Tristesse…

h-4-1221836-1215615758Depuis hier, j’ai rencontré au moins trois personnes qui m’ont spontanément parlé du décès de Benoît Duquesne.  Cette  mort suscite une authentique émotion parmi les gens du quotidien, croisés dans la rue ou sur la marché du samedi, dont nous sommes. Pourquoi? Son visage m’ était familier, même si de nom, je ne l’aurais pas situé. Le journaliste appartenait à cette génération nombreuse du baby boom, juste un peu plus vieux que je ne le suis, celle, privilégiée, ou les filles s’appelaient Catherine et Sylvie, les garçons Jean, Michel ou Benoît.  L’image qu’il donnait était aux antipode de l’époque actuelle et de ses idoles médiatiques: discret, respectueux, calme, pondéré, modéré, simple, sans haine, ni prétention ni agressivité. Dans le flou de ma mémoire lointaine, je me demande s’il ne m’avait pas invité à une émission sur France télévision, en 2003 ou 2004 pour présenter l’un de mes livres. Oui, je crois bien que c’était lui, gentil, curieux, ouvert, tolérant. Cette disparition à 56 ans, nous touche. Elle nous dit que tout peut s’arrêter à tout moment, d’un seul coup, sans crier gare, en pleine force de l’âge. J’y pensais en jouant au tennis ce matin, et j’ai perdu, 3-6, 5-7. Il faut tout relativiser, nos déceptions personnelles, notre inquiétude ou révolte collective,  nos échecs, et même nos humiliations. Et profiter au mieux du moment présent, de chaque minute qui passe. Je profite de cette chronique intimiste pour remercier les visiteurs et les intervenants sur ces pages, dont les  commentaires, imprégnés de sagesse, de modération et de bon sens, sont une source de réel enrichissement.

Maxime TANDONNET

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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4 commentaires pour Tristesse…

  1. Anonyme dit :

    que dieu aie son ame en sainte misericorde

  2. sartene dit :

    Bonjour Maxime,

    Tout comme vous, je fais parti de ceux qui ont été surpris d’apprendre le décès de Benoit Duquesnes une figure incontournable de l’audio visuel et du journalisme français.

    La mort d’un proche ou bien de quelqu’un faisant parti de notre sphère de vie est là pour nous rappeler que nous ne sommes pas éternels et qu’elle peut nous surprendre à n’importe quel moment du jour ou bien de la nuit.

    Alors comme vous le dites « nous essayons de tout relativiser, nos déceptions, nos inquiétude, nos révoltes face à l’adversité, nos échecs, et même nos humiliations » en se disant qu’il faut profiter au mieux du moment présent, de chaque minute qui passe car courte est la vie et longue sera l’éternité.

    Mais la vie reprend le dessus en faisant fi de nos résolutions et prises de conscience face à la mort….

    Repos éternel à Benoit !!!

    Dominique

  3. Bernard dit :

    Bonsoir Maxime,
    Nous avons la chance d’habiter en province après être partis de la région parisienne avant les années 1980. Chez nous nous goûtons encore ces échanges simples même avec des inconnus. Hier soir nous étions à une sardinade à Saint Gilles Croix de Vie. J’échangeais avec un parfait inconnu sur l’intérêt gustatif de cette nouvelle boisson à la mode qui est le rosé-pamplemousse. Et bien nous étions tous les deux d’accord pour dire que cela ne vaudrait pas la peine de se relever la nuit. Ici les gens sont solidaires, beaucoup engagés dans des associations pour rechercher le bien d’autrui. Nous devisions avec d’autres des récents événements politiques. Là encore un consensus sur notre approche respective de la situation actuelle qui ne peut durer plus longtemps. Mais aussi que nous ne voyons personne pour venir jeter sa boule dans le jeu de quilles des prétendants déclarés. Le bonheur c’est aussi tout ces petits contacts mis bout à bout qui représente une certaine forme du bonheur.

  4. Maxime Bonsoir.
    Décidément je vous écris plus que sur mon propre blog. SOURIRE.
    J’ai été touché par la mort de Benoit Duquesne…car j’affectionnais de loin ce monsieur.
    On voyait l’humain curieux en lui…je crains qu’il y en as pas plusieurs comme lui.
    Cordialement,
    Jacques de Guise

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