Le crash d’une République

imagesVoici un sujet un sujet fondamental, au coeur de la maladie de la France, et que personne où presque ne perçoit ou n’admet.  Bien sûr il est commode, facile, vendeur de réduire les malheurs du présent à un visage, une personnalité unique: VGE, Mitterrand, Chirac, Sarkozy et pire que tout, Hollande aujourd’hui. Cependant, cette façon de raisonner est artificielle et fausse. Avec le recul, il est indéniable que depuis environ 40 ans (1975), les dirigeants français se heurtent au mur des réalités et ne parviennent pas à lutter contre les maux de la France qui ne cessent de s’amplifier, malgré de rares périodes de rémission: chômage, violence, communautarisme. Depuis 40 ans, les présidents de la République, bien différents les uns des autres, finissent tous dans une impopularité vertigineuse: VGE, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, et bientôt Hollande. Il suffit de ne pas avoir la mémoire trop courte ou trop partiale. La France, contrairement aux autres grandes nations européennes, ne parvient plus à se gouverner. Pourquoi? Parce que ses institutions politiques, son appareil de gouvernement, est  vermoulu et sa Constitution brinquebalante. L’enjeu n’est pas de changer de République et de passer à la Sixième! Oh, non, voilà encore de la communication et des chimères. Bien au contraire, il est de revenir aux fondements de la Ve République, à sa lettre: un président qui préside et un Premier ministre qui gouverne, avec des ministres puissants, responsables, dignes de ce nom, adossé à une Assemblée nationale souveraine. Sous des angles différents, j’ai récemment traité cette question dans le Figaro Vox et Atlantico. Il est triste de voir que nous sommes là au coeur du malaise français, une France paralysée par l’impuissance de son pouvoir politique, mais que personne ne semble capable de voir ou vouloir comprendre… Puissent ces modestes contributions favoriser une prise de conscience!

Maxime TANDONNET

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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15 commentaires pour Le crash d’une République

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  2. citoyenfn dit :

    @Frederic_N – 15 avril 2015 à 13:19

    De deux choses l’une, soit nous n’avons pas lu la même Constitution, soit nous ne vivons pas dans le même pays !

    La Constitution telle qu’elle a été voulue n’a jamais été ni Droit-de-l’Hommiste, ni fédéraliste, bien au contraire, elle renforce le pouvoir du peuple contre la république des juges :
    « – Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple
    – Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice.
    – La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. »

    et défend le Souveraineté Nationale contre le fédéralisme:
    « – Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie. »

    Il est tout a fait exact de dire qu’elle a été violée et détournée par tous les successeurs de De Gaulle (y compris Pompidou), notamment lors du coup d’État juridique de 1971 qui intégrait le Préambule comme principe constitutionnel !

    En France disait De Gaulle, « il n’y a qu’une cours suprême, c’est le peuple ».

    Il va être temps de revenir aux fondamentaux.

  3. Un Citoyen dit :

    @ Frederic_N – 15 avril 2015 à 13:19

    De deux choses l’une, soit nous n’avons pas lu la même Constitution, soit nous ne vivons pas dans le même pays !

    La Constitution telle qu’elle a été voulue n’a jamais été ni Droit-de-l’Hommiste, ni fédéraliste, bien au contraire, elle renforce le pouvoir du peuple contre la République des juges :
    « – Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple
    – Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice.
    – La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. »

    et défend le Souveraineté Nationale contre le fédéralisme:
    « – Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie.  »

    Il est tout a fait exact de dire qu’elle a été violée et détournée par tous les successeurs de De Gaulle (y compris Pompidou), notamment lors du coup d’État juridique de 1971 qui intégrait le Préambule comme principe constitutionnel !

    En France disait De Gaulle, « il n’y a qu’une cours suprême, c’est le peuple ».

    Il va être temps de revenir aux fondamentaux.

  4. Frederic_N dit :

    J’éprouve toujours une gêne lorsque vous abordez le sujet de la constitution. Car la manière dont vous présentez la chose ne va pas au fond des choses et elle est même très « de gauche » ( ce qui n’est d’ailleurs pas une insulte). Mais c’est assez difficile à exprimer
    En fait, je vous approchez les problèmes institutionnels UNIQUEMENT à partir du jeu de pouvoir ( grosso modo la répartition entre le Président et le 1er Ministre) et vous prétendez qu’il s’agit de l’ESPRIT fondateur des institutions. Mais je ne pense pas qu’on puisse dire cela
    En fait les institutions démocratiques reposent toujours sur des principes à la fois sociaux et moraux qui déterminent leur sens et leur finalité. De facto comme en France, de jure dans les pays anglo-saxons. Historiquement il s’est agi de protéger les droits fondamentaux de l’homme, et la développement de l’économie de marché. Et ce n’est qu’une fois qu’on a déterminé ces buts et finalités de fait ou de droit que l’on a pu se doter d’instituitions démocratiques
    Or en France et soyons clairs : depuis que les communistes et les rousseauistes ont imposé leur vision de la Révolution, on fait l’inverse. La structure des institutions devient un principe en soi ( d’où l’idée qu’on peut être démocrate et socialiste, alors que cela n’a jamais marché)
    Avec tout le respect que je vous dois , je sens la même démarche chez vous . Vous vous en tenez à la seule structure de pouvoir, en pestant contre les dérives de nos institutions . Mais vous ne sautez pas le pas. Vous en restez bloqué à cette seule idée que « les politiques » ont perverti nos institutions.
    Le pas c’est la chose suivante : aujourd’hui la France doit faire des choix sur deux enjeux évidemment liés. Elle doit choisir si elle veut s’ouvrir à l’Europe et à l’économie mondialisée. Et là cela veut dire clairement : rejeter le socialisme qui structure notre politique économique, pour basculer en faveur du libéralisme ( autrement dit s’appuyer sur les forces sociales émergentes qui développent les nouvelles formes de richesse). Deuxièmement : savoir si elle veut faire vivre sa propre culture qui est D’ABORD européenne et ensuite française . Ce qui a un prix institutionnel.
    Si vous ne répondez pas à ces questions au préalable , vous ne pourrez pas réinventer les institutions. Ou alors vous allez rapidement singer les mythes de démocratie locale ou de démocratie par Internet qui ne sont pas par hasard ceux des écologistes . Car dans leur idée la valeur fondamentale est l’égalité Réelle ( et non pas la liberté ni la responsabilité) et c’est donc logiquement l’Etat ( id est : la coercition ) qui doit imposer le respect de la nature
    Cordialement

    • FrdericN, c’est affaire de sensibilité et de point de vue, je me situe sur le plan de l’efficacité du gouvernement, du pilotage politique du pays, bref, du pouvoir.
      MT

  5. amike dit :

    « Depuis 40ans[1975]… » Oh le beau marronnier !
    Confondre les problèmes fondamentaux français avec le premier choc pétrolier est aussi simpliste que nos écolos du dimanche qui mettent sur le dos du prétendu réchauffement anthropique la cause de toutes les catastrophes climatiques.
    D’autant qu’entre De Gaulle et 68, sa super popularité avait dû prendre un coup au référendum suivant. Et si Pompidou avait survécu et fait 2 mandats, il n’aurait pas été plus populaire que Giscard chez la moitié gauche et Chez les Chirac.

    Mais je ne confonds pas popularité et respectabilité. Le vrai problème est la place du pouvoir exécutif dans un ensemble tel que l’Europe.

  6. Annick Danjou dit :

    Maxime, vous qui avez travaillé sur l’immigration que proposeriez-vous pour remédier à cette invasion qui n’en finit plus? Vos articles posent bien les problèmes et sont intéressants, mais ne faudrait-il pas aussi faire des propositions? La prise de conscience est une première étape et je doute que les politiques ne soient pas au courant de que que vous dénoncez. Il n’y a pour l’instant aucune prise de décisions ce qui devrait venir après la prise de conscience, non?

    • Annick Danjou, vaste et essentiel sujet, il faut que nous en reparlions, je n’ai pas trop le temps maintenant et ce n’est pas une dérobade mais ce blog me prend un temps que vous n’imaginez pas… Amitiés
      Maxime

  7. Annick Danjou dit :

    Vous dîtes Maxime: « Il est triste de voir que nous sommes là au coeur du malaise français, une France paralysée par l’impuissance de son pouvoir politique, mais que personne ne semble capable de voir ou vouloir comprendre… »
    Sont-ils impuissants ou incompétents? Là est la question. Si vous prenez les ministres les uns après les autres, sont-ils puissants, responsables, dignes de ce nom? A mon avis non, ce sont tous les copains des copains, certains plus nuls encore que d’autres et ceux qui pourraient sortir du lot, englués dans leur idéologie rétrograde (ou hypocrite). Comme au temps lointain de Mitterand, il ne faut pas de vagues, pas de stigmatisation, pas de tête plus haute que l’autre, pas de différence, pas d’élite. Eux seuls détiennent la sainte parole de leur sacro saint parti d’idéologues. Vous oubliez d’ajouter Maxime que pour palier à leurs incapacités ils ne cessent de restreindre nos libertés. Ils veulent tout contrôler, c’est l’état omniprésent qui nous protège contre notre volonté. Vivement que nous puissions quitter ce pays! Nous n’attendons plus que cela.
    Quant au premier ministre que vous mentionnez celui que nous subissons est le pire de tous. Il veut nous mettre au pas et pète les plombs à la moindre contrariété. Comment pouvons nous supporter un type pareil? Ce n’est pas un ministre qui gouverne, c’est un ministre qui dirige mais dans le mauvais sens du terme. D’ailleurs il est bien connu que les plus incompétents et les plus acculturés sont de la pire espèce quant ils arrivent aux manettes. A quand le nouveau goulag?

  8. Milouv dit :

    Je ne suis pas convaincu par cette analyse. Le pouvoir politique n’est pas impuissant, il est confisqué.

    Prenez l’exemple abject de Sarkozy (le président qui promet la rupture en 2007 pour inviter des socialos au gouvernement le lendemaun de l’élection). Ce traitre prétend fonder en France le parti des Républicains. Mais notre « républicain » à la française se permet sans vergogne de soutenir une candidate démocrate aux élections US !

    Ce n’est pa slé République qu’il faut changer, c’est le parti UMPS qui confisque le vote et le remplace par une sorte de Star Academy ou les deux candidats font semblant de s’opposer mais prônent exactement la même politique.

    • Milouv, eh bien vous avez tort, il est impuissant depuis 40 ans à résoudre les grands problèmes de ce temps. On peut y remédier en partie mais il faut énormément de temps, de courage, de lucidité, et si vous croyez qu’en mettant au pouvoir les zozos extrémistes ou braillards, tout va s’arranger d’un coup, vous serez le premier déçu et désespéré, faites moi confiance.
      MT

  9. Willy dit :

    Bonjour Maxine,
    Est ce ca que NS plus d’ancien premier ministre evalue une refonte des instutition?
    Bien à vous
    Willy
    http://avcparcours1combattant.over-blog.com/

  10. michel43 dit :

    obliger de sourire.. les fondements de la V e République ? et bien NON.. il faut en Priorité; revenir a des faveurs, accorder pars DE GAULLE, sous la pression du Front populaire ,au pouvoir des syndicats politiser, des Hauts fonctionnaires , et des fonctionnaires, et des puissants lobbys, et supprimer, le Sénat, conseil économiques et social, privatiser, de nombreuses, chaines de télévisions, et de la RADIO , ou les vrais patrons sont les syndicats, tout comme la presse en faillite et subventionner a hauteur du Milliard, ou la Aussi, le patron est la CGT..qui fait les embauches , Vendre les biens appartenant a L..ETAT , ainsi que les entreprises, pour les ports, encore la CGT qui y fait sa loi.. et bien d..Autre chose .. Ensuite, redonner la parole au peuple , avec le retour de la proportionnelle de Mitterrand, Retour a 7 ans pour la présidence de la République, plus de Premier Ministre, puis TOUT les politiciens; Deux mandats ,et une condamnations, inéligible a VIE; et ceux qui élues, font des dettes énormes, passible des tribunaux, comme, les responsables du Priver..LA FRANCE. Ingouvernable. Bien sur que NON..il y a le Référendum; qui donne force de lois; a conditions de le RESPECTER..il faut donc que la République sois au service du peuple et pas le contraire ? depuis DE GAULLE. les politiciens on baisser, leurs pantalons, devant les syndicats et autres lobbys le vrais malaise Français, se sont la lâcheté, la magouille, venant du sommet ,Les Français on enfin compris , que Gauche ou Droite, les on berner et Ruiner le pays, et laisser entrer, toute la misère du Monde, Fondement ou PAS. se sont les structures, étatique qu’ IL FAUT FAIRE SAUTER

  11. Stéphane B dit :

    Bonjour,

    Politique migratoire, qui nous met des bâtons dans nos rouages: l’Europe avec son droits de l’hommisme et sa bienpensance.
    Communautarisme: qui donne raison à ceux qui veulent du communautarisme: l’Europe via la CEDH
    Chômage: qui nous bloque dans notre lutte pour la compétitivité: l’Europe

    Oups, vous dites que cela fait 40 ans maintenant que nous sommes en déclin mais n’y a-t-il pas collusion avec la montée des institutions européennes ? Ne peut on pas établir un rapprochement ?

    J’admets et je suis même convaincu que le premier mal est inhérent à notre culture, à notre passé. Les premiers blocages viennent de là. Les gens veulent vivre suivant leurs acquis sans se remettre en question, sans revenir à la source fondamentale de leur malheur car les décisions seront douloureuses. Ils préfèrent accuser autrui et mettre un cataplasme sur une jambe de bois.
    Mais hormis le fait que je sache que je ne sais rien ou bien peu, la vie m’a appris une chose. Si tu ne t’adaptes, tu meurs. La France ne veut pas s’adapter. Elle se meurt donc !

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