Ecouter les Français

téléchargement (2)Le sondage CEVIPOF sur la confiance des Français, vague 6, vient d’être rendu public. Il a été réalisé entre le 26 et le 4 février dernier, après les attentats de janvier. Les politiques, en mal d’idées, et de réflexion, auraient tout intérêt à en prendre connaissance dans une démocratie, mot qui  signifie tout de même le « pouvoir du peuple ». Ce sondage doit  embarrasser les beaux esprits puisque le monde politique et médiatique l’a peu commenté pour l’instant, sinon en termes expéditifs, vaguement dédaigneux, pour parler de tendance « repli » ce qui dispense de réflexion plus approfondie. Plusieurs points de ce document ont plus particulièrement retenu m’ont attention.

  1. L’extrême malaise qui règne sur le pays et touche 93% des Français. Interrogés sur leur sentiment dominant, ils répondent: 32% de la méfiance, 32% de la morosité et 29% de la lassitude.
  2. La défiance profonde et persistante envers la politique: 85% estiment que les politiques ne se préoccupent pas de ce que pensent les gens comme eux. Les partis politiques sont l’institution en laquelle ils ont le moins confiance: 14%.
  3. Le besoin d’unité: 59% ne font confiance ni à la droite, ni à la gauche, mais 83% veulent que les responsables du pays s’entendent par delà les clivages politiques pour chercher des solutions aux difficultés dont ils souffrent.
  4. La passion de la France : 82% sont fiers d’être Français, 43% s’identifient avant tout dans l’appartenance à la France contre 7% seulement à l’Europe, 10% au monde et 30% à leur ville, région, etc. 81% sont avant tout attachés à la République.
  5. Le besoin de démocratie et de liberté: 84% estiment que le référendum est un bon moyen de prendre des décisions importantes, 82% sont favorables à une liberté d’expression « quitte à déplaire à certaines communautés ».
  6. Une profonde fracture entre l’opinion et les élites politiques ou médiatiques sur les sujets de société (69% considèrent « qu’il y a trop d’immigrés ».)

http://www.cevipof.com/fr/le-barometre-de-la-confiance-politique-du-cevipof/resultats-1/vague6/vague6bis/

L’expression de ces sentiments, parfois contradictoires, ne fait pas à elle seule une politique et l’opinion publique ne détient pas toujours et forcément la vérité. Il existe cependant deux manières de se moquer du peuple. La première est de le mépriser par l’invocation, en se pinçant le nez, de son « populisme » comme Adolphe Thiers jadis fustigeait  « la vile multitude » ; la seconde est de  verser dans la démagogie extrémiste et irréaliste. Les Français savent bien au fond qu’il ne se trouve pas de solutions miracle. Ce sondage montre d’ailleurs qu’il n’existe aucune vague d’adhésion envers aucune formation ou personnalité politique, contrairement au message qui émane du matraquage médiatique quotidien. Ils attendent avant tout que le monde politique, dans sa globalité, change radicalement d’attitude à leur égard, notamment sur deux plans: 1/ que prennent fin les comportements méprisants et égocentriques de la supposée « France d’en haut », dont les manifestations éclaboussent l’actualité en permanence, 2/ sentir que leur point de vue est écouté et pris en compte par les dirigeants et non pas foulé au pied avec morgue et arrogance du matin au soir; à cet égard, le référendum sur des sujets importants et sérieux, réclamé par le peuple et dénigré par les élites, est un outil indispensable de l’avenir et du retour à la confiance.

Maxime TANDONNET

 

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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17 commentaires pour Ecouter les Français

  1. Ping : En Résumé (4) |

  2. georges dit :

    ANNICK,
    La dictature européenne ne tolèrera plus la fessée dans son système de fonctionnement par contre cette « chance pour l’Europe » (tel que tu le démontre dans cette vidéo) n’a pas l’air de poser problème aux immenses humanistes de la monenclature bruxelloise.

  3. simple citoyen dit :

    @Frederic_N
    Votre argument est spécieux. Vous opposez désir et volonté et prétendez que l’élection de NS est l’expression de cette dernière.
    Non. Elle est simplement l’expression de la contrainte d’un système de représentation où l’offre politique, le discours politique, la liberté d’expression politique, la diffusion des idées politique, les débats politiques sont tous soumis à un groupe restreint d’ayant droits avalisés par les différents partis d’influence (et je ne parle pas de nos partis politiques) à l’oeuvre dans notre société.
    D’ailleurs, vous ne relevez pas, ce qui aurait pu l’être, que seuls les promoteurs de cette europe mortifère se retrouvent en position éligible. Pourquoi quand on sait que la majorité des français y est opposé? Que dire de la quasi unanimité de la classe politico médiatique lors de cette échéance de 2005 et l’incapacité pour le peuple d’influer sur celle-ci?

  4. Annick Danjou dit :

    Regardez ce clip si vous ne l’avez pas encore vu! On veut nous faire croire que tout va bien dans les banlieues, que nous sommes des islamophobes et tous les noms en « phobes ». Ces jeunes sont nourris, éduqués (si on veut) par la France. Qui sont les politiques courageux qui vont monter au créneau, dire ça suffit et sévir sérieusement. Après on s’étonnera que les français qui en ont marre qu’on ne les écoute pas se tournent vers Marine Le Pen???

  5. georges dit :

    Ecouter les Fançais équivaut à écouter les Européens, traités de la même manière par l’eurocratie qui les a allègrement trahis.

  6. francoiscarmignola dit :

    Le sondage assez vague au demeurant, ne montre aucune remise en cause des institutions, ni de la démocratie, au contraire. Moins que jamais, à mon avis, le problème des institutions ne se pose.
    Au contraire, et cela me semble-t-il est absolument patent, les institutions de la Vème République se montrent incroyablement solides et assurent au pays une stabilité politique miraculeuse qu’il ne mérite pas.

    Où serait on si des partis élus à la proportionnelle se disputaient les ministères la main sur le coeur? Et bien au bord de la guerre civile, comme cela fut le cas dans le passé.
    Comptez l’abandon de 40 qui fut aussi (on parle ici de l’étrange défaite de Bloch) due au mépris mérité qu’on vouait aux partis, comptez la glissade de 58 qui aurait pu finir par un vrai coup d’Etat.

    Ces classes politiques là, celles de la proportionnelle des III et IV ème Républiques ne méritent que le mépris de l’histoire, et cela surtout du fait de ces institutions contraires à la marche de la société Française et dont nous nous sommes débarrassé. La classe politique d’aujourd’hui n’est pas meilleure, mais au moins est elle tenue en laisse, ses petites disputes ridicules se réglant à la cravache plutôt qu’au larmes de désespoir d’un Tardieu ou d’un Mendes France.

    Il ne reste plus qu’à les faire travailler, ce qu’elle ne font pas, et c’est le problème d’aujourd’hui.

    C’est ce que demande les Français d’ailleurs: plus que jamais, il refusent, et c’est un peu ce que vous dites, les postures ridicules et les hypocrisies sans actions, ni résultats, de la quasi totalité des hommes dits politiques de ce pays.
    La question est alors de savoir qui travaille, qui propose, qui a envie de bosser ? Qui a des programmes, des actions, des experts et des propositions chiffrées ?
    On a vu, et ce fut la catastrophe de 2012, que les personnes qui s’installèrent aux commandes étaient totalement non préparées. Des amateurs sans culture, sans volonté, sans projet. Trois ans déjà, absolument foutus, avec une situation maintenant caractérisée de déclassement.

    Il faut que des véritables politiques soient mises en oeuvre, avec autorité, avec constance. Tout le monde sait bien que c’est nécessaire. De plus, maintenant, le temps des gentillesses est terminé; ll va falloir se livrer à des (petites) brutalités qui pourraient faire piailler les étourneaux.

  7. Frederic_N dit :

    Bonjour Maxime
    Pardonnez moi d’intervenir plutôt en libéral , mais je crois que ce que ce sondage montre c’est le contraire de ce que semble souhaiter la « vox populi » de ce forum.
    On est tous ici à souligner la « volonté populaire » et son éloignement des politiques. Mais ce que montre ce forum est que le peuple français a une attitude totalement contradictoire ou si l’on veut il veut le beurre et l’argent du beurre ( ce qui est un signe d’espoir d’ailleurs, car cela veut dire qu’il y a désormais un espace de débat ). Il n’y a pas ou pas encore de volonté populaire dans ce pays
    Ainsi la plupart ici – comme M Bayou – se plaignent que l’on n’ait pas respecté le référendum de 2005. Mais désolé : le choix européen a fait partie très clairement du programme de Sarkozy, et le même peuple a voté pour lui. En connaissance de cause, donc terminé. Cela veut dire qu’il n’est pas prêt à sacrifier la force que représente l’Europe à son sentiment national. De même on dit que le peuple veut limiter l’immigration, qu’il veut de l’autorité. Mais là encore désolé, le même peuple a voté pour Hollande qui a prêché exactement l’inverse , et en toute connaissance de cause. Que le peuple en subisse les conséquences – car désolé , sur ce sujets droite et gauche ce n’est pas la même chose. Tout cela veut dire que le peuple préfère la suppression du jour de carence à la sécurité dans son quartier

    Ces sentiments prêtés au peuple par les sondages, sont des désirs, absolument pas une volonté. Vouloir cela signifie accepter d’zn payer le prix. Ce n’est jamais la question que posent les sondages
    C’est à cela que doit servir un programme politique de droite. C’est pourquoi pour une fois, je pense que l’attitude de Sarko est cohérente. Le lendemain de l’élection : référendums sur les questions essentielles –  » l’économie et l’école.  » , Si le peuple vote non, démission du président ( tant pis pour le peuple). S’il vote oui, le peuple aura les mains liées : le président aura 5 ans pour l’empêcher de défaire 5 ans après ce que le président fera . Et soyons clair.. malgré la « volonté populaire » qui ne manquera pas de s’exprimer dans les sondages

  8. michel43 dit :

    QUE cela plaise OU NON…il y a une seule force , qui ne cesse de grimper, CARS , elle colle a la RÉALITÉ , et ose dénoncer , 50 ans de gestions , gauche, et droite , qui on ruiner ,le pays, y on apporter , le chomage, une immigrations , incontrôlée et la suppression de nos frontières, on fait rentrer TOUTE LA MISÈRE DU MONDE, , alors que la misère était chez NOUS ? 10 Millions de pauvres; 5.5 millions de chômeurs , les restaurants de COLUCHE sont déborder, 9 millions de retraiter vivent dans la misère avec 850 euros, ayant ,travailler, toute leurs VIE alors que tout est gratuit pour les étrangers,Merci l .EUROPE qui devait apporter, que du bonheur, il vaux ,mieux,un petit chez sois..QU..un grand chez les autres;voyez les SUISSES et autres Effectivement, il est grand temps de sortir notre pays, du Socialo -Communiste ;régie pars DE GAULLE.. cars gauche et droite, on ÉCHOUER dans tout les domaines; Resta la sois disant, démagogie ,extrémiste et irréaliste, pourtant , beaucoup de politiciens PILLENT sont programme; cars la très grande Majorité des petits chefs d -entreprises l -applique chez EUX. réduire les dépense, couper les postes ruineux, restructurer leurs entreprise, et fusionner, avec une autre, pour de nouveaux marcher, redonner de la liberté, pour ceux, qui veulent créer ou reprendre, une entreprise, QUI tue nos entreprises, BRUXELLES et ses normes, la haute fonctions publics. LA CONNERIE DE Sarko ET SA RÉFORME de la taxe professionnelle, ou est la démagogie, lorsque les fonctionnaires, impose leurs contrôles tatillons ,et leurs mises au normes, qui faute de moyens financer, préfère, mettre la clés sous la porte, qui pleurniche sur plus de 850 suicide de nos paysans; DÉMAGOGIE; lorsque on offre plus du milliard d -euros pour des ÉTRANGERS qui n -on jamais cotiser, SARKOZY VIRER veut modifier se scandale;et le reste, ECOUTER son discours de NICE et de TOULON…il a piquer du programme de la démagogue ;les électeurs on compris CELA ? suite dans les urnes ::BIENTÔT a nier l – évidence ,on favorise , ceux qui pose les VRAIS PROBLÈMES MICH…je suis votre AVIS.. je souris pas une fois citer , la blonde;;;;;;

  9. Tracy LA ROSIÈRE dit :

    Pas de désespoir, voici une proposition pour 2017.
    Que ne nous rebattez-vous les oreilles avec les incompétences de notre président de la République ?
    Depuis Paul DESCHANEL atteint du syndrome d’Elpenor et qui tomba d’un train en pyjama, en pleine nuit, jusqu’au dernier de nos présidents, en passant par Jacques CHIRAC réussissant à demeurer douze ans dans le palais de la République en ne faisant strictement rien et aux frais de la Princesse, ce serait donc une fatalité…?
    CHIRAC reflète assez bien ce glissement accéléré dans la médiocratie.
    CHIRAC fut au Gaullisme ce que MITTERAND était au socialisme. Rappelons pour faire un peu d’histoire que si DE GAULLE est l’homme qui a dit Non, CHIRAC est celui qui a dissous, preuve par une simple image du lointain cousinage avec le Grand Homme. Il fut avant tout radical- socialiste, disciple du « bon monsieur QUEUILLE », celui- là même dont la seul doctrine reposait sur le précepte selon lequel « il n’est de problème que le temps et l’absence de solution ne saurait résoudre » ce qui pouvait se traduire, en fin de repas, par l’aphorisme mieux connu: « quand un problème m’emmerde je crée une commission ».
    Radical-socialiste, ce n’est pas une pathologie très lourde habituellement. Dans la cas de CHIRAC elle le mena toutefois à voter pour HOLLANDE et à finir débile.
    Sa deuxième élection donna lieu à une des plus touchantes scènes de notre vie politique: on vit tous les socialistes se bousculer aux urnes pour voter CHIRAC. Résultat, élu avec un score digne du soviet-suprême et ceci pour ne rien faire.
    L’élection de HOLLANDE repose elle sur, au moins, une triple ambiguïté:
    – le detroussage d’une femme de ménage dans une chambre du Sofitel de New-York;
    – le rejet du président en place;
    – enfin, la démagogie d’un « programme » irresponsable.
    Comment, sur de telles bases aurions – nous pu récolter un président à la hauteur des événements ? Il eut fallu un miracle.
    Convenons qu’il faut se poser la question de notre propre responsabilité sur l’avènement au pouvoir suprême de tels individus, sur le mode d’élection – ou, tout au moins, sur la liberté réelle qui reste au peuple au moment du scrutin – et sur l’utilité même de la fonction.
    Nous n’irons pas jusqu’à prétendre à l’instar de CLEMENCEAU que, tout comme la prostate, le président de la République ne sert à rien ou a suggérer, toujours selon le même, que puisqu’il en faut un autant choisir le plus con. Non, puisque c’est déjà fait.
    Constatons simplement que les modes d’élection en vigueur sous les IIIe et IVe Républiques ainsi que celui que nous connaissons ( suffrage universel ) , ne permettent pas l’avènement d’hommes ou de femmes exceptionnels ( à deux ou trois exceptions près ). C’est la raison pour laquelle un autre mode de désignation s’impose : TIRONS-LE AU SORT ! Nous économiserions ainsi beaucoup d’énergie, de temps et d’argent consacrés à une campagne électorale illusoire, stérile et vaine. Nous en finirions avec cette funeste consanguinité de l’ENA et du pouvoir. Nous donnerions aux non- privilégiés de la République la possibilité d’accéder à la fonction suprême : un charcutier, une infirmière , un garde-champêtre ? Aucune crainte à avoir: ça ne pourrait être pire que maintenant !

    Tracy LA ROSIÈRE

  10. filou dit :

    je ne crois pas que les français attendent une autre forme de relation affective, être davantage écoutés, une autre façon de communiquer entre décideurs et exécutants. Ce sondage n’est pas capable de le dire mais ce que veulent les français c’est des chefs avec une expérience hybride : à la fois chef commando, fonctionnaire exemplaire, et dirigeant d’entreprise créateur de richesses.

  11. amike dit :

    « 83% veulent que les responsables du pays s’entendent »
    C’est un chiffre peu crédible, si on pense aux nombres d’électeurs qu’atteignent les bords gauche et droite.
    Pourtant il doit être réel : D’abord, les non votants sont plus nombreux à avoir répondu à ce sondage que voter. Ensuite, le mythe de l’état fort, du service public est très fort en France. Très prisé par les média et très peu critiqué. Avec un peu de nostalgie (De Gaulle), il est donc très facile d’opter pour une réponse passe partout.

  12. Freddie dit :

    Il y a bien sûr des phénomènes spécifiques à la classe politique, comme la contrainte, parfois, de suivre certains accords internationaux plutôt que de suivre l’opinion nationale. Toutefois je pense que le manque d’écoute et le mépris des électeurs est plus profond. Je le vois à l’oeuvre pleinement dans mon conseil syndical (qui manipule les votes et se fiche des autres copropriétaires) et aussi chez les élus locaux. A vrai dire, je viens à la minute de revenir d’une journée portes ouvertes d’une association qui avait invité personnellement chaque élu de la ville, absents bien sûr sans même daigner décliner (et c’est une petite ville où tout le monde se connaît : les retombées en termes de mauvaise popularité sont immédiates). Bref, le problème, c’est celui de l’orgueil, et du pouvoir qui monte à la tête de la plupart des humains. Face à cela, je suis d’accord avec François, le dialogue ne marche pas. Seule une bonne déculottée les fera redescendre de leur « trip ». Etre gentil n’est pas une bonne stratégie. Le respect, cela s’impose. Hélas.

  13. François dit :

    Bonjour Maxime,

    Aviez-vous noté la similitude de sujet avec M. Bilger ? Partant du même constat, le sondage Cevipof, son billet intitulé « L’autorité de l’État ou la révolte de la société ? » finit ainsi :
    « Ce sera, pour demain, l’autorité de l’État ou la révolte d’une société qui sans trop de délicatesse lui rappellera qu’elle existe et se fera entendre. »

    Je dois bien avouer qu’à force de nous prendre pour des c…, nos hommes politiques actuels finiront comme leurs prédécesseurs dans des situations analogues. Référendums ? Que nenni ! Aucun de nos politiciens ne s’y risquera, leurs trouillomètres ayant la fâcheuse de s’affoler au moindre éternuement des Français. De plus, l’autorité de l’État ne peut être rétablie en raison de notre soumission à Bruxelles, malgré le référendum de 2005.

    Bref, le courage de notre classe politique étant inversement proportionnel à leur appétit de pouvoir, je n’attends plus rien d’eux. Il ne reste donc plus qu’une seule alternative : la révolte ! À moins d’un miracle, c-à-d l’apparition d’un « sauveur », nous nous dirigeons « tranquillement »vers une guerre civile, sous une forme ou sous une autre (larvée, ouverte ou l’une puis l’autre…).

    Le lien vers Justice au singulier : http://www.philippebilger.com/blog/2015/02/lautorit%C3%A9-de-letat-ou-la-r%C3%A9volte-de-la-soci%C3%A9t%C3%A9-.html

  14. H. dit :

    Bonjour,

    Un de mes amis, à qui j’ai conseillé de lire « L’étrange défaite » de Marc Bloch, m’a posé la question, après lecture, de savoir si ce livre avait été écrit en 1940 ou 2015. Sa question se veut évidemment ironique mais, si L’Histoire ne se répète pas, le parallèle peut être fait entre les deux périodes. Pour les deux périodes, on constate un personnel politique totalement déconnecté de la réalité, globalement incompétent et plus préoccupé des petits jeux d’alcôves dans le but de préserver ou de gagner le pouvoir que d’écouter un peuple qu’il est censé représenter. A suivre l’actualité, on se croirait à Bordeaux en juin 40 ou à l’hôtel du Parc à Vichy.
    « À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (John Fitzgerald Kennedy)

    Bonne journée

  15. René de Sévérac dit :

    « 83% [des Français] veulent que les responsables du pays s’entendent par delà les clivages politiques pour chercher des solutions aux difficultés dont ils souffrent »;
    Cela montre que, quoique n’ayant aucune confiance aux partis de l’UMPS,
    ils veulent leur entente pour « trouver des solutions » :
    voilà l’absolue démonstration de leur totale dépendance à l’idéologie
    (« prisme à travers lequel ils voient le réel » -Marx) dominante !
    Il leur est en effet interdit de voir les solutions réelles (abandon du DM/€, …) tant elles sont étiquetées « extrême_droite », irréalistes, ….
    Vraiment on est foutus !

  16. Gerard Bayon dit :

    Bonjour à toutes et tous,
    Quelques remarques pour commenter votre message.
    – Je m’étonne toujours de ces sondages et de leur véracité : personnellement, je n’ai jamais été « sondé » par ce type d’organisme depuis plus de 40 ans…et je ne suis pas le seul dans mon entourage à constater ce fait.
    – Même si je crois comme vous, aux vertus théoriques du référendum, il faut reconnaître que les derniers exemples ont montré que lorsque le résultat du vote n’est pas conforme à ce que pense la « France d’en haut », nos leaders politiques prennent alors les mesures pour ne pas respecter le choix du peuple (cf le référendum de mai 2005 établissant une constitution pour l’Europe rejeté à plus de 54%)
    – Espérer que les politiques au pouvoir aient la volonté ou l’envie d’organiser des référendums sur des sujets importants et sérieux relève, à mon avis, d’une certaine candeur que je n’avais pas encore détectée dans vos propos…
    – Lors des élections présidentielles tous les médias posent aux candidats la même question concernant l’opportunité de se servir du référendum pendant leur mandat, tous répondent, la main sur le cœur, qu’ils y sont favorables pour tenir compte de l’avis des Français….on voit ensuite comment cette promesse passe très vite à la trappe !
    – Dans ces conditions, le retour à la confiance envers les pseudo élites politiques n’est malheureusement pas pour demain.
    Où est le temps du référendum perdu par le général de Gaulle en avril 1969 qui avait vu son départ immédiat du pouvoir ?

  17. Bernard dit :

    Bonjour Maxime, bonjour à tous,
    Oui c’est un sentiment d’oubli qui se traduit dans ces différentes réponses au sondage auquel vous vous référez. Je serais très partisan du référendum mais ceux que nous avons déjà connus se sont traduit par une réponse qui était pas à la question mais par rapport à celui qui l’émettait. Ce n’est pas comme cela que ce pourrait faire changer les choses. Il faudrait que les Français adaptent l’approche des Suisses qui, et un de nos amis sur ce blog pourrait le confirmer, gèrent leur vie quotidienne par cette forme de consultation.
    Je crains que nous en soyons encore très loin d’une évolution de cet état d’esprit..

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