Une saloperie française

greve_rer_aVoilà une anecdote, remontant à quelques jours, qui en dit long sur la France actuelle. 50 jeunes gens et filles qui ont planché pendant des années, comme des fous, pour préparer l’agrégation de mathématiques et qui sont empêchés de passer leur concours en raison d’un « droit de retrait » consécutif à une agression d’un chauffeur de la ligne D du RER.  La France actuelle, en ce qu’elle a de pire, est toute entière dans cet incident: le chaos d’une violence quotidienne, aveugle, odieuse, contre des chauffeurs qui font leur boulot; la dictature d’une minorité agissante  (car enfin, au nom de quoi les usagers doivent-ils payer pour un acte de délinquance commis par des voyous); une bureaucratie bornée qui refuse de prendre en compte, au nom de ses règlements, la situation exceptionnelle d’un petit groupe en lui permettant d’entrer dans la salle d’examen; enfin, globalement, le mépris profond du mérite, du travail, de l’intelligence et de la réussite… Notre pays est engoncé dans un climat de jalousie teigneuse, d’indifférence méchante et obtuse, de médiocrité et de mesquinerie. C’est la vérité! En arrivant à Roissy, de retour du Japon, j’ai senti comme une chape de plomb devant la manière dont mes amis Japonais, qui m’ont accueilli avec tant de sourire, de dévouement et de gentillesse, étaient traités et déjà, je ressentais l’envie de repartir. Au Japon, d’ailleurs dans n’importe quel pays normal, en Grande-Bretagne, en Allemagne, aux Etats-Unis, en Espagne, ce genre de blocage des transports qui  prive 50 personnes du droit de passer un concours, pour lequel elles ont bossé des années est rigoureusement inconcevable. Mais voilà, nous sommes bien dans le cauchemar français, en pleine mélasse, médiocrité conquérante… Ce n’est pas simplement un gouvernement, une politique, qu’il faut changer, mais tout un état esprit…

https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=4&cad=rja&uact=8&ved=0CCsQFjAD&url=http%3A%2F%2Fwww.franceinfo.fr%2Factu%2Fsociete%2Farticle%2Frecales-l-agregation-cause-de-la-greve-des-conducteurs-du-rer-638295&ei=sZbbVKmXLNCP7AbQ_oCoAw&usg=AFQjCNH8it6ofAik8c1kM2LbKMdb1T35Ow&bvm=bv.85761416,d.ZGU

Maxime TANDONNET

 

 

 

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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55 commentaires pour Une saloperie française

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  2. codani dit :

    Pour compléter votre approche de ce problème.
    Ce n’est pas mon point de vue, c’est simplement vu sur Internet, en date du mois dernier.
    Il faut savoir ce que l’on veut.

    http://www.scoop.it/t/actu-politiquedelaville/p/4041418064/2015/04/15/le-monde-hlm-ne-veut-pas-de-remise-en-cause-du-droit-au-maintien-dans-les-lieux

    Sylvia Pinel, ministre du Logement, présente ce jour, en conseil des ministres, une série de mesures visant à favoriser la mixité sociale dans le logement. Un objectif sur lequel l’Union sociale pour l’habitat avait formulé des propositions en préparation du comité interministériel à la citoyenneté et à l’égalité (Cice) du 6 mars dernier.
    Interviewé sur RTL le 8 avril, Frédéric Paul, délégué général de l’USH, a rappelé l’attachement du mouvement HLM au droit au maintien dans les lieux. Il a notamment affirmé que « nous ne souhaitons pas revenir sur la question du droit au maintien dans les lieux. Ce serait développer de la précarité supplémentaire et de l’inquiétude pour les ménages qui sont généralement les plus précaires ».

  3. georges dit :

    ANNICK,
    Le régime de la terreur en est un exemple frappant ,en moins violent (quoique); L’histoire n’est que bis répétita

  4. francoiscarmignola dit :

    Plutôt que de parler de la saloperie Française, je voudrais ici mentionner une merveille Allemande, en l’occurrence BWV 125 jouée la première fois le 2 Février 1725 (nous sommes à la fois en avance et en retard), lors de la fête de la purification autrement dit de la Chandeleur.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_de_la_Pr%C3%A9sentation_de_J%C3%A9sus_au_Temple

    La référence au lumières (en général, c’est moi qui le suppose) y sont nombreuses, même si la cantate commence très mal par un choeur déchirant:
    Der Tod ist mein Schlaf geworden.
    La mort est devenue mon sommeil.

    Il y a ensuite l’air d’Alto, splendide mais tout aussi pessimiste (C’est Luther lui même l’auteur).
    Par BachStiftung: https://www.youtube.com/watch?v=h0MpV94SJ6Q

    Puis heureusement le merveilleusement joyeux:
    Ein unbegreiflich Licht erfüllt den ganzen Kreis der Erden.
    Une lumière inconcevable remplit toute la sphère de la terre.

    Toujours par BachStiftung https://www.youtube.com/watch?v=h0MpV94SJ6Q
    Bien faire attention en 2:17 le centre de l’air, qui en fait le termine en 2:57.

    Le reste, c’est du Bach pur, pour votre plus grand plaisir, je l’espère de tout coeur,
    le célèbre « hahaha haha haha » devant réjouir tout le monde.

    Bon Dimanche !

  5. michel43 dit :

    une saloperie a la FRANÇAISE ? CHEZ LES POULETS.., en se moment, sa sent le griller certains vont se retrouver , a les élever, en pleine Nature, Magnifique retraite.. pas vrais Maxime ? comme pour la Mafia , ou les quartiers de NON droit, on règle les comptes, a coup de scandales.. la AUSSI.il faut nettoyer, certaines écuries, monopoles de certains pilier du régime..

  6. monalisa dit :

    Ces gens qui terrorisent leur prochain dans les services publics, nous y sommes tellement habitués que nous avons fini par trouver ça normal. En fait c’est 50 à 80% de la population française qui est « terrorisée » de façon plus en moins insidieuse, qu’ils s’agisse des employés des services publics ( des personnes « dans le collimateur » redoutent parfois de se trouver dans le même escalier que d’autres, pourtant « honorablement considérées » sur leur lieu de travail), des étudiants redoutent de se faire saquer s’ils refusent de suivre les grévistes après que les professeurs aient incité à le faire, ou redoutent les mauvaises rencontres avec quelques groupes d’agitateurs ( j’ai même lu quelque part que même Nicolas Sarkozy avait eu à vivre ce genre de désagrément dans sa jeunesse pour avoir osé se dire gaulliste dans les années 70), des professeurs redoutent d’être mis à l’écart par leurs collègues et mis à l’écart des promotions s’ils se démarquent de la ligne officielle de gauche, de petits artisans ou commerçants sont terrorisés par des Fouquier Tinville du fisc qui mènent leur glorieux combat contre l’évasion fiscale sans risque en s’attaquant au bas de l’échelle du secteur privé, il y a des dépouillements de scrutin un peu « curieux » dans certaines villes tenues par le PS depuis des années ( je n’ai pas dit le PC, non, non le PS, j’habite un haut lieu de ce parti), tout ça au vu et au su de tout le monde….. Tout le monde qui a néanmoins le droit de vote et a reconduit la droite aux affaires pour des périodes aussi longues que la gauche…..
    Tout le monde sait qu’une certaine gauche ne tient que grâce à son organisations et son impunité totale à user de méthodes « terroristes »….
    Alors pourquoi les élus de droite n’ont-il pas cassé les reins des responsables d’un système quasi mafieux à chaque fois que le peuple leur a filé les clés ? Longtemps j’ai cru que cela était du au fait que les responsables de droite appartenaient à des milieux aisés, évoluant dans le secteur privé, moins en contact direct avec la terreur au quotidien et donc inconscient de ce que le peuple avait à supporter… Mais il y a les médias qui, si ils ne cognent pas physiquement sur ceux qui déplaisent, ne peuvent en être pas moins très violents contre leurs têtes de turcs ( Nicolas Sarkozy n’est pas le dernier à le savoir et à avoir mesuré l’absence totale d’éthique de nombre de leurs membres les plus éminents).
    Pourquoi lui n’a-t-il viré personne quand il en avait le pouvoir? Pourquoi n’a-t-il pas décrété la parité d’opinion dans l’audio visuel public payé par l’impôt en créant une chaîne de droite qui aurait crevé l’audimat si les exactions en tous genres des terroristes gauchistes à la petite semaine avaient fait l’objet de nombreux reportages ce qui aurait permis de faire passer une justice épurée au passage de ses éléments partisans et revendiqués tels ? Un petit référendum en début de mandat pour interdire les syndicats politiques parmi les magistrats ( le troisième pouvoir) et hop, fini la Syndicat de la Magistrature….
    Et bien hélas, je crois le savoir… Le contrôle des masses (nécessaire) a été sous traité aux organisations de gauche par la classe dominante depuis 1945 (avant c’était plus ou moins l’Eglise mais la nature a horreur du vide) et si les leaders de cette gauche de terrain au plus haut niveau ont d’abord pactisé très bien avec les élites, ils font désormais jeu égal avec eux forts de leurs soutiens dans le monde judiciaire qui s’est gauchisé…. (là encore Sarkozy est bien placé pour s’en être aperçu).
    Et il faudrait être un sacré chef pour nettoyer toute ces écuries d’Augias.
    C’est justement pourquoi il a tant déçu. Le soir de son élection, je ricanais des pisse vinaigre qui déjà l’attaquaient sur sa soirée au Fouquet’s, voyant déjà quelques têtes de gondoles de l’audio visuel débarquées, précédant les mises en examen d’un certain nombre de voyous bien placés dans le système, voire les révocations sans pensions…. Dire pour de vrai et sans ironie « enfin un peu de justice dans ce pays »…
    J’ai été déçue, très déçue…
    Parce qu’il en aurait eu du monde à le soutenir s’il avait fait ça…..Il a préféré courtiser l’ennemi…

  7. gwendoline dit :

    J’ai découvert votre site grâce à mon père. Personnellement je fus victime de ce genre de déconvenue. Nous n’avons pas pu passer nos partielles à cause d’une minorité qui bloqua la Fac. Mr Julliard à l’époque président de l’UNEF avait une drôle conception de la démocratie, à l’issue d’une AG où seulement 234 étudiants avaient voté la blocage de la fac pour 1800 qui étaient contre? Majorité absolue décréta l’UNEF 234 c’est la majorité. Donc nous ne purent passer nos partielles. Nous avons manifesté contre la fermeture de la fac nous fûmes 2000 à manifester contre, les journalistes interrogeaient Mr Julliard et montraient le gros de la foule des opposants en disant que nous étions pour la fermeture alors que ces derniers ne représentaient qu’une minorité. J’ai eu l’insolence de m’opposer à Julliard, en moins de temps qu’il fallut pour le dire ses gros bras m’éjectèrent et ils crevèrent les 4 pneus de ma voiture.
    Une semaine plus tard nous passèrent nos partielles malgré la fermeture des professeurs acceptèrent de nous les faire passer.
    Mais il y a un mais! nous apprîmes par la suite que nos partielles ne seraient pas prises en compte pour ne pas pénaliser les grévistes. Une de mes amies qui n’a pas validé son année à cause de cela à fait une tentative de suicide elle fut sauvée de justesse. Les syndicats d’étudiants sont de vraies mafias si vous osez vous opposer, vous êtes victimes d’intimidations de menaces et j’en passe. Maintenant Julliard est adjoint au maire de Paris. Et c’est ce genre d’individu qui crachent sur les principes même de la République et de la démocratie qui ont l’ambition de faire une carrière politique. J’ai connu ce triste individu à l’université de Lyon2. L’année suivante je devais changer de Fac car je sentais que j’étais dans leur collimateur. Je rejoignais donc La Rochelle pour faire mon doctorat.
    Quant à vous Mr Tandonnet j’apprécie votre site où il peut y avoir du débat d’idées.

  8. espritlibre dit :

    @ Maxime je ne mettais évidemment pas sur le même plan les atrocités et le scandale, la violence sans limite et la colère justifiée d’une poignée d’étudiants. Je répondais à votre article ainsi qu’à ses commentaires qui laissaient transparaître une déclinite absolue, sur le mode c’est mieux ailleurs et, en très gros, « qu’est-ce qu’on fout là, barrons-nous vite vers un autre herbage ». En 2007, le jour de son investiture, Sarkozy avait appelé les jeunes français à être fiers de leur pays puisque disait-il en substance « vous n’en avez qu’un ». C’est mon côté sarkozyste (version Guaino / Gallo) je ne veux pas participer au dénigrement de ma patrie pas plus que je n’ai l’intention d’aller m’installer sur une autre terre (encore que le japon m’attire presque autant que les japonaises). J’en ai donc plus qu’assez de constater qu’on se contente de se plaindre des conséquences de l’insécurité plutôt que d’en traiter les causes. Marre de ce système où le réel doit systématiquement abdiquer devant le virtuel, la vérité des faits devant le relativisme. 50 étudiants en colère ne changeront rien à l’affaire, d’ailleurs ils sont rentrés bien tranquillement chez eux, et l’on ne voit pas bien au nom de quoi il devrait en aller autrement, puisque délits, scandales, crimes, attentats font systématiquement l’objet de discours lénifiants et mensongers, condition nécessaire à notre paisible sommeil. A chaque drame les médias titrent « La ville de x sous le choc » avant qu’une marche blanche et quelques discours de sociologues viennent nous expliquer le pourquoi du comment et nous ordonner de ne surtout pas faire d’amalgame. Je pense que tout cela n’a rien à voir avec le mérite ou le refus de l’excellence et que le pays, dans ses profondeurs n’est en rien responsable de la situation. Notre peuple supporte comme il peut les politiques d’abaissement conduites depuis des années, il est donc particulièrement injuste à mes yeux de contribuer à l’auto-flagellation et au dénigrement qui sont notre quotidien. Rendons à la racaille ce qui lui revient : entre l’étudiant privé de concours, le machiniste RATP et l’agresseur de médecins et de pompiers, de pépés et de mémés, de femmes isolées, d’enseignants ou de commerçants, d’enfants et de jeunes filles,.., qui donc est le méchant?

  9. Gerard Bayon dit :

    Bonjour,
    Le pouvoir de nuisance de certaines organisations syndicales est sans limite et vérifiable au quotidien dans toutes les entreprises dans lesquelles les représentants syndicaux permanents ou non (souvent très médiocres professionnellement mais intouchables puisque salariés protégés) exercent leur « pouvoir » de « faire plier » les salauds de patrons et de cadres et surtout sans accomplir le moindre travail pour l’entreprise qui les « engraisse ».
    Qui en est responsable ? Nos hommes et femmes politiques depuis de nombreuses décennies qui ne tarissent pas d’imagination pour « faire évoluer » le code du travail….je crains que l’alternance ou le maintien la gauche e 2017 ne fasse qu’apporter quelques pages de plus à notre code du travail et quelques jours de grève supplémentaires pour toute initiative qui consisterait à remettre en cause les fameux « avantages acquis » …
    Pauvre France !

  10. Annick dit :

    Bonsoir Maxime,

    Le climat que vous décrivez n’est pas le fait de tous les Français. Seulement de la partie qui se vomit dessus, qui pense que la France est née avec la République et nous saoule avec ses valeurs républicaines bien socialistes, celles qui nient nos racines judéo-chrétiennes et gréco-latines, qui crachent sur le drapeau, la famille, méprisent l’armée (un peu moins à présent qu’ils ont la trouille d’attentats) hurlent sur la Marseillaise, font leur mea-culpa sur la poitrine de nos aïeux et prennent leur débilité dogmatique et bisounours pour le Bien.
    Régis les a bien cernés et nous a « torché » la meilleure réplique.

    Amicalement,

    • Annick, non bien sûr, mais quand même, il y a bien dans la culture dominante française un vague goût de haine envers la réussite, par l’intelligence, le travail, l’argent (et alors?), une sorte de mesquinerie jalouse et d’attrait pour le nivellement par le bas. Voyez le succès politique de la taxe à 75% de l’autre âne. Cela change peut-être un peu chez les jeunes, qui voyagent, aux US, en GB, etc, et s’imprègnent d’autres sensibilités…
      MT

  11. Freddie dit :

    Pour répondre à Frédéric_N, oui, la « french touch » existe. Pendant les voyages où je me rendais compte que les étrangers nous percevaient souvent comme peu aimables, je me suis aussi aperçue que les Français ont certaines qualités positives. C’est un peuple de débatteurs. Nous aimons échanger des idées, comme sur ce blog. Je crois que les très nombreuses atteintes actuelles à la liberté d’expression en France touchent non pas seulement à une liberté importante pour tous les peuples, mais à une forme d’expression de soi et de bonheur de vivre qui était centrale au (osons l’expression) « vivre ensemble » français : la conversation. C’est notre mode relationnel (et il est assez compréhensible que des étrangers qui maîtrisent mal notre langue se sentent socialement exclus). En nous l’interdisant, on touche à l’essence même de notre mode de socialisation (j’ai assisté, par exemple, en Norvège, à des soirées entre amis où contrairement à ce qui se passerait dans un dîner parisien, personne ne se parle et chacun est juste content de passer du temps ensemble, l’un en tricotant, l’autre en jouant aux cartes, le troisième en bouquinant…). Si on ne peut plus parler, en France, je ne sais pas ce qui restera de ce qui faisait notre culture.

  12. Freddie dit :

    @Philippe. Pas de souci, je comprends bien ce que vous voulez dire, et bravo si vous avez pu faire valoir votre mérite malgré des débuts peu argentés. Je répondais au billet de Maxime sur l’impression de chape de plomb en rentrant en France. Même si les choses se sont dégradées (je vous l’accorde bien volontiers), il est néanmoins exact que l’impression de rentrer dans un pays pisse-froid quand on revient de certains pays étrangers, ne date pas d’hier, et que ça fait des décennies que je me rends compte que nous passons pour peu aimables à l’extérieur. Ce n’est pas une opinion : c’est un constat.
    Alors, c’est vrai, ces temps ci, ça prend des dimensions… Quant à la reconnaissance du mérite, si la tendance à faire la guerre au premier de la classe ne date pas d’hier non plus en doulce France, c’est vrai qu’en ce moment ça prend des proportions délirantes et surtout gouvernementales. Voyez ci-dessous :
    http://www.bvoltaire.fr/maximedeladeveze/pour-manuel-valls-le-probleme-dans-ce-pays-cest-le-lycee-henri-iv,158124
    Alors, Maxime, vous trouvez toujours que Valls mignon sort du lot ? C’est vraiment un lot en solde, alors !
    Autre exemple : hier, je zappe et je tombe sur un téléfilm avec Xavier Deluc campant un ex-militaire reconverti en prof. Il est en classe et les élèves sont surpris qu’il ne donne pas de notes. Pourquoi diantre ? C’est que ça découragerait les nuls, explique le prof-Xavier. Mais c’est trop facile, rétorque un élève (de la graine d’extrême-droite, on voit ça tout de suite…). C’est jamais trop facile pour les nuls, répond le philosophe-prof-Xavier.
    Je retiens de l’anecdote que c’est dur de gagner sa vie en tant qu’acteur sans accepter de faire du lèche-botte au gouvernement. Pauvre compromis-philosophe-prof Xavier.

  13. Annick Danjou dit :

    Je cherchais comment répondre à Olivier Effendi et chachasire (ce qui prouve que votre blog Maxime nous fait réfléchir et permet des échanges contradictoires) et puis en ouvrant à nouveau mon mail, je trouve le commentaire de Régis qui répond parfaitement à ma place, même si je pourrais ajouter quelques remarques. En effet nous mourons tous un jour, les riches comme les pauvres, les excellents comme les médiocres…pourquoi donc s’embarrasser toute sa vie à vouloir devenir bon? Comme je le disais dans mon message, le concours, ces « empafés » ils pourront le repasser, ils s’auto-sélectionnent, s’auto-reproduisent et la culture finalement ça sert à quoi puisqu’on va tous mourir un jour?
    Quant aux blousons noirs, que j’ai connus aussi, ils se battaient entre eux à coup de chaine, d’accord, mais c’était des anges comparés aux voyous actuels et quand ils étaient pris ils faisaient de la prison, de la vraie!
    Oui c’était mieux avant et personnellement je n’ai jamais entendu mes parents, décédés depuis longtemps, dire que c’était mieux avant, preuve que dans leur esprit, ils oeuvraient pour que ce soit mieux après. Ils trimaient et savaient ce qu’était le respect, le goût du travail bien fait, la solidarité, l’engagement. Ce qui leur importait c’était que nous réussissions mieux qu’eux, ils étaient ambitieux pour nous, ils nous inculquaient des valeurs aujourd’hui disparues, ils espéraient un monde meilleur. S’ils étaient là aujourd’hui, ils seraient effrayés par le monde dans lequel nous vivons.

  14. Frederic_N dit :

    maxime
    je travaille dans une université qui a fait le choix de « se bouger » ( cela existe, mais rassurez vous , c’est une Université privée). Je rencontre tous les jours des personnes qui donnent le maximum d’elle-mêmes. Certes il y a – il y aura toujours le mauvais côté français – c’est souvent cahotique. Mais la « french touch » est intacte, je peux vous le garantir. Et il y a des choses qui se font
    Certes vous avez raison dans le constat que vous faites : mais aujourd’hui l’enjeu c’est de dépasser cette situation. On ne peut pas continuer à se morfondre sur la situation de notre beau pays. Car cela va devenir une « prophétie autoréalisatrice  » comme disent les économistes./
    Amicalement
    Tiens pour en faire rager quelques uns. J’attire votre attention sur les positions prises par Fillon ces derniers mois. Elles sont la plupart du temps raisonnables et très justes
    Je sais qu’on ne l’aime pas à droite.. mais c’est parce qu’il est libéral sur le fond . C’est de gens comme lui dont on a besoin

  15. Régis dit :

    Je suis toujours fasciné par la propension au relativisme de certains individus.
    Ils n’ont pas pu passer leur concours ? Pas grave. Ils le repasseront l’année prochaine…
    La violence quotidienne ? Mais, ma bonne dame, toutes les statistiques démontrent que la France des années 2010 est un havre de paix et de bonheur. Qu’importe si déposer plainte relève aujourd’hui du parcours du combattant. Qu’importe aussi si la plupart des plaintes sont classées sans suite (j’en sais quelque chose). Qu’importe si de plus en plus de Français renoncent à s’adresser à la justice, tant par crainte de représailles que pour les raisons qui précèdent.
    Les racailles de banlieue ? Des anges comparés aux terribles blousons noirs du temps jadis. Et n’oublions pas les « chauffeurs de pâturons » des siècles passés. Et le grand méchant loup…
    Que la France était infâme ! Repentons-nous ! Flagellons-nous !
    Nombre d’enseignants corrigeaient autrefois de pauvres élèves sans défense. Il leur arrivait sans doute d’en manger au petit déjeuner. De nos jours, ce sont les mauvais garnements qui insultent, menacent, passent à tabac, voire surinent leurs professeurs. C’est ce qu’on appelle doctement « placer l’élève au centre du système ».
    Oui, la France était un pays horrible. Le pays de la peine de mort. Heureusement, celle-ci fut supprimée – seulement pour les coupables – par le grand humaniste Badinter, ministre du grand timonier Mitterrand, récipiendaire numéro 2202 de l’ordre de la Francisque, ancien Ministre de l’Intérieur du gouvernement Mendès France, ce même Mitterrand qui déclara : « L’Algérie, c’est la France ! »…
    Quant à l’antisémitisme, il est vrai qu’il a été pleinement éradiqué et que jamais les Juifs ne se sont sentis aussi bien en France. Qu’ils soient de plus en plus nombreux à se réfugier en Israël n’est certainement qu’un détail sans importance. Certains progressistes amnésiques semblent avoir déjà oublié la tragédie de l’Hyper Cacher !
    Répétez donc avec moi, oui, vous aussi M. Tandonnet : la France socialiste est le pays des droits de l’homme. L’amour, la fraternité et la tolérance y règnent (surtout depuis près de trois ans). L’insécurité n’est qu’un (vilain) sentiment.
    Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, comme disait l’autre. Le changement, c’est maintenant. Devenons tous des « maintenantistes » convaincus (tiens, ça rime avec autiste).

    Bien cordialement.

  16. 100% d’accord avec Philippe:

    – les entreprises françaises sont devenues invivables à cause des luttes intestines médiocres avec des médiocres pour des médiocres, bref à l’image de notre classe politique. Le type qui fait humblement son travail est méprisé.Je peux vous dire que ce n’est pas le cas en Suisse.

    – et oui, cent fois oui, les mentalités et les relations sociales étaient de meilleures qualité avant. Avant quoi? je pense que cela a changé à partir des années 70 donc après 68… Dans l’immeuble que je viens de quitter, les seules relations sociales cordiales auxquelles j’ai pu participer concernaient des personnes de plus de 85 ans! Spontanément ces personnes s’entraidaient, se visitaient, se saluaient, se respectaient.

    1968 marque vraiment une rupture majeure dans la sociabilité traditionnelle française. 68 c’est la victoire de l’individualisme. Ironiquement, ce sont de petits merdeux croyant aux luttes sociales et au collectivisme qui ont créé l’enfer actuel fait d’individualisme outrancier et d’une lutte des places dévastatrice entre français.

    Nous sommes perdus si collectivement une prise de conscience ne se fait pas. Inutile d’attendre sur la classe politique ou sur les élites médiatiques, c’est à nous de nous prendre en main et de changer nos mentalités mais j’avoue que je n’y crois plus. Mais j’espère encore!

    • theotimedesavoie, si j’en crois ce que je vois autour de moi, les mentalités changent profondément au niveau des jeunes enfin, les miens en tout cas…
      MT

    • Je suis assez d’accord avec vous, la nouvelle génération devient plus solidaire. Chômage de masse, défis futurs et monde instable lui font prendre conscience de la nécessité de se serrer les coudes.

  17. Philippe dit :

    Olivier Effendi dit :
    12 février 2015 à 10:00

    Olivier il n’est pas question de dire que tout était mieux avant loin sans faut, mais il y avait des valeurs, des valeurs qui n’étaient pas montrées du doigt. Dans les pays que nous citons les uns et les autres tout n’est pas rose ce n’est pas le monde des bisounours. Mais il y a un mot sacré PATRIOTISME. En France ce dire patriote c’est passer pour un xénophobe, un fasciste. Pour eux le drapeau est un symbole leur hymne nationale aussi. Dans ces pays les institutions sont respectées, l’état est respecté c’est ce qui fait qu’un gouvernement est légitime. Beaucoup de pays ont su faire des réformes audacieuses, certes il y a eu des gens qui sont restés au bord du chemin, mais une grande majorité a approuvé les réformes. Mais le français veut le changement chez les autres par pour lui. Le français qui clame l’égalité veut quand même garder ses privilèges. Egalité et privilège sont deux mots antagonistes. Il appartient aux français et à eux seuls de changer l’avenir il suffit qu’ils retrouvent leur souveraineté qui leur a été confisqué par ses représentants et qui assurent le monopole d’un parti sur l’état.

  18. - chachasire dit :

    Personnellement je pense que si l’incident est assez représentatif, je ne l’analyserais pas de la mème manière. :
    – le travail de culture et de formation n’est pas perdu, le concours, ils pourront le re-présenter. le vrai problème c’est l’agrégation et tous ces hauts concours – c’est de la sélection inutile sauf du point de vue de l’auto-reproduction. Le problème c’est la centralisation, le problème c’est l’état français et ses castes mérovingiennes.

    – la violence qu’a subi le conducteur, c’était quoi ? non parce que si on veut faire croire que la violence est pire qu’avant alors on se trompe de cible. Les statistiques sont formelles et pas depuis l’années dernière, la France est un pays trés peu violent.
    Ces gréves, là, c’est le reflet d’un malaise plus profond, celui qui nait d’une justice mal appliquée ; Et d’un corporatisme qui est une cathédrale au dieu des usines à gaz, et dont l’agreg’ est une des clés de voute.

    – la France ne devient pas médiocre, elle l’est depuis des siècles, elle l’a toujours été. Comme tous les autres pays, sauf ceux qui sont nés de l’imaginaire des tyrans sanguinaires.
    La Russie de Poutine est en ce moment en train de l’illustrer.

    Si vous voulez contredire ça, réfléchissez à un truc : la « grandeur » de la France c’était quand , et où ? A quel moment ?
    Louis XIV et les paysans qui meurent de faim pour que les armées du roi puissent aller massacrer les paysans des pays d’à coté ?
    Napoléon , la révolution , la version classique de Staline ?
    L’empire colonial ultramarin et métropolitain ?

    Sans façon je préfère rester médiocre.

    Bref, le défi de l’état nation français c’est de mourir proprement et de donner un héritage propre à ses successeurs : les pays de province (qui sont aussi viables que le Luxembourg, le Danemark, Malte, Chypre, pour ne parler que d’Europe ), et la fédération de l’union européenne.

    Sic transit gloria mundi, et tutti quanti nec mergitur, mais, fous un peu la paix aux peuples quand mème.

    • Chachasire, moi je préfère les concours comme mode d’accès aux responsabilités, plutôt que les cooptations de fils ou fille à papa, Grégoire, petit-neveu de M. le sénateur-maire, qui vient de rater sa première année de licence en droit à 21 ans mais fera un excellent attaché parlementaire, le triomphe du fayotage, des réseaux, du clientélisme et des magouilles. Le rêve des politichiens (je les connais vous savez) est de supprimer les concours pour pouvoir nommer leurs maîtresses, leurs rejetons et leurs petits copains, préfets, conseillers d’Etat ou ambassadeurs. Rassurez-vous, c’est déjà de plus en plus le cas d’ailleurs. Et je pense qu’au rythme où évolue notre pays, les concours n’en ont plus pour longtemps à vivre.
      MT

    • - chachasire dit :

      il en est des institutions que vous défendez comme du SN à l’époque. c’était devenu un instrument de ségrégation sociale.
      Je dis concours, mais c’est les hiérarchies sociales qui sont inutilement verticales, l’éducation nationale omniprésente et centralisée.
      Enfin pour connaitre un peu tous les milieux et le devenir des nominés et promus…je pense que c’est l’inamovibilité qui rend le système injuste, l’absence de contrepouvoir et les corporatismes.

      Vous vous en prenez aux « politiques », certes, mais essayez un peu de voir comment cela se passe dans les organismes sociaux, les chambres économiques, les grandes entreprises…

      Vous savez quand on réfléchit à la situation grecque en connaissant le « tissu » des réseaux français, on se dit que les coupables en Gréce sont surtout les « pourris » à tous les étages. Et que l’argent qui leur manque il pourrait sans doute le trouver dans les comptes secrets ou en sévissant contre les fraudes endémiques. Non ? Et qu’en France c’est bien mieux organisé, et donc que le mal est bien plus profondément inclus dans le système.

      Les processus de sélection sont inutiles et inutilement difficiles.
      les études conduisant à un master II en droit pour faire le professeur des écoles en maternelle vaut-il vraiment mieux que celle d’un BTS ou un DUT qui seraient adaptées ?
      Une sélection à base d’épreuves sur table bachotées par des « bons élèves » vaut-elle mieux que la vigilance et la responsabilité d’un chef d’établisssement rendant des comptes aux citoyens ET parents ?
      Mon oeil, pas dans le monde tel que je le perçois.

  19. Ca fait des milliers d’années que tous les vieux disent c’était mieux avant ! Vos parfents disaient déjà ça.  » Saleté de blousons noirs, de mon temps, ça n’était pas comme ça … » Quelle connerie. Il y a 50 ans c’était mieux ??? Quoi par exemple ? Le peuple francais raciste et antisémite ? Les profs qui battent les élèves ? La peine de mort ? On parlera même pas de 39-45 et la guerre d’algérie.

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