La Loyauté

imagesDimanche soir, sur BFM, j’écoutais le débat entre Henri Guaino et Madame le Pen. Mon ancien collègue de l’Elysée avait entièrement raison de souligner, sans jamais se départir de sa courtoisie et de sa mesure, la différence fondamentale, historique, identitaire, entre sa famille politique ou idéologique (qui est aussi la mienne) et le FN. Ensuite, emporté physiquement par le flux verbal de son opposante, il avait du mal à se raccrocher aux branches. Henri Guaino a une qualité rare : la fidélité, la loyauté à l’égard de Nicolas Sarkozy. « On n’a pas le droit de trahir, on n’a jamais le droit de trahir, personne. Les traitres il faut les combattre » écrit Charles Péguy dans Notre jeunesse (page 118, la Pléiade tome III). C’est un principe absolu, qui devrait l’emporter sur toute autre considération. A contrario, j’ai du mal à comprendre le comportement de personnalités  – innombrables – qui lui doivent absolument tout et se retournent contre lui. Je songe, par exemple, à ce conseiller politique dont le bureau était voisin du mien, et qui vient d’écrire un livre hostile, fustigeant son éventuel retour, ou bien à ces jeunes femmes, tirées du néant par l’ancien chef de l’Etat, qui ont pris ostensiblement leurs distances avec lui avant d’enfourcher un autre cheval. Je ne dis pas qu’il faut être idolâtre ou le doigt sur la couture du pantalon, mais simplement honnête, correct. On a bien sûr le droit d’être en désaccord à un moment donné et de le manifester, voire même de rompre avec lui, mais alors, il faut en tirer les conséquences et lui rendre ce qu’on lui doit,  en particulier mandats électifs et carrière politique.

Maxime TANDONNET

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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34 commentaires pour La Loyauté

  1. fredi maque dit :

    « On n’a pas le droit de trahir, on n’a jamais le droit de trahir, personne. Les traitres il faut les combattre » écrit Charles Péguy

    Mentir par omission c’est également fort laid.

  2. fredi maque dit :

    la différence fondamentale, historique, identitaire, entre sa famille politique ou idéologique (qui est aussi la mienne) et le FN.

    Vous voulez dire que le FN a les mêmes racines historiques que celles de Laval le socialiste et Doriot le communiste, ces collaborationnistes notoires ?
    Troublant en effet.
    Mais dites le.
    Pour vous aidez à démêler le faux du vrai :
    https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=2&cad=rja&ved=0CDUQFjAB&url=http%3A%2F%2Ffr.wikipedia.org%2Fwiki%2FUn_paradoxe_fran%25C3%25A7ais&ei=gGaWUrK-GMeGywO-kYLIAw&usg=AFQjCNGZVbUGSZaxCWO9fjE9F4L8Ig-yaA

    • fredi maque, cela n’a rien à voir, pourquoi cet amalgame? On peut ne pas aimer le fn (c’est aussi mon cas) sans pour autant atteindre le « point Godwin » (ou « reducto ad hitlerum »)!
      MT

  3. BARDAMU dit :

    Bonjour Monsieur,
    Si Henri Guaino est loyal envers Sarkozy, il ne l’est pas envers le Général de Gaulle et Philippe Séguin, ce qui n’est pas rien ! Son argument principal est de vouloir réformer l’UMP de l’intérieur… J’ai du mal à le croire… Je pense aux contorsions qu’il a dû faire sous le mandat Sarkozy… La France meurt depuis quarante ans de ces contorsions et accommodements politiciens. Le président actuel en est l’incarnation la plus parfaite.
    Sans défendre son programme, Marine le Pen est cohérente avec elle-même, ce qui tranche aujourd’hui avec l’ensemble de la classe politique gauche-droite qui tâtonne lamentablement sur les sujets de fond.
    Bien à vous

    • michel43 dit :

      CAMERON, ouvre enfin; les yeux, il a certainement lu; le programme du front-national? pour l’avenir et sur des réformes importantes::il va falloir ,passer pars le référendum; la FRANCE,socialo- communistes ,depuis la guerre; est aux mains des Fonctionnaires; des syndicats, et des politiciens de tout bords..il faut remettre la proportionnelle; de MITTERRAND;et on sait tous, que la droite la plus bête du monde, n’a plus aucun AVENIR? elle s’est discréditer, résultat de la guerre, COPE–FILLON et les autres, se tape dessus a tours de BRAS…et DATI s »y mets; formidable, pour LE PEN? au trains ou cela VA; la droite ,idiote; va se retrouver, avec un FN,devant ELLE? a droite, la connerie n »A PLUS DE LIMITTE

  4. noop dit :

    Bonjour Maxime,
    il est intéressant votre propos, « il m’interpelle » comme l’on dit de nos jours.
    Voilà plus de 30 ans j’étais un étudiant « engagé »… à gauche bien sur. Bien sur la mauvaise foi partisane me dérangeait déjà. Bien sur le jeu des petits notables de la société scolaire à laquelle nous appartenions me dérangeait. Mais j’ai joué (au début) le rôle de roue de transmission des idées et décisions du Ps, tracts, ag, prises de position et votes lors des conseils d’administration, ou autres commissions pédagogiques (j’allais écrire idéologiques…) etc. J’avais acquis une minuscule notoriété dans ma toute petite école, y compris au près des enseignants (tous de gauche) et puis l’âge aidant, un certain goût pour l’honnêteté intellectuelle, j’ai commencé à me démarquer, a m’autonomiser, puis j’ai rendu ma carte (unef-id) et je me suis à nouveau présenté aux élections… et j’ai été réélu. Je savais que je devais ma « popularité » à la structure qui m’avait poussé en avant initialement, que ce n’était pas une attitude reconnaissante. Mais que faire ? Laisser le champ libre à d’autres dont je savais qu’ils seraient dociles même si les mots d’ordres étaient stupides ou iniques. Cet épisode m’a rendu modeste et incité effectivement à m’écarter d’un engagement politique partisan. Mais je me demande toujours aujourd’hui si j’aurais su faire au sein d’une structure classique, faire de la politique « autrement », honnêtement du point de vue des idées. Je crois que cela aurait été difficile de le faire tout en restant « loyal » vis à vis des vrais professionnels…
    Ou l’on s’aperçoit au final que quelque soit le bout par lequel on prend le « schmilbik politique » il est difficile de faire l’impasse sur « la fin justifie les moyens ».

  5. drazig dit :

    A propos de traîtrise… Qui a refusé la sanction d’un vote du peuple sur l’Europe, qui a créé vingt ou trente taxes supplémentaires « pour baisser les impôts » (dixit), qui a nommé des personnalités de son bord opposé, systématiquement…?

  6. François dit :

    Les Judas en politique : vaste sujet qui touche tous les partis ! L’ambition démesurée de nos dirigeants fait que l’intérêt général est devenu le parent pauvre de la politique. Il ne faut donc pas s’étonner que nos concitoyens se détournent avec dégoût de cette sinistre farce. Ainsi, le premier parti de France n’est ni l’UMP ni le PS, mais celui de l’abstention et du vote blanc. Ainsi, les législatives de 2012 nous donnent les résultats suivants (en % des inscrits) :
    – Abstention : 44, 60 %
    – Blancs ou nuls : 2, 14 %
    Quel est le parti qui peut s’enorgueillir de tels résultats ?

  7. MICHAUD Alex dit :

    Le retrait de N.S. au soir du second tour, perdu honorablement, fut une grave erreur d’appréciation. Il aurait du se faire réélire Député à Neuilly, dans un fauteuil, et continuer de diriger ses troupes en gardant sa place naturelle, que personne n’aurait contester, face à lui. Les absents ayant toujours tort, meme avec leurs amis, la politique de la chaise vide laissait le champ libre à toutes les ambitions latentes, de se déclarer à la faveur de cet effacement volontaire, hâtivement décidé à chaud, comme celui de Mr JOSPIN en 2002. La réflexion doit précéder l’action. Le plaidoyer de Mr GUAINO apparait d’arrière-garde, meme si ce discours a du panache, ce rappel à l’ordre sera insuffisant à désamorcer les critiques, justifiant avec ce droit d’inventaire, les diverses déclarations à la succession, qui s’est ouverte avec la défection intentionnelle du principal titulaire du poste. Les mandataires sont autant de diadoques en puissance. La sagesse politique aurait voulue qu’il ne l’oublie pas, malgré son échec à se faire réélire. Son prédécesseur n’avait jamais eu cette pudeur.

  8. Koufra dit :

    Je dois dire que généralement, on ne commence à trahir un président qu’une fois son mandat révolu ou pour les plus fourbes, juste avant la fin du mandat et avec la certitude qu’il ne se représentera pas afin de pouvoir se draper de pureté et se prévaloir d’une « vision » plus objective …

    Généralement car François Hollande innove et commence être trahi massivement au bout de 18 mois de règne.

    Les seules personnes qui le soutiennent ad mordicus ce sont les réseaux de Martine Aubry et on se doute bien qu’ils veulent tous leur marocain ministériel …

    Avec des amis comme ça, point besoin d’ennemis.

    Foutu pour foutu, la compagne du président déclare vouloir retrouver sa liberté de parole… Ça promet de la politique de haut niveau… Le compagnon de mme duflot n’a qu’à bien se tenir!

    La concurrence entre la télé réalité et le monde politique est lancée, pas sur que nous en sortions grandi…

    Cordialement

    Koufra

    • Koufra, entièrement d’accord sur cette comparaison entre la politique actuelle et la téléréalité, c’est exactement ce que je me dis souvent…
      MT

  9. Freddie dit :

    Cher Maxime, voici qu’après que nous ayons rếvé d’une France sans télé, vous abordez un autre sujet de politique fiction : que diable se passerait-il si tout le monde devenait subitement honnête ?…

  10. fleur dit :

    Bonjour Maxime, là encore – selon moi… – vous méconnaissez ce qu’est le socialiste. L’âme socialiste n’existe pas: le socialisme nie le concept de fidélité, de foi, de loyauté envers les hommes. Il n’y a de fidélité, de foi que vis-à-vis de concepts ou à la limite, d’un groupe de personnes définies par un concept. Le socialiste n’a en fait pas de famille, pas de père, du moins c’est la conclusion que j’ai tirée de toutes les lectures romanesques sur ce thème! Je vous défie de trouver un personnage socialiste où l’assassinat du père, l’abandon de la famille, la traîtrise n’est pas un passage obligé où le socialiste démontre que sa fidélité va avant toute chose à des principes plutôt qu’à une personne. Les socialistes se pensent comme des rouages d’un système, rien de plus. SI le système doit être mieux organisé, il est licite et même conseillé d’éliminer d’autres rouages. Voilà! Vous avez travaillé avec des jeunes femmes socialistes, c’est tout!

    • fleur, je ne pense pas que cela soit une affaire d’idéologie et de conviction (socialiste) mais l’expression de la médiocrité naturelle: humain, trop humain…
      MT

  11. Bernard06 dit :

    Merci, Mr Tandonnet de nous rappeler des choses simples mais tellement essentielles.
    Un rappel de Confucius : si je suis le sujet de quelqu’un et si le fait d’être décapité peut rendre service à ce quelqu’un : qu’il en soit ainsi.

  12. Annick Danjou dit :

    La loyauté c’est aussi l’honnêteté et aujourd’hui l’honnêteté intellectuelle n’existe plus beaucoup. D’ailleurs dans notre pays, habitué aux tripatouillages, copinages, magouilles, l’honnêteté n’a guère de place et depuis fort longtemps. Donc, moi aussi, qui ne voudrait pas que N. Sarkozy revienne au pouvoir, après avoir voté pour lui, j’avais été scandalisée par l’attitude de ces petites arrivistes, très contentes de faire partie d’un gouvernement (une chance extraordinaire que N. Sarkozy leur avait donnée) et qui, une fois partie, n’avaient pas de mots assez durs pour le critiquer. J’espère que ces personnes ne reviendront jamais dans aucun gouvernement. Qu’on aime ou qu’on n’aime plus une personne il faut avoir la capacité intellectuelle de lui rendre hommage et de respecter ce que cette personne vous a permis d’accomplir. C’est cela l’honnêteté intellectuelle, ces personnes ne méritaient sans doute pas ce qu’elles ont obtenu.
    Quant au livre dont vous parlez… j’ai beau chercher? A moins que ce soit celui dont je vous ai parlé dans un de mes commentaires?

    • Annick Danjou, je partage votre souhait de ne jamais les revoir dans aucun gouvernement. Je parlais du livre de M. Paillé, je crois (son prénom ne me revient pas ni le titre du livre) dont j’ai vu une pub sur mon compte face book.
      MT

  13. Stéphane B dit :

    Oui mais pour ce que vous écrivez en conclusion, il faut du courage et assumer. Bref, des choses que peu de gens aujourd’hui dans le monde politique ont encore.
    La reconnaissance n’est plus de ce bas monde ou très peu. L’intérêt personnel à tout prix y domine.

    • StephaneB, je pense qu’il y a beaucoup de gens qui croient en leur mission en France, mais pas dans le monde politique médiatisé, quintessence de l’égotisme.
      MT

  14. Plume dit :

    Monsieur Tandonnet,
    On constate tous les jours que des valeurs comme le sens de la parole donnée, l’honnêteté intellectuelle (et l’honnêteté en général), la fidélité (dans tous les domaines), le patriotisme, le travail, le courage, sont considérées comme obsolètes. Les premiers à les piétiner sont le chef de l’état, et les membres du gouvernement actuel, et de nombreuses personnalités politiques et autres, qui pourtant devraient montrer l’exemple. Ce qui est pratiqué aujourd’hui, c’est l’hypocrisie, grande et petite, ainsi que l’angélisme bête et mortifère, la haine de son propre pays sous couvert d’ouverture d’esprit et d’humanisme, la démagogie, etc. Les héros d’aujourd’hui sont des joueurs de foot, des humoristes, des journalistes, des stars du show-biz. Pffffff. A désespérer. Et ce ne sont pas les pensées d’un ancien qui regretterait le passé parce ‘c’était tellement mieux avant’, mais de quelqu’un d’à peine 40 ans qui, s’inquiète pour ses enfants et l’avenir des Français et de la France.

  15. Frederic_N dit :

    Bonjour Maxime

    Je comprends votre message, mais à vous lire de façon régulière, je vois un certain hiatus. Hier, vous souligniez la réduction du champ de préoccupations de la vie politique, son narcissisme. Bref qu’elle n’avait plus aucune vision du monde et de l’avenir de notre pays – ce qui est hélas vrai et renforce l’importance de la petite flamme que vous entretenez ici. Avant hier vous vous plaigniez – et hélas encore avec raison – du bal des « égos » qui envahit la vie politique. Et voilà qu’on touche à N Sarkozy, et vous vous en remettez encore au comportement personnel.
    Certes je comprends que l’attitude de certains soit difficile à supporter. Mais N Sarkozy est un homme public, et il serait bon qu’on en juge comme il se doit c’est à dire à partir de son bilan, de ce qu’il a fait, et non pas de sa personne. Et M Guaino, que j’apprécie, pourrait de façon tout à fait loyale commencer à tirer ce bilan. Par exemple sur ce point
    Vous vous plaignez , nous nous plaignons tous de l’absence de débat, de vision, d’explication de la situation de la France à la hauteur de ce que nous ressentons et qui soit capable de combattre l’hégémonie scandaleuse de l’idéologie de gauche. Or M Sarkozy a été chef du parti de droite. Et qu’a-t-il fait à ce sujet ? C’était pourtant son rôle : rien, aucun travail pour essayer de regrouper ceux qui sont à même d’effectuer cette conquête idéologique, même pas pour les soutenir . Puisque vous citiez Finkelkraut qu’a fait la droite pour combattre l’atmosphère de terrorisme intellectuel dans lequel il doit survivre? Rien. Que fait elle aujourd’hui ? Rien encore. Elle n’a même pas idée que c’est son boulot !!!!
    Et pour une raison précise : l’UMP, la droite, portent encore en elle cet affreux idéologie de l’anti-intellectualisme, l’idée que tout cela ne sert à rien, que la politique c’est un pur jeu de pouvoir et d’intérêt. Bref c’est le mépris. Et qu’a fait N Sarkozy à ce sujet ? Rien . N’oubliez pas cet épisode épouvantable de la Lybie, où il s’est fait manipuler par ce misérable Raspoutine qu’est B H Lévy , pour finalement mettre les islamistes au pouvoir. Et vous savez malheureusement pourquoi : culturellement, idéologiquement Sarkozy n’était pas au niveau requis pas sa tâche. Et surtout, il n’a rien fait pour le compenser
    Voilà ; on pourrait faire d’autres critiques à Sarkozy , mais celle -là est essentielle. Car il ne s’agit pas de viser un homme – que j’estime beaucoup plus respectable et courageux que beaucoup – mais il s’agit de pointer un problème , LE problème majeur dans lequel nous nous débattons.

    • Frédéric-N, je ne crois pas qu’il y ait de contradiction. En aucun cas je ne prône l’idolâtrie ou l’aveuglement, mais la loyauté, ce qui est différent. Profiter des bienfaits d’une personnalité pendant des années se laisser porter par elle au plus haut niveau du pouvoir, et se retourner contre elle une fois qu’elle est à terre – ou qu’elle n’est plus aux affaires – je trouve cela affligeant même si cette pratique est généralisée en politique, je le sais aussi…
      Bien à vous
      MT

  16. Bonjour Maxime,
    Je vous lis et j’ai l’impression d’entendre la Seconde Guerre Mondiale avec ceux qui était pour Pétain, et qui se sont vite mis au bonne grace du General de Gaulle quand ils ont vu que c’était les Alliés qui allaient gagné la fin de la guerre.

    Ce collègue dont vous parlez n’as visiblement pas de loyauté et on peut se poser la question ce qu’il faisait dans cette equipe…

    Une des raisons pourquoi a l’étranger, on as peu de confiance dans le francais en général…(Je sais que cela sera une claque dans la figure)…concerne cette question même de loyauté envers un acte, envers une décision, envers une personne ou même un pays. La France est ses dirigeants ont trop tendance a changer de cap après qu’une décision ait été prise. Dans les instances internationales, la France a toujours voulu faire bande à part, indépendante, (il y’a aucun problème a cela)..et souvent sa politique étrangère comme son comportement d’ailleurs a conduit le pays a être reconnu comme ne se décidant pas. On ne peut pas compter sur la France..
    JdG

    • Realitédeguise, est-ce typiquement français, ou dans la nature humaine? Je crois plutôt à la seconde alternative…
      Maxime

    • Ayant bourlingué dans le monde depuis l’age de 6 mois, je pense pouvoir vous affirmer que c’est typiquement français, malheureusement ce changement de loyauté, changement d’opinion continuelle. Cela fait qu’au niveau international, on ne peut jamais compter sur la France ou sa parole….cela fait que les négociations a l’international sont hautement difficiles car on doute toujours….Je vois que vous n’êtes pas convaincu, Maxime….

  17. Bonjour,
    J’ai écouté également ce débat entre une personne pour qui j’ai une une grande admiration politique et intellectuelle et une autre dont je suis avec attention l’évolution qu’elle semble donner à son mouvement politique.
    Si j’acquiesce volontiers lorsque Monsieur Guaino parle de l’ADN des partis et de leur héritage, il n’en demeure cependant pas moins vrai qu’un parti n’est pas figé à un moment donné de son histoire. Ce sont les hommes et les femmes qui le composent aujourd’hui qui importent et non ses fondateurs. Ce sont les discours actuels et les propositions de notre temps qui l’emportent sur le programme ou les positions qui datent de trente ou quarante ans.
    Il en est ainsi du Parti Socialiste par exemple. Qu’a-t-il de commun avec le Parti Socialiste né du congrès d’Epinay ? Mais il en est de même avec l’UMP, né d’un rassemblement hétéroclite dont on se rend bien compte aujourd’hui qu’il ne lui permet pas d’être audible à force de laisser s’exprimer tant de voix discordantes. Qu’a-t-il de commun avec le RPR des années 80 ?
    Tout en demeurant vigilant, je ne peux donc m’empêcher d’être particulièrement attentif à la façon dont le Front National se défait peu à peu de ses oripeaux d’origine. Manipulation ou vrai processus de mutation de son « ADN » ? Les mois à venir nous le diront vraisemblablement.
    Qu’en pensez-vous ?
    PS : Pour ce qui est des traîtres, vous savez comme moi qu’ils sont légion en ce bas monde et qu’une grande partie se sont donné rendez-vous en politique.

    • Michel Cavargini, oh oui, ils sont légion! sur votre question concernant l’adn des partis politiques, j’y réfléchis moi aussi. Bien sûr qu’un parti peut évoluer dans ses idées, son programme. Pourtant, l’existence de ce parti en tant qu’entité qui se prolonge dans le temps (son nom, ses familles, ses militants, son histoire, son fond idéologique quand même) montre bien qu’il y a une continuité, une raison d’être, une identité qui lui est propre. Sinon, il disparaîtrait et un ou d’autres partis prendraient sa place. La table rase n’existe pas. C’est comme une nation, une famille, une ville. On existe par le présent mais aussi par le passé, les racines, la mémoire de ce qu’on était. Chacun a le droit d’être au fn, de le rallier, je ne le discute pas puisque le parti est légal et que nul ne songe à l’interdire. Mais en revanche, on n’a pas le droit de dire « c’est un nouveau fn qui n’a rien à voir avec le passé ». Cela, c’est malhonnête. Donc celui ou celle qui rallie le fn doit aussi avoir l’honnêteté de l’assumer dans son « essence », son histoire, y compris les prises de position de chacune de ses époques. Concernant le PS, c’est pareil, trop facile d’en effacer les périodes obscures de la SFIO, ou un membre du pcf qui dirait « mon parti n’a strictement rien à voir avec l’union soviétique… » Trop facile, trop facile!
      MT

  18. michel43 dit :

    Allons Maxime ? en politique. Des traites, sont légions; le plus célèbre; CHIRAC; faire battre GISCARD, Guaino;;je le compare a Jean-Louis Debré, vous savez très bien, que ,être AVEUGLE des erreurs de leurs est une FAUTE.. pourtant, très peu de gens qui les entoures OSE ,s’opposer a eux, surtout le premier cercle.. des hypocrites, OUI. on doit dire se que l »on pense, calmement, a celui que l »on soutiens; on connait le SARKO, lui tenir tète ,ou le contredire, peu couter cher.. le malheur de c’est gens, l’entourage et les gens, qui lorsque, qu' » il on la chance de les rencontrer, ose pas ,leurs parler de leurs problèmes? je me souviens d »un chef d » entreprise, qui fabriquais des machines a café, FRANCAISE; il m’explique son soucis, je lui dit; êtes vous capable de le dire a BALLADUR? j’ai tellement vu, les gens se dégonfler, rendez vous a la mairie, explication, et tronc et Philipe se sont occuper de cela, la société change, grâce a internet, les gens on ENFIN l’information, les langues se délie enfin, NOUS somme souvent en désaccord, mais comme, je suis QUE de droite, et dépendant de personne, je n’aime pas; ceux qui en on croquer et qui après, crache leurs venin sur celui qui les a sortie de l’ombre.SI. UN JOURS AU CAP NEGRE?JE LE RENCONTRE a la pizzérias , je lui dirais se que je pense. et si, il reviens ;se que je pense: je le soutiendrais, pour cela, il va devoir parler, le langage de la vérité: sans langue de bois Amitié Maxime

    • Michel43, lisez moi bien, vous verrez que je ne préconise ni la naïveté, ni l’aveuglement, ni (encore moins) l’idolâtrie, attitude qui m’est totalement étrangère. Je ne parle que de respect, ce qui est tout à fait différent. D’ailleurs (j’y pense en vous écrivant), l’idolâtrie conduit bien souvent à la trahison.
      MT

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