La question européenne

images[4]La question européenne sera, j’en suis persuadé, le grand sujet de l’avenir, celui qui conditionne notre vie quotidienne, l’avenir de notre cohésion nationale, de nos emplois, de la sécurité, de notre défense et de notre rayonnement dans le monde.

Un minimum de lucidité doit nous amener à constater les échecs de l’organisation bruxelloise, baptisée à tort « union européenne »: 12% de chômage dans la zone euro, une insécurité croissante, des situation chaotiques qui s’installent un peu partout. Rien n’est plus malhonnête que d’attribuer tous les maux de la création aux institutions dites européennes. Les gouvernements et les peuples eux-mêmes ont une part de responsabilité essentielle dans le malheur du temps. Cependant, l’essentiel des compétences politiques ont été transférées au niveau communautaire, notamment la monnaie, le marché, le commerce, et il est tout aussi irresponsable et absurde de nier la responsabilité du système bruxellois dans la crise que nous vivons.

Alors? D’abord, la conception même de l’Europe dans sa géographie est inadaptée. D’un point de vue historique et culturel, l’absence de la Russie et la quasi- absence de la Grande Bretagne – qui ne participe ni à l’euro, ni à Schengen – constituent (à mes yeux) une lacune fondamentale au regard de l’histoire et des intérêts français, concernant deux Nations sœurs qui ont été nos alliées dans les périodes les plus cruciales de l’histoire et qui demeurent des pôles essentiels de l’équilibre européen. Ensuite, les institutions de Bruxelles connaissant depuis deux décennies une dérive désastreuse, marquée par une logique de transfert de pouvoirs à des instances ultra-bureaucratiques (les services de la Commission) et juridictionnelles (la cour de justice). Quant au Parlement européen, il n’a de facto aucune réalité politique, aucune légitimité démocratique, composé la plupart du temps de personnalités cooptées par leur parti et élues  anonymement au bénéfice du suffrage proportionnel. La politique bruxelloise consiste à empiler des règlements et des directives, dans une véritable boulimie  normative, dont l’impact est de paralyser l’action des gouvernements, d’aggraver l’impuissance des Etats et de favoriser ainsi le désespoir et la montée de l’extrémisme.

Pourtant, la création de l’Europe est cruciale pour notre avenir. Face aux géants chinois, indiens, américains, nous avons besoin d »une grande et puissante Europe pour préserver nos intérêts, nos valeurs, notre civilisation, notre sécurité. Tout est à repenser. On ne fera pas l’Europe (comme aujourd’hui) sur la négation de ses Nations. Au contraire, la logique actuelle,  aveugle et bureaucratique, aboutira dans un bref délai à son explosion et à la résurgence des haines du passé. Il importe de mettre en place une confédération de nations européennes profondément unie, comportant une assemblée des peuples (élue sur tout le territoire dans des conditions uniformes au suffrage uninominal), une autorité commune, composée des chefs d’Etat et de gouvernement, un partage des compétences clair entre le niveau européen et national et prévoyant des clauses de respect des intérêts nationaux et des référendums communs. Il faut aller beaucoup plus loin dans la création de l’Europe unie, s’appuyant sur quelques grands Etats, tout en améliorant la prise en compte des spécificités et intérêts nationaux. L’Europe de demain devra concilier une unité politique bien supérieure à ce qu’elle est aujourd’hui et le respect des démocraties nationales, tout à l’inverse de l’évolution de ces vingt dernières années. C’est possible au prix d’une profonde révolution mentale. Bien sûr, tout cela, pour qui connaît la monstrueuse rigidité du système, peut paraitre totalement délirant et utopique. « Rien de ce qui est humain n’est définitif » écrivait André Tardieu. Une forte volonté politique pourrait le permettre. Il faut être résolument et passionnément européen, au sens fort du terme, contre les eurocrates qui sont les assassins de l’Europe…

Maxime TANDONNET

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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17 commentaires pour La question européenne

  1. Plume dit :

    Monsieur Tandonnet,
    D’après tout ce que nous entendons autour de nous, même ceux qui étaient le plus enclins à la tolérance puissance dix, à la plus grande patience envers les politiques, même de ceux qui ont voté Hollande, disent être prêts à mettre un bulletin FN aux municipales et aux européennes prochaines, à défaut de pouvoir voter ‘droite traditionnelle’, à leur goût trop transparente, pas assez agressive face au délitement de tout ce qui fait la France, opéré minutieusement et insidieusement par la gauche. Peu importe l’économie, ce sont maintenant la préservation des valeurs démocratiques, républicaines et chrétiennes (si l’on entre ‘Vincent Peillon’ sur Youtube, on peut visionner une vidéo où il dit que la liberté est incompatible avec la religion catholique–aucune autre religion n’est citée…) qui sont le centre des conversations de café entre collègues, de déjeuner en famille et entre amis. Hors là-dessus, à part quelques-uns trop peu nombreux et pas très audibles, l’UMP semble peu sûre d’elle, trop prête à négocier et céder.
    Tout cela est bien consternant. Mais la gauche aura tout fait, avec la complicité passive de l’UMP pour que cela arrive.

    • Plume, je pense qu’il y a diverses tendances à l’ump, que tout le monde ne doit pas être placé dans le même panier, et que de nouvelles vocations se lèvent…
      Maxime

  2. JD75 dit :

    Cher Maxime,
    Tout en partageant largement votre constat (excepté sur la « réformabilité » du régime européen actuel sans devoir d’abord le jeter à terre), je m’interroge sur votre logique : il y a quelques billets, vous établissiez des « Tandonnet’s awards » (en globish dans mon texte) dont sortaient gagnants, NDA mis à part, une brochette de bâtisseurs ou zélateurs du système européen actuel. « And the winner is… » celui qui a fait passé un traité constitutionnel instituant la dictature bruxelloise dans le dos (pour rester poli) des Français qui s’étaient pourtant nettement exprimés contre peu de temps avant.
    J’avoue que j’ai parfois un peu de mal à vous suivre…
    Bien cordialement,

  3. chris dit :

    Je suis d’accord avec vos arguments dans cet article. Il me semble complètement naif d’imaginer que la France pourrait toute seule être compétitive face aux puissances émérgentes. Davantage de démocratie et de pouvoir aux peuples européens serait également très souhaitable.

  4. Duff dit :

    Bonjour,

    Preuve que cette construction européenne est par moment anarchique et sans vision : L’intégration des pays baltes dans la zone euro ne se fera probablement pas avec le consentement des peuples concernés, ce qui à terme posera inévitablement des soucis :
    http://www.15min.lt/en/article/politics/lithuania-will-apply-for-euro-zone-membership-next-spring-526-354538

    L’Estonie nous rejoint l’an prochain : C’est un « paradis fiscal » (au sens que certains pays occidentaux comme par exemple la France, sont devenus des enfers fiscaux) et plus intéressant, c’est un pays pour ces raisons fiscales accommodantes qui est devenu la plaque tournante de la finance finlandaise… Aïe Aïe toute ressemblance avec Chypre ne serait nullement fortuite…

    Quant à la Russie, c’est un état continent : Négocier avec l’UE oui en faire partie non… Rien à attendre de ce côté là. J’espère que d’ici les 20 prochaines années la démocratie gagnera enfin d’ex-pays satellites comme la Biélorussie ou l’Ukraine qui sont actuellement dominés par des régimes non-démocratiques.

    Je partage à 100% l’idée de « confédération de Nations européennes » et j’ai pu voir dans les réponses un lien vidéo sur Marie-France Garaud, Elle a souvent raison mais comme Zemmour elle sous-estime le pouvoir restant aux Etats d’organiser un modèle social et fiscal qui de fait, n’a jamais obligé la France de dépenser pratiquement 57% de son PIB en dépenses publiques…

    A ce sujet revenir dans la moyenne européenne, voir viser mieux, les pays occidentaux qui dépensent moins de 40% du PIB c’est pour la France une réduction d’au moins 200 milliards de dépenses publique. on est loin de la baisse de 60 milliards de François H. d’autant que la baisse annuelle est invisible ou pire c’est de l’investissement sur l’avenir qui est gelé…

    En conclusion, je l’ai déjà dit ici, pour garder la même monnaie avec les allemands, nous devons faire des efforts. C’est possible mais j’ai plus de craintes sur les pays du sud de l’union. La France est-elle en train de devenir un pays du sud?…. Question ouverte… l’UE est-elle assez démocratique et ouverte? Non, les peuples l’ont déjà dit. Faut-il plus d’Europe? Grande question même s’il est responsable de dire oui mais pas à n’importe quel prix.

    A cette dernière interrogation, l’européen de 33 ans que je suis dit que oui il faut plus de synergie et rationalisation au niveau européen mais créer un Etat fédéral me semble trop lointain et utopique. Depuis 2008 les pays de la zone euro n’ont cessé de s’ajuster par la baisse des salaires voire le marché noir (comment expliquer qu’un pays avec 50% de chômage chez les jeunes ne s’embrase pas?). Ce n’est pas convergence voulue au départ au moment du lancement de l’euro….

    La France a un rôle a jouer pour faire plaque tournante entre l’Allemagne et les autres, et le moins qu’on puisse dire c’est que la France est actuellement atone voire dit n’importe quoi…

    Bell question d’avenir qu l’Europe, mais pas seule question pour la France.

    Cordialement

  5. Freddie dit :

    Personnellement j’essaie de faire ma petite part : je vérifie les dossiers de ma copro, n’hésite pas à demander des corrections. Au niveau de la commune, en tant que correspondante de presse, je suis réputée pour ne pas déformer les propos des gens que j’interviewe et je tords le cou aux pratiques souvent déformantes de la presse.

  6. Freddie dit :

    Je comprends, Maxime, ce que vous voulez dire, quand vous écrivez que les peuples sont responsables. Ils ont effectivement leur part de responsabilité. Je ferai une analogie avec ma copropriété : un conseil syndical peu scrupuleux et une majorité de copropriétaires qui laissent faire, même pas parce qu’ils sont complices, mais parce que cela les ennuient de s’intéresser à la gestion de leur bien, et qu’ils ne s’en préoccupent pas. Trois ou quatre copropriétaires plus exigeants qui veulent vérifier les comptes et qui sont souvent mal perçus (comme des râleurs) par la masse de ceux qui ne perçoivent pas les problèmes et, pour ne pas avoir à s’impliquer, refusent de s’informer. C’est un microcosme, mais on observe pratiquement les mêmes problèmes au niveau de la gestion communale (une minorité d’élus actifs et intègres, pas forcément bien perçus par les glandeurs majoritaires) et ça doit être exactement pareil à un niveau plus élevé de gouvernement. Alors je dis oui, les Français sont responsables : qu’ils cessent de tolérer les mini-corruptions dans leur vie quotidienne, qu’ils veillent un peu à leurs biens et à la vie de leur commune (mêmeen suivant un dossier seulement, au lieu de se désintéresser de tout) et la gestion globale de la France (et de l’Europe) se métamorphosera.

  7. Willy dit :

    Bonjour Maxime,
    1er il nous ont infectés avec leur vache folles
    2sio ils nous ont refourgué de la barbaque pleine de tuberculose,
    3 ils ont brulé Jeanne la pucelle
    4 ils se sont battus contre nous pendant presque 100 ans
    5 ils savent pas boire sans se saouler
    6 si on veut rester en vie en UK, faut aller manger chez un indien ou dans une pizzeria
    7 ils nous traite de grenouille
    8 ils ont le channel nous on a la manche
    9 ils ont une reine mère avec des super chapeaux, nous on a un flamby la cravatte de travers
    10 ils sont presque américains

    Bref, blague à part, Maxime, croyez vous que parce que 2 politiciens se sont embrassé sur la bouche en 14 et en 40 ont doit recommencer aujourd’hui?

    Laissons les ou ils sont et retournons la ou nous étions avant. Une CEE avec son ECU ça nous suffit. Pas d’espace Schengen, chacun sa monnaie dans son territoire et surtout jamais de Turquie dans notre espace.

    Bien à vous

  8. Annick dit :

    Bonsoir Maxime,

    Je partage votre vision, sauf ça :

     » Les gouvernements et les peuples eux-mêmes ont une part de responsabilité essentielle dans le malheur du temps.

    Les peuples ont été abusés par les gouvernements qui ont abandonné toute prudence au profit du « coûte que coûte » pour garder leur fromage.

    Nous n’avons jamais donné notre accord pour :

    – Une dette quasiment impossible à rembourser pour bien des pays, et dont le poids nous entraîne droit vers la déflation, mais aussi le défaut de paiement,

    – La confiscation des dépôts parce qu’ils ont décrété qu’une banque ne pouvait faire faillite.
    Dexia = 6,6 milliards pour le contribuable. Elle avait pourtant passé les stress-tests sans souci, juste avant sa faillite.
    Les banques espagnoles sont sous la ligne de flottaison et il faut 100 milliards pour les renflouer et empêcher les banques françaises et allemandes (leurs plus gros créanciers) de couler à leur tour,

    – Le sauvetage des autres pays. La Grèce appelle au secours pour un énième sauvetage (on nous avait dit « la Grèce est sauvée ») , le Portugal va suivre, et d’autres ensuite dont l’Espagne, Chypre…

    Je pourrais énumérer maints autres exemples, je n’ai choisi que les actuels.

    Personne ne nous a demandé si nous étions d’accord pour payer de nos poches les repêchages de tous ces sinistrés dont la liste s’allonge. Personne ne nous a informés que de tels accidents étaient susceptibles de se produire.
    Bien au contraire, l’Europe fut présentée comme le nouveau paradis sur terre et toute objection fermement rejetée par les mêmes malotrus qui, aujourd’hui, sans perdre de leur superbe, exigent que nous trinquions pour leurs mauvaises décisions, leurs plans fumeux, leurs outils non-adaptés.

    Quand on cache la vérité, qu’on trafique les bilans et la situation réelle des banques, des états, qu’on égare délibérément les électeurs, on ne peut pas rejeter la responsabilité, fut-elle partielle, sur les peuples. On ne peut non plus les obliger à financer les futures pertes.
    La violence de l’état (et de Bruxelles) n’est alors plus légitime, elle cache l’incompétence, la spéculation maligne des dirigeants pour garder leurs postes, et qui, quoi qu’il arrive, ne sont sanctionnés d’aucune manière. Pourtant, ça vaut le pénal et des amendes salées.

    Et si les peuples se conduisent en enfants gâtés, irresponsables, c’est bien le rôle des dirigeants d’y mettre le holà. Il en va de leur responsabilité, sinon, qu’ils aillent vendre des cacahuètes. Or, c’est le contraire qui se passe : on distribue sans cesse des cadeaux aux clientèles électorales, et comme les caisses sont vides, on emprunte encore et toujours plus.
    Qui, à présent, va payer l’addition de ces fous furieux ?
    Sans croissance, comment rembourser les dettes ?

    @ Brice : merci pour cette vidéo.
    MF Garaud met des vérités sur le tapis et révèle son sens politique assez exceptionnel, il faut le reconnaître.
    Bien vues :
    – la déflation provoquée par l’Allemagne qui a en effet une politique très mercantiliste,
    – la volonté américaine « qui veut anéantir le politique en Europe », sa seule visée, c’est le grand marché à son avantage,
    « les tensions [qui] vont entraîner des fractures ». Oui, dès les élections allemandes passées. Pour le moment Merkel louvoie et, accessoirement, elle ment, y compris à son peuple, notamment sur la manière dont vont être renflouées les banques espagnoles.

    Ces tensions, pour les comprendre, il faut se référer à la Loi Fondamentale (Grundgesetz), notamment vis à vis « des clauses d’éternité » véritables contre-pouvoir aux politiques européennes.

    Clauses d’éternité (Ewigkeitsgarantie) et justice constitutionnelle allemande :

    La Cour constitutionnelle allemande a traditionnellement défini un noyau constitutionnel inviolable (même en cas de révision de la Loi fondamentale qui ne peut se faire qu’à la majorité qualifiée des 2/3 par les deux chambres) au moyen de la clause d’éternité de l’article 79 al.3 de la Loi fondamentale. Il s’agit de préserver le principe de l’identité constitutionnelle de l’Allemagne. Celle-ci est définie positivement par la préservation de l’intangibilité de certains éléments de la Constitution comme les structures de l’État établies à l’article 20 LF, la nature du régime (démocratique), son organisation (fédérale), l’État de droit et l’État social, mais aussi par extension le respect « des compétences attribuées par les traités aux institutions supranationales. » C’est dans ce cadre que la Cour constitutionnelle peut être conduite à formuler des réserves notamment en cas d’incompétence qualifiée, c’est-à-dire, « qui modifierait essentiellement la distribution des compétences établies par les traités ».

    Nous n’avons pas un tel bouclier en France.

    Bien à vous,

    • Chère annick, merci beaucoup, je pensais aux peuples par leur vote… je crois que dans l’histoire, rien n’est parfait, rien n’est totalement pur, même les peuples…
      Amitiés
      maxime

  9. Brice dit :

    Cher Maxime,

    Ah, je vois que vous êtes toujours un « union-européen » convaincu… 🙂

    Je partage avec vous votre constat mais voyez vous, je ne considère pas moi que « l’union fait la force » du moins pas de manière si systématique et certainement pas entre états. Je parle ici d’une union figée, telle qu’il me semble vous l’envisagez encore et qui ne sera certainement pas, malgré vos espoirs, si différente de celle que nous avons connu ces 20-30 dernières années.

    D’ailleurs, vous n’expliquez pas comment vous procédez….(pour mémoire il faut l’unanimité des 28 membres pour changer un traité….statistiquement impossible) mais bon, passons.

    En effet, il me semble que les états ont besoin de coopérer les uns avec les autres mais que la forme de cette coopération ne peut être qu’à géométrie variable. Pourquoi ? Mais tout simplement parce-que nous ne sommes pas tous les mêmes (grande découverte non ?). Nous avons des langues différents, des climats différents, des géographies différentes, des cultures et une histoire différente (et tant mieux, c’est ça aussi la richesse des nations !!!). Même entre les pays d’Europe (même celle que vous souhaitez), nous avons des liens plus ou moins étroits liés à notre histoire commune.

    La conséquence de tout cela c’est que nous avons des comportements et des intérêts qui peuvent diverger, comme entre deux individus, même dans un couple c’est comme cela ! voir les 30 première secondes de cette vidéo et ce qu’en dit M.F.Garaud.

    Alors je crois qu’il faut arrêter de penser toujours et encore avec cette idée que « seule l’Europe peut nous sauver des méchants américains, chinois et autres… » Du reste cela n’est pas la meilleur façon de coopérer avec eux que de leur dire que nous voulons les combattre, mais passons…

    Je pense au contraire que c’est en faisant notre travail, dans notre pays, avec nos atouts, et nos contraintes que nous pourrons avancer. Cela ne veut pas dire que nous faisons une ligne Maginot autour de notre pays mais que nous coopérons EN FONCTION DE NOS INTÉRÊTS. Point.

    Beaucoup plus que d’une énième « nouvelle Europe », nous avons besoin d’un retour à la réalité, aux basiques qui font marcher une Nation. Cela me semble de plus en plus évident, mais peut être trop simpliste…

    • Mon cher Brice, comprenons nous bien, c’est l’Europe des nations et des peuples, plutôt que celle des bureaux de la Commission et des sanctions de la CJE, celle du Général et du plan Fouchet, plutôt que celle de Robert Schuman, celle des grands projets et de l’unité politique plutôt que celle des règlements et directives, que j’appelle de mes vœux. Ma position n’est pas facile à tenir car elle déplaît autant aux eurosceptiques qu’aux eurocrates, elle peut paraître utopiste voire folle au regard d’un système actuel totalement vitrifié, verrouillé, mais la politique, le débat d’idées, c’est aussi la possibilité d’espérer n’est-ce pas?
      Maxime

  10. Orage dit :

    Je suis complètement hors sujet mais je découvre dans Valeurs Actuelles d’aujourd’hui (titre de converture: L’INCAPABLE) un dessin savoureux sur « la reprise est là ».

  11. Anonyme dit :

    bonjour Mr TANDONNET
    Comme le disait le Général de GAULLE
    L’EUROPE va de l’Atlantique a l’Oural .

    Je milite depuis mars 1997 pour un projet de société commun
    basé sur le revenu de base ou d’existence ou allocation universelle
    qui remettrait l’homme au coeur du système .
    600 e par adulte et 300 e par enfant .
    Ce socle social unit tous les européens et il s’affranchit du barrage de la langue.
    Celà évite aussi la guerre entre les peuples puisque cette allocation insaississable et inaliénable assure la dignité de la personne de la naissance a la mort .

    une pétition est d’ailleurs à signer sur le site du revenu de base .
    plus de 55000 signataires actuellement .

    pour faire simple :
    si un maximum de gens travaillent , l’allocation est maximum (GOTZ WERNER propose 1100e
    par personne .)
    si personne ne travaille : il n’y a pas d’allocation universelle !
    situations intermédiaires entre ces deux limites .

    Maurice DRUON était partisan de cette mesure (j’ai son courrier ), le parti chrétien démocrate
    l’est aussi .
    la mesure est appliquée en Alaska depuis 1982 .

    c’est toujours un plaisir de lire votre blog .
    bon courage , car en ce moment il en faut le système actuel arrive a son terme .
    bien cordialement
    Alain LIOT

  12. Cyril45 dit :

    Entièrement d’accord en ce qui concerne la Russie qui a autrement sa place dans l’Europe que la Turquie.

    • Cyril45, et la Grande-Bretagne, qui est par excellence la « nation sœur » de notre pays, en particulier par les flots de sang versé côte à côte sous les deux guerres mondiales; l’idée d’une Europe unifiée, sans la Grande-Bretagne, c’est pour moi une aberration de premier ordre…
      Maxime

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