Sauver le français

imagesCAR2PEG0La langue est l’essence même de l’identité d’une nation, de son unité, de son destin. Or, nous assistons aujourd’hui à un lent et sournois déclin du français. L’article 2 du projet la loi sur l’enseignement supérieur et la recherche qui prévoit l’introduction de cours en anglais dans les universités fait couler beaucoup d’encre. Il est, à vrai dire, symptomatique d’un phénomène beaucoup plus général. Depuis quelques  années, les grandes sociétés françaises imposent la pratique de l’anglais dans leurs réunions et conseil d’administration, y compris sur le territoire français, même chez Renault, comme cela m’a été récemment confirmé. Il y a longtemps que les ministres, et  fonctionnaires français ont renoncé à défendre la pratique de notre langue dans les institutions internationales et à Bruxelles, alors que le français est en principe reconnu comme langue de travail au même titre que l’anglais. Dans les grandes écoles françaises, la pratique de l’anglais devient – me dit-on – peu à peu la norme. L’explication officielle tient à la mondialisation, à la modernité. Pour être dans le sens de l’histoire et du progrès, il faudrait parler l’anglais et non le français. Or, ce prétexte, largement admis, ne tient pas la route un instant. La vérité, c’est que le délaissement du français n’est qu’une marque supplémentaire du mépris de la France, de la honte ou de la haine de soi. Il me revient d’ailleurs qu’en Allemagne, dans les grandes entreprises et le monde universitaire, il est hors de question de parler une autre langue que l’allemand. A vérifier. Le français est l’une des langues les plus riches par sa rigueur, sa précision, sa littérature, pratiquée par 100 millions de francophones dans le monde, jadis la langue de la communauté internationale. Renoncer au français, c’est  renoncer à la France, et on peut se gargariser de mots sur la défense du « made in France » (tient…), planter des petits drapeaux partout, cela n’y changera rien.  Il est de la responsabilité suprême du pouvoir politique de s’opposer au processus en cours en imposant la pratique du français dans toutes les instances publiques ou privées sur le territoire national, en faisant respecter les règles linguistiques dans les négociations internationales, en relançant la politique de promotion du français dans le monde.

Maxime TANDONNET

Publicités

A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
Cet article a été publié dans Uncategorized. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

27 commentaires pour Sauver le français

  1. MICHAUD Alex dit :

    Voir les ouvrages et le site de l’infatigable linguiste: claude.hagège.free.fr.

  2. Simon dit :

    Un article fort intéressant pour vous, Monsieur Tandonnet et pour les lecteurs de votre blog :
    http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2013/05/lenseignement-en-anglais-en-france-une-erreur-historique.html#more

    Cordialement,

    Simon

    • Simon, c’est quelque chose qui me surprendra toujours de constater que ce sont les étrangers qui défendent la langue française et qui croient encore en elle…
      Maxime

  3. mamasc dit :

    Monsieur Tandonnet,

    « France, mère des arts, des armes et des lois,
    Tu m’as nourri longtemps du lait de ta mamelle :
    Ores, comme un agneau qui sa nourrice appelle,
    Je remplis de ton nom les antres et les bois.

    Si tu m’as pour enfant avoué quelquefois,
    Que ne me réponds-tu maintenant, ô cruelle ?
    France, France, réponds à ma triste querelle.
    Mais nul, sinon Écho, ne répond à ma voix.

    Entre les loups cruels j’erre parmi la plaine,
    Je sens venir l’hiver, de qui la froide haleine
    D’une tremblante horreur fait hérisser ma peau.

    Las, tes autres agneaux n’ont faute de pâture,
    Ils ne craignent le loup, le vent ni la froidure :
    Si ne suis-je pourtant le pire du troupeau. »

    Ce sonnet de Du Bellay me paraît revêtir une troublante actualité en ce qu’il exprime de manière si éloquente et si émouvante une amertume que je ressens pour ma part.

    Peut-être vous aussi ?

  4. Koufra dit :

    Nous sommes bien d’accord qu’un renoncement ne doit être que temporaire a l’image de la Chine vis a vis de hong long.

    Dans mon cas, bien que la société soit de droit français, 70 % sont étrangers, Potentiellement toute communication peut être transféré a une personne non francophone, nous avons donc une « recommandation » de ne communiquer par écrit qu’en anglais.

    Je ne vous pas comment m’y soustraire même si je préfère parler français.

    Ce que j’essayais de d’exprimer dans mon précédent message, c’est que:
    1) Il faut se montrer souple quand nécessaire
    2) intransigeant si on a le choix

    Effectivement, François Hollande parlant anglais( c’est hors de propos quand il s’exprime publiquement, en plus d’être ridicule).

    François Hollande qui reçut en Allemagne se retrouve devant un pupitre ou la chancelière a un aigle allemand et le président français aucun emblème de son pays, ça laisse effectivement perplexe. La Russie réussit elle très bien a conserver sa langue et a être très souple quand ils ont besoin de quelque chose.

    Concernant ma société, ce sont des étrangers qui ont crée leur société en France. On ne peut donc pas parler de trahison.

    La commission européenne négocie actuellement la création d’une zone économique entre Europe et USA.

    Si cela se fait, on aura les états-unis d’Amérique face aux etats désunis d’Europe.

    En moins de 5 ans, pour des raisons de compétitivité du a la fluctuation du dollar par rapport a l’euro, on adoptera le dollar comme devise. A partir de la nous ne serons plus qu’un dominum américain avec un pouvoir exécutif qui sera a peu près l’équivalent des élites gauloises sous la domination romaine.

    C’est je pense un danger a cours terme bien plus grand.

    La pénétration de l’anglais dans notre langue risque d’en faire une coquille vide.

    Il faut néanmoins allier une posture
    Qui permette que la France redevienne puissante économiquement tout en préservant sa langue.

  5. Annick Danjou dit :

    Tout à fait d’accord avec Koufra au sujet de l’anglais, on ne peut pas fermer les yeux et s’agripper au français quant il s’agit d’échanges internationaux, c’est le seul moyen de rester compétitifs, ce que nous ne sommes pas. Regardez ceux qui nous gouvernent, incapables d’échanger en anglais quant ils visitent un pays étranger, c’est honteux et cela me fait honte. Cependant pour que nos étudiants soient capables de posséder l’anglais il faut l’enseigner dans les petites classes, ce n’est pas à l’Université qu’il faut commencer. La plupart des jeunes à l’Université sont incapables de comprendre un cours en anglais, de plus ils sont complètement bloqués pour parler. Depuis 40 ans on en discute mais les mesures efficaces ne sont jamais mises en place, nous ne sommes bons qu’à parler! Nous manquons de professeurs compétents et de moyens pour enseigner dans les petites classes (ou nous ne voulons pas les mettre). Par contre on peut très bien apprendre l’anglais tout en étudiant le français, le vocabulaire, si riche, les nuances, si précises, les tournures de phrases, la littérature, les auteurs classiques, la poésie, les belles lettres, ce qui ne se fait plus du tout. J’ai enseigné et à cette époque on pouvait encore, même avec des élèves de cours moyen, aborder les classiques et leur faire aimer notre langue si belle et si vivante, maintenant, la plupart ne connaît plus, ne serait-ce que les fables de La Fontaine et lorsqu’ils en entendent parler, pour eux ce sont les « fables delafontaines ». Aucune idée, même lointaine, de l’auteur, d’ailleurs un auteur, qu’est ce que c’est? Nous avons récolté ce que nous avons semé et ce n’est pas demain que ce triste bilan va s’améliorer!

    • Annick Danjou, défendre notre belle langue française est parfaitement compatible avec un enseignement de qualité de l’anglais et avec l’obligation de parler l’anglais, nous sommes bien d’accord…

  6. Koufra dit :

    Bonjour Maxime,

    Je travaille a paris. dans mon entreprise, 80% des réunions se font en anglais. 100% des documents/emails sont rédigés en anglais.

    J’ai bien peur qu’il n’y ait hélas d’autre solution. Les entreprises ne sont plus internationales mais transnationale. Ce ne sont donc plus des entreprises nationales s’implantant a l’étranger mais des entreprises globales installées dans différents pays.

    Hélas comment faire autrement, nos clients , nos interlocuteurs, nos collègues sont étrangers ?

    L’incapacité de beaucoup de français a communiquer en anglais correctement, nuit fortement a la capacite d’adaptation des entreprises françaises. L’anglais est la langue de travail internationale. C’est un fait. On peut le regretter, la question est plutôt d’imposer le français pour ceux qui veulent importer en France et d’être flexible a l’export, soit par l’anglais ou mieux par la langue locale.

    Il y a un énorme travail a faire sur l’enseignement de l’anglais en particulier et des langues etrangeres en general.

    concernant la mesure en cause, on veut donner des cours en anglais a des étudiants étrangers qui n’apprendront pas le français et ne resteront donc pas en France, on n’attirera donc aucun talent comme cela. Par ailleurs, j’ai un gros doute sur les compétences linguistiques de beaucoup d’enseignants.

    La hollande ou l’Allemagne, les pays d’Europe centrale ont moins de scrupules et ne serait ce qu’en Europe, les élites vont nous croquer tout cru si nous ne nous adaptons pas.

    Il faut trouver un modus vivendi entre le français et l’anglais et non se braquer car sinon l’avenir du français est en jeu.

    Amitiés

    Koufra

    • Koufra, le français aussi est une langue internationale. Je suis bien conscient du principe de réalité, mais il n’interdit pas non plus de se battre par tous les moyens pour défendre notre langue c’est-à-dire, notre pays… L’obligation de parler anglais dans des entreprises françaises sur le sol français et parfois même, entre Français, est à mes yeux une sorte de trahison absurde. De même que les prises de parole en anglais par des responsables français dans des conférences internationales où ils ont le droit (le devoir?) de s’exprimer en français. Ce sont les petites concessions qui accumulées, font les grandes démissions… Et je me permets de vous le dire alors que je suis d’ailleurs moi-même anglophone et anglophile…
      Amitiés
      Maxime

  7. Ping : LeColonel_fr » Blog Archive » Sauver le français

  8. patrhaut dit :

    Bien-sûr qu’il faut sauver la langue française ! Mais est-ce en interdisant que certains cours soient donnés en anglais – la langue devenue universelle tant elle est facile d’accès – à l’université où, on l’espère, les étudiants français sont capables de comprendre et de parler l’anglais qui leur sera nécessaire ou est-ce en enseignant correctement dès le plus jeune âge notre langue aux jeunes Français ? Car, enfin, comment veut-on sauver une langue quand ceux-là mêmes qui la lisent, la parlent, l’écrivent quotidiennement, n’arrivent plus à la lire, la parler et l’écrire convenablement et quand ceux qui sont sensés l’enseigner ne (re)connaissent guère plus de grammaire que ceux à qui ils enseignent ! Comment sauver une langue quand on entend comment elle est matraquée et triturée par les journalistes, les écrivains, les politiques, à commencer par le premier d’entre eux, le président de ce pays, enfin, d’une manière générale, ceux qui devraient montrer l’exemple ? Qu’on fasse en sorte que les enfants et adolescents de ce pays maîtrisent leur langue et l’on pourra, sans crainte, leur donner des cours en anglais à l’université. Qu’on interdise une bonne fois pour toutes ce sabir impossible, métissage improbable de méchant anglais et de mauvais français, utilisé dans les médias, de la chanson au documentaire en passant par la publicité et le film, et peut-être aurons-nous une chance de conserver la beauté de notre langue et de donner envie aux étrangers de la pratiquer …

  9. Freddie dit :

    Je me souviens d’un dialogue à la télévision (je faisais autre chose et n’ai pas regardé les visages) où une personne déplorait les attaques identitaires diverses dont notre nation fait l’objet. Un contradicteur lui a objecté qu’être Français, c’est surtout parler le Français (sous entendu, c’est bien suffisant). Celui qui était de la seconde opinion s’exprimait bien et avait sans doute bénéficié d’un bon accès à cette culture qu’il souhaite réduire, pour les autres, à la connaissance du vocabulaire… C’est bien le problème aujourd’hui. Il y a toute une partie de « l’élite » qui se trouve très intelligente et très « citoyenne du monde » (tout en bénéficiant des prestations sociales françaises) en crachant dans la soupe. Le Français, c’est une langue, mais aussi une culture, un mode et de vie et un peuple. Cela va ensemble et si un des aspects se délite, les autres aussi. C’est bien pourquoi l’enseignement qui vous inquiète pose problème. Si nous étions une culture forte, en expansion, portée par un peuple fier de lui-même, il n’y aurait pas de danger à organiser quelques cours dans d’autres langues pour faciliter la carrière commerciale de nos futurs cadres. Mais le problème, c’est que cette réforme n’est qu’un signe supplémentaire d’une démolition bien plus généralisée. Je suis d’accord avec vous, M. Tandonnet, il faut se battre. Pourtant, je suis bilingue, volontiers globe-trotter, et pas vraiment susceptible de franchouillardise. Un peuple qui ne parle plus sa langue renonce au génie de son histoire et à sa manière de conceptualiser la réalité. L’anglais ne se pense pas comme le français.

  10. Je viens de prendre connaissance que FH vient de donner la Légion d’Honneur A Monsieur l’Ambassadeur de Chine a Paris bien entendu en catimini.
    Oui bien entendu que la langue française doit être parlé et sauf-garde cependant depuis des années nos gouvernants que cela soit Mitterrand, Chirac,Sarkozy et maintenant qu le président normal FH…nous fais la rissé des pays étrangers.

    Comment respecter une langue et son peuple quand ce peuple élise des dirigeants qui joue un double jeux?

    Si mon père était encore vivant, j’en suis sur, il rendrait sa Légion d’Honneur…Nous avons un gros problème avec les produits chinois….trop d’importation de ce pays…mais nous sommes fiers de remettre cette medaille pour quoi au juste? Avions Airbus vendus et fabriqués en Chine?

    Je pense qu’il serait judicieux d’apprendre le chinois plutôt que l’anglais…..nous avons la chance de le faire aujourd’hui sans être obligé de le faire…un jour nous serons peut-être obligé de le faire car nous n’aurons pas le choix…a propos cela sera du cantonais ou du mandarin?

    FH vit en dehors de la réalité et cela me fait extrêmement peur….

    • Jacques de Guise, apprendre le chinois je ne m’en sens ni la capacité ni le courage mais pour les jeunes générations, c’est vital vous avez entièrement raison!
      Maxime

  11. Cyril45 dit :

    Ne parlons même pas des publicités où l’anglais est bien trop souvent (et stupidement) utilisé. Matraquage quand tu nous tiens. C’est peut-être pour donner aux gens l’impression d’être intelligent et de comprendre cette langue !

  12. patrhaut dit :

    220 millions de francophoneS (avec un S) … http://www.francophonie.org/Denombrement-des-francophones.html

  13. noop dit :

    La langue française doit évidemment faire l’objet de toutes les attentions de la part des pouvoirs publics. C’est comme vous le dites une des langues les plus riches et précises.
    Autant je ne vois pas pourquoi l’anglais devrait être la langue en entreprise (sauf nécéssité de se faire comprendre par d’autres personnes ne parlant pas français)… autant je comprends que certains cours (pas tous, où place-t-on le curseur ?) soient délivrés en anglais, ou dans d’autres langues dans le cadre des études et donc d’apprentissage.
    Mes enfants ont fait ou font leur cursus scolaire en « section européenne », ils suivent un cours d’histoire en anglais (en plus de l’enseignement de la langue) je ne vois pas où est le problème, sinon que cela soit réservé à quelques uns. L’aîné est maintenant bilingue à 20 ans, j’aurais bien aimé l’être à son âge (et je ne le serai sans doute jamais)…
    Lors des échanges, nous avons accueuilli des élèves étrangers, allemands, anglais, australiens, finlandais, nous avons toujours pu constater qu’ils maîtrisaient évidemment leur langues nationales, et au moins non pas une mais deux langues étrangères…
    Je ne vois pas de problème au contraire, à ce que l’on renforce l’apprentissage des langues étrangères en France et ce jusqu’aux études supérieures. Cela ne doit pas être au détriment du français c’est tout.
    Je suis cependant conscient qu’en disant cela, je fais une impasse (redoutable) sur la réalité scolaire en France et les fossés énormes qu’il y a entre la situation des Zep et la situation d’établissement sociologiquement plus favorisé. C’est ce fossé que la France s’est condamné et se condamne à ne jamais combler par une politique d’éducation et d’immigration toutes aussi catastrophiques l’une que l’autre.

    • Noop, je suis entièrement d’accord, l’apprentissage des langues dans l’éducation nationale laisse fortement à désirer, mais l’idée de renforcer cet apprentissage est compatible avec la volonté de défendre et promouvoir le français.
      Bien à vous
      MT

  14. Anonyme dit :

    Monsieur Tandonnet,

    Je vous lis depuis longtemps et, souvent, vos textes me parlent. Cependant je voudrais réagir ici à votre dernière phrase. Belge, Flamand bilingue éduqué en français, je suis fréquemment scandalisé par les abus commis en Flandre au nom de la « défense du néerlandais ». L’un de ces abus a récemment été condamné par la cour de Justice de Strasbourg : il consistait à imposer l’usage exclusif du néerlandais dans les rapports entre employeurs et employés. Or, quand vous appelez à ce que soit imposée « la pratique du français dans toutes les instances (…) privées sur le territoire national », vous prônez une mesure liberticide de fait. L’emploi de l’anglais dans les conseils d’administration est regrettable, mais il appartient à des personnes privées d’en décider. En revanche, toutes les universités étant subsidiées par l’État, il me semble que ce dernier a en effet le devoir d’y imposer que les cours soient donnés en français, quitte à en faire un résumé en anglais ou à dédoubler certains cours moyennant la participation financière des étudiants intéressés. Qu’en pensez-vous ?

    Cordialement,

    Simon

    • Simon, vous avez raison, ma solution « d’interdiction » est excessive et sans doute irréaliste, mais vous voyez bien l’idée…
      Amitiés
      Maxime

  15. Pierrot dit :

    Bonjour Maxime,
    je suis bien sûr tout à fait d´accord avec vous. Laisser filer sa propre langue est intimement lié à l´abandon de sa propre culture, et le fait de voir des jeunes quitter l´enseignement parfois même supérieur sans savoir écrire sans fautes est absolument inadmissible.
    D´un autre côté, il est auprès des jeunes générations également complétement vieux-jeu d´ouvrir des livres…
    Je voulais en fait vous donner mon expérience de l´Allemagne où je vis depuis 25 ans. Là, les anglicismes y font également des ravages, peut-être encore plus du fait de l´américanisation poussée de l´Allemagne dans les années, où les USA étaient si présents, tout du moins en Allemagne de l´Ouest. On y rencontre aussi la même dérive dans les entreprises. Je me souviens d´un de mes anciens employeurs, qui a changé de nom dans le milieu des années 90. Le patron envoya alors un courriel pour informer les employés des procédures à suivre. Le sujet était: « Wording für das name change »…et tout le contenu était également à l´avenant.
    L´entreprise ayant déjà de nombreux collègues venant de l´Est de l´Allemagne, et ne parlant pas un mot d´anglais, ayant appris uniquement le russe à l´école, n´ont bien évidemment pas compris un seul mot de l´histoire et l´ont bien fait sentir à la Direction.
    Je pense aussi à une autre société comme Siemens, qui avait dans les années 80.encore tout en allemand, et aujourd´hui absolument tout a été anglicisé. Même de nombreuses publicités sont aujourd´hui avec des anglicismes…Mais apparemment, personne au niveau politique n´a l´air de s´en plaindre…

    Cordialement

    • Pierrot, merci pour ces témoignages et précisions… J’avais entendu dire que les Allemands étaient désireux de revenir sur ce phénomène mais vous dites le contraire et vous avez sans doute raison.
      Maxime

  16. Sceptique dit :

    Il n’est pas nécessaire de se faire du souci pour la langue que pratiquent nos enseignants, nos universitaires, nos écrivains, parfois étrangers, et écrivant dans un français parfait. Par contre, on peut s’en faire pour sa pratique par le jeune petit peuple qui sort prématurément de l’Éducation Nationale. Mais c’est une autre histoire que celle qui est posée en ce moment: faire quelques cours en anglais dans nos universités, à l’intention des étudiants étrangers.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s