Le monde occidental en échec

occident

L’histoire ne se répète jamais à l’identique. C’est pourquoi je me méfie comme de la peste des comparaisons historiques et notamment de la sempiternelle référence aux « accords de Munich » qui revient à chaque tension internationale. La transformation des technologies, les modes de vie et de pensée, des idéologies, des institutions, de la société, rendent impossible la résurgence tels quels d’événements du passé. Cependant, les hommes, leur caractère, les déterminants de leur comportement – ambition, lâcheté, cupidité – demeurent de millénaire en millénaire et se retrouvent sous des habits différents dans le déroulement de l’histoire qui bégaye, faute de se répéter. On peut se demander si nous ne sommes pas aujourd’hui à un tournant. Le mode occidental, les Etats-Unis et l’Europe, après une trentaine d’années de domination et de progrès de la démocratie avec le déclin et la chute de l’URSS, vient de connaître deux revers spectaculaires et gravement préoccupants: le maintien au pouvoir du régime syrien et surtout l’annexion de la Crimée par la Russie. Nous ne sommes plus dans les années 1930 et les comparaisons à cet égard me semblent hasardeuses. Pourtant, nous assistons à d’autres phénomènes qui ne sont pas forcément plus réjouissants. L’affaiblissement des économies américaine et européennes à la suite de la crise de 2008, le déclin de l’autorité et du pouvoir politique, le délitement des sociétés, la montée des doutes, se traduisent peut-être en ce moment par un recul du monde occidental et de ses valeurs, au profit de nouvelles grandes puissances qui s’en démarquent, notamment de la Russie. C’en est fini de la « fin de l’histoire » et nous entrons probablement dans une période de retour de la tension planétaire en position de faiblesse évidente et dramatique.

Maxime TANDONNET

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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18 commentaires pour Le monde occidental en échec

  1. Boss dit :

    Je ne puis être d’accord avec vous sur le fond. Renseignez-vous et demandez-vous pourquoi les USA ont dépensé des millions de dollars en Ukraine depuis 2002 au prétexte d’apporter la démocratie. Je ne suis pas dupe et vous ne devriez pas l’être non plus – tout cela est téléguidé afin de permettre l’installation des intérêts pro-américains sur le pas de porte de Poutine, voir carrément dans sa salle de bain pour ne pas dire autre chose…Et les intentions américaines ne sont pas amicales, n’en doutez pas, preuve en est le déploiement de l’OTAN en Europe a opposer à la disparition du Pacte de Varsovie dans le même temps. Les occidentaux sont désormais inféodés aux américains, Sarkozy n’a fait que se plier aux exigences mais depuis De Gaulle personne d’autre n’a eu à cœur de construire une autre Europe, non vassale des américains. La France s’est totalement alignée sur les intérêts stratégiques des américains contre ses propres intérêts. L’occident décline mais pas parce que la Russie deviendrait plus forte, tout simplement parce que la Russie défend encore des valeurs qui devraient être largement les nôtres et qui le furent jusqu’à l’apparition du relativisme, de l’égoïsme à grande échelle et du consumérisme (américain) a outrance. ‘Fleur’ a mis en ligne le discours de Poutine, et propagande ou pas, j’adhère totalement à ce qu’il dit de nous et le danger pour nos enfants. Je rêve qu’un homme ou une femme d’état prononce les mêmes évidences en France. Mais cela n’aura pas lieu, nous n’avons plus de colonne vertébrale et plus les moyens de nos ambitions donc nous nous couchons. Remarquez comme les Britanniques ont lâché Obama dans cette affaire…toujours pragmatique la perfide Albion qui sait ou sont ses intérêts et qui n’hésite pas à s’y tenir…Ecoutez Fabius délirer a la TV française et vous aurez une bonne indication du vide sidéral de la pensée française en matière de politique internationale. Il a bien appris sa leçon le Fabius lui qui fait passer la France pour une prostituée au service de Washington.
    Vous qui semblez affectionner De Gaulle vous n’avez pas oublié qu’il souhaitait une Europe de l’Atlantique a L’Oural ou la Russie aurait donc toute sa place – ce n’était pas idéologie !!! Le gouvernement Américain méprise les européens et considère qu’ils sont là pour soutenir la politique expansionniste américaine et la fermer en plus – comme nous la fermons depuis la chute du Mur de Berlin ils continuent de nous servir la même soupe hypocrite. D’abord l’ex-yougoslavie, ensuite le Kosovo, je ne parle même pas du Darfour ou de la Lybie et des tentatives en Syrie. Nous sommes devenus leurs larbins et le Russe l’a bien constaté et ne peut nous faire confiance – Il a raison je ne nous fait pas confiance non plus. Je ne suis pas d’accord avec la politique américaine dans le monde et leur immonde hypocrisie. Et je suis profondément choqué par la lâcheté occidentale qui n’a rien à gagner d’une Europe affaiblie aux mains de Washington mais qui œuvre à Bruxelles pour imposer ce chantage économique et militaire sur notre propre sol. Nous sommes gouvernés, au mieux par des lâches, au pire par des traitres. Et dans ces conditions il faudrait chercher des poux dans la tête de Poutine ? Mais de qui se moque-t-on ?
    Si demain nous tendions la main aux Russes nous aurions un continent européen puissant ce que les américains n’accepterons jamais quitte à déclencher des guerres et ses milliers de morts collatéraux. Ne vous leurrez pas, si nous leur disons m…une fois pour toute, en toute amitié, vous pouvez compter sur la CIA pour nous mettre des bâtons dans les roues. Ils nous tiennent par les vous savez quoi, et votre pseudo impression de vivre dans un pays libre en serait fortement affecté.
    Vous vous trompez d’ennemi, le grand Satan qui fait l’unanimité dans la presse aux ordres en France n’est pas forcément celui qu’on croit, je ne me suis jamais autant senti proche des russes et éloigné des amerloques, car que vous le vouliez ou non les Russes sont les derniers remparts contre une haine de soi mortifère quand beaucoup d’Européens continuent de tomber dans le panneau des ‘gentils’ américains qui ne veulent que notre bien. En ce moment, j’envie même Depardieu d’avoir un passeport Russe, dans quelques années ça pourrait bien servir…

  2. Anonyme dit :

    Bonjour Maxime,

    Je vous invite a lire cet article: http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/apres-la-revolution-pourquoi-la-faillite-menace-l-ukraine_537547.html

    En effet beaucoup d’informations m’ont fait réfléchir différement concernant l’Ukraine. Et pas que l’Ukraine en fait.
    Alors que l’Europe voit la Grèce arriver à la tête de l’Union, les chiffres concernant la catastrophe qui frappe ce pays demeurent consternants. Un pays d’Europe où le taux de chômage, donné à 28% au mois de novembre 2013, n’en finit pas de grimper mois après mois et frappe désormais 60% de la jeunesse . Un pays en Europe où on souligne que 45% des immeubles d’Athènes, équipés du chauffage central au fuel, n’auront pas été fonction cette saison en raison du prix élevé du mazout et des coupes drastiques opérées sur le pouvoir d’achat.
    Selon une étude réalisée par la Fédération des Petits et Moyens Commerces et Artisans de Grèce, ce sont moins de 10% des personnes sans emploi qui touchent une allocation. 90% laissé sans rien !
    On le sait, ce pays, comme tant d’autres avant lui, est depuis quatre ans, soumis aux diktats de la tristement célèbre Troïka (FMI, BCE, Union Européenne) qui, chaque mois, envoie ses sbires, armés de nouvelles « réformes », surveiller la bonne obéissance des gouvernants ou plutot des pantins mis en place.
    Comme depuis longtemps déjà en Afrique, on assiste désormais à Athènes, au prétexte d’honorer le service d’une dette abyssale, on assiste à la mise en oeuvre d’une politique ultra austéritaire. Une DETTE certes, mais au demeurant illégitime et qui, par le jeu des intérêts et des taux consentis, ne fait que creuser son propre trou. Une situation infernale qui, vue d’Afrique, a un air de « déjà vu » : Dette, intérêts de la Dette, remboursement, endettement, emprunts… Sachant que, plus on rembourse plus on doit et plus les banques s’enrichissent pour mieux nous prêter aux fins de…les rembourser.
    Parce qu’on sait comment cela s’est passé et continue de se passer, précisément en Afrique, on imagine sans peine, pour la Grèce, les conséquences sur la survie de ses services publics, de la santé, de l’école, de l’Etat, de l’avenir même du pays…
    Europe, Afrique, mêmes causes, mêmes effets
    A un observateur non averti, il pourrait paraître osé, voire abusif, de mettre sur le même plan un pays européen, aux origines mêmes de l’idée d’Europe, membre de l’Union Européenne et qui plus est, momentanément à la tête de l’Union, et un pays africain pauvre, exsangue, affamé, déchiré, dépourvu d’Etat, dépourvu de tout, livré aux pilleurs, militairement occupé et en voie d’éclatement.
    Pourtant…Il faut pourtant bien garder à l’esprit que si la Centrafrique est aujourd’hui dans cet état de mort clinique elle le doit bel et bien, elle aussi, au FMI et à la Banque Mondiale. En effet, ce pays, comme tant d’autres avec lui en Afrique, préalablement endetté par les bons soins de la Banque Mondiale, s’est toujours plié par la suite aux recettes, pour ne pas dire aux diktats, de ces institutions concernant les remboursements de sa Dette.
    Les menaces proférées alors à l’encontre de l’Afrique, comme elles le sont désormais pour l’Europe, suivaient un programme clair : désengagement maximum de l’Etat ! Autrement dit, privatisations massives et mise en oeuvre du slogan favori des FMI-boys: « moins d’Etat possible ! ». Ces mesures-programme assassines avaient un nom, connu comme le loup blanc sur le continent : Les PAS. (Plans d’Ajustement Structurels)
    « Vendez-tout ! » tel était alors le cri de guerre des agent du FMI, le pied sur les tarmacs africains, fraichement débarqués de leurs avions spéciaux. Et immédiatement, passent alors par pertes et profits, les services de l’Etat, la santé, l’école, la protection sociale, les ressources minières… Ainsi, durant des années et des années, la Centrafrique, entre autres, par gouvernants-marionnettes interposés, a tout bradé, tout vendu, tout concédé, tout gratté jusqu’à l’os.
    On sait le résultat : en tant qu’Etat, la RCA ne possède quasiment plus rien et n’est plus en mesure d’exercer un quelconque pouvoir. Même ce qui reste de sa police et de son armée, faute de moyens, échappe à son autorité et Catherine Samba-Panza, présidente intérimaire, n’a plus d’autre choix, que d’appeler des forces étrangères à son secours.
    C’est bien ce mortel désengagement de l’Etat, obtenu par les prêteurs-tueurs à gages, qui produit aujourd’hui ces résultats dramatiques pour la Centrafrique : Un pays en voie de disparition avec des fonctionnaires dispersés aux quatre vents et impayés depuis des mois et des mois; une famine qui, selon les ONG sur place, menace l’ensemble du pays; des régions entières, notamment dans le Nord qui, faute de logistique minimum pour les encadrer, sont littéralement abandonnées à leur sort; les habitants laissés sans protection, livrés aux organisations pseudo-étatiques et aux bandits de grand chemin…
    Un épisode supplémentaire du désastre dont l’Afrique est coutumière ? Certes, mais gare ! Jamais vraiment morts, les plans d’ajustement structurels, renaissent toujours de leurs cendres. Avec d’autres appellations contrôlées, ils sont toujours là à guetter leurs proies et se répandent désormais largement hors d’Afrique. Nouvelle cible, le continent européen. La porte d’entrée choisie, la Grèce. Et les choses ne trainent pas : on y annonce déjà que 30% des grecs n’ont plus accès aux soins et que la mortalité infantile a augmenté de…43% ! Des chiffres « africains » en somme…
    S’agissant des pays d’Europe qui ne « comprendraient pas bien », Christine Lagarde, patronne du FMI, comme le faisait régulièrement DSK à l’attention des africains, remet clairement les pendules à l’heure : “ Il y a des signes évidents que tout ne va pas bien…Il n’y a pas lieu de crier victoire. Il faut faire plus…Je sais qu’il y a beaucoup de choses compliquées à prendre en compte pour l’instant…. Mais il ne peut y avoir de relâchement…nous ne devons pas ralentir le rythme des réformes. ”
    “ Le rythme des réformes… ” Hier pour les africains, aujourd’hui pour les grecs, et puis les ukrainiens, les italiens, les espagnols, les portugais…les mêmes mots, les mêmes menaces. Alors oui, désormais, privation de soins, mortalité infantile, sous-nutrition, corruption des dirigeants, délitement des services publics, économie informelle, chômage de masse…ne sont plus le triste privilège des pays en développement et les mêmes maux s’abattent aujourd’hui de la même façon, et pour les mêmes raisons, sur les grecs et les centrafricains. Sachant que, si les africains subissent la loi d’airain du FMI depuis les années 70/80, ce n’est que depuis quatre ans que la « crise de la Dette » ravage la Grèce, on peut mesurer ce qui attend sa population.
    Déstabilisations et interventions sont les deux pieds, bien connus des africains, de la domination des pouvoirs financiers. Rançon de la Dette, le toujours « moins d’état » conduit inexorablement, partout et dans tous les cas, à la déstabilisation des institutions du pays attaqué. Oukases des créanciers, corruption des élites, incapacité des « politiques », délitement des institutions, montée des forces anti-démocratiques…tout ce qui est depuis longtemps subi en Afrique est aujourd’hui à l’oeuvre à Athènes, en Ukraine et dans tous les pays « candidats » à l’Union Européenne. Comme ils l’ont été pour l’Afrique, les remèdes sont chaque fois pire que le mal.
    Là où passent le FMI, les conditions de la paix sociale disparaissent pour longtemps. Pire, les guerres et les dislocations suivent les diktats du FMI à la trace !
    Sur le continent africain, les « solutions » préconisées ne conduisent, par la guerre, qu’à l’éclatement et à la disparition des états en tant que tels et, concernant l’Europe, à des situations renvoyant aux heures les plus noires de son histoire. Totalement inféodés à leurs créanciers, engagés jusqu’au cou dans le remboursement imbécile d’une dette illégitime, incapables de vraies solutions, les « politiques » ouvrent des boulevards aux ultra libéraux de tout poil, sortis tout droit des films d’actualités en noir et blanc.
    C’est ainsi qu’on trouve maintenant, parmi le flot montant des extrêmes droites à travers toute l’Europe, des fascistes et des néo-nazis affichés, au sein du gouvernement ukrainien; c’est ainsi qu’on voit des fascistes et des néo-nazis déclarés, attaquer physiquement les étrangers et, après un passage au gouvernement, constituer une réelle force électorale en Grèce; c’est ainsi qu’on voit des groupes paramilitaires, proches des exécutifs, prêts au coup de force dans maints pays de l’est de l’Europe; c’est ainsi qu’on voit nombre de gouvernement européens revenir sur des conquêtes sociales et sociétales…
    Et, eu égard à la volonté politique des « aidants », il y a fort à craindre pour l’avenir. En Ukraine, par exemple, où les appétits sont aiguisés par les fortes odeurs de gaz et du pétrole caucasiens, la situation financière du pays est totalement catastrophique. Par delà les inquiétants bruits de bottes, l’Ukraine, selon de nombreux experts, est tout simplement menacée d’un défaut de paiement, autrement dit de faillite !
    Quand on sait que le FMI et l’UE ont promis une aide de plusieurs milliards de dollars au gouvernement provisoire « sous conditions » et que ces conditions sont « la mise en place de mesures libérales et de fortes restrictions budgétaires » ! On se pince.
    Lorsque, en 2007, Naomi Klein publiait son ouvrage (La stratégie de choc), elle montrait parfaitement à quel point les apôtres américains du capitalisme ultra-libéral avaient, dès les années 70, mesuré l’intérêt de « taper » fort et vite sur les peuples lorsque ceux-ci avaient subi un traumatisme grave. Selon ces néo-libéraux, les populations, « sous le choc », seraient alors disposées à suivre les dirigeants sans penser à contester leurs orientations. Une catastrophe naturelle, par exemple, peut constituer un traumatisme collectif propice à ces attaques. Frapper dans ces circonstances était alors désigné par son inventeur, sous le nom de « traitement de choc ».
    Comme on le sait, les capitalistes sont des gens pressés et peu enclins à attendre d’incertains évènements météorologiques qu’ils leur offrent les opportunités de réaliser leurs réformes et contre-réformes. Alors, s’arrangeant avec l’histoire ils interviennent sur son cours, comme au Chili, où après avoir aidé à renverser le président élu, ils collaborent très activement, aux côtés du dictateur Pinochet à la « reconstruction économique » du Chili . Parce que bien sûr, pour nos libéraux, les coups d’état, comme les guerres, les attentats, les crises économiques aigües sont au registre des « chocs propices ».
    La Banque Mondiale et le FMI ont déjà largement montré à quel point ils sont les fidèles, et ô combien efficaces, adeptes de cette Stratégie du choc.
    En Afrique, par une situation de crises économiques, sociales et politiques permanentes, terrorisant les populations, ils contribuent à maintenir le plafond de verre qui empêche le continent tout entier d’accéder au progrès économique, à la liberté d’action et pour tout dire, à l’indépendance.
    En Europe, plaçant les peuples sous les coups de fouets de la « crise », du désendettement « nécessaire » des états et du paiement de la Dette, ils poussent les dirigeants à imposer, les mesures d’une austérité drastique. Sont donc immédiatement visés la protection sociale, le service des retraites, la santé, la protection des privés d’emploi, l’école publique…
    On le voit, quel que soit le continent, les tenants de cette stratégie, banquiers du désastre, ont un programme commun : faire que l’Afrique ne puisse jamais prétendre à son s’émancipation et, s’agissant de l’Europe, ramener cette dernière le plus vite possible à la situation d’avant les progrès sociaux.
    C’est fort long, mais j’éspère que cela fera son chemin. Je parlais de tribalisation dans vos billets sur l’Egypte et le printemps arabe, cet billet est du meme acabit. Tribaliser pour mieux presser le citron. C’est pourquoi je pense que les autonomistes, Catalans, écossais, Bretons ou de savoie, feraient bien de peser le contre avant le pour.

    Bien à vous

    Willy

  3. georges dit :

    Comment peut-on faire confiance en une  » union européenne » expansionniste(comme l’URSS) .Les commissaires et présidents s’élisent entre eux sans demander l’avis du citoyen (comme le KREMLIN). Les états endettés en produits bancaires toxiques (virtuels) demandent le remboursement en argent palpable(réel)de la part d’un contribuable représenté par des élus à la solde de la finance internationale.Depuis l’avènement de l’union,la résignation face à la déliquescence de nos identités devient problématique alors comment se sentir à l’aise dans ce bidule angoissant???

  4. Tailhades dit :

    Cher Monsieur Tandonnet,
    Mitterrand, auquel on pouvait reprocher bcp de choses, sauf d’être un imbécile avait dit, en 1991, « l’ancien ordre ( équilibre monde occidental/monde:communisme) était moins mauvais que le nouveau (mondialisme) ». C’est la raison pour laquelle fut organisée, avec le concours de Chirac, sur le cours de Vincennes la manifestation du 29 septembre 1991, destinée à pousser Mitterrand à la démission. Le Pen devait incendier l’opéra Bastille à 17h. La défection des paysans d’Ile de France entraîna l’échec de la manoeuvre préparée par Gollnich. En 2008, Le Monde déclarait : »1989 : fin du modèle soviétique; 2008 : fin du modèle américain ». Le monde occidental peut être considéré comme apparu après l’échec des grèves insurrectionnelles de 1947, stoppées en France par Jules Moch et Vincent Auriol et le démarrage de l’Europe démocrate chrétienne (Schumann, Gasperi, Adenauer). Ainsi que le dit Meursault du Nord on peut considérer que la chute du mur de Berlin et la crise de Walt Street marquent effectivement la fin de « l’équilibre » dont parlait F. Mitterand. Le Monde occidental n’existe plus, il ne peut donc « décliner »; nous sommes dans d’autres perspectives géopolitiques
    bien cordialement

  5. François dit :

    On ne nous dit pas tout ! déclarait Anne Roumanoff. Combien de journalistes ou d’hommes politiques se sont intéressés à la composition du nouveau gouvernement ukrainien ? Pas grand monde ! Rien que le parti néo-nazi Svoboda a réussi à placer 6 de ses membres, dont le premier d’entre eux n’est que vice Premier ministre !
    Alors, quand on me parle des gentils ukrainiens de l’Ouest opposés aux dangereux russophones de l’Est, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai un rictus qui se dessine à la commissure de mes lèvres …
    Pour ceux que cela intéresse, je vous propose un article sur le passé de ces sympathiques leaders de la contestation qui sont désormais au pouvoir en Ukraine :
    http://blogs.mediapart.fr/blog/anthony-maranghi/150314/euromaidan-couvrez-ces-extremistes-que-je-ne-saurais-voir

    Manichéisme disais-je dans un post précédent ! J’étais même en dessous de ce qui se passe réellement.

  6. Bonsoir Maxime,
    La question de l’Ukraine pose un problème qui est celui d’avoir une base navale russe en « territoire étranger. » Imaginons que sur le territoire français, il existe une base importante anglaise qui utilise nos accès en mer. Le problème actuel de l’Ukraine est a la base une mauvaise définition des frontières de l’Ukraine. Les frontières de l’Ukraine étaient mal dessiné.
    Je pense que les États-Unis et l’Europe en font trop concernant la Crimée…est cela particulièrement que l’Europe n’as aucune force conventionnelle sérieuse pour ce battre contre les russes.
    Cela dit, les intentions de Putine sont claires…refaire l’Union soviétique sous la bannière russe.
    Les Européens sont-il préparé a cette idée-la? Je ne pense pas.
    Cordialement,
    JdG

  7. Orage dit :

    Je trouve quand même curieux que lorsque des populations sont appelées aux urnes et votent, on met systématiquement en doute leur bonne foi et qu’on parle de bourrage des urnes.
    Que s’est-il passé chez nous pour l’élection européenne de 2005? Bien pire! Un vote a été effacé. Dans l’Occident « démocratique »! C’est l’histoire habituelle de la paille et de la poutre.

  8. fleur dit :

    Oh non, là, je ne parviens pas à vous suivre. Pour moi, ceux qui se sont « démarqués », ce sont les occidentaux: ils ont renié leurs racines judéo-chrétiennes, la France ayant été le leader européen qui a mis son veto en refusant de l’inscrire dans la constitution européenne.
    Les valeurs nouvellement promues par l’occident sont proches du nihilisme.
    Les idoles promues par l’occident sont celles de l’argent, du gaz et du pétrole qui les attirent en Crimée.
    En plus, je ne veux pas être vilaine mais nous avions voté non au référendum sur la constitution européenne et ce référendum a été transformé en traité (tous les peuples consultés à ce sujet avaient pourtant formulé la même réponse). Maintenant les russes de Crimée votent pour la Russie, et on essaie de leur expliquer qu’ils ont tort. Cela démontre quelque chose sur l’Europe, ce quelque chose n’étant certainement pas la « démocratie » mais plutôt « le mépris du peuple ».
    Les valeurs actuelles de l’occident, c’est: définissons le monde comme une collection de zones administratives où nos élites pourront faire joujou avec les ressources naturelles, les salariés « nomadisés », les technologies, et les taux de change. Tant pis pour ceux qui sont sur notre chemin! C’est une nouvelle colonisation, qui dit « sus aux cultures indigènes ». Personnellement, je trouve que ces soit-disant « valeurs » ont quelque chose à voir avec Attila et Gengis Khan.

    Quant à Poutine, que dit-il? Citation:
    « Un autre défi important pour l’identité de la Russie est lié aux évènements qui ont lieu dans le monde. Cela concerne les politiques étrangères et les valeurs morales.
    Nous pouvons voir comment beaucoup de pays euro-atlantiques sont en train de rejeter leurs racines, dont les valeurs chrétiennes qui constituent la base de la civilisation occidentale. Ils sont en train de renier les principes moraux et leur identité traditionnelle : nationale, culturelle, religieuse et même sexuelle. Ils mettent en place des politiques qui mettent à égalité des familles nombreuses avec des familles homoparentales, la foi en Dieu est égale à la foi en Satan.
    Cet excès de politiquement correct a conduit à ce que des personnes parlent sérieusement d’enregistrer des partis politiques dont l’objectif est de promouvoir la pédophilie.
    Dans beaucoup de pays européens les gens sont embarrassés de parler de leur religion. Les jours de fête sont abolis ou appelés différemment : leur essence est cachée, tout comme leur fondement moral. Et les gens essaient agressivement d’exporter ce modèle à travers le monde.
    Je suis convaincu que cela ouvre un chemin direct à la dégradation et au primitivisme, aboutissant à une profonde crise démographique et morale. Quoi d’autre que la perte de la capacité à se reproduire pourrait être le meilleur témoignage de cette crise morale ? Aujourd’hui presque toutes les nations développées ne sont plus capables de se reproduire par elles-mêmes, même avec l’aide des flux migratoires.
    Sans les valeurs présentes dans la chrétienté et dans les autres religions du monde, sans les standards moraux qui se sont formés durant des millénaires, les gens perdront inévitablement leur dignité humaine.
    Nous considérons cela naturel et juste de défendre ces valeurs. On doit respecter le droit de chaque minorité à être différente, mais les droits de la majorité ne doivent pas être remis en question. »
    – See more at: http://www.christianophobie.fr/breves/poutine-et-la-defense-des-valeurs-chretiennes#sthash.mzSZiBuE.dpuf

  9. Meursault du Nord dit :

    Vaste question que celle de l’affaiblissement du monde occidental…Je relisais récemment R. Aron qui considérait que l’extrême domination économique des USA entre 1945 et 1955 (grosso modo) – l’URSS étant alors une puissance militaire relativement exsangue sur le plan économique – était une situation « pathologique » et que le réequilibrage progressif dans les années 60 à 80 était finalement un retour à la normale (Europe de l’Ouest, Japon qui se sont affirmés, échec des USA au VietNam…).

    Ne peut-on pas considérer que les conséquences de la chute du Mur et de l’URSS (à nouveau, extrême domination des USA) relèvent aussi d’une situation quasi-pathologique (votre référence à Fukuyama va d’ailleurs en ce sens) et que 25 ans après 1989, les échecs que vous évoquez ne sont finalement que les conséquences d’un affaiblissement relatif et naturel du monde occidental ?

    Enfin, j’apporterai un bémol sur la position de faiblesse que vous évoquez : cet affaiblissement n’est quer relatif et s’apprécie au regard d’une période a-normale (cf. ci-dessus). Objectivement, il me semble quand même que les pays occidentaux ont toujours un large temps d’avance dans de nombreux domaines (économiques, militaires, culturels et en matière d’innovation).

    A nous d’en être conscients et d’en tirer collectivement les conséquences pour les décennies à venir !

  10. koufra dit :

    Ukraine : théâtre d’ombre et l’ombre d’un doute

    L’article qui suit n’est qu’une fantaisie de l’esprit, néanmoins, l’avenir dira si il y avait ou pas une
    réalité ou pas là-dedans.

    Dans mon dernier article sur les perspectives levantines (voir lien 1), j’avais insisté sur la mise en place prochaine d’un nouvel accord Picot-Sykes, de nombreux éléments allaient dans ce sens et semblaient s’enchainer logiquement, puis la mécanique s’est enraillée :

     Echec de la conférence de Genève attribuée aux Occidentaux d’après les Russes et aux
    Russes d’après les occidentaux
     Emeutes sur la place Maidan, renversement de Ianoukovitch contraire à la constitution
    ukrainienne, intervention Russe puis vraisemblablement, intégration de la Crimée à la Russie.
    La logique des événements me dérange car j’ai quand même le sentiment qu’il y a eu arrangement
    entre Occidentaux et Russes.
    Les Russes ne peuvent aller à l’affrontement militaire avec l’occident et inversement, ou bien nous allons directement à l’affrontement mondial car la Chine et l’Iran ne pourraient laisser leur allié

    principal seul face aux occidentaux, en cas de victoire probable de l’occident dans une telle
    configuration, l’Iran ne tiendrait que peu de temps et la Chine serait désespérément seule et un
    remake de la place Maidan aurait lieu un jour sur la place Tian’anmen…

    Partons du constat qu’aucun accord n’est possible sur la Syrie.

    Les USA ne peuvent laisser les troupes loyalistes syriennes l’emporter car c’est alors la sécurité de ses principaux alliés dans la région qui serait menacée (Arabie saoudite et Quatar).

    La Russie ne peut lâcher Assad du jour au lendemain car c’est alors l’Iran qui serait sur la sellette et pourquoi le ferait-elle sans une contrepartie durable majeure ?
    C’est peut être bien précisément l’accord qui a été trouvé.

    Sécurisation de l’Iran

    Pour lacher la Syrie, la Russie devrait sécuriser l’Iran. L’Iran a obtenu de manière assez inopinée un accord très favorable avec les USA et une levée progressive des sanctions internationales.

    Par ailleurs, l’Irak, principalement Chiite offre une zone tampon à l’Iran. L’Irak s’apprête à nettoyer la résistance sunnite dont une bonne partie est issue troupes l’état islamique en Irak et au levant (EIIL).

    Même si l’Irak devait se scinder en trois (zone Chiite, Sunnite et Kurde), la longue bande de terre fertiles allant de Bagdad jusqu’à Bassora et l’embouchure de l’Euphrate offrirait un atout majeure à l’Iran en lui permettant de sécuriser son accès à la mer (vital pour exporter son pétrole/gaz), un accès facile à des terres agricoles, une zone lui donnant de la profondeur stratégique face à des voisins trop agressifs… Au passage, Les chiites débarrasseraient l’occident des troupes islamistes au Moyen-Orient.

    Contrepartie envers les Russes

    Pour lacher Assad, encore faut-il que l’intérêt pour la Russie soit bien supérieur à celui de garder le contrôle sur la Syrie, de perdre sa seule base navale en méditerranée, de perdre son seul allié dans le monde arabe.

    Détail technique, … la Russie perdrait toute crédibilité vis-à-vis de ses alliés si elle lachait
    ouvertement Assad contre une contrepartie.

    Un gain territorial sur la Crimée, voir toute la partie russophone de l’Ukraine serait à mon sens une contrepartie acceptable car
     Elle garantirait à la Russie une profondeur stratégique permanente suffisante,
     Elle garantirait à la Russie un contrôle sur ses gazoducs et oléoducs à long terme,
     Elle garantirait à la Russie un accès maritime permanent garanti sur la mer noire et la
    méditerranée,
     Elle gommerait les effets de la chute de l’Union Soviétique.

    Le scénario de Commedia Del Arte pourrait donc peut être le suivant :
    1. Les occidentaux ne peuvent lacher ouvertement l’Ukraine, pas plus que la Russie ne peut
    ouvertement lacher Assad.
    2. Les occidentaux provoquent la révolte de la place Maïdan, ce qui force les Russes à Intervenir
    (l’opération était apparemment très préparée en vue de l’annexion), Poutine passera
    facilement pour le méchant de service, les occidentaux pousseront des cris d’orfraie mais ne
    feront rien in fine…
    3. Suite à l’annexion de la Crimée, il est probable que de graves troubles apparaissent à Kharkov
    et Odessa, avec le départ de la Crimée, les russophones seront en minorité en Ukraine … La
    Russie interviendra alors pour protéger ses populations en danger et mettra la main sur
    toute la partie Est de l’Ukraine et peut être même sur la Transnistrie.
    4. Une grave crise apparait dans le monde ailleurs et plus personne ne parle de l’Ukraine.
    Jusque-là le marché ne serait pas équitable pour les USA et l’Ukraine… mais qu’arriverait il après,

    l’Ukraine rejoindrait logiquement l’Union Européenne, toucherait des milliards d’euros, il est
    probable qu’en contrepartie du gaz russe qui les alimentaient à vil prix, les ukrainiens pour leur
    sacrifice trouve des prix identiques avec les Saoudiens et Qataries qui eux mettraient la main sur la
    Syrie.

    Les USA quant à eux seraient légitimes à éliminer les régimes qui les embêtent dans leurs zones d’influences sans que la Russie soit légitime pour y dire quoi que ce soit :
     Venezuela,
     Cuba,
     Hezbollah

    Bref, un tel accord serait fair pour beaucoup de monde sans être avouable… sauf pour Assad… Pour vérifier la validité de ce scénario, il faudra regarder la suite des événements avec attentions

    si les contreparties sont bien versées à chacun :

     Chute d’Assad
     Main basse de la Russie sur toute la partie est de l’Ukraine et sur la Transnistrie,
     Entrée du restant de l’Ukraine dans l’UE avec accord énergétique avec les monarchies
    pétrolières
     Chute du régime vénézuélien
     Chute du régime cubain
     Elimination du Hezbollah à long terme

    Tout cela n’est que divagation de l’esprit, jamais de grande nation ne renonceraient à leurs principes affichaient pour leurs intérêts…

    Koufra

    Lien 1 : http://unionrepublicaine.fr/perspectives-levantines-vers-un-nouveau-picot-sykes/

  11. François dit :

    Cette crise de l’Occident a, selon moi, une origine principale : le manichéisme. En cela, nous nous sommes américanisé à outrance, et de ma part, ce n’est pas un compliment ! Ayant côtoyé à de nombreuses reprises des officiers américains, je peux vous assurer qu’ils sont, à de rares exceptions près, des incultes notoires : aucune culture historique, géographique, etc. et, comme il se doit, sans aucune notion de géostratégie un tant soit peu personnelle (même s’ils possèdent beaucoup d’autres qualités par ailleurs)

    Quand vous en êtes à ce niveau de connaissance (et donc de réflexion), le problème c’est que vous gobez absolument tout ce que l’on vous raconte. Sans même avoir besoin de caricaturer, à de très nombreuses reprises, j’ai eu l’impression de me retrouver plongé dans un western des années 50, avec d’un côté les méchants indiens et de l’autre, les gentils cow-boys : John Ford et John Wayne ne sont pas morts, croyez-moi  !

    Or, la réalité est toute autre ! Rien n’est tout blanc ou tout noir ; tout est dans les nuances de gris. Jauger la situation internationale par le prisme du « Go » ou « No Go » (clin d’œil à tous ceux qui ont déjà réglé une 12.7 mm) est une hérésie absolue !

    Jusqu’à présent, la France faisait figure d’exception dans ce paysage otanien (ou pire onusien). Il me faut bien reconnaître que les choses ont changé, non pas à la base, mais au sommet de la pyramide. Le grand responsable de cet alignement atlantiste s’appelle Nicolas Sarkozy …

    PS : Désolé de ne pouvoir étayer mes propos par des exemples concrets, mais c’est encore un vieux relent de mon passé militaire …

  12. MICHAUD Alex dit :

    Les gesticulations de l’UE cachent la volonté américaine d’extension à l’Est de la domination militaire de l’OTAN, comme en Yougoslavie, puis avec la tentative avortée en Géorgie. La Russie ne peut renoncer aux mers chaudes et à ses bases navales, un précédent sanglant existe déjà avec la guerre de Crimée au 19ème siècle. La Flotte de la Mer Noire entend y rester, de gré ou de force, et Moscou entend préserver sa sphère d’influence et quel meilleur moyen de pérenniser définitivement ses intérêts stratégiques locaux en annexant, purement et simplement, la péninsule à majorité russe, entériné par un référendum plébiscitaire. A l’abri de tout changement politique fluctuant en Ukraine, instable et endettée.

    Les Etats-Unis ont artificiellement détachés par les armes de l’OTAN, la province Serbe du Kosovo, en s’appuyant sur la majorité albanaise (et maffieuse). Alors, deux poids, deux mesures?
    – La poudrière des Balkans. Nouvelle Revue d’Histoire numéro 70. Janvier 2014.
    – Balkans-Infos. B-I-INFOS.COM
    – Alain GOUTTMAN. La guerre de Crimée. 1853-1856. La première guerre moderne. PERRIN.

  13. Cher M. Tandonnet,

    Faites attention à ce que vous écrivez. Vous allez redonner du grain à moudre à tous les indépendantistes savoyards, ce qui, en vérité, n’est pas pour me déplaire.

    En effet, vous écrivez à propos de l’annexion de la Crimée : « qu’un référendum douteux comme tous les référendum d’annexion, ne légitime en aucune façon ». Je viens de m’apercevoir que vous avez effacé cette partie, cependant encore lisible dans l’e-mail que je reçois en tant qu’abonné de votre blog.

    Vous avez donc raison de faire attention à ce que vous écrivez car on sait aujourd’hui que le référendum d’annexion de la Savoie à la France a été truqué. Le plus grave étant la suppression de la zone franche entre Genève et le Genevois savoyard après la première guerre mondiale. En effet, le référendum proposait trois possibilités de réponse : OUI, NON et OUI Zone. Le « oui zone » a été vainqueur en Savoie du Nord et une zone franche a été créée entre Genève et le Genevois.

    En outre, les indépendantistes savoyards ont mis récemment en cause la non ratification des traités internationaux entre la France et l’Italie par la France après la seconde guerre mondiale. Tous les traités signés entre la France et le Royaume d’Italie auraient dû être ratifiés une seconde fois suite à la naissance de la République d’Italie et au bannissement de la famille royale d’Italie qui est, comme vous le savez, l’antique famille des princes de Savoie.

    La France et l’ONU ont été obligé de répondre sur ce délicat problème et ont noyé le poisson sous des arguties juridiques dénués de tout fondement.

    Vous voyez, il faut faire très attention. Et le droit international…et bien; on en fait ce qu’on veut.

    Quant à la Crimée, il est évident pour moi qu’elle doit être rattachée à la Russie et arrêtons de vouloir jouer aux gendarmes du monde, l’Europe et les USA n’en ont plus les moyens …et c’est tant mieux.

    Savez-vous que Venise organise en ce moment même un référendum pour redevenir une République indépendante comme elle l’a été pendant plus d’un millénaire, …puis il va y’a avoir le référendum écossais, les bonnets rouges de Bretagne réclament le rétablissement du parlement de Bretagne…

    Je suis particulièrement favorable à ce mouvement régionaliste et autonomiste…

    Pour la Savoie, j’espère, dans un premier temps, que nous pourrons fusionner les deux départements dans une structure qui aura les compétences départementales et régionales.

  14. Anonyme dit :

    Bonjour Maxime,
    Vous ecrivez: » l’annexion de la Crimée par la Russie ». Je vous croyair feru d’histoire. Si mes souvenirs sont bons, il me semble que la Russie est nee en 920 ou 980 en Crimee avec Vladimir 1er.
    Sebastopol ne fut elle pas fondee par l’imperatrice Cathrine 2 de Russie?
    De plus la Crimee jouit d’un statut de republique autonome depuis 1991.

    Quant a l’echec du monde occidental, j’y reviendrai un peu plus tard. Mais une chose est sure, les occidentaux ont oublie les principes et tactiques de la guerre froide, Poutine, lui, les connait encore.

    Bien a vous

    Willy

  15. Tailhades dit :

    Cher Monsieur Tandonnet,
    Depuis que je fréquente votre blog, la démarche intellectuelle que vous suivez m’a paru intelligente et sympathique. Aujourd’hui, en condamnant Poutine, vous déclarez adhérer aux principes qui sont la cause de ce que sont Hollande et son équipe et que vous condamnez habituellement : les principes de 89. On ne peut adhérer aux principes et en refuser les conséquences, sous peine de se voir taxer d’incohérence.
    Bien cordialement

  16. Frederic_N dit :

    Maxime vous devriez vous poser une question : comment se fait-il que vous soyez sur la même longueur d’onde que les médias français, lesquels comme un seul homme vont abonder dans ce sens.
    Car autant le thème de votre interrogation est juste : on peut effectivement se poser la question de l’affaiblissement moral de l’occident (qui ne se confond pas avec celui de notre pays). Mais à la condition expresse d’en conserver le caractère paradoxal : à savoir que les valeurs qui ont fait l’occident ont triomphé partout , y compris dans l’ancienne URSS.
    Mais le combat que vous menez n’est pas juste. Il ne l’est pas pour ce qui est de la Crimée, où manifestement, la grande majorité de la population est pour le rattachement à la Russie : comme dit Bernard on n’a pas voté avec le fusil dans le dos. Et ce référendum n’est pas plus illégal que la destitution par la force du président Ukrainien (où ne l’oubliez pas c’est l’extrême droite qui a fait capoter le compromis équilibré que les Européens avaient ramené). En fait il en est de la Crimée comme du Kosovo : ce sont les mêmes valeurs sauf que cela se fait à notre désavantage. Hurler avec les loups sur la Crimée c’est justement ne pas croire à nos valeurs.
    Mais il ne l’est pas non plus pour ce qui est de la Syrie, et le Parlement anglais a été légitime de saboter l’initiative de Obama/ Hollande. La Syrie vient après l’Irak, et sauf à réécrire l’histoire, on doit voir dans l’intervention de Bush la plus grave erreur qu’ait fait un gouvernement occidental depuis que la 4ème République française a cru pouvoir défendre l’Indochine par la force et fait l’article d’Ho Chi Minh.
    Car non seulement Bush a agressé une Nation souveraine – quand même ! – mais il l’a fait de façon totalement idiote : en servant la soupe à nos pires ennemis, les chiites radicaux et pro-iraniens. Et si affaiblissement de l’Occident il y a , il est là : depuis Machiavel, la politique extérieure Occidentale est marqué par une stratégie rationnelle, la recherche de l’intelligence des faits. En Irak elle a été dictée par la passion, l’idéologie et le refus de regarder la réalité. Et vous voudriez recommencer ?

  17. Sceptique dit :

    La force de la Russie est faite de notre faiblesse, c’est évident, mais sa situation réelle n’est pas vraiment brillante. Les russes de Crimée, tous russes qu’ils sont, déchanteront probablement de s’être mis sous la coupe de Poutine, mais ça fait partie des leçons de l’Histoire, qui échappent habituellement à la connaissance et à la mémoire collective..

  18. Bernard dit :

    Bonjour Maxime,
    Oui l’histoire ne se répète pas. Il y a quand même quelque chose qui m’interpelle: les personnes qui ont eu le courage de se déplacer pour mettre un bulletin de vote dans l’urne avaient ils une arme sur la tempe ? Voilà un pays ( La Crimée) qui était russe jusqu’à la fin des années cinquante. Le président de l’époque Kroutchetchev était à moitié ukrainien. Encore une fois des intérêts personnels ? Je ne sais répondre mais sur un plan économique ce pays était un poids pour l’URSS puisque son développement économique est tourné vers Kiev et non vers La Russie de Poutine. Lorsque j’entends à la radio, vois à la télévision des habitants agés sortant des bureaux de vote ils ont l’air ravis de retrouver le pays dont ils se sentent le plus proche. Est ce à nous européens de nous mêler d’un choix. Je trouve – et c’est peut être égoïste – que nous aurions suffisamment à faire si enfin notre Pouvoir en place s’occupe de nos affaires j’entends par là le chômage, la pauvreté, la perte d’identité nationale.

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