26 décembre 2004, le tsunami

imagesIl y a quelques jours, j’entendais sur Europe 1 l’interview bouleversante d’un homme en vacances en Indonésie, le 26 décembre 2004, qui avait perdu dans le tsunami son épouse et deux enfants, sa belle-famille, et qui par miracle, avait sauvé des eaux un troisième enfant que le courant emportait. Toute la fragilité et la force de la condition humaine se retrouvaient dans ce récit chargé d’émotion et de dignité. Voilà une famille en vacances, heureuse, soudain anéantie par une  vague venue d’on ne sait quel enfer. Et tout l’espoir de l’humanité qui s’incarne dans ce père survivant et son enfant arraché in extremis à la mort. Ce drame planétaire, au lendemain de Noël et à la veille d’un nouvel an, en cette période creuse où tout s’arrête, nous avait tous profondément traumatisés. Comment le bonheur, la vie dans ce qu’elle a de plus cher, sur un coin de paradis, se transforme soudain, par le hasard des vents, du mouvement des eaux et de failles souterraines, en enfer, mais comment aussi, l’espoir renaît toujours du malheur le plus effroyable…Une leçon de vie qui vaut tous les livres et les discours…

Maxime TANDONNET

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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Un commentaire pour 26 décembre 2004, le tsunami

  1. xavierwiik dit :

    Bonjour Maxime,

    J’ai écouté cet entretien diffusé à la radio et je me suis surpris à avoir la chair de poule au fil de ce récit.
    Sans m’étendre sur l’émotion et le courage d’un père, d’un mari, qui passe du paradis à l’enfer pour des raisons qui nous échappent, vous l’avez bien dit, j’ai repensé à ce drame. Puis au traitement de l’information où une actualité en chasse une autre. Il y a un an les Philippines, un peu avant Fukushima, un train qui déraille en France, une voiture qui fonce dans une foule heureuse et insouciante, … Les attitudes compassionnelles des uns, les récupérations des autres font oublier la souffrance réelle que cet homme nous a rappelé sans se plaindre, prouvant qu’il est possible de se relever même dans les pires moments.
    Alors, sans faire de sentimentalisme de bas étage, je trouve que c’est un message d’espoir, la période s’y prête, qui nous rappelle que nous ne sommes pas à l’abri.
    J’espère que vous avez passé de bonnes fêtes et je constate, avec plaisir, que votre plume est active pendant les fêtes.

    Bien à vous,

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