Fin de règne ou fin de régime?

Voici une contribution bienvenue, appelant réflexion… Le constat est accablant. La question qui reste pendante: sur quoi peut déboucher une pareille impasse? paume

« Le parallèle avec la France de la fin de l’ancien régime est saisissant: un pouvoir théoriquement très fort, en réalité impuissant, tout entier personnifié par un homme rejeté; les intrigues de cour pour le remplacer, non pas dans l’objectif d’une autre politique, mais seulement pour occuper les palais; les fondements théoriques et philosophiques de l’Etat devenus irréels (à la fin de l’ancien régime, la monarchie de droit divin et les privilèges nobiliaires n’avaient plus de sens; aujourd’hui, que sont devenus les principes républicains? où est la démocratie? je ne développe pas, il y aurait trop à dire); le sens de l’intérêt général disparu au profit de castes sociales opportunistes (les Parlements hier, aujourd’hui le monde politico-médiatique, et tous les intérêts corporatistes que le pouvoir flatte et arrose); un pouvoir à mille lieues des préoccupations quotidiennes des « vrais gens »; etc. »

François MARTIN

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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8 commentaires pour Fin de règne ou fin de régime?

  1. Kadoc Le Vannetais dit :

    Fin de règne ?

    Oui, de façon probable. On ne voit pas très bien quelle séquence d’événements permettrait à François Hollande d’être réélu. Bon débarras de ce candidat accidentel, élu par défaut et que les français auraient congédié depuis longtemps s’il y avait des voies institutionnelles pour le faire (comme ça devrait être le cas pour n’importe quel élu). Et ce n’est pas très important, de toute façon. Hollande est le symptôme, pas la maladie.

    Fin de régime ?

    Mauvaise question, en fait. On ne sait pas. C’est un peu comme ces régimes autoritaires qui se maintiennent au pouvoir pendant des décennies, apparemment inamovibles, et qui se retrouvent balayés tout d’un coup, suite à des circonstances pourtant pas pires que des crises précédentes et qu’ils n’avaient eu aucun problème à surmonter pour se maintenir. L’Egypte d’Hosni Moubarak serait un parfait exemple. 30 ans de stabilité désespérante et un beau matin, un jeune vendeur ambulant se suicide quelque part en Tunisie, et tout est balayé.

    La vraie question, c’est régime robuste – capable de surmonter des crises graves tout en se préservant, parce que fort ou légitime – ou régime fragile – susceptible de continuer des années durant dans l’apparence de la stabilité, mais aussi de tomber un beau matin, sans que l’on ne sache vraiment pourquoi cela arriva ce matin-là et pas un autre.

    Et ça, effectivement, il est possible que nous y soyons. A force d’incompétence, d’inaction, d’impuissance, à force de dégoutter les citoyens qu’elles sont sensées servir et de perdre leur légitimité, nos institutions ont probablement atteint un degré élevé de fragilité. C’est ce point où ceux qui sont supposés les défendre devant une crise se disent que cela ne vaut pas la peine, qu’ils n’ont pas envie de risquer qui leur carrière, qui leur fortune, qui leur conscience, qui leur peau pour maintenir un système en lequel ils ne croient plus et dans lequel ils ne se sentent plus investis.

    Et un beau jour, vient une tempête, apparemment rien de grave, une tempête comme beaucoup d’autres avant elle. Et une digue flanche quelque part, comme cela arrive parfois, et qu’il suffit de réparer. Mais ce jour-là, les équipes de maintenance n’arrivent pas en temps et en heure, la mer continue d’avancer, une autre digue flanche, puis une autre, puis une autre et quelques heures, quelques jours plus tard, les eaux ont tout emporté.

    On ne sait pas et on ne peut savoir laquelle sera la tempête de trop. Demain ? Dans dix ans ? C’est un exercice parfaitement futile. Il se pourrait même qu’elle ne vienne jamais. La seule chose que l’on puisse savoir, c’est l’état des digues. Et elles, oui, elles font pitié à voir.

  2. Walter dit :

    Fin de règne oui, c’est mathématique, à un an des élections!
    L’esquive et la couardise se payent Place de la République, foyer d’agitation violente de l’extrême gauche où de jeunes utopistes se font doubler par les casseurs cagoulés et dans le pays par l’inquiétude, la peur et le desespoir.
    Fin de régime, oui depuis que l’on bricole la Constitution de la Vè pour neutraliser les effets des cohabitations ou inscrire le principe de précaution sans se l’appliquer à soi-même!
    Le président jette un regard attendri sur les « Nuit debout » qui marchent vers le domicile privé de son Premier Ministre ou vers l’Elysée!
    On croirait Marie-Antoinette jouant le Mariage de Figaro alors que Louis XVI avait saisi la subversion de la pièce de Beaumarchais.
    Débordé? Largué? Fasciné par sa chute prochaine? Aveuglé par les ors et le pouvoir? Cette erreur de casting nous la payons le prix fort et j’espère que les électeurs de M.Hollande s’en mordent les doigts des deux mains!

  3. René de Sévérac dit :

    Je vote pour la « fin de régime » …
    car les trois règnes du XXIème siècle sont assez voisins.
    Et je ne vois pas le nouveau (Philippot estime de même importance LMPT et la culture du bonzaï)

  4. Jean dit :

    Personnellement je ne vois pas de fin de pouvoir ou de régime arriver. Ca fait 30 ou 40 que ça marche comme ça alors pourquoi ne pas continuer ? Michel43 et G. Bayon résument très bien la situation.
    Arrêtons le blabla (très français!) et ne soyons pas pour une fois des veaux. Virons tous ces inutiles avec notre bulletin de vote. Le vrai pouvoir c’est nous qui l’avons.

  5. Mildred dit :

    Monsieur Tandonnet,
    Vous demandez : « Fin de règne ou fin de régime ? » J’avais remarqué la contribution de François Martin sur votre dernier billet. Fin de régime ? Sûrement pas ! Croyez-vous que les « vrais gens » soient prêts à faire subir à nos privilégiés d’aujourd’hui, le sort que leur ont réservé les sans culottes d’hier ? Fin de règne ? Même pas sûr, tant que vous et les vôtres oseront écrire qu’un parti qui représente tout de même déjà plus de 30% des électeurs, est ce que vous « exécrez le plus au monde » comme vous me l’avez écrit, et Dieu sait pourquoi, effacé !

    • michel43 dit :

      le problème des sois d’issants élites est bien LA ? comment IGNORER 6.3 MILLIONS d » électeurs ; IMPOSSIBLE désormais , MOI..qui en connais , je L..AFFIRME, des responsables formidables , pars contre a FREJUS un UMP VOYOUS qui a ruiner sa ville et la justice a oser le condamner ; Amande et comme toujours PRISON avec sursis

  6. michel43 dit :

    FIN de REGNE..OUI. a un ans de l » élections FIN de régime ;SUREMENT PAS.. en FRANCE; le régime a la soviétique , est fait pour durer, et L.ETAT , ses hauts fonctionnaires , fonctions publics ,syndicats, associations , les lobbys ,sont les vrais pouvoir ,et désormais BRUXELLES , la dictature républicaines , entente GAUCHJE- DROITE ,on tout fait pour Museler, le peuple ,jusqu’à QUAND ?

  7. Gerard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    Je viens de regarder notre président (avec un petit p) bouffi de satisfaction (« Ça va mieux ! » sic), toujours sans cap, par moment un peu bousculé et qui visiblement n’a convaincu personne. .
    Pour en revenir au billet de François Martin, il fait une bonne synthèse de nombreux commentaires de ce blog aux questions relatives à la fin de règne et de manière plus générale du devenir de la Vème République.
    La démocratie est de plus en plus malmenée, la faute à qui ? Depuis l’élection de F. Mitterrand tous les présidents l’ont tous malmenée, au travers de répartition des sièges lors d’élections, de lois ou de ce qui est plus grave du non-respect du vote des Français. Quelle a été la réaction des élus : Aucune, celle du peuple : Aucune. Alors pourquoi ne pas continuer ! « Les Français sont des veaux » a dit un grand homme, comme il avait raison et si tout va si mal aujourd’hui il faudrait quand même arrêter de se plaindre et de s’en prendre à nos politiques et leurs complices scélérats que nous sommes incapables de virer, car il s’agit bien de cela !
    Le seul problème c’est que nous ne disposons d’aucun personnage et d’une nouvelle équipe suffisamment honnêtes, compétents et charismatiques pour fédérer la colère qui monte et organiser enfin un « printemps de France », digne et sans violence.
    Alors puisque nous ne sommes pas encore assez malheureux et que nous sommes dans l’incapacité de faire changer les choses et surtout parce que nous n’en avons pas le courage, nous allons continuer à vivre encore quelques temps cette parodie de République jusqu’au moment où l’exaspération prendra le pas !

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