Conseil aux politiques

sans-titreHier soir, nous avions un dîner à la maison, après ce fabuleux moment de sport planétaire que fut la finale historique de la coupe du monde de rugby, Nouvelle-Zélande/Australie – l’un des plus beaux matchs internationaux que j’aie jamais vu. Nous avions pour convives des personnes de tout bord, de droite, de gauche, du privé de la fonction publique, voire même de toutes les religions. Autrefois, les dîners donnaient lieu à des discussions courtoises, mais vives qui parfois dégénéraient… Désormais, rien de tel, tout le monde était parfaitement d’accord sur tout, notamment l’invraisemblable discrédit de l’univers politique. Il est vrai que la vie publique atteint des sommets dans l’absurdité, le mépris et la désinvolture. Ainsi, le mois dernier, la gauche socialiste en appelait à une mobilisation contre le « bloc réactionnaire » composé de « la droite et de l’extrême droite ». Maintenant, elle réclame un « Front républicain » contre « l’extrême droite ». Où est la cohérence? Jamais dans l’histoire on ne s’est autant moqué du monde. Le niveau atteint dans la moquerie est sans précédent. Cette attitude provient de l’éternel défaut de la part des élites nationales, médiatisées qui consiste à prendre les autres pour des imbéciles que l’on peut manipuler sans limite. Les ficelles de la manipulation sont grossières: 1/ sur-personnalisation des enjeux, autour de la lutte entre quatre ou cinq « géants » médiatiques en course pour l’Elysée, 2/ obsession de la table rase et de l’oubli du passé –  les bilans, les provocations salaces, les fautes qui ont mis le pays à genou-, 3/ fuite dans l’émotionnel et l’anecdotique au détriment de la raison et de la politique des réalités, 4/ exacerbation des haines sectaires pour faire oublier le néant des idées. Attention, je parle ici des vedettes médiatisées de la politique nationale, pas des maires, des parlementaires discrets, des élus qui s’investissent corps et âme pour leur région ou leur ville. Une priorité absolue: cesser de prendre les gens pour des crétins (cette fois-ci, je resterai poli jusqu’au bout de ce billet!). Si j’étais un responsable public, je prendrais acte de la désintégration de la vie politique nationale, se traduisant par une poussée vertigineuse de l’abstentionnisme comme du vote extrémiste, un climat de dégoût généralisé envers la politique nationale dont toutes les enquêtes d’opinion font état. J’en appellerai à l’organisation d’Etats généraux de la refondation de la vie publique nationale et de la démocratie, qui réuniraient les forces vives du pays, les élus locaux, les chefs d’entreprise, le monde associatif, des représentants élus des salariés du privé comme du public. Ils se tiendraient pendant l’hiver 2016, dans un cadre a-politique, neutre sur le plan idéologique, à l’abri de toute récupération. Préparés par un comité de Sages indépendants (juristes, scientifiques, historiens sans engagement idéologique) , ils s’organiseraient en ateliers portant sur des sujets précis relatifs à l’avenir de la gouvernance française: le rôle et la place de la représentation nationale, l’équilibre et la définitions des rôles entre le chef de l’Etat et le Premier ministre, le référendum paumed’initiative populaire, la démocratie directe, la question fondamentale du pouvoir croissant des juridictions non élues (Conseil constitutionnel), la réforme des institutions européennes. Ces travaux seraient motivés par un seul objectif: sortir le pays de 40 ans d’impuissance publique, d’alternance en alternance, qui le conduisent dans le mur et le déclin.  Alors pourquoi cette idée de bon sens, non pas une solution miracle mais l’amorce d’une prise de conscience, ne verra-t-elle probablement jamais le jour? Pour une raison simple et tragique: ce n’est pas l’intérêt de la France qui éclaire leur horizon mais le ballet des ambitions personnelles…

Maxime TANDONNET

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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45 commentaires pour Conseil aux politiques

  1. en passant dit :

    Je pense que les partis politiques sont capables d’un travail de fond : ils ont été capables d’imposer sur la durée des politiques (Europe, privatisations, école par exemple) donc ils sont capables d’un travail de fond. Le problème est que ces orientations étaient mauvaises, ou du moins allaient trop loin.

    Vous parlez de prise de conscience d’une société. S’agit-il 1) d’une prise de conscience des problèmes de fond, 2) d’une défense moins rigide des points de vue particuliers ou 3) des difficultés du travail gouvernemental ?

    1) Sur les problèmes de fond, il me semble que le peuple est souvent en avance sur les partis politiques sur certains points, et leur fournit déjà un retour.

    Ainsi, le fait que la construction européenne peut poser problème a été clairement exprimé lors du vote de 2005, et le serait encore plus clairement aujourd’hui. Mais il a fallu attendre plus longtemps pour que les représentants du monde médiatico-politique s’en rendent compte. Après s’être fait imposer des traités en 2011 et une politique allemande, ils se sont rendus compte qu’ils s’étaient bien légèrement liés les mains.

    De même sur les problèmes d’immigration, avec un vote FN qui est quand même présent depuis un bon moment pour qui veut bien l’entendre et en tenir compte.

    Il me semble donc que le problème est que l’information ne passe pas dans d’autres secteurs de la société (par exemple, sur l’immigration, d’une partie de la droite vers le centre et la gauche), à cause de l’attitude des médias et des politiques qui discréditent les opposants à leur ligne et nient les problèmes. Donc, c’est bien à leur niveau que cela peut se débloquer…

    2) Une fois que l’information cessera d’être bloquée et les problèmes niés, les gens seront sans doute plus enclins à accepter de corriger leurs points de vue particuliers.

    3) Sur les difficultés du travail gouvernemental, cela renvoie plutôt à la qualité des dirigeants politiques. Ils sont nommés pour 5 ans, ils devraient donc arriver avec des idées claires et passer leur mandat à le mettre en oeuvre, au lieu de faire des réunions pour savoir s’il faut ou non chanter la Marseillaise au début des cours. Donc ce n’est pas le problème des citoyens d’entrer dans les blocages entre telle ou telle administration.
    D’ailleurs, vous parlez dans votre livre de l’attitude des juges des libertés. Mais vous savez bien qu’une partie du problème vient du fait qu’il n’y a plus de places en prison, et que la droite n’a pas construit suffisamment de places quand elle était au pouvoir.

    Il me semble donc que beaucoup de problèmes viennent du mauvais fonctionnement des médias et des partis politiques. Aussi ne suis-je pas convaincu par les propositions incessantes de changement de la Constitution ou de réunions d’objectif un peu mystique d’Etats généraux.

    Les partis politiques, qui sont rémunérés sur fonds publics, pourraient faire un effort pour organiser leur réflexion et la qualité de leurs candidats. (Ils pourraient d’ailleurs se doter d’une Constitution interne à leur parti, avec laquelle ils pourraient faire toutes les expériences qu’ils souhaitent sans dégâts au plan national).

    Pourquoi s’acharner à changer les institutions, alors qu’on sait que les précédents changements ont plutôt dégradé la situation ? Montée en puissance du conseil constitutionnel, détourné de son objectif initial ; saisine directe de la CEDH ; poids donné aux associations pour la gestion de la liberté d’expression ; réduction du mandat présidentiel ; priorité laissée aux traités européens, à la différence du cas allemand ; sans parler de la décentralisation ou de la volonté d’y inscrire la discrimination positive, en commençant par les femmes…

  2. en passant dit :

    « maximetandonnet dit :
    3 novembre 2015 à 18:33

    FrédéricN, vous n’avez pas dû voir le match de samedi. Mais c’est curieux, j’ai l’impression que nous en parlons pas de la même chose. Je propose au contraire un recours au peuple, à la France profonde, pour tenter d’essayer de sortir la politique française de l’impasse. Je ne suis pas mégalo (enfin pas encore) ni avide de droits d’auteur, mais vous devriez lire mon livre « Au cœur du volcan », Flammarion 2014, et je suis sûr que vous comprendriez infiniment mieux ma grande préoccupation selon laquelle tant qu’on n’aura pas réglé le problème de gouvernance, ou d’efficacité de l’action gouvernementale, de la démocratie, rien ne sera possible.
    MT »

    OK, j’ai lu votre livre (pas d’effusions : je l’ai acheté d’occasion, chez Gibert).

    Et je ne vois toujours pas ce que vous attendez du peuple pour sortir la politique française de l’impasse.

    Dans ce que vous écrivez, il y a des éléments surprenants, comme cette histoire de suppression des visas depuis l’Algérie, etc.
    Pour l’essentiel, cependant, on y retrouve le précédent président tel qu’on se l’imaginait à partir de ses interventions publiques : l’impression d’une action au coup par coup, sans plan d’ensemble. Le quatrième de couverture de l’éditeur, qui nous promet des surprises sur ce point, n’est donc pas tout à fait exact.
    L’exemple typique de cette action sans réflexion est celui de la déchéance de nationalité, où il reste focalisé sur le point d’actualité au lieu de réfléchir plus avant (tous les motifs de condamnation à plus de 5 ans, comme avant 1997).

    Plus généralement, les problèmes que vous évoquez me semble de deux ordres : l’organisation des hommes politiques et de leur conseillers ; l’opinion/la presse. Mais, dans aucun de ces deux cas, ce n’est le peuple qui va y changer quoi que ce soit lors d’Etats généraux.

    C’est aux hommes politiques de s’organiser efficacement : se fixer un programme de gouvernement avant d’arriver au pouvoir ; veiller à ce qu’il soit appliqué pendant ; réfléchir sur le long terme avant par exemple de prendre des engagements « européens ». Ne pas se mettre soi même des bâtons dans les roues en nommant des ministres d’ouverture à des postes clef pour cette politique (histoire des réunions annulées pour les visas).
    C’est ce qu’on attend d’eux et qu’ils ne font pas, mais ils savent très bien qu’ils devraient le faire et le peuple ne sait que confusément ce qu’il leur reproche. Donc c’est à eux de se comporter en hommes d’Etat, et je ne vois pas ce que des Etats généraux apporteraient sur ce point.

    Quant à la presse et à l’opinion, les hommes politiques peuvent aussi y agir : d’une part, en ne cédant pas à leur pression sur tel ou tel point particulier. D’autre part, en essayant de faire évoluer l’opinion sur le long terme.
    Lorsque vous expliquez, par exemple, qu’on renonce à nommer telle personne à l’INED pour mettre quelqu’un de neutre, cela signifie aussi que les politiciens qui prennent cette décision renoncent à faire évoluer l’opinion sur ce point. Eh bien, c’est une faute de leur part par rapport à leurs électeurs et à leurs engagements de campagne ; et ce n’est pas le peuple qui ira le leur dire lors d’un congrès.
    Il s’agit d’un travail de fond qui devrait être celui d’un parti politique cohérent.

  3. simple citoyen dit :

    Bonsoir Maxime,
    Hors sujet totalement, donc commentaire à supprimer à merci.
    Une simple information qui est passée très largement inaperçue: Angela Merkel a indiquée que la seule issue si des frontières étaient à nouveau érigées en Europe (en particulier entre Autriche et Allemagne pour répondre à la crise migratoire) serait de nouvelles guerres entre pays des Balkans. Il y a quelque chose de profondément dérangeant dans cette dialectique et ce discours. Si on fait le parallèle entre ce type d’annonce et les dernières relances de l’adhésion turque sous conditions (de la Turquie cette fois-ci) présentée comme impérative au règlement du conflit syrien, alors même que cette même Turquie d’Erdogan n’a eu de cesse de pousser au-dit conflit en fonction de ses intérêts; on ne peut que se poser de très lourdes questions sur ce qui anime réellement nos dirigeants.
    A vrai dire, sa phrase est encore plus dérangeante que cela, car ce qu’elle dit est « je ne voudrais par que la situation se reproduise où une guerre soit de nouveau nécessaire là-bas »… (http://www.breitbart.com/london/2015/11/03/merkel-warns-balkans-war-europe-builds-border-fences/)
    Un billet éventuellement sur ces sujets? Je suis sûr que votre point de vue serait le bien venu par de nombreux autres que moi-même.
    Très sincèrement.

  4. Frederic_N dit :

    Maxime, non je ne regarde quasi plus le rugby, sauf quand la France est en finale.. C’est donc pas demain la veille
    Pour le reste votre critique est tout à fait légitime, et je vous remercie de me l’avoir faite
    . Je me tairai donc sur le sujet, tant que je n’aurai pas mesuré l’enjeu de votre position
    amicalement

  5. Frederic_N dit :

    Bonjour Maxime,
    Etant un sudiste, je fais depuis longtemps la grève du rugby qui n’est plus qu’un jeu de rentre dedans. Blanco, Gachassin et les Camberabero n’auraient même pas leur place en 4ème division, car ils se feraient exploser en 10 minutes.
    Ceci étant dit, toujours la même question . Oui la classe politique ceci, oui, la classe politique cela. Oui on est d’accord. Mais à quoi cela vous sert de vous polariser sur le comportement des gens
    Car que vous le vouliez ou non, la dite classe politique – surtout celle de gauche – est élue de façon récurrente avec quand même près des 80 % de votants aux Présidentielles .
    Alors si on vous suit , on en vient à la conclusion que le peuple français est un peuple débile. Avec le désastre des années 30 cela fait beaucoup …
    La question que l’on doit se poser est : pourquoi les français votent ils, et vont ils continuer à voter pour ces gens là .

    • FrédéricN, vous n’avez pas dû voir le match de samedi. Mais c’est curieux, j’ai l’impression que nous en parlons pas de la même chose. Je propose au contraire un recours au peuple, à la France profonde, pour tenter d’essayer de sortir la politique française de l’impasse. Je ne suis pas mégalo (enfin pas encore) ni avide de droits d’auteur, mais vous devriez lire mon livre « Au cœur du volcan », Flammarion 2014, et je suis sûr que vous comprendriez infiniment mieux ma grande préoccupation selon laquelle tant qu’on n’aura pas réglé le problème de gouvernance, ou d’efficacité de l’action gouvernementale, de la démocratie, rien ne sera possible.
      MT

    • michel43 dit :

      je propose , un retour au PEUPLE. Avec la proportionnelle , Marine va vous Remercier , cars elle aurait eu :une CENTAINE de DEPUTER autre erreur de L.UMP..PS tout comme le NON du référendum et MAYOTTE prendre les « électeurs pour des ABRUTIS ; il vote pour la vrais DROITE NATIONALISTE

  6. charles902 dit :

    Monsieur Tandonnet bonjour,

    Bien sûr « ils » nous prennent pour des poires.
    Evidemment « ils » sont adeptes du TPMG (« Tout Pour Ma Gueule »): et trouvent que la place est bonne.
    J’en conviens, « ils » sont incompétents et fats.

    Mais s' »ils » sont là, c’est que « nous » avons été assez crétins pour les laisser se faire élire.

    Ceci signifie-t-il que la population française a été manipulée par ses élites jusqu’à devenir niaise,bête à manger du foin, crétine à perpétuité, car cela les arrange? Ou s’agit il plutôt des symptômes du virtuel qui caractérise ces dernières années (vous avez sans doute remarqué que 5 des 10 plus grandes capitalisations boursières mondiales sont des représentants de la nouvelle économie de l’information et de la communication?). Les gesticulations de nos élites paraîtraient alors tout à fait adaptées à leur électorat, prêt à se laisser convaincre par l’approximatif plutôt que de se lancer dans de fatigantes démarches intellectuelles.

    Dans ce monde des nains tracassins, bien différent de celui de ces deux équipes de rugby qui nous ont régalés* samedi dernier, « tous pour un, un pour tous » n’a plus aucun sens.

    Et mon vieux père a beau me rappeler que La France en a vu d’autres je n’en suis pas rassuré pour autant.

    Donc s’il vous plait de me convier à vos Etats Généraux, où tout un chacun écoutera ces sages que vous nous promettez et s’affirmera contre la nunucherie rampante et la crétinerie triomphante, je m’y rendrai volontiers, surtout s’ils se déroulent à Bordeaux.

    Très cordialement

    *je ne sais plus si cette conjugaison est correcte depuis que Mme Hidalgo s’est proclamée être la maire (mère?) de tous les parisiens. Peut être devrai-je écrire « nous ont régalées et régalés » pour être sûr qu’aucune supportrice de Dan Carter (« Dannie Boy », s’enthousiasme ma sud africaine d’épouse, comme elle le faisait en son temps pour Johnny-le vrai, Wilkinson, pas l’autre bêlant-) ne me cherche des poux en s’estimant insultée qu’un e soit oublié…

  7. en passant dit :

    Remarquez que le terme « gouvernance » n’a pas, en français classique, le sens que vous semblez lui attribuer :

    http://www.littre.org/definition/gouvernance
    « 1. Juridiction qui existait dans quelques villes des Pays-Bas et à la tête de laquelle était le gouverneur.
    2. Place de gouvernante. »

    C’est donc un mot de jargon technocratique, et même à proprement parler maastrichtien ; lié à l’idée de gouvernante venant réprimander les peuples-enfants.

    Votre comité Théodule, s’il est bien mené, vous dira sans doute que l’engouement des hauts fonctionnaires français pour le foutoir européiste est pour quelque chose dans les « problèmes de gouvernance » ; et même que le terme n’aurait pas eu à être inventé sans cet engouement. Puis, on rangera son rapport au fond de quelque tiroir, et tout recommencera comme avant. Tout aura changé, pour que tout puisse rester pareil.

    En tout cas, j’imagine qu’il n’y a pas besoin de convoquer des Etats généraux pour que les hommes politiques comme les citoyens réalisent que le traité de Lisbonne, après le vote de 2005, était un gigantesque bras d’honneur. Comme le sont les nouveaux transferts de souveraineté, déjà consentis ou actuellement en cours.

  8. Via dit :

    Un match de légende, des joueurs qui « jouent » au sens premier du terme, comme des enfants. Vous pouvez me croire, les enfants jouent avec spontanéité, enthousiasme et concentration pour le plaisir immédiat voire hors du temps. Quel beau spectacle !
    Oui le système politique et institutionnel patine, s’immobilise, se rigidifie et se paralyse. J’ai deux jeunes à la maison, 20 et 22 ans. L’un des deux commence à remettre sérieusement en question le principe même de la démocratie. Cela fait peur…Qu’en pensent vos jeunes ? Ceux que vous côtoyez ? D’après vous, Monsieur Tandonnet,est-ce un phénomène isolé ?

  9. Stéphane B dit :

    Bonjour à vous toutes et tous,

    Conseil aux politiques: Si vous perdez deux élections successives (nous avons tous droit à une deuxième chance), vous prenez votre valise et vous disparaissez à jamais de cet univers comme c’est le cas dans les pays d’obédience anglaise. Et cela qu’il s’agisse d’une élection ou vous vous êtes présenté ou bien ou vous avez représenté votre parti. Un peu d’Honneur s’il vous plait. Ne vous inquiétez pas, le renouvellement est là. Comment un pays peut il sinon évoluer avec les mêmes pensées qu’il y a trente ans ? Impossible !

  10. michel43 dit :

    Maxime : 40 ans D. INPUISSANCE PUBLICS ? Normal , puisque nous somme depuis DE GAULLE , et le Front Populaire , un pays a structures Soviétique. Pourquoi, vous n » oser pas le dire ? les politiciens de tout bords, ne sont que des girouettes, face a ses Fonctionnaires. qui leurs impose , leurs lois. Education National, les ministres ,passe , eux sont toujours LA Qui est le patron des ports ,la CGT. a l » imprimerie National , EUX , SOS RACISMAE 500 gauchistes et plus de -600 000 euros , UMP..PS pas touche a nos potes ,la communauté pourrait réagir..et on peu continuer, avec la Haute fonctions publics , le lobby de L.ENA ,et autres…Rien ne peu se faire, si on ne S .ATTAQUE , pas a se système étatique , qui est comme la sclérose en plaque ,QUI ose parler de France Télévision , comme du temps de L.ORTF; on vire un homme qui a oser écrire ,un livre qui contredit ,les lobbys écolos et les intérêts des industrielles et HORREUR.HOLLANDE , qui va recevoir, tout les irresponsables du Monde entier : COUT 200 Millions d « euros, pour RIEN. que DIT la Droite la plus bête du Monde :RIEN .. puisque tout les pays , se gave du gaz de schiste sauf NOUS Merci la bobos NKM , qui a réussie a écarter MORANO ,DONC. vous pouvez toujours rêver , ou trouver des solutions ,plaisantes, RIEN ne peu se FAIRE, si on ne S  » attaque pas a ce pouvoir, qui manœuvre, dans l  » ombre , on ne touche PAS..a nos intérêts , ou on bloque le pays ? voyez les cerveaux de BERCY qui pondes de nombreuses Aneries ,Dans un MOIS. on va être fixé ,ceux d  » en HAUT serre les fesses , et pense déjà au retour du Front Républicains ,VALLS il on surtout PEUR , des LEPEN. qui si il applique ; se que fait a FREJUS , le maire FN.. une gestion sérieuse , 2017 pourrais être la surprise du SIECLE une FEMME PRESIDENTE — ne faite pas comme ENRICO- NE partez pas dans la seconde PATRIE L.;je sais que vous resterez , Cars L.EXTREME droite est la BAS. et partout en EUROPE et désormais Majoritaire en SUISSE

  11. berdepas dit :

    Pourquoi pas ??? Mais les « politiques » n’écoutent plus personne. Ils sont autistes et vivent sur une autre planète que celle du peuple……

  12. Simon dit :

    Je discutais avec une amie qui a cessé de faire de la politique : dans notre département, les Républicains ont choisi pour les prochaines élections, non des gens capables mais des copains…c’est la même chose à gauche. Je suis de plus en plus écoeurée. Dans la ville dans laquelle je vis, les gendarmes voteront FN, parce que marre…Les serruriers refusent de se déplacer parce que l’Etat paie leurs interventions 8 à 10 mois plus tard..Je connais de jeunes réservistes qui n’ont toujours pas été payés de leur mission remontant au mois de juillet… J’ai appris que notre nouvelle région Aquitaine-Poitou-Charentes allait avoir un coût salarial supplémentaire de 300 millions d’euros annuels, pour harmonisation entre les différentes régions historiques..Valérie Pecresse dénonce la gabegie des subventions en Ile de France, et ailleurs ? Pendant ce temps là, seule une partie des citoyens de ce pays paye des impôts pour financer 60% de social (dont nos chers politiques). Alors, je crois bien que le FN risque de faire un magnifiques score, puisqu’il n’est pas tenu compte des votes blancs, et qu’il n’y a aucun moyen de se faire entendre. Après tout, aux dernières présidentielles, beaucoup de gens ont voté contre Sarkozy….cela prouve d’une certaine manière que c’est « blanc bonnet et bonnet blanc »
    Très décousu tout cela, mais il fallait que cela sorte.

  13. Q dit :

    Je ne pense pas que le système soit paralysé, c est juste qu il n accepte plus ce que le peuple désire et ne fonctionne que dans une seule direction, toute objection est un mauvais vote ou mauvaise compréhension qui demande ré-explication.Le vote ne compte plus, cela a des conséquences.

  14. Tracy LA ROSIÈRE dit :

    Aujourd’hui nous aurons appris quelque chose. Nous nous endormirons moins idiots : « autant pour moi » et « au temps pour moi » – l’étymologie est intéressante – et nous aurons peut-être fait capoter de funestes États Généraux de la démagogie !
    Pendant que nous y sommes, M. TANDONNET, à votre place je mettrais mon appel au conditionnel (j’en appellerais) car je faut demeurer modeste dans une si ambitieuse entreprise…

    • Tracy de la Rosière, ce n’est pas une idée démagogique. Nous avons un système politique – et je sais de quoi je parle pour l’avoir vécu de l’intérieur – qui ne fonctionne plus et qui est largement paralysé à tous les niveaux, ne permettant plus de régler les problèmes et les inquiétudes des Français. Le message est extrêmement difficile à faire passer et les personnes qui comprennent quand je leur explique cela se comptent sur les doigts d’une seule main, vraiment. C’est tellement plus simple et facile de tout ramener à une affaire de Hollande/Sarkozy/Juppé/le Pen, etc… Je pense que faire remonter les forces profondes du pays pour ouvrir un débat sur cette question serait peut-être une manière d’amorcer un déverrouillage. Mais comme je l’ai dit dans la dernière phrase je n’y crois pas vraiment car les esprits ne sont pas prêts, ni « là-haut » ni dans la majorité silencieuse, et c’est aussi ce que je vois à la lecture des commentaires de ce blog dont le vôtre…
      MT

  15. en passant dit :

    « 1er janvier 1946 : J’ai été reçu à 13h30 par le général de Gaulle. La séance de nuit avait été agitée. André Philip menait le combat pour obtenir 25 milliards de réduction sur les crédits militaires.
    Le Général doit se rendre à 15h à l’Assemblée.
    Après un échange de vœux, nous avons parlé de la situation politique. Le Général se demande si on pourra jamais persuader les Français de vivre avec des institutions vraiment démocratiques sans les fausser aussitôt. En l’écoutant je pensais à ce qu’on le soupçonne du côté américain d’envisager pour un avenir plus ou moins lointain. Se dit-il qu’une dictature ou un gouvernement d’autorité permettrait seul à la France de retrouver l’ordre et la prospérité ? Il m’a parlé de méthodes parlementaires pires qu’autrefois. Très calme d’ailleurs, et prêt à s’en aller si l’Assemblée ne suivait pas. Mais le Général ne m’a pas paru douter qu’elle le suivît.
    Il avait reçu ma lettre dans laquelle je lui demandais de marquer ce premier Noël et ce premier jour de l’an où les Français sont tous ensembles depuis 1939 par un acte qui réponde au désir d’apaisement d’un nombre immense de Français.
    Il croit qu’il faudra parler d’une amnistie – ou plutôt d’amnisties successives – après des élections nouvelles. Avant, ce serait jeter aux partis un motif de plus de faire de la surenchère dans un sens ou dans l’autre. Le Général constate une démagogie croissante de certains partis. Autour de lui on prononce le mot « ingouvernable ».
    23 heures
    (…)
    Pensant à ce que nous nous sommes dit cet après-midi, le général de Gaulle et moi, sur l’apaisement nécessaire, je viens de m’asseoir à mon bureau et j’écris à Nîmes en faveur d’un garçon passible de la peine de mort, et au directeur des grâces, en faveur d’un condamné à mort et d’un magistrat condamné aux travaux forcés à perpétuité… »

    Carnets du pasteur Marc Boegner, édités par son fils Philippe Boegner en 1991.

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