Lecture/histoire: la conférence de la honte

51Xb39vU56L__SX316_BO1,204,203,200_La conférence de la honte (Raphaël Delpard, Michalon, 2015)

L’histoire se répète-t-elle? Le recours à des comparaisons historiques pour interpréter le monde contemporain est une tentation fréquente: le fascisme, la ligne Maginot, Munich, Yalta, mai 1968… Dans un monde en perpétuelle transformation, sur le plan des idées, des technologies, des réalités géopolitiques, les événements ne peuvent se reproduire à l’identique. Pourtant, les hommes, eux restent toujours les mêmes à travers les siècles, avec leurs ambitions, leur volonté de puissance, leurs faiblesses et leurs lâchetés… Dès lors, d’un millénaire à l’autre, les faits historiques se ressemblent malgré des contextes radicalement différents. Si l’histoire ne se répète pas, il lui arrive de bégayer…

Dans son nouveau livre, « la conférence de la honte » (Michalon 2015), issu d’un travail d’historien fouillé, de la consultation d’archives inédites, Raphaël Delpard revient sur un épisode mal connu ou occulté du XXe siècle. A l’issue d’une enquête méticuleuse, il dénonce la passivité du monde occidental face au génocide des juifs d’Europe par le régime nazi. « Pas un seul Etat ne peut, de nos jours, se prévaloir d’avoir agi en conscience. Le laxisme teinté d’antisémitisme dont firent preuve les dirigeants ressemblait à un chèque en blanc signé au chancelier et, de ce fait, l’encourageait à mettre en place une politique d’épuration ethnique à laquelle il rêvait. »

L’auteur fait un récit de la montée des persécutions antisémites en Allemagne, à la suite de la prise de pouvoir par Hitler le 30 janvier 1933, en application des « prophéties » de son livre Mein Kampf et des théories raciales en vogue dans les milieux nationalistes. Le 10 mars, les SA (sections d’assaut hitlérienne) envahissent les bibliothèques et brûlent les livres d’écrivains juifs. Dès le 7 avril 1933, une loi sur la « restauration de la fonction publique » écarte les juifs de la fonction publique. 5000 fonctionnaires sont limogés. Aussitôt après de nouvelles règles les obligent à quitter les professions d’avocat et de médecin. Des mesures d’exclusion sont adoptées dans les lycées et les universités. Les persécutions anti-juives n’en sont pourtant qu’à leur début. Dans un contexte de violences antisémites croissantes, elles atteignent un nouveau seuil avec les lois raciales de Nuremberg, en particulier la loi du 13 septembre 1935 « pour la protection du sang et de l’honneur allemand » qui interdit aux juifs de contracter mariage ou d’entretenir une relation extraconjugale avec un « sujet de sang allemand » (sic) ou encore de hisser le drapeau national.

Ces informations circulent en Europe et aux Etats-Unis. Elles entraînent des réactions ponctuelles d’indignation comme le discours d’Edouard Herriot, maire de Lyon, le 13 mai 1933, intitulé « contre l’antisémitisme ». Raphael Delpard souligne pourtant la faiblesse et le manque de fermeté des réactions officielles du monde occidental pour lequel ces persécutions sont avant tout considérées comme relevant d’une affaire intérieure allemande. La lecture de ce livre fait froid dans le dos tant elle souligne la lâcheté des dirigeants politiques occidentaux.  Il cite le président Roosevelt, donnant ses instructions au nouvel ambassadeur des Etats-Unis à Berlin, William Dodd, à la veille de son départ : « Certes les autorités allemandes traitent les juifs d’une manière scandaleuse, et les juifs américains sont révoltés, mais cela n’est pas du ressort des Etats-Unis. Nous ne pouvons rien faire d’autre que de protéger les citoyens américains qui auront été inquiétés. » L’auteur souligne que la société des nations ou SDN (l’équivalent de l’ONU dans les années 1920-1930), est restée passive devant la montée des persécutions anti-juives. Jamais, faut-il le souligner, l’idée d’une intervention armée collective pour mettre fin aux abominations en cours n’a été évoquée.

En 1938, les Etats-Unis et l’Europe occidentale font face à une augmentation des demandes de visas de la part de juifs victimes des nazis. Le 22 mars 1938, le président Roosevelt lance l’idée d’une conférence internationale concernant les réfugiés fuyant l’Allemagne. Il jette ainsi les bases de la future convention de Genève du 28 juillet 1951. L’objectif est d’organiser, entre une trentaine de pays, l’accueil de six-cent mille personnes frappées par les persécutions hitlériennes et susceptible de quitter l’Allemagne. Cette conférence a lieu du 6 au 15 juillet 1938, en France, à l’Hôtel Royal d’Evian. Raphaël Delpart cite de larges extraits des interventions des représentants des Etats participants. Elles donnent une impression surréaliste d’inconscience totale de la gravité des événements en cours et de dérobade, chaque pays faisant part de son « incapacité » à recevoir des réfugiés juifs. L’échec de cette conférence, signe flagrant de l’indécision des occidentaux, suivie avec mépris et cynisme par les dirigeants nazis, ouvre la voie à la nuit de cristal, les 8 et 9 novembre 1938: « Pendant deux jours, les SA se répandent dans les rues des villes allemandes et autrichiennes, brisant, injuriant, tuant tout ce qui est juif ou y ressemble ». L’un des moments les plus poignants du livre est le récit de la tragédie hallucinante du Saint Louis. Ce bateau quitte Hambourg le 15 mai 1939 avec neuf-cent sept juifs pourvus de visas cubains, fuyant les persécutions nazies. Au terme de la traversée de l’Atlantique, il est refoulé par les autorités cubaines, puis d’Argentine, d’Uruguay, du Paraguay, de Panama. Les Etats-Unis lui interdisent l’accès à leurs eaux territoriales, puis le Canada les repousse à son tour… « Le Saint Louis n’a pas d’autre solution que de retourner en Allemagne où la majorité des passagers seront conduits dans les camps. »

L’auteur, tout à son travail d’historien et d’enquêteur, ne procède à aucune comparaison explicite avec les événements actuels du Moyen-Orient et les persécutions dont sont victimes les populations civiles et les minorités religieuses ou ethniques. Il est vrai que les circonstances présentes, géographiques, politiques, militaires, sont radicalement différentes de celle de l’Europe des années 1930. Cependant, il est évident que ce livre, profondément perturbant, soulève de multiples interrogations sur la responsabilité des démocraties face à la barbarie et au massacre de minorités, à l’image des populations chrétiennes, yézidies ou kurdes au Moyen-Orient. Il nous rappelle à quel point le secours, y compris par la force, et l’accueil des personnes victimes de la terreur sous toutes ses formes, est un devoir moral inhérent aux valeurs de la démocratie et de la civilisation. Il souligne toute la force et la richesse du droit d’asile, la protection offerte aux personnes victimes de persécutions, qu’il convient bien entendu de distinguer clairement et sans ambiguïtés de l’immigration irrégulière.

Maxime TANDONNET

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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18 commentaires pour Lecture/histoire: la conférence de la honte

  1. Georges dit :

    Il ne sert à rien de dire que nous sommes en guerre ,quelle idée de faire un tel constat .Malheureusement ,l’histoire se répète et les récents événements -massacre de nos concitoyens-démontrent l’inutilité de constater quoi que ce soit, le romantisme n’est plus de rigueur et appelons enfin un chat un chat.

  2. Jean dit :

    Tracy LA ROSIÈRE « Secundo – parmi cette « invasion » se dissimuleraient 4000 activistes préparés à des actions de guerre. »

    L’horreur de cette nuit m’incline à le croire.

  3. Simon dit :

    Avant le génocide juif, il y eut le génocide arménien….pas beaucoup de réaction non plus. Mais ça c’était avant. En ce moment il y a un génocide envers ceux qui ne sont pas sunnites. Que fait-on ? Rien ! Nos gouvernants sont trop dans « padamalgame »,un laïcisme qui frise la christianophobie. Leur grand combat actuel est de barrer la route au FN , en proposant d’allier PS et Républicains (!). France Inter était très en forme aujourd’hui : Cohen ce matin, Bedos à 11h et à 13 h un auteur, dont je n’ai pas retenu le nom, qui parlait, je caricature, du refus d’une part des Français de l »autre », le coloré, le basané….alors qu’il me semble évident que le refus d’une part des Français est le multiculturalisme. Pour en revenir à ces pauvres gens qu’on assassine, notamment les chrétiens, il faut les aider à rester chez eux, sur les terres sur lesquelles ils ont toujours vécu. Apparté que c’est il passé lorsque la 2eme guerre mondiale s’est terminée ? Les rescapés juifs des camps ne pouvaient plus vivre en Allemagne, en Pologne ,etc….il était nécessaire qu’il y ait un foyer juif, la suite, nous la connaissons tous. Aujourd’hui nous accueillons des réfugiés, qui ne sont pas forcément des Chrétiens ou des Yézidis, qui viennent parfois de plus loin Iran, Afghanistan….Faudra-t-il créer des pays pour les recevoir ? Sur quelles terres retranchera-t-on un bout de territoire ? Et que se passera-t-il ensuite ? Et s’ils font souche en Europe, se fondront-ils dans les pays qui les accueillent, sans forcément leur donner un cahier des charges ? Ou nous chasseront-ils comme l’ont fait les Turcs des populations autochtones en Anatolie dès le Xème siècle ?
    La démocratie est un très beau concept, elle arrive à exister parfois. Mais dans l’immédiat, je ne vois que le culte de l’argent, du profit, des intérêts de certains pays, comme les Etats-Unis d’Amérique, comme on le sait l’argent n’a pas d’odeur, et l’Arabie Saoudite, le Quatar, la Turquie sont nos grands amis, qu’ont ils de plus que Bachar el Assad ? Maintenant c’est le Liban qui est touché. Nos armées sont réduites à l’état d’ectoplasme, nos soldats ne sont pas payés régulièrement, notre gouvernement est fantôche. Oui, nous avons des devoirs,mais c’est comme en religion, avant d’aimer les autres, il faut s’aimer soit même. Accueillir c’est très bien quand nos sociétés vont bien, mais lorsqu’elles sont malades, comment peuvent-elles parvenir à s’occuper des autres ?
    Autre chose, on peut fuir les problèmes, la guerre, retarder l’échéance, mais il y a toujours un moment où il faut payer, aller au charbon….Comme d’habitude, je dois être décousue dans mes propos….Bonsoir
    .

  4. Frederic_N dit :

    Même si l’on n’est pas d’accord avec l’article de M Tandonnet il faut mesurer la chance que nous avons sur ce forum. Car ce que fait M Tandonnet c’est un véritable travail; qui permet de nourrir réellement le débat et à peu de frais pour nous – car justement le travail d’analyse et de mise en contexte a été fait.
    Rien que pour cela , merci M Tandonnet.
    Maintenant je pense que la critique de « en passant » est justifiée : je ne crois pas du tout à la thèse d’une nécessité absolue qui conduirait de Mein Kampf aux camps de la mort. Plus, je me réjouis rétrospectivement que les Etats n’aient pas cédé aux émotions : ils auraient légitimisé le nazisme en tant que représentant de la Nation allemande ( et si l’on se souvient de l’engagement du peuple allemand pendant la guerre, on peut imaginer qu’une intervention en 38 aurait eu toutes chances de se traduire par une gravissime défaite sur le long terme). Je ne crois pas non plus au devoir d’ingérence. Nous devons mettre en avant dans cette affaire un seul principe : le maintien et la défense de NOTRE civilisation. Peut-être cela passe -t-il par la protection des minorités non musulmanes, mais en aucun cas par l’idée socialo-obamaienne que nous ayions à juger le régime d’Assad. Le problème d’Assad c’est aux syriens de le régler et l’adage premier doit être la régle : tu as le gouvernement que tu mérites et si t’es pas content bats toi pour le changer. Ne te reposes pas sur -les -occidentaux-coupables-de-tous-les-malheurs-du-monde.

  5. Tracy LA ROSIÈRE dit :

    On ne connaissait pas M. TANDONNET Ancien Combattant…
    Nous sommes impatients qu’il nous raconte ses campagnes !
    http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2015/11/06/le-85e-apres-midi-di-livre-aura-lieu-le-14-novembre-15000.html

  6. Tracy LA ROSIÈRE dit :

    « Malika a tout compris. Nos élites ont mis au rencart le peuple français, pour une utopie universaliste de citoyens du monde. «Nous vivons la mise en minorité progressive du peuple autochtone sur ses propres terres. C’est le simple jeu de l’arithmétique, et cela, les élites politiques le savent… Nous ne sommes plus dans un régime de solidarité nationale, mais dans celui, imposé par le haut, d’une solidarité internationale… Politique du dernier arrivé, premier servi.» Non, ce n’est pas un complot, c’est pire, c’est la réalité. »
    Je joins cet extrait d’un article de ZEMMOUR sur le livre de Malika SOREL-SUTTER intitulé « Décomposition française ».
    Mon propos n’est aucunement une réaction à votre billet du jour qui s’inscrit au nom de populations victimes de persécutions et de minorités religieuses ou ethniques.
    Toutefois l’empathie de l’intelligentsia envers ce qu’il arrive s’inscrit parfaitement dans cette politique tiers-mondiste et, sous couvert de générosité, vise au pragmatisme, autrement dit, au remplacement d’une population usée en tous les sens du terme, et ceci, quels qu’en soient les conséquences, la plus probable étant la Libanisation du territoire national. Trois choses m’irritent singulièrement à propos de cette bien pensance :
    Primo – ces populations sont certainement fort sympathiques et animées des meilleurs sentiments mais que vont-elles faire chez nous ? Il n’y a pas de travail. Fort est de constater qu’elle seront à la charge du CONtribuable pour très longtemps. On leur donne d’ailleurs la bonne habitude de l’assistanat dès leur arrivée. C’est la chose la plus facile à comprendre. De surcroît, une majorité est inassimilable parce que de culture et de religion pratiquement inassimilables. Ils se regrouperons donc en communautés. ( Ce n’est pas à vous que je conseillai de lire « Assimilation, la fin du modèle français » de Michele TRIBALAT car vous connaissez évidemment). Et lorsqu’on lit une de ces stupidités, dans la droite ligne du « c’est une chance pour la France » ou « les immigrés rapportent plus qu’il ne coûtent », c’est la révolte qui pointe :
    « Contrairement à une idée reçue (…) l’afflux de migrants a un impact positif sur la croissance », a assuré ce matin au micro de RTL, le commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici. « Nous l’estimons entre 0,2% et 0,3% au sein de l’Union Européenne, plus dans les pays où il y a un accueil fort, parce que ces hommes et ces femmes viennent pour travailler et consommer (…) mais aussi (…) et cela ans, dépend d’une volonté politique, qu’ ils s’intègrent sur le marché du travail », a-t-il ajouté. (Le 9/11/2015)
    Secundo – parmi cette « invasion » se dissimuleraient 4000 activistes préparés à des actions de guerre. C’est Daesh qui le prétend ; il faut bien le croire puisqu’on dit aussi qu’il ne se vantent jamais en vain.
    Tertio – j’observe que la grande générosité préconisée à l’égard des populations déplacées est manipulée depuis l’utilisation honteuse de la photographie d’un enfant mort sur une plage turque ; j’observe qu’elle est utilisée à des fins politiques pour cliver le camp du mal de celui du bien ; j’observe que les principaux propagandistes de cette générosité (bourgeoisie, artistes, politicards, presse subventionnée, fonctionnaires associatifs, assistés et traîne-savates de tout genre…) sont souvent les champions de l’optimisation fiscale, de l’évasion éponyme, voire de la fraude, quand il ne s’agit pas du représentant du parti du bien (c’est à dire de la générosité, du partage, apôtre de la redistribution) atteint de phobie administrative… Je connais (uniquement de mauvaise réputation) un chanteur très en vogue qui chante le « partage » aux Français en s’abstenant de payer l’impôt de la redistribution dans ce pays. Or, le consentement à l’impôt me semble être l’exemple préalable à toute leçon. Cette bourgeoisie cultive l’exotisme dans le confort de l’entre-soi. Car, contrairement à la France d’en-bas dont je fais partie, elle ne subit pas les inconvénients de cette invasion. « Ils célèbrent la mixité et ils fuient la promiscuité » comme le dit Finkielkraut.
    Je voudrais seulement dire que pour se permettre de donner des leçons, il faut être irréprochable. Les donneurs de leçons ne sont donc pas les payeurs mais, de surcroît, ils ne s’abîment pas dans le concret et lorsqu’ils proposent une solution, telle celle de RAFFARIN , c’est pour envoyer ces population chez les Ploucs. Que ces cons se démerdent avec ça! Il n’est pas question de les prendre chez nous. Manquerait plus que ça !

  7. michel43 dit :

    une incroyable page d  » histoire continue ,,le front populaire , et le Thorez , qui impose a DE GAULLE , que l » ETAT sois socialo- communiste et en 2015 , il y est TOUJOURS ,JE reconnais , les ETATS, pas ceux qui les diriges ,Pourtant , élections en ALGERIE , le FIS , l’emporte ,les militaires interviennes , SILENCE , des autres pays, BUCH veut venger PAPA , SADAM a des armes chimiques , Mensonge ? on interviens , LIBYE , le valet des USA , Sarkozy ,interviens ? après lui avoir ,dérouler le tapis rouge , je ne parle pas , de la Tunisie , Egypte , a bas , la dictature , IMPOSONS la démocratie , Alors, que chez EUX.. elle n « existe PAS .le DROIT d » interventions ,est une IDIOTIE , voulue pars les pantins , comme le bobos KOUCHNER.. qui a l » époque aurait oser intervenir, en INDE RUSSIE PASKISTAN ..et les Autres , AUCUN PAYS.. pars contre, annexer MAYOTTE pour faire , plaisir a ses AMIS;, Facile QUI se souviens , de la DICTATURE Anglaise , protestante , qui a imposer la guerre au catholique IRLANDAIS. qui ose parler, des ARABES qui sont arriver a POITIERS . et maintenant, il envahisse L. EUROPE , en ESPAGNE , les CAMARADES de VALLS , républicains ; communistes, on MASSACRER ,les prêtes , bruler les églises , arrêtons de regarder en arrière ou dans les livres , les peuples NATIONALISTES , on compris le DANGER. voyez les RACISTES SUISSE.. qui on voter pour l UDC.. cela prête a sourire UMP..ou PS , traite le FN. Parti anti -républicains , SUPPRIMER ,la proportionnelle de MITTERRAND pour éliminer un PARTI…, LE référendum du NON.il on bafouer ,la république ,la bande des quartes , qui volait les PARISIENS UDF qi volait les contribuable, pour payer son siège ,2015. lisez le livre de DE VILLIERS.. vous saurez , pour qui voter l;;a VENIR FAIT peur a QUI. au nantie , au privilégier , a ceux qui paye , l  » impôt sur la fortune et ceux qui vivent du CONTRIBUABLE le TSUNAMI c « est pour bientôt

  8. berdepas dit :

    Bonjour Maxime,
    Excellent rappel, pour ceux qui ont « la mémoire qui flanche »… L »Histoire bégaïe…. La lâcheté toujours, la lâcheté de nos politiciens….

  9. ADB dit :

    M. Tandonnet, après lecture du commentaire de « Citoyen » et de votre réponse, je ne comprends pas en quoi un résumé de faits est semblable à une caricature ? ou sinon, doit on toujours écrire de façon exhaustive ?

  10. Anonyme dit :

    Monsieur Tandonnet,
    Ce livre démontre, s’il en était encore besoin, qu’il est plus facile de se couvrir la tête de cendres à soixante-dix ans de distance, plutôt que d’avoir une analyse objective des événements au moment où ils se produisent.

  11. Infraniouzes dit :

    « Si j’aurais su, j’aurais pas venu… » Petit Gibus in « La guerre des boutons »… En politique on dit: « si j’aurais su, j’aurais pas signé… » et voilà. Demander aux hommes politiques (d’état ?) qu’ils aient des talents de Pythonisse est leur faire trop d’honneur, leur accorder trop de crédit. C’est comme si on demandait aux « z-élus » actuels, toutes tendances confondues, l’impact de l’immigration débridée sur la société européenne dans, disons 30 ans. Aucun ne répondra franchement sauf par leurs circonvolutions habituelles qui ne veulent rien dire mais font croire qu’ils ont, encore et toujours, raison. Pas un, je dis pas un, n’a évoqué le fait que tous ces migrants débarquaient smartphone en main, toujours en contact avec le pays d’origine, les poches pleines d’argent et prêts à payer un autre passage vers l’Angleterre. De qui se moque-t-on ? Et le coût de l’immigration ? On va bientôt nous faire croire que ces gens payent leur séjour en France comme les clients des clubs de vacances. Mais grâce aux châteaux du CCE d’EDF on peut en héberger des milliers de jeunes hommes en attendant d’accueillir leur famille (nombreuse). Quelle farce ! Mais ça marche, alors, continuons…

  12. PhD dit :

    Mon précédent commentaire a été posté avant que je puisse lire ceux des autres intervenants

  13. PhD dit :

    Bonjour Maxime

    J’ai toujours un peu de mal quand on juge l’histoire avec la connaissance des événements postérieurs à la période étudiée et surtout, surtout, avec un titre tel que celui-ci.

    Pourquoi alors ne pas dénoncer la passivité du monde occidental face au génocide des Ukrainiens par le régime soviétique en 1932 et 33, qui a fait 5 millions de morts par famine, bien réels à l’époque ?

    A contrario, nos dirigeants de l’époque pouvaient-ils imaginer ce que serait la shoah et pouvaient-ils même penser que le statut de sous-citoyen ou d’Untermensch conduirait aux camps d’extermination ?

    D’ailleurs, était-ce le but affiché de Hitler ou annonçait-il simplement à l’époque vouloir forcer les Juifs à quitter le Reich, en laissant tous leurs biens en Allemagne ? La conférence de Wannsee date de janvier 1942, même si les massacres de masse visant les Juifs dans leur ensemble (shoah par balles) ont commencé dès août 1941.

    Quelles sont les raisons qui poussent les pays d’Europe et d’Amérique à refuser d’accueillir en masse les Juifs persécutés ?

    Les opinions publiques étaient-elles prêtes à une action militaire au nom du « devoir d’ingérence », notion qui n’existait pas est-il besoin de le rappeler, moins de 20 ans après la fin de cette immonde boucherie de 14-18 ?

    Il est bien évidemment souhaitable que cette conférence d’Evian face l’objet d’une comparaison avec la situation actuelle, en posant les questions que je viens d’évoquer et en étudiant les réponses qu’il convient d’apporter, comme pour tous les événements historiques d’ailleurs et j’ose espérer que le contenu du livre est plus neutre et factuel que le titre.

    Mais la vérité m’oblige à vous dire que le rappel permanent de la culpabilité des occidentaux en général et de la France en particulier pour tous les crimes commis sur cette planète commence à me les briser menues

  14. Stéphane B dit :

    Bonjour

    Vous me laissez sur ma faim dans votre conclusion. Je suis d’accord sur les personnes issues des minorités que vous citez mais pour les autres ? Que faire contre les sunnites de l’EI, d’Al Nosra, d’Al Al-Qaïda, …, et de leurs commanditaires et fournisseurs (vous savez ceux qui se cachent derrière comme un certain royaume Wahhabite)
    Nous sommes encore au 21ème siècle dans une guerre de religion dont ceux directement concernés, et qui n’en ont rien à faire pour l’instant, en pleine force de l’age, prennent la poudre d’escampette, amenant dans nos contrées des troubles (jungle de Calais pour le moment), et risquant en dernier recours de céder aux religieux.

  15. Citoyen dit :

    Il nous rappelle à quel point le secours, y compris par la force, et l’accueil des personnes victimes de la terreur sous toutes ses formes, est un devoir moral inhérent aux valeurs de la démocratie et de la civilisation. Il souligne toute la force et la richesse du droit d’asile, la protection offerte aux personnes victimes de persécutions.

    Bonjour MT,

    Je crois que selon l’ONU, y a 60 millions de personnes dans le monde qui peuvent prétendre à ce statut. Vous les accueilliez toutes ?

    La situation des juifs allemands et des chrétiens de Syrie est assez différente, les chrétiens ne sont pas persécutés mais protégés par le pouvoir en place, et c’est bien les Occidentaux (« il faut renverser Bachar El-Assad ») qui les ont mis à la merci des assassins de Daech (avec notre soutien plus ou moins direct via l’Arabie Saoudite par exemple).

    Déporter les réfugiés des zones de guerre vers l’Europe démontre un « Droit-de-l’Hommisme » à courte vue, et d’ailleurs qui vous dit que ces gens rêvent de quitter leur pays pour venir s’installer en Europe ? La solution, c’est une fois de plus la Russie qui nous la montre, il faut permettre aux Syriens de vivre en paix dans leur pays, via le soutien au seul régime légitime, celui du pouvoir en place, ce qui permettra aux Syriens de vivre en paix et de faire évoluer à leur rythme leur système politique. Il n’y a qu’un « W » Bush moyen pour croire que l’on peut imposer la « démocratie » aux peuples, l’Irak devrait pourtant avoir servi de leçon.

    Pour les Kurdes, c’est notre grand ami Erdogan (celui qui tient ses meeting électoraux à Strasbourg) et la Turquie que l’on veut nous imposer dans l’UE, qui les persécutent, on n’entend pas beaucoup nos « démocraties » sur le sujet.

  16. Q dit :

    Un peu trop facile de juger apres coup. la situation n’etait pas simple a l’epoque et l’information pas fluide pas fiable.La France va perdre pres de 100,000 soldats juste l’annee qui suit cette conference.

    On ne peut pas tout faire.Nous ne sommes pas responsable du monde.Que ceux qui veulent la guerre le sang aillent se battre en Syrie.

    « massacre de minorités, à l’image des populations chrétiennes, yézidies » dont nous acceuillons les bourreaux a bras ouvert (Sunni).

    Et puis beaucoup de ces persecutions ont encore cours dans l’Arabie Saoudite/Qatar/Emirat de Sarko/Hollande.

    Ras le bol de l’autoflagelation et d’entrendre parler de trucs d’il y a 70ans.Rien a foutre en realite.

    Cessons d’emmerder le monde avec nos armees/politiques/democratie fumeuse.

  17. en passant dit :

    C’est typiquement le genre de livre, et de billet, qui mêle de l’histoire de mauvaise qualité à de la politique de mauvaise qualité.

    * De l’histoire de mauvaise qualité : par le péché capital de l’historien qui est l’anachronisme. En 1938, il n’était pas question même chez les nazis de massacrer les Juifs, mais de les faire émigrer de force. La décision n’ayant été prise qu’à l’occasion de l’invasion de la Russie, en 1941.

    En voyant les choses de manière rétrospective, c’est à dire en sachant comment elles se sont finalement déroulées, on porte des accusations de plus en plus outrancières (et anachroniques) envers les différents Etats. Mais les choses auraient pu évoluer différemment et il est absurde d’accuser les Etats pour des décisions qu’ils ont prises _en conscience_ à l’époque.

    * De la politique de mauvaise qualité : la seconde guerre mondiale et le génocide des Juifs par les Allemands sont une véritable corne d’abondance pour les apprentis-sorciers américains, depuis le découpage de la Serbie au Kosovo à l’invasion de l’Irak en 2003 et à présent la politique migratoire à marche forcée des cyniques néolibéraux.

    Face à cela, l’attitude raisonnable ne consiste certainement pas à continuer dans la direction actuelle, avec ce culte malsain et de plus en plus poussé du génocide juif et son instrumentalisation en politique étrangère et en politique intérieure.
    L’attitude raisonnable, au contraire, consiste à revenir à la culture politique classique de l’Occident, et en particulier de la France, après le déséquilibre créé à la fois par les totalitarismes et par la puissance conjoncturelle des nouveaux riches (et néocons) de la politique mondiale que sont les USA.

    Donc il faut arrêter de proposer des politiques migratoires délirantes, car le peuple français n’en veut pas, et trouvera un moyen de les empêcher. Même en Allemagne, le vent tourne ; et il est hors de question que les Français subissent les conséquences des déclarations merkelliennes, sous prétexte de « couple franco-allemand », maintenant que les Teutons ne veulent plus accueillir les gens qu’ils ont imprudemment invités.

    De même, sur les rodomontades d’intervention au proche-orient, avez-vous vu cette lettre ouverte :

    http://lavoiedelepee.blogspot.fr/2015/11/lettre-ouverte-du-general-2s-jean-paul.html

    « Intervenir en Syrie avec des troupes au sol! Mais quelles troupes? Nos soldats sont occupés aux quatre coins du monde et le reste, dans le cadre de Vigipirate, marche inlassablement à travers les rues de nos villes. Des soldats, il n’y en a plus. L’Armée de terre tout entière tiendrait dans le stade de France. Et vous ne croyez pas que nous avons assez à faire en Afrique? »

    parfois un peu excessive dans ses formulations, mais qui dit bien les choses : attention à la fuite en avant, avec des moyens de plus en plus faibles.

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