La mort de l’esprit public

sans-titreLa semaine dernière, j’ai écrit une tribune sur la République pour le Figaro Vox (ci-dessous). L’idée n’était évidemment pas de revenir au vieux débat monarchie/République, mais plutôt de s’intéresser à la notion de République au sens étymologique de « la chose publique ». Avec le recul – je suis en ce moment en voyage – je me dis que la France n’a plus grand chose à voir avec une République. La focalisation jusqu’à l’absurde de l’actualité sur quelques personnages, l’abandon du débat d’idées, la mort des projets, l’emprise de l’émotion sur les esprits, la saturation de l’espace médiatique par les dirigeants, ce détournement massif de la politique à des fins personnelles, l’obsession des postes, des mandats, des privilèges , le mépris radical du bien commun et de la vérité, l’invasion de la parole publique par les polémiques et petites phrases idiotes, l’obsession des sondages de popularité, la partialité du monde médiatique, le rejet absolu de toute réflexion de fond, la haine de la pensée, l’abêtissement généralisé par une propagande sournoise, dans l’indifférence et la passivité, tout cela signe la mort d’une République. J’ajouterai que le niveau démentiel atteint dans la personnalisation non seulement du pouvoir, mais de la vie politique en général, est le signe le plus frappant de cette dégradation de l’esprit public. Le mépris des gens suinte de partout.  Je ne suis pas en train de critiquer particulièrement l’équipe au pouvoir, mais un état d’esprit plus général. Où en est la République, au sens de la quête du bien commun, et comment la faire revivre? Aucun débat de société n’est plus urgent que celui-ci. C’est pourquoi il ne faut pas compter un seul instant sur la classe dirigeante française, la « France d’en haut » pour l’ouvrir. Il menacerait trop de rentes de situation, de petit privilèges malsains et, surtout, d’honneurs non mérités.

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/01/22/31001-20150122ARTFIG00268-ce-que-signifie-vraiment-la-republique.php

Maxime TANDONNET

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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14 commentaires pour La mort de l’esprit public

  1. Ping : En Résumé (5) |

  2. BalooFromNoWhere dit :

    Mr Tandonnet

    Vous avez eu l’infinie courtoisie de bien vouloir répondre à mon post. Je vous en remercie. J’ai juste envie de vous répondre à mon tour  » ET DONC?????? »
    Parles nous donc de « vertus » s’il vous plait. Allez faites nous croire qu’encore aujourd’hui……

    Et puis au non de cette génération, que j’ai citée, certificat d’étude, bepc, bac prépa…. Ce petit extrait de l’esprit des lois de Mr De Montesquieu, et qui résonne d’un son étrange de nos jours, alors même que ce texte fut écrit en 1748 je crois. Vu en terminal dans le Lagarde et Michard en un autre temps.

    « Quand Sylla voulut rendre à Rome la liberté, elle ne put plus la recevoir : elle n’avait plus qu’un faible reste de vertu; et comme elle en eut toujours moins, au lieu de se réveiller après César, Tibère, Caïus, Claude , Néron, Domitien, elle fut toujours plus esclave : tous les coups portèrent sur les tyrans, aucun sur la tyrannie.

    Les politiques grecs, qui vivaient dans le gouvernement populaire, ne reconnaissaient pas d’autre force qui pût le soutenir que celle de la vertu. Ceux d’aujourd’hui ne nous parlent que de manufactures, de commerce, de finances, de richesses, et de luxe même.

    Lorsque cette vertu cesse, l’ambition entre dans les coeurs qui peuvent la recevoir, et l’avarice entre dans tous. Les désirs changent d’objets : ce qu’on aimait, on ne l’aime plus ; on était libre avec les lois, on veut être libre contre elles ; chaque citoyen est comme un esclave échappé de la maison de son maître ; ce qui était maxime, on l’appelle rigueur ; ce qui était règle, on l’appelle gêne ; ce qui était attention, on l’appelle crainte. C’est la frugalité qui y est l’avarice, et non pas le désir d’avoir. Autrefois le bien des particuliers faisait le trésor public ; mais pour lors le trésor public devient le patrimoine des particuliers. La république est une dépouille ; et sa force n’est plus que le pouvoir de quelques citoyens et la licence de tous. »

  3. balooFromNoWhere dit :

    Bonsoir

    Je suis un peu sidéré par vos propos et par ceux de vos commentateurs que je trouve bien…..comment dire? Courtisans?. Monsieur Maxime. Vous êtes un haut fonctionnaire. Ex conseiller de la présidence, et du haut de ce magnifique perchoir, n’avez vous rien vu venir?
    Dieu du ciel. Comment est-ce donc possible?

    Et bien tout simplement parce que rien n’est advenu qui n’était déjà arrivé ou largement en germe déjà avant 2007 et le pouvoir de Mr l’agité.

    Cela fait des lustres que la « haute société » par volonté ou laisser faire, je ne sais, n’a de cesse que d’abêtir la génération suivante. 85% d’une classe d’âge au bac? Et bien il fallait faire voter à l’assemblée une augmentation générale du QI de la population? Donc vous avez préféré faire 50% de crétins diplômés qui vont s’empiler en fac de droit ou de « sciences humaines » pour terminer de petit job en cdd à l’ANPE que de bons apprentis. Et nous voilà donc avec une génération perdue et sur diplômée…quoi qu’on soit facteur avec une licence quand le brevet des collèges y suffisait. Des programmes à tomber par terre…. Des profs qui s’en foutent (si si)malgré tout ce que l’on veut bien nous dire sauf quand il faut parler de leurs vacances.

    Monsieur le conseiller présidentiel. Cette république, cette démocratie, que vous pleurez à chaudes larmes se forge dans les écoles. Ou du moins s’y forgeait.

    Autre valeur totalement massacrée par vous et vos amis de l’industrie et de la finance, bref ceux du Fouquet’s: Celle du travail. Combien de centaines de milliers d’emplois perdus au nom des gains de productivité qui n’enrichissent plus que quelques rentiers ou patrons de banques…..le chômage vous le savez n’est qu’un transfert de charge du privé vers l’état. Transfert de charge non financé par les entreprises qui se domicilient dans des paradis fiscaux.

    Et pourtant celui qui vous parle ce soir est un bon petit soldat du libéralisme. Alors de grâce épargnez nous vos cris de vierge effarouchée. Il reste encore quelques grognards de cette génération certificat d’étude, bepc, bac, prépa, etc… Arrosés de Montesquieu, Tocqueville et j’en oublie beaucoup.

    Remettons de l’esprit dans nos écoles, de la foi dans nos prof, de la discipline et une laïcité de fer dans un pays chrétien que cela vous plaise ou non. Alors nous retrouverons notre place et notre histoire.
    Comme vous, Monsieur, je voyage. Et j’ai la douleur parfois quand on me demande « where are you coming from?  » j’ai cette douleur d’avoir envie de répondre « du pôle nord ».

    • Baloo, je me suis expliqué 100 fois là-dessus, j’ai servi comme conseiller au cabinet Sarkozy à l’Intérieur puis à l’Elysée, en estimant que c’était une chance d’être utile à mon pays, ce qui ne m’interdit pas de réfléchir et de dire ce que je pense, comme vous le voyez… MT

  4. Annick dit :

    Bonsoir Maxime,

    Ceux qui ont vu hier soir « Pièces à conviction » sur la 3 ont pu observer en partie ce qu’était la République : un fromage dont se sont emparés des privilégiés qui n’ont aucun sens de l’esprit public, ni de l’argent public.
    Sans complexe, les « mis en cause », se justifiaient par le plus imparable des arguments :« c’est une tradition républicaine » quant à la réserve parlementaire, dont ils font ce qu’ils veulent, sans aucun contrôle, et qui, bien entendu sert à s’acheter une clientèle électorale.

    Hier soir, le sénat était mis sur le grill, mais il en est ainsi pour tous ceux qui vivent sous les ors de la République et on a bien compris que le mal atteignait toutes les strates, jusqu’aux communes dont les maires se « font acheter ». Un petit vote, contre monnaie sonnante.
    Éthique, rigueur, tout volait en éclat ; ces mots ont disparu de « la tradition républicaine », et sans doute de ses valeurs.
    Il est vrai que lorsqu’on crée et vote les lois qui vous régissent, il n’y a plus de raison de se gêner. Aucun contrôle, ni sur les salaires (fort élevés, ah ! oui, mais « c’est une tradition » !) ni sur le budget, ni sur le service rendu puisque l’on vient siéger si l’on a envie.
    Mais, quelle importance puisque la totalité des indemnités et tous les avantages sont versés même si vous n’êtes pas présent, y compris les heures supplémentaires (nuits et dimanches) bien que vous soyez resté chez vous. Un boulot en or massif !

    Aujourd’hui, c’est Roland Dumas qui vient faire la promo de son livre « Politiquement incorrect » et tombe à pic pour illustrer « l’esprit public », et les valeurs, etc. Ce grand serviteur de l’état en connaît un bout . Tout le monde se souvient aussi de l’affaire Elf.

    Où en est la République, au sens de la quête du bien commun, et comment la faire revivre?
    En supprimant tous les fromages, tous les subventionnés, tous les « aidés » (sauf cas particulier des plus grands nécessiteux, ce qui ne peut se faire qu’au cas par cas). En faisant reculer l’état de tous les domaines où il n’a rien à faire. Et puis en changeant les règles « traditionnelles » si commodes à tout permettre. Enfin, en mettant des contrôles de gestion et de rentabilité partout, en ce qui concerne le domaine public (c’est pas gagné !).

    Lien intéressant : http://www.pour-une-democratie-directe.fr/

    @Freddie,
    Vous avez bien fait dans le billet précédent de préciser « Claude Goasguen, aujourd’hui député-maire du 16ème arrondissement de Paris et à l’époque ministre de la réforme de l’Etat, avait proposé la chose, et fut aimablement éconduit. »
    J’avais gardé la proposition en mémoire, sans me rappeler qui l’avait faite. C’est pourquoi je disais « certains ont proposé ».
    Je trouve aussi que Goasguen défend bien cet esprit public, sujet du billet.
    Le député PS René Dosière, aussi.
    On trouve encore des gens qui ont gardé le sens de l’éthique, quel que soit le parti auquel ils appartiennent. Dommage qu’il y en ait si peu.

    @Frederic_N,

    Pour amener de l’eau à votre moulin (car c’est elle la propriétaire du terme « république)
    une citation de V Peillon :
    « L’école est aussi un instrument de l’action politique républicaine et socialiste. »
    Terrible !
    Je crois que ça justifie toutes vos (nos) inquiétudes, et sur la définition de la République, et sur l’école.

    Amicalement,

  5. michel43 dit :

    CELA ne m-inquiète PAS..QUI a encore l-esprits PUBLICS dans ce pays , ? QUI croie a c-est mots :Liberté Egalité Fraternité UNION National..sans un partis que l-UMP..PS a voulue écarter ,en supprimant la proportionnelle ,et le NON du peuple de FRANCE. la droite et la gauche ne l-on pas respecté; les MAGOUILLEURS; de la politiques; plus de quarante que la justice a condamner , Amendes et PRISON , avec SURSIS. bien sur on t-ils l-esprit Publics Mitterrand et ses complices , gendarmes assermenter; était t-il digne de cette esprits ? la gangrène est partout , dans cette FRANCE ou la devise :est désormais :Magouilles et Tripatouillages VOYEZ l- UMP. SARKO a t-il fait le MÉNAGE..bien sur que NON.Mieux; il s-est entourer des gens qui l-on TRAHIE. la vérité est simple : on ne peu faire confiance, a la droite,la plus bête du Monde, qui a préférer l-Union de la GAUCHE.a un accord avec la droite National..PLUS DE 6.5 millions de votants -de plus en plus de gens ,méprises les politiciens de droite et de gauche ,qui on laisser ,,arriver ,toute la misère du MONDE; ;au détriment des NÔTRES ? se qui se passe en Grèce ;PEU TRÈS BIEN ARRIVER CHEZ NOUS avec la LE PEN… 2015 elle devrait gagner et 2017 se sera l-Union de la Gauche qui fera la décisions , dans les URNES

  6. Gerard Bayon dit :

    Bonsoir à Maxime et à tous les lecteurs,
    Je partage votre sombre analyse sur l’état de notre République mais ni vous ni moi ni les quelques commentateurs de votre blog ne disposons de solutions pertinentes et surtout réalistes pour faire changer les choses rapidement.
    Certes, nous ne pouvons plus compter sur tous nos leaders politiques de « la France d’en haut » qui ne vont pas scier la branche confortable sur laquelle ils végètent et s’engraissent certains depuis le début de leur carrière interminable.
    Alors que faire ? Je ne vois pas apparaître d’homme ou de femme providentiel(le) parmi les personnages publics et quand bien même s’il s’en trouvait un ou une qui disposerait d’un charisme suffisant et surtout d’idées réformatrices nouvelles, il ou elle serait très vite rattrapé(e) par la « patrouille » des leaders accompagnée des médias pour qui tout changement est à priori suspect.
    Reste la rue….mais ce n’est surement pas la bonne solution surtout lorsque l’on voit comment le gouvernement en place récupère illico les tentatives de manifestation.
    Bonne soirée quand même et surtout essayez quand même d’être un peu plus optimiste.

  7. Curmudgeon dit :

    Le billet donne une liste de tout ce qui ne va pas, et qui fait que l’esprit public est mort. Mais qu’en était-il quand l’esprit public etait vivant ? A quelles époques était-il vivant ? Vers 2000 ? En 1981 ? En 1958 ? En 1946 ?

    Ensuite, si nous devons être en quête du bien commun, comment allons-nous savoir, dans la France de 2015, ce que c’est que ce bien commun qu’il faut rechercher ?

    Comment lancer, d’en bas, un débat de société ? Et c’est quoi, un débat de société ? Ça prend quelle forme ?

  8. raimanet dit :

    A reblogué ceci sur raimanetet a ajouté:
    si l’ esprit public disparait c’ est toute la République qui risque de se disloquer … et il est aisé de constater que les élus n’ ont plus aucun pouvoir …

  9. Freddie dit :

    Eh oui, Maxime, la France Big Brother c’est le sujet du nouveau livre d’Obertone mais je ne l’ai pas encore lu. Un peu dur, n’est-ce-pas, tous ces livres qui sortent en ce moment pour constater notre faillite… mais il y a plus dur encore : la réflexion de ma mère, qui était jeune ado pendant la seconde guerre mondiale, et qui me dit que la propagande en cours lui rappelle ce qui se faisait à cette époque. A ce sujet, tous les gens avec qui je parle sont d’accord. Par contre, sur les responsables, les interprétations divergent largement en fonction des convictions politiques de chacun. J’ai tout entendu : c’est la faute à l’islam, la démographie, le Medef, les banques sionistes, les institutions européennes, les gauchistes, le FN, la connerie des Français, Israël, Obama, le pétrole… j’en oublie ?
    Allez Maxime, relaxez-vous. C’est vrai que quand on part à l’étranger, on est encore plus saisi, par comparaison, par la furie française quand on revient. Mais il y a des bonnes choses : la cagnotte pour sauver l’imprimeur de Dammartin se remplit. L’objectif de 100 000 € est déjà aux trois quarts atteint !

  10. Frederic_N dit :

    Maxime, nous partageons tous vos inquiétudes, mais ni vous ni vos lecteurs ne peuvent en rester là. Car nous courrons le risque de la déprime générale, si nous n’avançons pas y compris pratiquement. Personnellement je vois deux directions.
    1. Je pense que nous avons une occasion historique aujourd’hui c’est de peser sur l’éducation nationale. Mais pour cela il ne faut pas attendre que le futur ministre UMP arrive rue de Grenelle grâce à quelques bonnes paroles, et surtout, ne soit désigné selon le critère traditionnel ( être acceptable par les syndicats et ne rien faire sinon gérer un peu plus sérieusement ce qui achèvera de monter les enseignants contre lui). Quitte à ce que nous nous époumonions à crier sur ce blog
    Il faut que se regroupent hors UMP ceux qui veulent changer les choses dans le bon sens, et peser sur l’UMP.

    2. Ceci dit ce sera insuffisant et nous ne ferons pas l’économie d’une réflexion sur la République. Car très franchement votre analyse de nos problèmes est insuffisante. Vous dénoncez les dérives de la République comme si elles lui étaient extérieures. Comme si ses principes étaient évidents, et qu’il suffisait d’y revenir pour être sauvés. C’est trop facile. Il y a de vraies ambiguités dans notre conception de la République ( je dis » notre » conception, mais je devrais dire « dans la conception de la gauche  » car c’est elle la propriétaire du terme « république ») . Dans la réalité des faits c’est une conception
    * / qui nous coupe de nos racines culturelles ( le laïcardisme comme on dit est un pur mensonge qui conduit à rejeter nos racines grecques et chrétiennes « au même titre » qu’il faudrait que nous rejetions  » la religion musulmane ») –
    */ qui est déresponsabilisante , car elle donne au citoyen des droits sans devoirs . Excusez moi de revenir aux origines, mais pour les anglais que nous détestons tant la vie commune commence par le travail ( le devoir) et ce n’est que dans un deuxième temps que vous avez des droits politiques.
    Je vous conseille – pendant qu’il est encore temps – un stage de quelques semaines dans une famille communiste. Car c’est hélas le PC qui a forgé notre inconscient sur la République, y compris celle de nombreux gaullistes. Vous verrez ce à quoi conduit la conception française de la République : à l’idée que le citoyen a le droit naturel de s’occuper de tout selon son bon plaisir – puisque le peuple est « bon » – que la vie politique commence par la revendication et la manifestation – les parents de gauche emmènent toujours leurs gamins aux manifs ce qui est un scandale quand on y pense – et que bien sûr seuls les pauvres sont des vrais citoyens. Jamais un anglais, un allemand, un américain n’accepteraient une telle conception ! .
    Et dites vous bien une chose : c’est cet inconscient qui est le responsable de nos maux. C’est lui qui fait que nous pestons contre les hommes politiques sans jamais penser à retrousser nos manches – comme on su faire les allemands
    Les hommes politiques actuels comme dit l’autre ce n’est qu’un détail de cette histoire

  11. francoiscarmignola dit :

    Il est clair que comme vous le suggérez nous sommes dirigé par des rois feignants: ils ne font rien ou bien libéralisent les voitures tirées par les boeufs !
    En tout cas la République suppose des procédures chargées de renouveler son personnel. Il faudrait les appliquer vite et revoter enfin pour se débarrasser de vos soucis.

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