L’Europe unie des Nations ou la mort

imagesAX7GGNUDCi-dessous mon article publié ce matin, le 6 février, par le Figaro journal, en pages débats.  Il exprime une certitude absolue, que j’aimerais faire partager. Le système bruxellois des directives, des règlements, des sanctions de la cour de justice, qui vise à réguler la vie des Européens dans le moindre détail, entraîne le continent européen comme un boulet vers le fond de l’abîme. En revanche, l’Europe des Nations ne peut désormais survivre, s’en sortir, échapper à la destruction qu’à la condition de réaliser son unité politique et stratégique. L’Europe, ce sont les grands Etats libres et souverains, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Grande-Bretagne, l’Espagne, la Pologne,  qui ont une histoire, une culture, un destin commun, et doivent réunir leurs forces dans un esprit d’osmose pour se sauver ensemble, en formant une coalition politique, économique, militaire, diplomatique afin de reprendre en main les clés de l’avenir et combattre par tous les moyens nécessaires les ennemis qui veulent sa destruction. Sinon, ils mourront chacun dans son coin et c’est le spectacle tragique auquel nous assistons aujourd’hui.

Maxime TANDONNET

Pour l’Europe unie des Nations

Que reste-t-il de l’idéal des Pères fondateurs de l’Europe, au lendemain de la deuxième guerre mondiale, de fonder une « union toujours plus étroite entre ses peuples »? Certes l’appareil bureaucratique et juridictionnel, issu des traités de Maastricht et de Lisbonne, visant à réguler la vie des Européens dans les moindres détails, ne cesse de renforcer son emprise. Par exemple, un arrêt de la cour de justice de l’Union européenne du 10 septembre 2014, oblige l’Allemagne à inscrire un étudiant tunisien à l’Université technique de Dortmund. Mais la volonté politique de bâtir un destin commun aux nations européennes semble ne plus exister que dans les proclamations et l’incantation. Qui y croit encore?

La crise grecque qui ne cesse de s’envenimer depuis cinq ans, d’ultimatum en ultimatum, de milliards en milliards versés en vain, montre une Europe sous domination allemande, rompant avec l’un de ses principes fondamentaux, « l’égalité des Etats membres », une Europe déchirée, incapable de se remettre en question, ni de prendre une décision qui s’imposait – la sortie temporaire de la Grèce de la zone euro.

La crise des migrants, l’arrivée en 2015 de plus d’un million de personnes en provenance du Moyen-Orient et d’Afrique a provoqué un immense séisme. Face à ce phénomène d’ampleur titanesque, les réflexes nationaux se sont déchaînés. L’Allemagne a agi en solitaire. Enchaînée à sa mauvaise conscience, elle a donné le sentiment de sombrer dans la panique. Se pliant à l’émotion médiatique, elle a tout d’abord encouragé le mouvement. La chancelière Merkel posait ainsi en « mère des réfugiée ». Puis, face aux images insoutenables des foules en perdition, elle s’est brutalement raidie. Elle a voulu imposer des « quotas d’accueil » irréalistes à ses partenaires. Puis, elle a rétabli ses contrôles aux frontières internes, violant le principe de libre circulation. Le fractionnement de l’emblématique « espace Schengen » s’est alors accéléré, l’Autriche, la Slovénie, le Danemark, la Suède, la France, emboitant le pas à l’Allemagne. Rien n’est réglé pour autant et l’afflux se poursuit.

L’Union européenne semble en voie de désintégration. Le Brexit, la sortie du Royaume-Uni, constituerait un choc gigantesque. Les pays d’Europe orientale, la Hongrie et la Pologne, sont entrés en dissidence ouverte contre l’appareil bruxellois. La Grèce est de nouveau traitée en bouc émissaire, cette fois-ci accusée de la faillite de la frontière commune. Cette Union ne cesse de s’enfoncer dans une impopularité chronique. Un sondage eurobaromètre montre que 59% des Européens ne lui font pas confiance, 63% des Français, 66% des Britanniques et des Espagnols, 69% des Italiens, 59% des Allemands. Est-il concevable, en démocratie, de construire un projet commun sur un rejet populaire aussi massif?

Le retour à des Etats-nations isolés, voire aux passions nationalistes, dont la montée s’exprime à la fois dans les urnes et dans la rue, est-il inéluctable? Paradoxalement, dans ce climat d’apocalypse, jamais l’unité politique du continent, profondément uni par son histoire, sa culture, un destin commun face aux grands périls planétaires, n’a été aussi vitale. La cause de l’effroyable impuissance européenne face à la crise des migrants, face aux noyades, est l’absence de cohésion politique. Face au drame, les Nations européennes devaient impérativement coaliser leurs forces militaires et économiques pour intervenir en amont, imposer un blocus aux passeurs qui accumulent des fortunes en jetant à la mer des millions de migrants, oeuvrer au secours sur place des réfugiés, à l’accueil organisé d’une partie d’entre eux, puis à la pacification et au développement des régions d’origine. Le temps de l’Europe unie des Nations est venu. Encore faudrait-il en prendre conscience.

 

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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20 commentaires pour L’Europe unie des Nations ou la mort

  1. PhD dit :

    Bonjour

    @ FT : 10 février 2016 à 13:43

    Si j’ai traité Jean Monnet de traître, j’ai dit qu’Adenauer fût un grand homme.

    Moi aussi, je me sens européen et je sais que les différents pays qui composent ce continent partagent une civilisation commune.
    Mais les identités, forgées autour de la langue, demeurent nationales et la nation reste le seul cadre dans lequel la démocratie puisse s’épanouir.

    Je souhaite réellement une Europe des Nations coopérant pour le Bien commun, mais je reste persuadé que son avènement nécessite la destruction du monstre bruxellois, qui fonctionne actuellement contre l’intérêt des peuples européens.

    Vous mettez sur le même plan une bureaucratie française devenue folle (je vous l’accorde volontiers) et une technocratie européenne qui poursuit sciemment des objectifs précis de destruction des vieilles nations européennes et de soumission de l’ensemble aux intérêts de l’empire américain (voir encore une fois les négociations sur le tafta)

  2. Gustave Bermond dit :

    Cette « Europe des nations » que vous appelez de vos souhaits me rappelle par bien des aspects celle que prônait Mme Thatcher. Vous finirez par comprendre que la vision minimaliste de l’Europe qu’ont toujours voulu les anglais était et reste la seule viable !

  3. FT dit :

    Bonjour Maxime,
    Vos propos sont éclairants, mais certains des commentaires qu’ils suscitent font froid dans le dos. Au risque de passer pour un traître méritant la fusillade dans le meilleur des cas, je réaffirme donc qu’en tant que fils d’un Provençal (la Provence n’a été rattachée à la France qu’en 1481, et encore « comme un principal à un principal ») et d’une Berlinoise (l’unité allemande ne date que de 1871), ma patrie, ma Nation, c’est l’Europe, qui figure sur mon passeport au même titre que la France, dont personne ne conteste les valeurs. En tant qu’habitant de la Savoie, qui fut un Etat pendant près de mille ans et dont la partie occidentale n’a été rattachée à la France qu’en 1860, après la Corse et la Martinique, je me sens plus proche de mon voisin piémontais que, dois-je le dire, d’un Picard ou d’un Aquitain.
    Certes, l’Europe, comme toute entité publique, produit des règles, des jugements, qui peuvent paraître contraignants. La CJCE a sans doute contraint l’Allemagne à inscrire un étudiant tunisien dans une université (je n’ai pas le temps de me pencher sur le problème). mais le Conseil d’Etat français a en 1975 (arrêt Gisti si ma mémoire est bonne, là encore le temps me manque), pour sa part, validé le principe du regroupement familial au profit des travailleurs immigrés. Sans se demander si l’une ou l’autre décision est bonne ou pas, ne s’agit-il pas de la même démarche? Quant à l’accusation de technocratie européenne, l’administration française n’est-elle pas un modèle du genre? Je ne rappellerai que pour mémoire le cas que vous connaissez: les refuges de montagne dans les Alpes ont dû batailler longtemps pour obtenir que leurs portes ouvrent vers l’intérieur plutôt que vers l’extérieur, que voulait leur imposer une administration centralisatrice au motif que cela facilite la sortie en cas d’incendie ou de panique; mais comment ouvrir une porte vers l’extérieur quand il y a un mètre de neige dehors? Les règles de la plaine ne sont pas celles de la montagne, ni celles de la mer, les nations, en cela, ne changent rien à l’affaire.
    Oui, Mme Merkel, confrontée au problème allemand de dénatalité à risque économique malthusien, a sans doute été trop vite en besogne dans sa volonté d’accueillir des migrants et se débrouille comme elle peut pour rectifier le tir. Il eût fallu se concerter plus tôt, à supposer qu’elle eût trouvé un interlocuteur. Mais « l’Europe des Nations », cher Maxime, empêtrée dans les considérations régaliennes de ses 28 membres, est-elle le juste théâtre d’une réponse commune? il faut, dit-on, un corps de garde-frontières européen. Mais de qui dépendra-t-il? Seule une autorité européenne, osons le mot, fédérale, pourra le diriger.
    Lundi, j’assistais à la remise des prix d’un concours ouvert aux jeunes créateurs, pour la réalisation du logo de l’entreprise qui perce et exploitera plus tard le tunnel ferroviaire de la nouvelle liaison Lyon-Turin. C’était à Lyon, capitale des Gaules, et les vainqueurs sont deux jeunes étudiants turinois. « Nous sommes tous issus de l’empire romain », a brillamment commenté un des membres du jury. Faut-il donc que maintenant, ce héritage soit dispersé, au nom d’une « autre Europe » que certains de vos commentateurs appellent de leurs vœux, pour mieux cacher leur désir profond d’un repli sur soi? Ceux qui veulent la mort de l’Europe d’aujourd’hui n’ont pas envie d’en voir une autre renaître, ou alors le plus tard possible.
    Les Grands-Bretons décideront bientôt de leur destin, ils continueront quoiqu’il arrive à payer en sterling. Depuis que Mrs Thatcher (« I want my money back ») a posé comme principe que son pays jamais ne devrait plus contribuer à l’effort commun européen qu’il n’en retirerait de subsides, les arguments sur l’éventuelle catastrophe que constituerait un « Brexit » me laissent perplexe. Enfin, personnellement, je ne tiens pas à retrouver des francs dans mes poches, je ne veux pas (passons sur l’état d’urgence actuel) devoir à nouveau présenter mes papiers quand je rends visite à mes amis de l’autre coté du tunnel du Fréjus, ou à mes cousins au bord du lac de Constance. J’aime manger de l’agneau de Maurienne, acheté en circuit court, et aussi du poulet du Piémont, tout aussi en circuit court, n’en déplaise aux volaillers français.
    Alors oui, je me range derrière « le traître Jean Monnet » que j’ai vu plus haut, sans doute faut-il ajouter dans la cohorte de la trahison les « infâmes » Robert Schuman, Alcide De Gasperi, Konrad Adenauer et tant d’autres, qui ont fait preuve en leur temps de bien plus de courage que ceux qui, aujourd’hui les vouent aux Gémonies.
    Veuillez excuser l’outrance de mes propos…

  4. Georges dit :

    Qui sont les instigateurs du conflit au moyen orient sinon les occidentaux ,ce chaos a été minutieusement préparé .Comme par hasard Assad et les Iraniens sont à nouveau en odeur de sainteté .Le bal des faux-culs dans toute sa splendeur.

  5. Georges dit :

    L’union européenne a creusé la tombe de ses citoyens ,l’invasion qu’elle subit actuellement ne sert qu’à détruire nos identités .Ceaucescu et Staline firent de même en brisant les identités régionales de leurs pays .

  6. Freederic_N dit :

    Bonjour Maxime
    Soyons clairs . Sans Europe point de salut , et certes il ne faut pas se faire peur . Mais je nous vois mal résister au déclassement , si nous nous isolons dans nos Nations.

    Je me permets de joindre un extrait de l’interview de Le Goff dans le Débat

    « Le paradoxe de la construction de l’Union européenne est qu’elle s’est développée dans un moment où son héritage premier qui la spécifie comme civilisation s’est trouvé mis à mal. Le défunt traité établissant une Constitution pour l’Europe élaboré en 2004 faisait non seulement peu de cas des nations qui se sont construites à la suite des empires, il se référait de façon éthérée dans son préambule à des références certes louables («dignité humaine», «liberté», «égalité», «solidarité», «démocratie», «État de droit»…), mais sans ancrage historique. Les principales sources et les grands moments qui ont façonné l’Europe et la distinguent des autres civilisations n’étaient même pas mentionnées: culture grecque et romaine, juive et chrétienne, sécularisation et importance des Lumières qui ont fait de l’Europe le «continent de la vie interrogée» Le paradoxe de la construction de l’Union européenne est qu’elle s’est développée dans un moment où son héritage premier qui la spécifie comme civilisation s’est trouvé mis à mal. Le défunt traité établissant une Constitution pour l’Europe élaboré en 2004 faisait non seulement peu de cas des nations qui se sont construites à la suite des empires, il se référait de façon éthérée dans son préambule à des références certes louables («dignité humaine», «liberté», «égalité», «solidarité», «démocratie», «État de droit»…), mais sans ancrage historique. Les principales sources et les grands moments qui ont façonné l’Europe et la distinguent des autres civilisations n’étaient même pas mentionnées: culture grecque et romaine, juive et chrétienne, sécularisation et importance des Lumières qui ont fait de l’Europe le «continent de la vie interrogée». le fonctionnement des institutions. L’économisme est devenu la grille de lecture dominante de pays européens déboussolés qui ne parviennent plus à réinsérer l’économie dans un creuset historique et culturel qui puisse faire sens pour les peuple. »

    PS a-ton signalé des problèmes sur votre logiciel ?

  7. Maréchal dit :

    Bonjour à tous …
    Le clin clin cours sur patte François Hollande ne fait plus que repérer les chanterelles sous les châtaigniers.
    « Quant à Marine Le Pen et sa fixation anti Européenne, elle s’obstine dans le fait de penser que les Français sont des ignares et qu’ils ne se sont pas imaginés qu’à l’origine le Général et Konrad Adenauer avaient une autre raison de créer l’Europe. Après nous savons tous qu’il était utopique de l’élargir à 28 pays dont les niveaux de vie sont beaucoup trop éloignés les uns des autres. »

  8. Nycthéméral (Nyco pour Maxime) dit :

    Bonjour à tous,
    L’Europe est « financière », c’est un fait !… les finances, et les ordinateurs des places boursières, comme chacun sait, ne connaissent pas le « genre humain » qui n’est autre qu’un facteur à ne prendre en compte que pour une lecture « statistique » de dommages collatéraux, et de calculs à quelques inconnues… mais la courbe la plus importante est celle des profits… (je rappelle ici que je ne suis pas de gauche, ni des extrêmes.. mais force m’est de constater…)
    Pour retirer toute velléité, réduire les « inconnues et écarter toute personnalité capable de « remotiver » un pays pour son « indépendance », il fallait soumettre les états, c’est chose faite avec les dettes colossales que nos « élites » ont contracté pour des motifs qui sont encore bien flous pour moi.. Toute « résistance » plongerait le >Pays « rebelle » dans un chaos orchestré par les financiers et créanciers…
    Ensuite pour préparer une Europe de « régions » que nous appellerons « étatiques » il faut le même découpage de chaque pays, (14 régions en France dorénavant..) afin, plus tard, que ces « régions étatiques » de chaque pays puissent élire leurs représentants pour nommer les « ministres » d’un gouvernement Européen. Un peu à la façon des primaires Américaines avec, à l’issue, un « gouvernement central »..
    Voilà l’Europe qui se construit aujourd’hui, celle de la finance mondiale qui joue également aujourd’hui au grand Monopoly de la géopolitique pour soumettre le maximum de territoires… Qui ne peut voir aujourd’hui ce qui se passe en Afrique, au moyen orient, en Crimée, en Ukraine, Syrie… et j’en passe, tellement la « paix » est déstabilisée.. bien heureux ceux qui s’arrête aux informations télévisées et autres radios qui définissent les « méchants » et nous les occidentaux comme « gentils » brandissant drapeaux blancs et colombes..
    Maxime, vous qui étiez dans ce « milieu » de requins et de profiteurs, (même si je vous accorde volontiers le fait de ne pas en avoir été partie « prenante »..) vous ne pouvez ignorer que ce n’est qu’utopie de croire qu’un gouvernement, quel qu’il soit aujourd’hui, et maintenant, serait capable de changer tout ce qui se met en place, justement, la destruction de tous les « états souverains » Européen pour aboutir à ce que nous ne verrons, ni vous ni moi, et si l’histoire et la nature n’y changent rien, à un super pouvoir qui viendrait des Etats Unis (on peut l’imaginer aujourd’hui ?..) et une monnaie.. le dollar… l’Euro, n’ayant été qu’une monnaie de transition…
    L’Europe qui se construit sans nous (citoyens) aujourd’hui n’est qu’un tremplin…

    Si mon intervention est pure « fiction » aujourd’hui, je suis certain, sans être un adepte du complot permanent, que certains… là bas… outre atlantique… y pensent sérieusement..
    Alors, un homme, ou un état « providentiel » qui changerait quoi que ce soit de cette descente à annihiler toute « indépendance » pour redevenir un état souverain, me semble impossible sans des conflits, et des bains de sang inimaginables dans l’Europe même… La République française s’est forgée dans la terreur et le sang, qui, homme ou état, prendra ce risque pour une Europe faite pour les Citoyens et « humaine » que nous appelons tous de nos vœux ?…

    Aujourd’hui, je suis bien pessimiste…

  9. Freddie dit :

    Je ne vois pas trop de quelle communauté de culture vous parlez. L’Europe est, ce fait, aujourd’hui en partie musulmane et nos dirigeants sont les dirigeants de peuples en partie musulmans. L’intérêt des uns est de pouvoir vivre pleinement l’islam, ce qui, ipso facto, rend la vie impossible aux autres. Quant aux politiciens, à vouloir plaire à tout le monde, ils sont forcément dans une position schizoïde. Comment voulez-vous qu’on ait le sens de l’intérêt général quand l’intérêt des uns est l’inverse de celui des autres, ou qu’on se mette d’accord pour défendre une culture commune quand elle n’existe plus.

    • Freddie, personnellement, je me sens plus « chez moi » en vacance au Portugal avec la gentillesse populaire ou en Italie, voire à Londres ou à Berlin que dans la région parisienne. C’est pourquoi je pense par expérience personnelle, que l’Europe est une entité unie, voire unique, par sa géographie, son histoire sa culture. Par son histoire, prenez n’importe quel manuel d’histoire classique et vous ressentirez immédiatement ce qui unit les Européens à l’égard du reste du monde. La question est comment traduire cette unité sur le plan politique et démocratique, sachant que la bureaucratie bruxelloise qu’on appelle abusivement l’Europe est dans une logique totalement contre-productive. MT

  10. Walter dit :

    Hélas l’Europe se meurt mais qui l’a tuée? Cette folie d’intégrer toujours plus de nations me fait penser à celle du regroupement familial en France. Idée généreuse mais déconnectée du réel.
    Le vote Non de 2005 a été contourné.
    Ici les services publics sont en chute, bradés et l’idée de concurrence s’applique là où il ne le faudrait pas.
    J’aime l’Europe mais pas celle qui qui nous somme de redécouper les régions, nomme commissaire l’incapable Moscovici, légifère sur les fromages et le chocolat, celle qui est incapable de défendre nos frontières, celle qui commande l’étiquettage des produits israéliens pour les boycotter, celle qui laissent malmener et violer nos femmes etc…
    Je suis atterré, dégoûté et révolté!

  11. Tracy LA ROSIÈRE dit :

    M. TANDONNET prenez garde, un jour ce sera la déchéance, vous finirez gaulliste !
    La pathologie n’est pas très grave mais il en demeure toujours des séquelles.

  12. Eric dit :

    L’Europe des Nations, c’est le retour aux sources et très certainement une nécessité pour redonner du souffle à notre continent.
    Nos rares succès européens, Airbus, Ariane, sont avant tout les résultats de la volonté d’hommes politiques Français, Allemands, Anglais, rejoints par d’autres pays par la suite. Jamais les structures européennes (tellement opaques que je ne saurais dire si cela aurait ou concerner la Commission, le Conseil, le Parlement, une DG ?) n’auraient pu être à l’origine de ces initiatives.
    Donc, oui à l’Europe de Nations, mais peut elle se (re)construire sans un grand coup de balai à Bruxelles ? A ce titre, le Brexit ne peut-il constituer une opportunité pour nous obliger collectivement à une remise à plat salutaire ? A l’inverse, accorder des aménagements au Royaume Uni pour permettre son maintien au sein de cet assemblage à la Dubout ne ferait que renforcer le sceptissisme des populations.

  13. PhD dit :

    Bonjour Maxime

    Vous écrivez : « Que reste-t-il de l’idéal des Pères fondateurs de l’Europe, au lendemain de la deuxième guerre mondiale, de fonder une « union toujours plus étroite entre ses peuples »?  »

    Ce que nous avons aujourd’hui est l’idéal rêvé par le traître Jean Monnet et l’infâme Coudenhove-Kalergi :

    – Une europe technocratique oeuvrant à la destruction des nations européennes, soumise aux intérêts de l’empire américain et à son économie : voir la négociation dans le plus grand secret par quelques technocrates du TAFTA : même les parlementaires n’ont pas accès aux documents, ou alors de façon très restreinte.

    – la submersion des peuples européens par une immigration issue de tiers monde, pour former cette masse indifférenciée dirigée par une élite éclairée (https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Nikolaus_de_Coudenhove-Kalergi – 1.3 Paneuropa)
    Avec par exemple la volonté de la commission de faire venir trois millions de « réfugiés » d’ici 2017 et l’acharnement des instances européennes à interdire tout ce qui peut avoir l’aspect d’une préférence nationale ou même communautaire.

    Rappelez vous les propos de J. C. Juncker : « Il ne saurait y avoir de remise en cause démocratique des traités européens »

    Certes, de grands hommes, tels que Charles de Gaulle et Konrad Adenauer ont pu faire illusion quelques temps, mais le fruit était dès le départ destiné à pourrir.

    Il faut donc attendre ou provoquer l’effondrement de cette « construction » funeste et maléfique puis rebâtir une véritable Europe des nations souveraines, coopérant ensemble pour le Bien Commun : c’est ce que je souhaite, comme vous.

    Mais certainement pas avec les pitres eurolâtres actuellement aux commandes des principaux pays d’Europe de l’Ouest : on ne résout pas les problèmes avec les personnes qui les ont créés.

  14. Mildred dit :

    Monsieur Tandonnet,
    C’est la colère qui m’anime, ce qui explique mon retour ici.
    Ainsi ceux qui ont voté en faveur de tous les traités de l’UE, pour ses pompes et pour ses œuvres, nous disent aujourd’hui « L’Europe des nations ou la mort ». Je vote la mort ! Je suis de ceux qui souhaitent la mort de l’UE, car chacun voit bien, s’il lui reste une once de lucidité, que sans la mort de l’UE, aucune « autre Europe » ne pourra naître.

  15. noop dit :

    Merci Maxime pour ce point de vue lucide… mais tellement éloigné, tellement absent des débats et évolutions politiques actuelles. A vous lire on se sent moins seul. A part ça je suis comme sœur Anne je ne vois rien venir (de constructif). Et je regrette de n’être pas plus costaud pour me porter volontaire dans une activité politique utile.

  16. Q dit :

    Bon debarras

    La democratie ce ne sont pas des regles gravees dans le marbre et des norvegiens ou des allemands (ou autres) non ni competence ni legitimite a voter des lois qui concerne la France (et vice versa).

    Ce ne sont pas les traitres LR/PS qui vont sortir le France de cette horreur.

  17. Gerard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    L’Europe de Schengen et du traité de Lisbonne est à l’agonie. Compte tenu du contexte international, il est probable que les électeurs de la Grande Bretagne demanderont à sortir de l’Europe technocratique actuelle, la Grèce quant à elle aura bien du mal à s’y maintenir car la crise est bien loin d’être terminée pour ce peuple et son sauvetage en 2015 n’est à mon avis qu’une perfusion palliative. La France, sa dette abyssale et ses absences de vraies réformes feront très certainement l’objet d’un rappel à l’ordre ferme et imminent peut-être par le minable Moscovici !
    Mme Merkel et ses décisions inconsidérées de l’été 2015 auront sonné le glas de l’Europe de Bruxelles et à cause d’elle mais peut-être grâce à elle , qui va sans doute le payer de son poste aux prochaines élections, une remise en cause du fonctionnement de ce montre sans cœur et sans âme peut et doit maintenant être envisagée.
    A mon avis, toute réforme de l’Europe devra maintenant passer par une consultation de l’ensemble des électeurs des pays adhérents et malheureusement, dans le contexte actuel il est à craindre que nous restions encore quelques années à devoir supporter la bande de bons à rien actuellement en place qui refuseront, comme tous les politiciens, toute perte de pouvoir et donc tout référendum …à moins qu’il ne soit immédiatement trahi par les politichiens nationaux !
    Quoi qu’il en soit, je vois mal certains pays notamment ceux qui ont le plus souffert de la crise et qui commencent à relever la tête, accepter de participer financièrement à de nouvelles dépenses pourtant indispensables en matière militaire et de protection des frontières extérieures.

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