c’est pourtant facile à comprendre :
    Ils sont socialistes, tout simplement.

    Ils sont le camp du bien, ils voient arriver la magistrale raclée électorale, pire qu’en 1993, et ils ne comprennent pas comment on pourrait oser les renvoyer dans les poubelles de l’histoire.
    (poubelles qu’ils n’auraient jamais dû quitter et dont ils ne sont sortis qu’à cause des reniements et trahisons de Nicolas Sarkozy)
    Donc, ils font feu de tout bois pour éviter ou essayer de limiter la déroute.

    Et puis, pour rester terre à terre, ça met quand même du beurre dans les épinards, un mandat de député ou un poste de conseiller dans un ministère

  7. François Martin dit :

    C’est aussi un signe du profond mépris de ces gens pour l’électeur de base, le populo, celui du café du commerce, supposé tellement stupide qu’il se laissera prendre à ces grossiers hameçons électoraux. Il faut voir avec quelle condescendance nos élites accusent les partis extrêmes de populisme… parce que distribuer à l’avance de l’argent que l’on n’a pas à ceux qui sont les plus susceptibles de voter pour la réélection de Hollande, ce n’est pas du populisme!
    Le pire est que, comme déjà analysé de longue date sur ce blog, la réélection de Hollande n’est pas impossible.

    • Suzanne dit :

      Bonsoir,
      C’est aussi un signe du profond mépris de ces gens pour l’électeur de base

      Exact.
      Je rappelle les qualificatifs lus dans la presse, évoqués par « ces gens »:

      Hollande:
      — Les sans dents

      Valls :
      — Les petites gens

      Macron :
      — Les illettrés.

      Que voulez vous, puisque nous sommes illettrés, au point de ne même pas savoir épeler, parce que nous ne sommes que de petites gens, -faisant partie du « populo », comme vous le dites si bien- n’ayant pas les moyens de se faire soigner les dents, forcément, nous sommes censés apprécier les os à ronger jetés par ces zélites aux chiens affamés que nous sommes!

      Hélas, je crains, comme vous, la réélection de ce monsieur, tant la chasse au Sarko et à toute personne qui l’a côtoyé, est entrée, ancrée, dans les cerveaux du « populo » manipulés par les médias à la solde du PS.

      (au point de parler encore du Fouquet’s, sans s’occuper du Laurent, de parler du karcher, tout en critiquant l’immigration, hurler à l’esclavage du salarié tout en critiquant la suppression des heures sup défiscalisées -et bientôt beaucoup moins rémunérées, El Khonerie macronesque oblige-, etc, etc…)

      Bonne soirée malgré tout

    • François Martin, personnellement, je n’appelle pas cela du populisme, mais plutôt du mépris.

  8. drazig dit :

    Parce que vous pensiez que le suffrage universel amène nécessairement honneur et fidélité? Étonnant!.

  9. Droopyx dit :

    Avec des dépenses publiques à 57% du PIB, nous sommes un pays ultra-libéral. Il est donc important de progresser et de passer au véritable socialisme à 70-75%.
    « Ils vivent dans un autre univers, un univers parallèle. » : l’univers de la politique politicienne et médiatique.
    Prés de 75% d’abstention à la dernière législative partielle et un grand communiqué de victoire sur le site du PS ! Il n’y a pourtant pas de quoi être fier mais de quoi être très inquiet.

  10. Timéli dit :

    Ces cadeaux sont indécents, et dire que très peu de médias s’en offusquent ! On aimerait entendre davantage l’opposition sur le sujet pour dénoncer un clientélisme électoral nauséabond, sulfureux et affligeant. Hollande donne l’impression de jouer son va-tout, sachant que, s’il n’est pas réélu, ce n’est pas lui qui aura à gérer la situation. Bel exemple de politique de caniveau !

  11. Curmudgeon dit :

    Un régime démocratique se dégrade facilement dans des scénarios clientélistes du type : A se fait élire par B pour prendre de l’argent à C et le transférer à B. C’est une pente « naturelle ». On devrait en parler dans des cours d’éducation civique au lycée, non pas pour entretenir un cynisme malsain à l’encontre de la démocratie, mais pour préparer les futurs électeurs à exercer la vigilance requise devant des corruptions fréquentes.

    Est-ce que, quand vous étiez élève à l’ENA, ou antérieurement à l’IEP de Bordeaux, on vous a parlé de l’école des Choix publics (Buchanan, Tullock, etc.) ? De Bastiat ? Pour éviter toute ambiguïté: ma question n’est pas insolente ou ironique, je cherche simplement à savoir quelle est la formation politologique dispensée dans les établissements où, en principe, on est bien placé pour en bénéficier à un niveau satisfaisant.

    • Curmudgeon, oui, plein, j’en ai bouffé des tonnes.
      MT

    • Curmudgeon dit :

      Puisque Maxime Tandonnet était au courant depuis le départ, il ne doit pas s’étonner de constater ce qui était prévisible. Je partage tout de même sa déploration. Au XVIIIe siècle on craignait déjà que les républiques n’exigent des citoyens comme des dirigeants plus de vertu qu’on ne puisse généralement en espérer.

  12. Via dit :

    C’est bien ce qu’il faut comprendre : ils veulent rester à tout prix. Mais ? pour quoi faire ? Pour ne pas laisser la place, pour ne pas retourner piétiner dans l’opposition, à tirer tous azimuts sur le pouvoir en place, à détruire et à salir, en toute malhonnêteté, ce qu’ils savent faire le mieux. Ce théâtre de pantins est affligeant, navrant, consternant. j’arrête là ma liste d’adjectifs.

  13. Freederic_N dit :

    Oui, mille fois oui. Mais votre billet est quand même naïf.
    D’abord, il ne s’agit pas pour le gouvernement, d’arroser les « salariés » par des hausses de salaire, Mais d’arroser les fonctionnaires et d’augmenter encore l’écart de conditions avec le privé. Il le fait avec un cynisme pas possible en ciblant LA catégorie qui pèse le plus électoralement, c’est à dire la plus susceptible de voter Mélenchon : les instits. Il serait plus « fair » de le reconnaître, plutôt que se réfugier dans l’éternel  » sens du service public » des agents de l’Etat.
    Mais le point essentiel est ailleurs. Ce que vous ne voyez pas – en tout cas ce que vous ne dites pas- c’est que ce genre de politique est inhérent au modèle démocratique français. C’est une politique systématique de la gauche quand elle est au gouvernement digne des Shadocks : toujours taper sur les mêmes ( les classes moyennes du privé), toujours favoriser les mêmes ( fonctionnaires, intermittents du spectacle , immigrés). Toujours et de façon systématique : c’est comme cela qu’on se constitue une clientèle électorale. Et c’est la caractéristique des pays surpolitisés et où l’état joue un rôle trop important : ils sont toujours dominés par des blocs électoraux où les salariés de l’Etat jouent un rôle central , regardez la Grece !
    Le problème est que la droite française est incapable de combattre ce phénomène. Pour deux raisons : d’abord parce que le coupable s’appelle de Gaulle. C’est lui qui a redonné à l’Etat français un rôle considérable – sans doute pour de bonnes raisons, mais dans le cadre d’une alliance de fait avec le PCF dont nous payons le prix. Le statut de la fonction publique, c’est lui.
    Ensuite par son refus, caricatural chez Le Pen des principes du libéralisme. Car pour un libéral, ce système se combat au niveau des institutions ( en empâchant à la racine ce clientélisme) ,
    En fait à droite on a toujours cherché à se mettre les fonctionnaires dans la poche plutôt qu’à traiter le problème . Que la droite ait toujours échoué, ne l’empêche pas hélas d’y revenir . Ce n’est d’ailleurs pas l’inventivité qui manque pour faire payer toujours les mêmes au bénéfice de toujours les mêmes
    Le prochain trip pour défendre les privilèges des fonctionnaires s’appelle le souverainisme

    • Suzanne dit :

      arroser les fonctionnaires
      Il est vrai qu’augmenter de 1,2% un salaire gelé depuis presque 10 ans, c’est un arrosage décisif!

    • FrédéricN, me permettez vous d’être franc avec vous comme vous l’êtes parfois avec moi? Eh bien, je trouve que dans votre hargne contre les fonctionnaires en général, il y a bien quelque chose d’extrémiste (la recherche du bouc émissaire à tout prix) un peu comme d’autres chassent « l’étranger », le bourgeois, le capitaliste, le ceci, le cela, etc. Je vous répète ce que je vous dis toujours, allez voir travailler une demi journée un policier ou un professeur, surtout dans une cité sensible, un agent de guichet en préfecture, une infirmière à l’hôpital, (c’est-à-dire en gros 90% des effectifs de la fonction publique) et vous reviendrez tout bouleversé de votre découverte. Oui, oui, je vous l’assure… MT

    • hugues dit :

      Frederic_N, je partage totalement votre point de vue.

      Je ne vois rien dans votre post de désobligeant contre les fonctionnaires et rien d’extrémiste non plus. Je ne comprends pas la réponse de Maxime.

      Les fonctionnaires sont privilégiés par rapport aux salariés du privé, c’est un fait au niveau de la retraite, de la sécurité de l’emploi et du temps de travail. Je n’ai rien contre donner des avantages à une catégorie de salariés mais il faut qu’il y ait une contrepartie.

      Certaines catégories mériteraient d’ailleurs beaucoup plus d’avantage qu’ils n’en ont aujourd’hui (policiers et soldats par exemple) mais hélas ce ne sont pas eux qui sont récompensés. De toute façon les notions républicaines de « récompense » et « mérite » n’existe pas dans la fonction publique.

      et j’adore cette phrase : »Le prochain trip pour défendre les privilèges des fonctionnaires s’appelle le souverainisme »

      merci Frederic

    • hugues, c’est faux ce que vous dites. « la notion de mérite n’existe pas dans la fonction publique », c’est un mensonge absurde. Les fonctionnaires sont recrutés sur des concours offrant parfois un poste pour 100 ou 200 candidats, à tous les niveaux. Ce sont des concours extrêmement sélectifs. Et ensuite la promotion passe non seulement par l’évaluation et la notation annuelle, mais aussi par d’autres épreuves et concours. Vous n’y connaissez rien et votre mépris envers les fonctionnaires en général est profondément anti-républicain.
      MT

    • hugues dit :

      Je n’ai aucun mépris pour les fonctionnaires, certains membres de ma famille en font partie (police et impôts en l’occurrence).

      Par contre je trouve le status que la fonction publique accorde à certains de ses agents (en particulier ceux qui ne sont pas du domaine régalien) est tout simplement inadmissible, d’un autre temps et complètement inadapté. Eux-mêmes jugent que certains de ces privilèges ne pourront pas durer éternellement.

      Maxime, la nuance semble vous échapper.

      L’avancement d’échelon systématique tous les 2 ans quel que soit le mérite, la promotion basée sur des taux de promotion applicables pour certains corps et grades des agents, des syndicats auxquels il faut appartenir pour espérer avoir une promotion, les jours de carences, le calcul avantageux de la pension, etc…

      Ne confondez pas la remise en cause d’un status avec des attaques (que je ne fais pas)contre les fonctionnaires. La gauche a l’habitude de faire systématiquement ce genre d’amalgame, comme celui du gel de la grille des salaire avec le blocage des salaires (la grille n’a pas été ré-évaluée mais chaque fonctionnaire a au moins bénéficié d’une augmentation de salaire grâce à ce mécanisme d’échelon supplémentaire tous les 2 ans): dans le privé, on est très loin d’avoir une augmentation tous les 2 ans.

      Je vois hélas que ce n’est pas seulement la gauche qui défend ces privilèges exorbitants et injustes.. et il ne faut pas oublié que c’est le secteur privé qui finance le publique, il y a des limites financières si on ve veut pas finir comme la Grèce.

      Et je re-cite la phrase de Frederic que j’aime tant:

      « Le prochain trip pour défendre les privilèges des fonctionnaires s’appelle le souverainisme »

    • Robert Marchenoir dit :

      C’est tout de même curieux : la corporation des fonctionnaires est la seule à se prétendre « haïe », « méprisée » et je ne sais quoi encore, dès lors qu’on évoque les problèmes, bien réels, posés par le régime du fonctionnariat en France.

      Pas mal de monde a des griefs envers les garagistes, mais jamais, sur aucun blog, je n’ai vu intervenir quelqu’un en disant : venez donc faire garagiste pendant une journée, et vous verrez que ce sont des gens formidables, dévoués, méritants, qui font un métier difficile, etc.

      Pas mal de monde se paye la fiole des plombiers, mais jamais, sur aucun blog, je n’ai vu intervenir quelqu’un en disant : venez donc faire plombier pendant une journée, et vous verrez que ce sont des gens formidables, dévoués, méritants, qui font un métier difficile, etc.

      Beaucoup de gens critiquent les journalistes, mais jamais, sur aucun blog, je n’ai vu intervenir quelqu’un en disant : venez donc faire journaliste pendant une journée, et vous verrez que ce sont des gens formidables, dévoués, méritants, qui font un métier difficile, etc.

      Enormément de gens critiquent les fonctionnaires, mais là, dès lors qu’il se trouve un fonctionnaire dans la salle (ce qui est fréquent, vu leur nombre en France), il le prend immédiatement pour lui, et nous entendons tout de suite parler d’ignorance, de hargne, de bouc-émissaire, de mépris des valeurs républicaines et que sais-je encore.

      Serait-il possible de considérer que nous sommes entre gens intelligents et civilisés, et que par conséquent les personnes présentes sont exemptes par définition des mises en cause émises dans la conversation ?

      Serait-il possible d’admettre que la liberté d’expression disparaît, de même que la liberté tout court, dès lors que l’on prétend interdire la critique d’un groupe social et de son rôle, au prétexte que certains de ses membres sont de braves gens (ou beaucoup, ce n’est pas la question) ?

      A cette aune, il faudrait s’interdire de protester contre l’islamisation de la France, au motif que cela trahirait une « haine » des musulmans.

    • Robert Marchenoir, la liberté d’expression doit jouer dans les deux sens. Ceux qui n’aiment pas les fonctionnaires s’expriment (par exemple sur ce blog), et ceux qui veulent les défendre (comme moi) répondent aux critiques. Qu’est-ce qu’il y a de choquant? MT

    • Robert Marchenoir dit :

      Mais justement, Maxime, vous ne répondez pas aux critiques. Vous laissez entendre que l’on vous a offensé en décelant du mépris là où il n’y en a aucun, et comme personne n’a le souhait (il me semble) de vous offenser, eh bien… vous dissuadez la critique.

      Pour être plus précis : « les fonctionnaires sont méritants » n’est pas une objection valable à la proposition « le système français de la fonction publique opprime la population ». C’est une réponse à côté. Ce n’est pas la question.

      100 % des fonctionnaires seraient-ils aussi méritants, individuellement, que vous nous le dites (et cela est faux d’une façon objectivement démontrable — ai-je parlé ici des congés-maladie frauduleux des agents hospitaliers ?) que cela n’invaliderait nullement la proposition ci-dessus (par ailleurs étayée sur des kilomètres de livres, études et rapports en tous genres).

    • Rober Marchenoir, vous caricaturez mes propos, je n’ai jamais dit que 100% des fonctionnaires étaient méritants, j’ai dit que la majorité d’entre eux aimaient leur travail et le faisaient bien, dans la police, l’enseignement, les préfectures, etc. et qu’il est injuste de les mépriser en voyant en eux des « ronds de cuir ». Qu’il faille réformer la fonction publique, ce que je crois profondément, c’est un autre sujet.
      MT

  14. Bernard 06 dit :

    Bonjour M Tandonnet,
    Vous revendiquez une parole d’honneur, voilà la différence entre vous et eux.

  15. noeletmoi dit :

    En ce qui me concerne, moi non plus, je ne comprends pas ce qui les retiens ainsi, lorsque je vois leur image, que ce soit dans les médias journaux ou télévision, il me dégoûte, j’ai envie de vomir…je détourne la tête, même chez les humoristes comme Canteloup, en parler me donne un malaise.

  16. Gérard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    Le mot « Honneur » ne fait surement plus partie du vocabulaire d’un certain nombre de politiques notamment ceux issus de la promotion Voltaire de l’E.N.A.
    Je pense que nos gouvernants ne manquent pas complètement de lucidité, en effet à quoi assistons-nous ? Tout simplement au respect des engagements de campagne du candidat Hollande qui avait « promis » de consacrer la dernière partie de son mandat à la : redistribution. Nous y sommes et les méchantes langues qui parlent de cadeaux sont priées de se référer aux très nombreux engagements tenus de F. Hollande. C’est ainsi que le perroquet B. Le Roux est actuellement en train de commenter dans les médias les dépenses pré-électorales non financées du président.
    Quant au rejet de ces clowns par le peuple, nos politiques restent persuadés qu’ils sont capables de retourner l’opinion à leur guise. Souvenez-vous de N. Sarkozy qui juste après sa défaite en 2012 restait persuadé que quelques jours de campagne électorale supplémentaires (et quelques millions de plus pour Bygmalion) auraient suffis à battre Hollande.
    Bien sur, tous ces personnes mais également ceux qui les conseille et leur masque la vérité ne vivent pas sur notre planète et n’œuvrent exclusivement que pour faire perdurer leurs rentes.
    En ce moment je me raccroche à un petit espoir pour les voir partir avant l’échéance: que la loi « travail » soit rejetée par l’assemblée nationale et adoptée par l’usage du 49.3 puis qu’une motion de censure du gouvernement soit votée dans la foulée. Mais je ne suis pas naïf au point de croire à ce scénario, au dernier moment le gouvernement préfèrera saborder son texte pour gagner quelques mois de pouvoir de nuire. Encore un instant Monsieur le bourreau comme disait la du Barry.

    • Gérard Bayon, c’est cousu de fil blanc, pour la forme, ils vont maintenir un texte mais il aura l’effet exactement inverse à celui qui est annoncé, c’est à dire aggravant les charges et les contraintes pour l’entreprise, une loi socialiste à la française, une politique abjecte qui sacrifie l’intérêt général à leur délire narcissique… MT

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