Le Sénat, pour Figaro Vox

Paris_luxembourg_02Ci-dessous ma contribution hebdomadaire au Figaro Vox, consacrée au Sénat, renouvelé pour moitié dimanche dernier. Il souligne que le basculement politique de la chambre haute n’a rien d’anodin, compte tenu des pouvoirs réels dont elle dispose, notamment en matière de révision constitutionnelle. Cette chronique met aussi en avant l’urgence d’une modernisation de cette assemblée.

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2014/09/29/31001-20140929ARTFIG00320-a-quoi-sert-le-senat.php

 

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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6 commentaires pour Le Sénat, pour Figaro Vox

  1. Coriolan dit :

    Le 3 juin 2009, le Comité d’Histoire Parlementaire et politique (CHPP), consacrait son sixième colloque au Sénat de la Vème République, pour les cinquante ans d’une assemblée bicentenaire. Le CHPP est d’ailleurs présidé par l’historien Jean GARRIGUES, auteur d’une Histoire du Parlement de 1789 à nos jours, Armand COLIN.

    Lors de ce colloque, est également intervenue Karen FIORENTINO, auteur de: La seconde chambre en France dans l’histoire des institutions et des idées politiques. DALLOZ
    Elle précisa que le role initial de cet organe est le controle de constitutionnalité, comme censeur et contre-pouvoir, et que le monocamérisme fut instauré pour promouvoir les nouvelles valeurs révolutionnaires et préserver l’intégrité du pouvoir législatif, qui doit se confondre avec son unicité de fonctionnement. Ce qui rejoint votre défiance, que je partage, à l’égard des instances juridiques nommées sapant l’autorité de l’Exécutif, qui ne devrait se justifier que devant une institution unique, seule détentrice de la souveraineté nationale et populaire.

    – Franck LAFAILLE. Le président du Sénat depuis 1875. L’Harmattan
    L’ensemble de cette manifestation est visible sur: VIDEOS.SENAT.FR

  2. michel santo dit :

    Evidemment d’accord avec votre conclusion Maxime Tandonnet! Mais je pense au contraire de vous que cette perte est une chance pour Hollande et Valls . http://contre-regard.com/et-si-la-perte-du-senat-etait-une-chance-pour-hollande-et-valls/

  3. fredi maque dit :

    Une question, deux en fait :
    Le Sénat pourra- t-il s’opposer au traité transatlantique ?
    A quoi nous servent ces très coûteuses assemblées que sont le Parlement et le Sénat ?
    A part légiférer sur l’apparence des paquets de cigarettes et la hauteur des buissons des jardins publics ?

  4. Bravo !
    Je me permets de compléter :

    Le mausolée sénatorial ou la chambre mortuaire de la République !

    Dans son discours de politique générale, le Premier ministre a exprimé sa volonté de réformer le millefeuille territorial par une réduction de moitié du nombre de régions d’ici à 2017 et la suppression des conseils départementaux en 2021 ; c’est louable et souhaitable, mais pas un mot sur le Sénat ! Pourquoi Manuel Valls a oublié de parler de la réforme la plus importante de nos institutions, la suppression du Sénat ? Dans quelques jours nous fêterons le 45ème anniversaire du référendum de 1969 proposant aux Français de réformer le Sénat en modifiant considérablement ses pouvoirs.
    Le résultat est bien connu, 52, 41% pour le NON et la démission du Général de Gaulle. En vérité les Français n’ont pas voté contre la réforme du Sénat mais ont voté pour le départ de celui qui n’avait compris le nécessaire changement auquel aspiraient la jeunesse et la société dans sa grande majorité.
    Aujourd’hui, si le Président de la République ou le Premier ministre avaient le courage de proposer par référendum, une réforme du Sénat, voire sa suppression, le OUI l’emporterait car les Français se rendent bien compte que cette vénérable institution ne sert à rien si ce n’est permettre à Jean-Vincent Placé d’être appelé « Président » ! Quand Lionel Jospin entre à Matignon en 1997 pour 5 ans, le Sénat est à droite et la politique du gouvernement s’applique. Quand en 2011, le Sénat passe à gauche (par la volonté des grands électeurs de droite qui ne voulaient pas de la réforme territoriale de Nicolas Sarkozy) le gouvernement continue sa politique jusqu’à la défaite de la droite aux présidentielles.
    On a toujours cru que le Sénat pouvait bloquer la procédure législative, mais en vérité il ne peut que la ralentir, un peu comme quand les plus âgés des sénateurs traversent les couloirs devant les plus jeunes !
    Rien ne justifie aujourd’hui le maintien de la Haute Assemblée, pas même le principe de représentation des collectivités territoriales largement assuré par les députés. Si encore il n’y avait pas de Conseil Constitutionnel et que le Sénat, comme sous le Consulat, le Premier et le Second Empire, était spécialement chargé de veiller au respect de la Constitution, je pourrais défendre l’idée de son maintien.
    L’état des finances publiques oblige à réduire les dépenses, le coût de fonctionnement annuel du Sénat représente plus de 500 millions d’€ soit plus de 3 milliards pour un seul mandat, à rapprocher du Pacte de responsabilité et des 50 milliards à trouver, c’est colossal ! La première des responsabilités est sans aucun doute pour l’Etat, de montrer l’exemple. Ces chiffres sont sans compter sur le trésor de guerre cachait sous le Palais du Luxembourg si ce n’est dans les banques du pays éponyme !
    Les Français n’en peuvent plus d’un système à bout de souffle qui a conduit au discrédit de la classe politique, même les élections municipales qui sont pourtant le poumon de la démocratie locale n’ont plus la côte. Alors, que penser des 348 sénateurs élus au suffrage indirect par 150 000 grands électeurs dont 143 000 sont des élus municipaux.
    Sans réforme du Sénat, il ne peut y avoir de réforme de notre millefeuille territorial car les élus de terrain ne peuvent accepter de rénover un système qu’à partir du moment où ils seront libres et que leurs voix ne seront pas achetées par ceux qui n’ont de cesse de bloquer la modernisation des institutions d’un pays parce qu’ils ne sont pas représentatifs de sa population.

  5. Frederic_N dit :

    Votre article est très intéressant, notamment parce qu’il fait ressortir la nécessité d’une institution capable de contrebalancer le radicalisme de l’appel direct au peuple
    Par contre, vous ne dites rien du rôle du Sénat pendant la guerre de 39-45 .
    Etant ignorant du sujet, et ayant plus confiance en vous que dans les historiens « branchés » je serais intéressé par votre analyse
    amicalement

    • FredericN, les deux chambres étaient supprimées pendant l’Occupation. A partir de 1943, certains sénateurs se réunissaient clandestinement pour préparer les futures institutions (dans l’appartement de René Coty, sur les quais de la Seine)

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