Inventaire pour le Figaro Vox

220px-Flickr_-_europeanpeoplesparty_-_EPP_Summit_October_2010_(105)Ci-dessous mon article publié hier soir par le Figaro Vox. Les commentaires le trouvent partial et exagérément dithyrambique. C’est étrange car j’ai le sentiment d’être tout simplement juste et équilibré dans cette analyse; impartial, sans doute pas (qui pourrait l’être sur un tel sujet?) mais en tout cas parfaitement sincère quant à ma vision des choses et en toute modestie, assez proche de la vérité sur un sujet tabou rarement évoqué, celui du bilan…

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2014/09/21/31001-20140921ARTFIG00210-quinquennat-de-nicolas-sarkozy-un-droit-d-inventaire.php

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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26 commentaires pour Inventaire pour le Figaro Vox

  1. michel santo dit :

    Sarkozy a déjà gagné la guerre à droite, avec Sun Tzu ! Mon commentaire ici : http://contre-regard.com/nicolas-sarkozy-a-deja-gagne-la-guerre-a-droite-en-appliquant-les-preceptes-de-sun-tzu/

  2. Coriolan dit :

    Justement c’est parce qu’aucune différence fondamentale ne sépare plus la gauche et la droite,
    notamment au niveau économique, que l’UMPS s’impose dans les esprits et que ce bi-partisme ressemble à une grande coalition des intérets établis. La Troisième Voie étant à chercher en dehors de ce tandem et ne pouvant plus faire objet de Tiers-Exclu par la seule diabolisation moralisatrice.

    Marie de GANDT se revendique de gauche, mais l’ouverture n’est pas vraiment une réussite et ne participe qu’au brouillage des repères idéologiques qui s’estompent. Si l’offre politique est insuffisante, l’électorat se détourne en s’abstenant ou en votant pour d’autres concurrents, puisque l’éventail du choix le permet. Ce sont les formations politiques qui se doivent de fidéliser leurs électeurs, comme leurs militants et sympathisants, et non l’inverse.

  3. espritlibre dit :

    D’accord avec Mich qui rend à NS ce qui lui appartient, ou plutôt ce qui lui fit défaut. Le refus de l’insécurité et des conséquences de plus en plus visibles d’une immigration de masse se traduisent par un bouleversement profond du corps électoral. En 2007, NS mena la campagne qu’il fallait mener pour gagner, non au centre, mais aux marges de la droite. Les électeurs dupés par les promesses de retour à l’ordre non-tenues ont par la suite abandonné la droite, ce qui n’est que justice électorale. Naturellement, on peut faire porter la responsabilité de l’impuissance politique aux syndicats, à la Justice ou à Dieu le Père. Curieux message politique qui dit au citoyen que de toutes façons, une fois élu, on ne pourra rien faire ! Rappelez-vous de quelles façons les élus de droite eux-mêmes torpillèrent le « débat » sur l’identité nationale : Les uns, outranciers, multipliaient les formules ridicules et provocatrices « Ils vont nous bouffer » (les immigrés), la casquette à l’envers de Morano… Les autres tenaient des discours d’où il ressortait que la France n’était pas la France et que nous formions une sorte d’assemblage multiculturel et métissé (Besson, je crois). L’électeur qui assiste à ce spectacle dérisoire, comprend vite qu’on se fout de lui et qu’on l’amuse à défaut de faire ce pourquoi on a été élu. Comme il est parfaitement éduqué et pas caricatural (ce dont le nouveau NS a visiblement l’air de douter), il se fait avoir, une fois, pas deux !

  4. Hope dit :

    Lisa Retter, très bonne analyse, malheureusement les citoyens se laissent lobotomiser par les médias et sont incapables de penser de façon cohérente par eux-mêmes…

  5. Hope dit :

    La compréhension et l’entente sont-elles encore possibles entre citoyens Français, entre voisins, entre membres d’une même famille?
    Je reste stupéfaite de ce que les journalistes politologues etc… ont retenu de la prestation de N S.
    Qui a parlé de :  » Je suis inquiet quand je vois des millions de gens qui décrochent d’une capacité à entendre un raisonnement qui ne serait pas un raisonnement caricatural et ça m’inquiète! » Preuve qu’il est lucide sur la source de notre incapacité à résoudre les problèmes de notre pays, pourquoi il est sincère dans ses motivations, et pourquoi il sait ce qui l’attend. Si il ne pensait pas que « Impossible n’est pas Français » il aurait continué a vivre tranquillement sa retraite auprès de sa famille…

  6. Annick dit :

    @Bardamu,

    Et pour rassembler d’un extrême à l’autre de l’échiquier politique, il ne peut que se placer au centre.
    C’est ce que j’avais dit à Maxime, il y a quelques mois. Il m’avait alors répondu : « dans ce cas, ce n’est pas la peine (sous-entendu « pas la peine qu’il revienne ».)
    Mais aujourd’hui, je ne suis plus si certaine que ce soit le choix du centre que fasse Sarko.
    Et je ne suis pas plus rassurée ; il est certes resté très flou sur son projet. Cependant 3 déclarations m’ont interpellée :

    1/ « J’ai envie de proposer aux Français une alternative collective »
    Ouille ! Un parti unique ? Comme en URSS, comme Hitler ? Monopole contre pluralisme.
    Je n’aime pas du tout, mais alors pas du tout cette perspective. Notre liberté dépend du choix politique et les meilleurs planistes furent les pires dictateurs.

    2/ « La question n’est pas de savoir si on est social ou libéral »
    Mais si, justement, le social pour un libéral ne ressemble pas à la distribution sans limite pour s’acheter une clientèle électorale.

    3/ « Notre modèle [économique] doit être complètement refondé »
    Comment ? il n’en a rien dit. Et, comme ce fut un adepte du capitalisme de connivence (notamment en « secourant » les banques -évidemment sous le prétexte très moral de sauver l’épargne des Français) je me fais quelques soucis sur ses intentions.

    Flou également sur Schengen (rien dit sur la manière de faire) et sur le référendum (s’agit-il celui d’initiative populaire, ou celui qui permettrait au président de contourner les résistances qui le rendent impuissant ?)

    Bref, tout cela ressemble à un plan qui serait établi d’avance, dans ses grandes lignes, et qui évoluerait en fonction des circonstances mais surtout en fonction des convictions imposées dans l’alternance collective. Rien de bon pour nos libertés.

    Amicalement,

  7. BARDAMU dit :

    Bonsoir Monsieur,
    Malheureusement, Sarkozy est un soixante-huitard de droite. Comme il l’a expliqué sur France 2, il va rassembler ! Et pour rassembler d’un extrême à l’autre de l’échiquier politique, il ne peut que se placer au centre. Or le centre, c’est justement ce qui tue la France depuis 40 ans… Le centre, c’est le logiciel permanent de l’accommodement raisonnable, du compromis… Et pour quelqu’un qui veut mettre le référendum en action, son passé en la matière est plus que discutable ! Par ailleurs, il veut jouer l’apaisement, ça sonne un peu comme « l’ouverture » de son gouvernement de 2007… Qu’en pensez-vous ?
    Bien à vous,

  8. Annick dit :

    Bonsoir Maxime,

    A la lecture de « Au cœur du volcan » on comprend mieux pourquoi N Sarkosy n’a pu appliquer les mesures qu’il souhaitait, du moins en matière de sécurité, de justice, d’immigration.
    C’est d’abord « l’état de droit » -que Hayek appelle « la règle de la loi » dans son ouvrage  » La route de la servitude »- et l’Europe, qui, sans cesse font opposition aux décisions et réduisent à l’impuissance .
    Les juges, le Conseil Constitutionnel, la Cour européenne des droits de l’homme, toutes sortes de féodalités, de corporations, d’associations imposent leurs convictions avec moins de pragmatisme que d’idéologie. Il y a là, c’est certain, un vrai problème.
    La violence dans la société : l’État est ligoté pour y remédier. Les juges des libertés, indépendants, remettent au milieu de la population des individus dangereux, et cela d’autant plus facilement que leur indépendance n’est pas compensée par la responsabilité de leurs décisions. Ils laissent les caïds faire la loi, et tant pis pour les gens honnêtes qui se trouvent dans leurs périmètres et voient leurs propres droits bafoués. Aujourd’hui, le problème devient capital pour notre sécurité.

    Pourtant, une « règle de la loi », est indispensable pour qu’un dirigeant ne puisse se transformer
    en un terrible despote. Ce sont donc nos institutions qui ne sont plus adaptées.

    Par contre, en ce qui concerne l’économie, je ne ferai aucun cadeau à Sarkosy dont la politique, en la matière, ne fut pas tellement éloignée de celle du PS.
    Politique keynésienne de redistribution, État au centre de l’action publique, dette qui enfle désastreusement, impôts et taxes qui pleuvent et viennent encore plus freiner l’économie, plan de relance de 26 milliards qui n’a rien relancé du tout, grand emprunt de 35 milliards qui devait générer 0,3% de croissance annuelle supplémentaire pendant 10 ans et occasionner 1,5% supplémentaire de PIB en recettes fiscales et sociales (selon Christine Lagarde alors ministre de l’économie.)
    On attend toujours les résultats… et on les attendra longtemps puisque ni Sarkosy, ni Hollande, n’ont osé de vraies réformes structurelles qui consistent à couper dans les budgets de l’état et bien sûr des collectivités locales.

    Un aperçu des taxes et impôts lors de sa présidence :
    http://investisseurpro.com/impots-sous-sarkozy/
    L’illustration de son incompétence économique.

    Amicalement,

    • Annick, franchement, je ne sais pas si c’est une affaire de compétence ou d’incompétence, je dirais plutôt de bon sens, de lucidité, et de courage politique…
      Maxime

  9. Koufra dit :

    Réflexion immédiate : on tire déjà le bilan de François Hollande avant même la moitié de son mandat, président qui passe son temps à dire qu’il ne démissionnera pas… M. Sarkozy aurait considéré comme une humiliation (à juste titre) que de devoir se présenter devant les français en disant que ce n’était pas facile… La défaite vient souvent d’une acceptation prématurée de son impuissance.

    Concernant le bilan de M. Sarkozy, il est dommage que certaines réformes n’aient pas été menée … La politique d’immigration choisie eut apporté en unité à la nation.

    Amitiés

    Koufra

  10. Coriolan dit :

    Votre propos est toujours tempéré, en ne versant jamais dans la caricature. La fonction qui fut la votre permet cet éclairage rétrospectif sur l’action réelle, mais inachevée par la fin prématurée de son mandat en 2012, dont la vivacité flamboyante n’aurait pas du s’encombrer d’un second, terne à Matignon et revanchard aujourd’hui. Son retour fait espérer une symbiose quasi-fusionnelle entre le sommet du parti et la base avec une conjonction idéologique véritablement orientée à droite et débarrassée des miasmes centro-humanistes, avec un renouvellement en faveur exclusive de la véritable ossature majoritaire du parti. A savoir le triptyque dominant et naturel constitué par la Droite Forte+Droite Populaire+Droite Sociale, compatible avec la Droite Gaulliste d’Henri GUAINO, son plus fidèle soutien.

    Ce rejet de la droite molle chraquo-centro-humaniste, dénoncée par Camille BEDIN, et symbolisée par Aurore BERGE qui a sa place à gauche, était déjà une tare pointée par Charles MILLON, fondateur éphémère de La Droite, dans son livre de 1998: La paix civile, chez Odile JACOB, page 161:

     » Le centrisme, c’est successivement ou ensemble, le faux-nez de la technocratie; l’opportunisme d’une droite qui cherche à etre force d’appoint des deux cotés et donc à gouverner dans tous les cas; une droite de connivence qui craint les ricanements de la gauche et se place dans son ombre; parfois une droite authentique qui, pour des raisons historiques, ne parvient pas à trouver un mode d’expression public. Mais ce n’est pas véritablement une pensée politique. Tout au plus, un tempérament. »

    Et éviter de recourir à des plumes de gauche, comme Marie de GANDT, auteur de: Sous la plume. Petite exploration du pouvoir politique (sous N.S.). Robert LAFFONT

  11. Frederic_N dit :

    Que vous soyez sincère, dans ce bilan, je n’en doute pas. ET je suis convaincu qu’un Sarkozy serait très proche lui aussi de ce bilan. Mais est-ce que je n’ai pas la culture UMP ?
    Vous n’allez pas au fond des choses dans ce bilan. Vous n’osez souligner que l’échec de Sarkozy était obligatoire du fait même de son positionnement antérieur à son élection ( et que hélas on semble reparti pour un tour).
    Deux points m’inquiètent
    Ainsi vous critiquez la gouvernance Sarkozy. Mais en réalité Sarko a pêché par impréparation ( volontaire d’ailleurs) AVANT de prendre le pouvoir : il ne s’est jamais donné les moyens de faire passer une politique qui ne pouvait être qu’opposée à son administration . Et de ce fait il a fait croire à ses électeurs qu’il suffisait d’un ministre de droite pour faire une politique de droite. Mais on ne peut pas réformer l’éducation quand on n’a aucun relais chez les enseignants. Le pouvoir s’arrête à la porte du bureau. Et en politique, ne pas se donner les moyens d’une politique c’est faire de la démagogie
    Deuxième problème l’économie : là votre bilan est très léger. Vous dites  » c’est la faute à la crise » . Mais depuis quand on absout un dirigeant d’un tel événement ? Cette crise était prévisible, elle était même prévue. Vous savez bien d’ailleurs comment Sarko raisonnait : il n’avait aucune autonomie de pensée sur ce sujet et se contentait de « cloner » les positions néolibérales qui étaient à la mode. Partant de là il était couru d’avance qu’il se fasse manipuler par les milieux financiers au début de son mandat , et qu’il s’endette à tout va. C’est là que gît l’énorme erreur. Qu’il ait bien réagi pendant la crise n’empêche que son action était déjà plombée par ces premières années
    Et je vais vous dire ce qui m’inquiète dans ses déclarations. C’est qu’il ne tire le bilan que sur le premier point ( la gouvernance). Par contre son silence sur l’économie n’est pas seulement le signe d’une fausse habilité ( s’il croit qu’il fera la moindre réforme sans que le bon peuple « de gauche » ne descende dans la rue, c’est à désespérer de tout), C’est surtout le signe d’une faiblesse majeure en matière économique. Je crains malheureusement qu’il n’ait pas travaillé sérieusement cette question

  12. lisa retter dit :

    Votre article rappelle un certain nombre des actions à porter au crédit de Nicolas Sarkozy et personnellement je n’y trouve rien de faux, ce ne sont que des faits….. Ce qui a manqué à Sarkozy, n’importe quelle madame Michu vous le dira….. Le « casse toi pauvre con » n’a dérangé que très peu de monde… Il lui a manqué avant tout la maîtrise de sa communication, tout président qu’il fut. Et ce qui est grave c’est qu’il ne semble pas s’en rendre compte ou plutôt en accepte les effets en se laissant imposer l’analyse de son échec par ses ennemis…. Le style Sarkozy ? Hollande a-t-il du style? Chirac en avait-il avec sa tête de veau ? Seul le Général avait du style ! La vérité est ailleurs. Curieusement il a, hier soir lors de son interview, laissé entrevoir une petite partie de cette vérité que même les politiques de droite n’osent plus regarder…. Au sujet de ses tourments judiciaires il a dit « et encore, moi je peux me défendre, mais je pense aux personnes faibles qui ne le peuvent pas »…..Il visait la Justice pour en avoir été LUI AUSSI victime, ses ennemis ne pouvant plus s’arrêter… Tous les rouages de la machine France sont à l’instar de l’Institution judiciaire… Tout le petit peuple le sait mais ce sont des « détails » au niveau de la tête….Or, c’est là que se cache le diable. Quand la droite vient au pouvoir, seule la tête de la France change, le corps (la « machinerie ») reste manipulé par la gauche à de nombreux rouages….Et d’aucuns gémissent « pourquoi il est impossible de réformer ? » Des mesures en matière économiques sont prises, juste quelques parce que le corps résiste. Rien de fondamental n’est mis en œuvre pour défaire la toile d’araignée que la gauche a tissé consciencieusement depuis 40 ans afin de « changer les règles » selon sa doctrine, insidieusement sur la durée, et sans demander l’avis du peuple. Pour le bien de ce dernier paraît-il ! Ils ont bousillé une des meilleures écoles au monde (mais en laissant perdurer une sphère d’excellence afin que les élites ne réagissent pas) en plaçant leurs pions au ministère de l’EN ; ils ont investi le corps judiciaire au point qu’un syndicat aux idées d’extrême gauche (2 à 5% d’adhésion dans l’opinion) réussisse à avoir 25% d’adhérents (33 % avant la révélation du « mur des cons »), et agit en fonction de préceptes politiques, les délinquants graves ayant leur bienveillance étant mieux traités que des manifestants pacifiques ( embastillés) ou que des propos douteux soient plus sanctionnés que des violences physiques; et ne parlons pas de l’immigration. Mais par dessus tout, il y a l’information. Je revois l’air ahuri d’Aymeric Caron devant un jeune UMP osant dire qu’il était anormal qu’il ‘y ait pas une proportion équivalente de journalistes de droite sur les chaînes publiques : inadmissible ! Sans procéder à une chasse aux sorcières, il suffirait de mettre un peu de concurrence dans les journaux d’information….Et surtout ce que le sociologues appellent les « représentations »…Les électeurs de droite sont stéréotypes sans vergogne comme les salauds de toutes les fictions TV en fonction des activités où ils sont majoritaires , et inversement ceux de gauche selon le même principe sont toujours purs… Et si on offrait l’inverse à madame Michu ? Le corrompu ne serait pas le flic de droite mais le professeur, le raciste non pas le chauffeur de taxi primaire mais le tartuffe militant à un SOS quelque chose sans frontière qui met se gosses en école privée très chère…. Ceux qui ont bien bénéficié de ses mesures (petits héritiers, travailleurs aux heures supplémentaires défiscalisées) se sont écrasés pendant 5 ans devant la fureur de ses adversaires qui avaient monopolisé la parole publique au point d’oublier d’aller voter le 6 mais 2012 et laisser une très faible minorité influençable faire le résultat qu’on connaît….Un peu long, excusez moi, mais il y a tant à dire…

  13. François dit :

    Président touche-à-tout, sans vision d’ensemble, voilà ce que je retiens de la présidence de M. Nicolas Sarkozy ! Les promesses sont tombées comme à Gravelotte, mais combien n’ont jamais connu un début de commencement, combien n’ont été qu’esquissées ? Un seul exemple : la réforme des retraites. Quitte à mettre les gens dans la rue, pourquoi s’être contenté d’une demi-mesure ? Que dire des chantiers tels que sa « politique de civilisation », le débat sur « l’identité nationale », ou encore « l’union pour la Méditerranée » ? Où ont-ils abouti ? À des impasses !

    A contrario, quelles vraies réformes engagées dans les domaines clefs que sont l’éducation, l’insécurité, le marché de l’emploi, la simplification administrative, etc. ? Rien, le néant (à part avoir introduit la théorie du genre à l’école) !

    Et surtout que l’on ne vienne pas me dire que la crise de 2008 est passée par là ! De mai 2007 à la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008, il s’est passé 15 mois. C’est en début de mandat que l’on réforme, pas dans les derniers mois !

    Bref, un bilan qui n’est pas nul, mais qui n’aura jamais abordé de front les réformes structurelles et donc indispensables. Courageux en paroles, mais très timoré dès qu’il s’est agi de passer aux actes.
    Que nos hommes politiques méditent sur ce qu’écrivait Jean Lartéguy dans « Les Centurions » : « Je t’en prie, rassure-moi au plus vite et dis-moi que nos concitoyens [ici lire hommes politiques] nous comprennent, nous soutiennent, nous protègent comme nous protégeons nous-même la grandeur de l’Empire. S’il devait en être autrement, si nous devions laisser en vain nos os blanchis sur les pistes du désert, alors, que l’on prenne garde à la colère des Légions ! ».
    Cela fait 2 fois que la Bretagne s’enflamme (au propre et au figuré) ; je connais mes compatriotes, j’ai frotté mes fonds de culotte sur les mêmes bancs d’école. Selon eux, ils n’ont plus que 2 options : le suicide ou la révolte. Comme il leur reste un substrat de religion, devinez ce qu’ils ont ou vont choisir ? Vous connaissez ce que l’ont dit des incendies : pour les stopper, il faut un verre d’eau la première seconde, un seau la première minute et… une tonne d’eau au-delà de 10 minutes !

    • François, sur les retraite, ce n’était pas une demi mesure et il a tenu bon face aux violences et aux manifestations… Tout ne fut pas parfait mais il ne faut pas quand même noircir le tableau!
      Maxime

  14. Mich dit :

    Bel article mais je pense qui rate l’essentiel.
    En 2007, Sarkozy réussit car il réunit les suffrages frontistes avec ses promesses de Kärcher.
    En 2012, les frontistes comprennent que la promesse n’a pas été tenu. Comme ailleurs, Sarko s’en est tenu à des micro-réformes insuffisantes pour insuffler un vrai changement. Les frontistes vont donc s’abstenir. Et Sarko perd le second tour.

  15. Hippocampe dit :

    Merci pour vos commentaires quasi journaliers. Je parcours votre blog depuis la lecture de votre dernier livre, que j’ai trouvé passionnant. Continuez calmement votre chemin, sans vous embarrasser des critiques qui n’ont jamais manqué et qui ne manqueront pas à l’avenir, c’est ainsi.

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