« Les petites gens »

petites-gens« Vous trompez les petites gens! » a déclaré le Premier ministre à l’Assemblée nationale (lien ci-dessous). M. Valls se fourvoie en assimilant ce qu’il appelle  « petites gens » et tentation du vote fn. L’immense majorité de ses soi-disant « petites gens« , n’ont pas la moindre attirance pour le fn son histoire, son identité, sa démagogie. Ils se retrouvent en vérité dans les 60% d’abstentionnistes et les 74% qui éprouvent, soit du dégoût, soit de la méfiance envers la politique (CEVIPOF janvier 2015). Et cela n’est pas près de s’arranger à voir la grande comédie hystérique en cours.

Cette expression « les petites gens« , ne semble avoir scandalisé personne.  Pourtant, elle est bien à l’image du mépris de la classe dirigeante dans son ensemble envers les citoyens, le peuple, la majorité silencieuse, la « France d’en-bas ». Lui, fait partie des « grandes gens » sans doute, ceux qui passent à la télévision, dirigent les autres – ou font semblant – détiennent la vérité, le monopole du bien, un « message ».

Le problème, c’est que pour réussir dans la haute société française médiatique ou politique, il ne faut pas être forcément très intelligent. Il faut un culot monstre, une désinhibition et un cynisme à toute épreuve, absence de scrupule, des relations familiales ou clanique, un excellent réseau personnel, un arrivisme à couper le souffle. Voilà, c’est tout. Les politiciens ne sont pas en général des gens cultivés ni intelligents, dotés de bon sens et d’une vision historique. Ils appellent  « petites gens » des personnes beaucoup plus instruites et intelligentes qu’eux, au sens fort du mot intelligence (qui ne se réduit pas aux diplômes évidemment).

On imagine, à voir comment ils sont traités, que les médecins font partie des « petites gens » de M. Valls. Or, dans l’affaire du tiers payant, ce sont les médecins qui ont raison de refuser cette société d’assistanat, de gratuité apparente (« c’est gratuit, c’est l’Etat qui paye« ) de démagogie que les socialistes, et d’ailleurs la classe politique française dans son ensemble, mettent subrepticement en place et entraîne le pays dans le gouffre. Alors, solidarité totale avec les « petites gens »,  méprisés par la classe politico-médiatique, de l’extrême droite à l’extrême gauche! Nous sommes tous des « petites gens« , ceux de la majorité silencieuse, et fiers de l’être! Solidarité totale avec les médecins qui en défendant leur profession – et ils sont bien seuls – défendent aujourd’hui la France!

https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=newssearch&cd=1&cad=rja&uact=8&ved=0CCAQqQIoADAA&url=http%3A%2F%2Fwww.francetvinfo.fr%2Fpolitique%2Ffront-national%2Fvideo-vous-trompez-les-petits-gens-lance-valls-a-la-deputee-fn-marion-marechal-le-pen_845459.html&ei=vxkFVbSdCMeQ7AbGxIHAAg&usg=AFQjCNFfXP6WcA8jdqaBtZDkvc7fimrllg&bvm=bv.88198703,d.ZGU

Maxime TANDONNET

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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36 commentaires pour « Les petites gens »

  1. Ping : En résumé (3) |

  2. Mich dit :

    Hmmm….mais c’etait pas un peu déjà comme ça par le passé ?
    (désolé je vais heureusement pratiquement jamais chez le médeçin)

  3. Curmudgeon dit :

    En tant que petite gens, je n’ai pas le droit désormais de m’informer sur ce que pensent et projettent les islamistes de certains sites. Blocage des sites, collecte des IP de ceux qui veulent aller les voir.
    http://www.france24.com/fr/20150316-internet-islamic-news-propagande-terroriste-censure-ministere-interieur-loppsi/

    Censure, surveillance. A part ça, « valeurs républicaines », etc. Du vent.

  4. Danjou annick dit :

    @Mich, c’est facile à expliquer, l’état te dit: tu vas chez le médecin qu’on t’impose et tu la fermes. Avant tu nous donnes l’autorisation de prélèvement sur ton compte pour qu’on puisse y prélever la partie de sécu qui nous revient….T’en fais pas, y’aura ceux qui paieront un peu plus car ils ont les moyens ( les sal..) et ceux qui paieront rien parce qu’on en a décidé ainsi. Les mutuelles qui sont nos copines s’en mettront plein les poches mais ça c’est bon pour les prochaines élections. Si t’es trop malade tu vas à l’hosto où t’attends 15 heures qu’un interne formé en Bulgarie s’occupe de toi. Voilà Mich c’est simple comme bonjour…on a connu ça à Glasgow il y a déjà pas mal d’années et là bas il valait mieux être en bonne santé que malade. C’est la fonctionnarisation de la médecine avec toutes les dérives que cela suppose, d’ailleurs bientôt les médecins travailleront de 9h à 5h, après tu te démer…. Désolée mais ce gouvernement me révulse.

  5. Annick dit :

    Bonsoir francoiscarmignola,

    Nous sommes ici pour débattre et chacun peut y écrire selon sa sensibilité, alors bien sûr, que vous pouvez vous permettre.

    Lisez d’abord la déclaration d’Hélie Denoix de Saint Marc devant le haut tribunal militaire, le 5 juin 1961 :

    http://www.heliedesaintmarc.com/declaration.pdf

    S’il fait référence à Challe, c’est parce que Challe avait été chargé par De Gaulle d’engager l’armée dans une opération d’envergure pour vaincre les fells. Ce fut parfaitement réalisé avec les opérations « Pierres précieuses », la France était victorieuse, le FLN battu, exsangue. C’est le moment que choisit De Gaulle pour négocier avec l’ennemi et céder à toutes leurs exigences.
    Qui pour nous protéger alors ? Plus personne : l’armée française restait l’arme aux pieds pendant que nous nous faisions égorger et autres joyeusetés que je vous épargne.

    Je pose donc la question : qui a manqué à son devoir ? Qui a trahi la République dont mon pays natal faisait alors partie ? Qui n’est pas resté fidèle aux engagements pris ? Qui a manqué de loyauté ?

    La tentative de coup d’Etat en 61, elle, fut coupable dites-vous.
    Non ! Ce n’était pas coup un d’état, tel que l’on a voulu le faire croire en métropole.
    C »était un cri de désespoir, une tentative désespérée de gens sacrifiés pour éviter le pire. Cela, vous ne l’avez jamais compris.
    De Gaulle, sûr de lui jusqu’à l’absurde, était certain que les Français d’Algérie ne quitteraient pas leur terre. Il se trompait ; qu’avions-nous à faire d’une terre quand notre patrie c’était la France, et que la France se retirait, sans un regard ?
    Non ! rien de coupable de la part de ces hommes qui avait tout à perdre après une carrière tout entière au service de leur pays.
    Vous êtes-vous demandé pourquoi ils avaient ainsi risqué leurs vies, alors qu’ils auraient pu laisser « couler » et prétendre à une retraite paisible dont, tous, étaient proches ? Jamais cette question ne vous a effleuré ?
    Je vais vous répondre : parce qu’ils étaient des hommes d’honneur. Toute leur vie en témoigne, et leur carrière valait peu face à la loyauté, au courage et au sens du sacrifice pour ce qu’ils savaient être le juste engagement.

    Vous les jugez « vrais traitres à la République », sans savoir, sans connaître ce qu’il se passait dans les villes, dans les villages, les fermes isolées, sur les routes. Non ! vous lisiez tranquillement les journaux, leurs mensonges et petits arrangements (en août 62, j’étais en métropole, pas un seul média n’a parlé du massacre d’Oran, le 5 de ce mois, et nous ne l’avons appris que des années après) et encore à présent, vous répétez les mêmes arguments, parce que vous vous réclamez gaulliste et qu’il ne faut pas douter du « grand homme ».

    S’ils n’essaient pas de tordre les faits, la réalité, les gaullistes ne sont pas mes ennemis, mon père le fut. Il rejoignit son « grand homme » en Angleterre et y combattit 3 ans dans les FFL. Il sautait « comme un cabri » en 58, pour faire revenir « son sauveur » au pouvoir, mobilisant tout son carnet d’adresses, se démenant comme un forcené, parce que « lui seul pouvait nous sauver », disait-il. En 61, il a compris que le grand Charles trahissait toute la confiance mise en sa personne, qu’il reniait sa parole sans hésiter à nous laisser aux mains des égorgeurs qu’il relâchait des prisons françaises alors que, aussitôt, ils allaient grossir les rangs ennemis sous les applaudissements des porteurs de valises (les voilà les vrais traitres à la République) jamais punis, eux . Tellement peu punis qu’on les retrouve jusque dans les ministères de la Vème !

    Vous ne croyez pas qu’il est grand temps de remettre notre histoire en ordre et d’arrêter de culpabiliser les uns pour absoudre les autres ? Serions-nous si incapables de regarder les choses en face . Oui, De Gaulle fut un grand homme en 40, et je partage la plus grande partie de ses points de vue. Mais il fut le dernier des derniers dans la manière dont il capitula en Algérie.

    « Ruineuse Algérie », dites-vous. Il fallait bien trouver un prétexte pour convaincre les Français. D’autant que la bombe atomique allait coûter quelques milliards aux contribuables et que les champs de pétrole n’étaient pas encore une juteuse affaire (il suffisait d’attendre un peu).
    Mais, admettons. Fallait-il pour autant agir ainsi, sans autre moyen pour que les choses se passent mieux, que de tout abandonner, au plus vite ?
    Qui pouvait croire qu’une signature au bas d’ un torchon allait tout régler ? De Gaulle ? Vous rigolez ! Il nous a tous eus.

    Amicalement,

  6. francoiscarmignola dit :

    Si je puis me permettre d’émettre des points de vues non consensuels.
    @Annick
    Vous avez absolument raison pour le 19 Mars qui ne peut pas, c’est clair, être une date de célébration de la fin de la guerre d’Algérie. Cela pour les raisons que vous donnez, qui sont toutes exactes. Honte à ceux qui révèrent la prise de pouvoir en Algérie d’un gouvernement d’assassins et de corrompus qui mirent cinquantes années de rapines et de guerre civile à ruiner ce que nous y avions fait sans raisons véritables.

    Par ailleurs ce fut en 62.

    La tentative de coup d’Etat en 61, elle, fut coupable. Denoix de Saint Marc, y participa, non pas comme chef, mais comme le personnage mythologique qu’il ne cessa jamais d’être. On a raison d’honorer aujourd’hui cet homme, qui fut un brave.
    Il faut rappeler qu’il fut fait décoré de tous les ordres de la légion d’honneur par Giscard, Chirac, puis Sarkozy (il déplut à Mitterand, allez savoir pourquoi), puis enterré à Lyon en présence de Gérard Collomb.

    Alors que les rebelles, que l’on aurait du fusiller, furent libérés par De Gaulle tout au long des années 60, y compris comme de juste, de Saint Marc, il fallut Mitterand pour que l’on réintègre dans leur retraites (le nerf de la guerre) un certain nombre de vrais traitres à la République, dont Salan, le chef de l’OAS.
    Voilà le drame de l’Algérie, et de l’armée Française.
    Il fut honteusement clôturé par un ex ministre de l’intérieur de la décadente quatrième république, qui osa affirmer l’identité de la France et de la ruineuse Algérie après avoir collaboré avec l’Allemagne nazie et reçu à sa table (on dit même alors qu’il était président) l’organisateur de la rafle du vélodrome d’hiver.

    L’histoire est tragique et partiellement honteuse.

  7. Georges dit :

    Question centimètre ce géant sait de quoi il parle.

  8. Mich dit :

    Bonjour Maxime,
    Je n’ai pas tout à fait compris l’histoire et l’enjeux autours du tiers-payant et j’avoue ne pas trop avoir le temps de m’informer en ce moment. Pourriez-vous nous l’expliquer rapidement? Merci

    Bien cordialement,
    MF

  9. Annick dit :

    Bonsoir Maxime,

    Se voir traiter de petites gens cela se réglera à froid. Le crétin (Onffray ne l’a pas loupé) ne verra rien venir, ou peut-être le pressent-il trop, sans pouvoir encore évaluer, ni comment, ni quand. D’où sa trouille et sa perte totale de contrôle. C’est toute sa carrière politique qui se débine, sans compter la perte des petits barons en place qui ne manqueront pas, non plus, de lui « faire la peau ». Les « camarades » savent faire.

    La fonctionnarisation des médecins c’est aussi la captivité des patients à qui l’on enlèvera le choix de son médecin. Plus de liberté, tout imposé ! Les plus chanceux tomberont sur un bon praticien, les autres… tant pis pour eux. Le choix d’un médecin référant fut le premier pas vers ce planisme si cher aux collectivistes de tous poils.

    @Freddie,

    Je partage vos craintes en ce qui concerne Obama/Bibi.
    Des accords avec des fous islamistes, fussent-ils Iraniens (se rappeler Khomeini), ne vaudront pas mieux que les « Accords d’Evian », que les Français d’Algérie appellent « Accords déviants ».

    @Tracy LA ROSIÈRE,

    Je crois pouvoir affirmer, simplement, que celle du 19 mars n’est pas consensuelle, c’est le moins qu’on puisse dire

    Cinquième génération de Français d’Algérie, je l’affirme. Cette date est un scandale, un déni d’histoire. L’Algérie la célèbre comme « fête de la victoire » et un timbre fut imprimé pour la commémoration. Le nombre de victimes après le 19 mars fut supérieur à celles de toute la durée de la guerre. Le cessez-le feu ne fut respecté que par la France, dont plus de 300 de ses jeunes appelés, enlevés après cette date, ne furent jamais retrouvés. Les familles les pleurent encore, toujours sans nouvelles.
    Cette mascarade, célébrée en France par la FNACA, ces cocos qui sabotaient les usines d’armement en métropole, pendant que leurs petits camarades se faisaient tuer, ou bien se couchaient sur les rails de chemin de fer pour empêcher les renforts d’arriver alors que les populations étaient massacrées. C’est ça, que commémorent la FNACA et tous les autres vendus.
    Fête-t-on la capitulation en 40 ? Non !
    Hé bien ! c’est de la même veine.

    Quant à la nostalgie, Valls devra revoir sa copie : aucun PN ne l’a. La page est tournée depuis longtemps.

    Hélie de Saint-Marc fut un résistant au nazisme

    Le général André Zeller fut aussi un résistant (il était au « triste » Plateau des Glières) mais aussi Maurice Challe, et Edmond Jouhaud (seul PN) qui fut résistant à Bordeaux.
    Salan était le plus décoré des généraux et avait également subi l’abandon de ses troupes autochtones en Indochine.
    Le putsch a eu lieu le 22 avril 61 et en février/mars 62 l’OAS (18 mois d’existence en tout) n’avait plus de chefs ; tous arrêtés. Voilà la réalité des faits, qui en dit long sur tous les mensonges.

    Ménard vient de remettre les pendules à l’heure, et je suis heureuse qu’une rue porte le nom de l’homme magnifique que fut Helie Denoix de Saint-Marc. Non, ce n’est pas une usurpation, bien au contraire. Ni un scandale comme voudrait le dénoncer Valls qui ne trouve, par contre, rien à dire sur les rues baptisées Staline !

    Amicalement,

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