La maladie de la France

Couv. Histoire présidentsNotre pays est profondément malade et il faut être d’un aveuglement sans nom pour ne pas s’en rendre compte. Cette souffrance n’est pas seulement de nature économique. Bien entendu, 3,2 millions de chômeurs, c’est épouvantable, mais cela n’explique pas tout. Même sous les bombes, même dans le chaos total, même dans la pire détresse, il est des peuples qui serrent les coudes. Or, notre pays se déchire comme jamais donne les signes d’une véritable crise de nerf nationale: violences invraisemblables envers les manifestants de dimanche dernier,  traitement honteux d’un ancien président de la République, effondrement sans précédent historique de la cote du chef de l’Etat et de la confiance des Français, poussée fulgurante du vote protestataire, agressivité généralisée dont témoignent les échanges d’insultes entre Mélenchon et le PS et chaque soir, les plateaux de télévision… La crise est politique, avant d’être économique. L’un des problèmes de fond de notre pays tient à l’absence d’une grande figure impartiale à sa tête, exprimant l’unité de tous les Français et incarnant la nation. Dans la pratique actuelle des institutions – et qui n’est pas nouvelle – , l’occupant de l’Elysée est  l’homme d’un parti, d’une majorité, d’une France opposée à une autre. Le président est devenu une sorte de premier ministre amélioré, au four et au moulin, qui gère au quotidien la politique du pays, patron d’une majorité n’ayant de cesse de fustiger l’opposition (ou son prédecesseur), lui-même réceptacle de tous les coups, effaçant par là son chef de  gouvernement. Or, le système ne peut pas fonctionner de cette manière: « Dans notre République, c’est le chef de l’Etat qui répond de l’intérêt supérieur et permanent de la France, et de la stabilité des institutions, de la continuité dans la conduite des affaires publiques… Le premier ministre, choisi et nommé par le chef de l’Etat, est, lui, aux prises avec la conjoncture » (De Gaulle, 8 septembre 1968). Le chef de l’Etat ne saurait être neutre puisqu’il est responsable de l’intérêt national et il est normal qu’il prononce « son bon choix » lors des grandes élections. Toutefois, il doit conserver une attitude qui en fasse le garant et le symbole de l’unité du pays, son devoir absolu surtout dans les temps de crise et d’inquiétude. Il est indispensable qu’il prenne, comme le souhaitait le général, ses distances avec l’actualité afin d’exercer depuis l’Elysée son autorité morale de « guide de la France » et d’arbitre, laissant le Premier ministe assurrer le pilotage quotidien de la politique, prendre les coups et assumer l’impopularité. Dans une affaire comme « le mariage pour tous » qui exacerbe les passions, le rôle d’un président de la République était de chercher une issue évitant la fracture à laquelle nous assistons. Le recours au référendum en était une, évidente.  Le quinquennat a eu un impact désastreux sur l’équilibre des institutions. Nous n’allons probablement pas revenir dessus pour l’instant, mais il est urgent d’inventer un quinquennat d’un nouveau genre, et de repenser la mission du chef de l’Etat qui ne peut pas être aute chose que le président de tous les Français et devrait, comme le fit Vincent Auriol en 1947 – « je ne suis plus socialiste » déclarait-il après avoir été élu –  rompre toute allégeance, toute relation privilégiée avec le parti politique et la majorité dont il est issu.

Maxime TANDONNET

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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22 commentaires pour La maladie de la France

  1. noop dit :

    Maxime,
    En démocratie le pouvoir est à l’image de la société, pas l’inverse, je crois.
    Une volonté de contrôle des esprits, du subjectif, par le pouvoir ne nous ferait-elle pas sortir prgressivement de la démocratie ? La gauche qui est tentée par cette voix nous montre assez bien à quelles dérives cela peut mener.
    La société n’est pas médiocre intrinsèquement, elle est le fruit de son contexte historique. Et je crois que l’on n’a pas encore pris conscience de l’ampleur de la révolution que représente l’ère audiovisuelle moderne.
    Le son, l’image et la technologie, une force quasi hypnotique, une force de conditionnement, sans possibilité réelle de contrôle, car plus que le fond c’est la nature ici qui pose problème. C’est cela qui a transformé et transforme encore à une vitesse considérable la société.
    En un siècle nous sommes passés (en occident au moins) de l’espérance à l’espoir, de l’espoir au rêve, du rêve au désir, du désir au désordre ou à l’envie de…

    • Noop, je pense personnellement que la démocratie a besoin de leaders ou de guides pour ouvrir la voie, donner l’exemple, montrer le chemin. Mais c’est un point de vue personnel qui n’engage que moi, selon la bonne formule…
      Bien à Vous
      Maxime

  2. Freddie dit :

    Un homme rassembleur ne peut être issu que de circonstances qui le sont aussi : catastrophe naturelle, guerre affectant tout le monde. En France il n’y a plus que des intérêts qui divergent. C’est un peu comme quand vous essayez d’organiser un mariage forcé : peu importe que l’officiant fasse un discours inspiré sur le mariage en général ou fasse seulement l’éloge d’une des parties, de toute façon le couple va s’étriper. Exemple : le mariage pour tous. Les positions ne sont pas conciliables. Dans l’absolu, un référendum serait plus démocratique que l’attitude actuelle du gouvernement. Dans la pratique, et vu le niveau de désinformation pratiqué par une presse partisane, je doute que le choix des Français puisse se faire de façon éclairée. Et quel que soit le résultat, chacun considérant sa propre position comme vitale, il ne serait pas accepté.

    • Freddie, je m’interroge là-dessus, sans avoir de réponse évidente. N’existe-t-il pas un bon sens populaire, ou national, qui l’emporte sur le matraquage médiatique? Les dernières évolutions me laissent penser que c’est le cas…
      Bien cordialement
      maxime

  3. stauder jean denis dit :

    « Bis repetita »

    Le temps se joue de nous, l’histoire rit de nous ! Les signes sont toujours les mêmes et les hommes si prompt à ne rien vouloir voir. L’autruche se cache la tête dans le sable pour ne pas être face aux problèmes, nous nous avons les socialistes avec cette avancée technico-politique sans commune mesure pour ne pas voir ce qui arrive face à nous, nous avançons à reculons. Cette technique a le mérite de permettre de ne voir que ce qui a contribué à nous amener en ces lieux d’incertitudes (à ce stade, l’incertitude n’est vu que par ceux qui marche face à l’avenir), donc à ne par être obliger de se préparer puisque tout va bien dans le meilleur des mondes passés.
    Pour ceux qui ce posent des questions, et je sais que vous en faites partie, l’avenir, si, il existe, est bien sombre et triste. Churchill avait dit : je n’ai rien d’autre à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur, il reste du sang dans les veines du peuple donc tout est encore possible. Possible, n’ayez pas peur de ce mot, tant galvaudé par nos amis de l’international, l’impossible d’aujourd’hui est à la genèse du possible de demain, encore faut-il faire face à deux mains. Pour cela, il faut se salir les mains, et envisager de ne pas être ré-élu une fois sa tâche accomplie ; ce qui pour nos politiques est inconcevable. Car pour le plus grand nombre, il faut mieux être ré-élu sur un tas de ruines que ne n’être rien (pour eux) ou simplement habité de la fierté d’avoir réussi pour le bien des autres. Nos politiques nient ou ignorent la triade supérieure née de esthétique, de l’éthique et de la logique pour nous donner le beau, le bien et le vrai ; ils sont sophistes (dans le sens de Platon qui fut un de leurs principaux des-tracteurs -d’ailleurs le monde agricole en paye encore les frais) se vautrant dans leurs vérités qui ne sont que des créances à l’incertitude bâties sur des fondations techniques dont le seul but est de leurs permettre de renouveler leurs mandats.
    L’empire romain a chuté pour la principale raison de ne plus avoir comme fondation les vertus civiques, avec en toile de fond une crise fiscale, une armée de moins en moins bien dotée pour ne citer que quelques maux ; « bis repetita » !
    Vous citez Vincent Auriol, mais vous vous trompez de genre. D’ailleurs la théorie des genres, vous indique le chemin, on peut-être ce que l’on veut-être (une petite pensée pour Simone de Beauvoir), le fait d’être un homme ne détermine en rien votre orientation réelle, vous pouvez être autre chose que ce que vous semblez être. Sous cet éclairage, tout devient lumineux, le premier homme n’est pas devenu homme socialiste, mais lui-iste avec les qualités de gestionnaire qui y sont attachées-http://lexpansion.lexpress.fr/economie/qui-est-responsable-de-l-endettement-record-de-la-correze_292500.html , ainsi il est Hollandiste. Donc il ne peut point ne plus être socialiste, il a bénéficier de l’élévation ultime qui fait que le socialiste peut devenir un être au-dessus des êtres socialistes, il est Hollandiste.
    En d’autre temps, Mitterrand lui aussi s’est élevé, et l’être transformé à l’égal des dieux, prend la mesure de toutes choses, pour l’être socialiste, il ne prend que des mesures, n’attendez pas de solution, pour des plans allez voir ailleurs. Preuve empirique, le changement c’est maintenant disait-il en mai 2012, il a eu raison, il s’est transformé en président du pays Hollande. Au pays Hollande plus besoin d’armée, car le monde extérieur est bon et juste. Dans ce merveilleux pays où demain est toujours plus vert (ou rose- rien avoir avec les flamands qui jouxtent les frontières- attention pas de confusion néer-landaise qui mènerait à un cassoulet au goût de couscous).
    Dans ce pays, pas de crise ou d’inquiétude comme vous les laissez apparaître dans votre billet, les sophistes sont là pour nous sauver de notre vision de droite. Les impôts et les taxes sont non pas des charges négatives sur le budget, mais des non-recettes dignement acceptées perpétrant certains articles du contrat social de forme socialiste (ça : «  c’est maintenant !»-pour ceux qui ont voté Hollande il fallait lire même entre les lignes), une forme de partage.
    Petite explication ou démonstration toujours empirique, un homme de droite donne un coup de poing , il est est un ignoble agresseur peu importe qu’il se soit défendu, s’il est socialiste c’est le méchant de droite qui s’est jeté violemment sur son poing.
    Vous vous rendez compte que malgré l’humour qui ressort de mes précédentes lignes, une réalité transpire, nous demandons de l’action pas de mariage plus gai, nous n’avons jamais aimé les mariages tristes.
    Exemple de demandes, réduire les doublons de la fonction publique avec celle territoriale, nous demandons la réduction et le non cumul de nos chers politiques (pour faire aussi mal pas besoin d’être aussi nombreux), nous demandons que l’Europe soit dirigée par des élus du peuple, nous demandons une banque centrale européenne dans l’esprit de De Gaulle, nous demandons un rempart aux importations par la seule possibilité légale face au droit international en utilisant la TVA (qui sera ré-injectée dans l’économie-sociale de notre nation) et encore bien d’autres choses. Je m’arrête là pour aujourd’hui.

    Car le cœur du problème est de remettre au centre de toutes choses le travail, car jamais rien ne pousse sans la volonté et la sueur d’une personne, le sens civique qui fait que chacun pense non pas à son unique profit, mais pense uniquement au bien général, d’ailleurs dont dépend au final le sien.

    • Jean-Denis, vaste programme, merci très sincèrement pour ces propositions. J’ajouterais sur la fin le courage et la lucidité, sans lesquels rien n’est possible!
      Amitiés
      Maxime

  4. Willy dit :

    Bonjour Maxime,
    La France souffre d’un mal très grave!! son démantèlement!!

    Quelques exemples rapides:
    Théorie du genre : Najat et la crèche de l’indifférenciation – http://24heuresactu.com/2013/03/21/theorie-du-genre-najat-et-la-creche-de-lindifferenciation/
    d’ailleurs la même Najat maroco francaise a double passeport, s’est rendu le mardi 26 mars à une conférence sur les droits des personnes lesbiennes, gays, bi et trans qui se tenait à Paris.
    La France va simplifier la délivrance des visas de circulation – http://www.tsa-algerie.com/divers/la-france-va-simplifier-la-delivrance-des-visas-de-circulation_24171.html
    Le démantèlement de l’Etat Français commence en Alsace ! – http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/le-demantelement-de-l-etat-133020
    Le démantèlement de ce qui reste de l’honneur des français, voici le texte du prefet de Paris: http://www.prefecturedepolice.interieur.gouv.fr/content/download/20013/163519/file/Conseil%20de%20Paris%20des%2025%20et%2026%20mars%202013.pdf et voici un reportage phot pas mal fait : http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/03/la-foule-a-envahi-les-champs-elys%C3%A9es.html
    et là? personne ne la ramène? t’es où Manu avec tes CRS? http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2013/03/25/messe-des-rameaux-perturbee
    bon c’est vrai, les flics on été agressés: https://fbcdn-sphotos-f-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash3/601087_630565120292593_1214040502_n.jpg
    mais il l’avait cherché: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/03/26/01016-20130326ARTFIG00438-pro-mariage-gay-asperge-de-gaz-comme-les-autres.php
    vous avez vu la tronche des casseurs? http://www.dreuz.info/2013/03/chomage-insecurite-islamisation-deni-de-democratie-et-manif-pour-tous-hollande-na-quun-sujet-passer-jeudi-a-la-tele/ bon perso, j’y aurai pas emmener mes gamins.

    juste une question: Si on était que 300 000, qu’est ce que ce sera quand on sera plus d’un million!!

    Le démantèlement de l’armée française:
    http://www.lepoint.fr/editos-du-point/jean-guisnel/exclusif-vers-une-apocalypse-budgetaire-pour-les-armees-13-03-2013-1639658_53.php
    Le démantèlement des valeurs morales: https://laconnectrice.wordpress.com/2013/03/24/delinquance-ca-grimpe-ca-grimpe-lage-des-delinquants-ca-baisse-ca-baisse/
    et la liste serait encore longue…

    Amitiés

    Willy

  5. sourisgrise dit :

    bonjour Maxime , bonjour à tous .

    NICOLARDOT écrit « nous n’en finissons pas de payer la mort du Roi »
    ben je pense pareil …et quand on lit votre livre , on s’aperçoit de ce phénomène , à un point que je n’avais pas encore réalisé …..notre pays est constamment coupé en deux et depuis au moins Napoléon III ….et il est là le problème …..et jamais il ne pourra y avoir de satisfaction , une moitié de la France se heurtant de plein fouet à l’autre …alors c’est le système politique qu’il faut changer et pour un grand pays comme le notre , à part un Roi chef d’état , je ne vois pas ce qu’on peut faire !

    ravie d’avoir acheté votre livre Maxime car il m’éclaire sur bp de choses …..et je le conseille chaudement …
    amitié à vous , amitié à tous .
    Chris .

    • Merci Chris, c’est adorable à vous et vos commentaire sur mon livre me touchent énormément. Un roi pourrait être électif, comme aux premiers temps d’ailleurs. L’hérédité, j’avoue que je n’y crois pas trop. Un roi républicain, pourquoi pas…
      Amitiés
      Maxime

  6. Bonjour Monsieur Tandonnet,
    Je pense que votre message parle plutôt du respect de la Présidence et de l’Homme en général dans notre pays. Je pense que le mal n’est pas politique comme vous le dites mais beaucoup plus profond, et, ce mal existe dans ce 21eme siècle pour de nombreuses raisons dont l’incapacité de la population a gérer les changements colossaux qui sont en train de se faire à tous les niveaux.
    J’hésite a vous répondre sur mon blog, http://www.realitedeguisee.com car la réponse sur  » la maladie de la France » serait très long.

    Très Bonne Journée
    .
    Cordialement.

    • Jacques de Guise, vous soulevez une question que je me pose aussi souvent. Le mal peut être à la fois politique et extrêmement profond. Pourriez vous jeter un coup d’oeil à ma réponse à Noop qui dit la même chose que vous (je crois)? Bravo pour votre blog!
      Bien à vous
      Maxime

  7. NICOLARDOT dit :

    Au fond, cher Monsieur Tandonnet, si l’on va jusqu’au bout de votre analyse, quoique l’on fasse, un président élu le sera toujours par une moitié contre l’autre, et sera toujours l’homme d’un parti Seul Charles de Gaulle, qui avait la légitimité de l’histoire, a pu échapper à ce cruel constat. Nous n’en finissons pas de payer la mort du roi….et de Gaulle est peut être le dernier des capétiens ! vous appelez de vos voeux comme beaucoup de français une figure qui émerge au dessus de la mêlée…..Mais comment des systèmes politique et médiatique actuels un « grand homme » peut il surgir ? A moins que de la rencontre d’un homme et de circonstances tragiques surgisse une voie d’avenir pour la France……….

    • Philippe NICOLARDOT, il ne peut surgir que d’événements tragiques, vous avez entièrement raison. Mais sans aller jusqu’au grand homme consensuel, les politiques devraient avoir une attitude qui évite de creuser les clivages, à l’image de l’actuel chef de l’Etat qui n’a cessé de fustiger son prédécesseur pendant des mois…
      Bien à vous
      Maxime

  8. Annick Danjou dit :

    Bonjour Monsieur Tandonnet,
    On divise les citoyens depuis très longtemps dans notre pays et les présidents, entre autres, en portent une lourde responsabilité. Le dernier qui ait de l’ envergure a été Chirac car, même si on ne l’avait pas élu, on avait encore le sentiment qu’il s’adressait toujours à la nation quant il parlait et qu’il représentait la France et les français avec charisme et élégance lorsqu’il se déplaçait. Ni Sarkozy, ni Hollande n’ont cette prestance et cette envergure et c’est pourquoi je redis que N.Sarkozy revenant au pouvoir serait très néfaste. Quant à F. Hollande il n’a rien d’un président, ni la carrure, ni la qualité de rassembleur, ni surtout la compétence. Chaque jour, je me demande encore comment les français ont pu mettre ce personnage à la tête de notre pays. D’ailleurs, le fait qu’il imite Mitterand dans ses discours avant l’élection était de mauvaise augure, il n’a aucune personnalité si ce n’est celle, qui amuse encore ses copains, de pouvoir faire rire la galerie, comme si le rôle qui lui a été confié était celui de comique. Chez nous le mot Nation n’a plus beaucoup de sens. Qui se sent impliqué dans l’embellie du pays, qui a encore envie de retrousser ses manches, qui est partant pour la reconquête? Non, maintenant c’est du chacun pour soi, du profit à outrance, de l’abandon des valeurs, du laxisme à tous les étages. En cela les politiques sont coupables. Quand aurons-nous des politiques intègres, ne pensant qu’au bien du pays en oubliant leur carrière et leur intérêt? Il faut remonter bien loin pour se souvenir de cette fierté d’appartenance à la France. Cette France n’est plus celle qu’on a connue, elle est défigurée, elle a été bradée et à cause de la couardise des gouvernants depuis des décennies, elle est devenue un melting pot de gens qui vivent les uns à côté des autres, sans se regarder, elle s’enfonce dans le communautarisme qui ne fera que grandir et qui révoltera de plus en plus les citoyens français de coeur, qu’on musèle actuellement. Jusqu’où? Quant à remettre les gens au travail dans cette ambiance délétère, avec en supplément, un système si généreux qu’il nous ruine et joue en
    défaveur de la reprise d’emplois, c’est pure utopie.

  9. Hurluberlu dit :

    Pour respecter l’équilibre d’une nation, elle-même sujette à des forces centrifuges très importantes, il est indispensable qu’au sommet de la hiérarchie existe un pouvoir chargé naturellement d’une fonction de médiation. En Angleterre, c »est le rôle de la reine Elizabeth II, en Allemagne, c’est le rôle du Pt de la République, etc . . .
    L’actuel Pt en France se comporte davantage en chef de clan qu’en arbitre entre les forces divergentes de la nation.
    Maxime Tandonnet, vous avez mis le doigt sur un problème crucial.

  10. noop dit :

    J’ajouterai en complément, que la communication est à la politique ce que le dopage est au sportif. C’est donc le diable en personne. Cela dénature tout, corrompt tout et pourtant il semble que l’on ne puisse s’en passer si l’on veut exister dans cette environnement.

  11. noop dit :

    Bonjour Maxime,
    j’ose vous dire que vous vous méprenez… en partie seulement. Certe les institutions portent en elle le « climat » politique. Mais il y a aussi d’autres éléments qui ont une incidence sur ce climat et sur lesquels les institutions n’auront jamais aucune prise.
    Je pense en particulier à l’avènement de l’audiovisuel, de l’internet, et de l’omiprésence et même la substitution de la politique par la communication. La communication est devenue l’oxygène du politique et pire sa source d’inspiration. C’est à cela qu’il faudrait mettre un terme. Il ne faut pas désespérer, on peut penser qu’un « enfant de la télé » saura mieux qu’un autre renverser cet ordre des choses là.

    • Noop, franchement, je ne sais pas, la médiocrité vient-elle du pouvoir ou de la société? Il me semble que tous les actes de volonté procèdent d’une petite élite, voire d’un homme et son entourage. Ce sont eux qui donnent l’exemple, ouvrent la voie. Et s’il y avait à la tête de ce pays un groupe de personnes à la fois suffisamment courageux et intelligents (les deux, c’est rare) pour obliger les médias à respecter un cahier des charges bannissant la vulgarité (téléréalité), imposant des quotas d’émissions historiques, culturelles, littéraires, interdisant toute prise de position idéologique en dehors des émissions dévolues à la politique et pour celle-ci l’équilibre de la parole… Je suis sûr que tout le monde finirait par suivre et tout le monde serait finalement content…
      MT

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