Extrême, extrémisme

Je ne sais pas si vous l’avez vous aussi remarqué, mais les mots « extrême » et « extrémisme » sont à la mode, s’imposant comme l’insulte de base dans le débat public, par exemple entre la représentante du fn et celui du ps lors de l’émission des paroles et des actes jeudi dernier, ou entre Montebourg et la société goodyear, et puis, à longueur de journée sur les sites Internet… Les injures classiques du genre « raciste, fasciste, stalinien, nazi » en paraissent même frappées d’obsolescence… Pourquoi me suis-je demandé ? La vie politique, médiatique évolue en permanence vers toujours plus de recentrage, de neutralité. La parole publique est de plus en plus aseptisée, neutralisée. Le discours politique tend vers l’uniformisation autour de la condamnation unanime du « capitalisme financier » et du « libéralisme économique », sur laquelle presque tout le monde s’accorde, commun dénominateur des partis politiques. Bien sûr, de sérieuses nuances subsistent sur divers autres sujets mais la marche vers l’uniformisation semble s’accélérer.

Imagine-t-on par exemple une personnalité gouvernementale de premier plan déclarer aujourd’hui : « Le fait majeur, qui domine les problèmes que nous rencontrons, tient à ce que la France n’est plus une terre d’immigration. Nous ne pouvons plus, en effet, recevoir un flux massif et incontrôlé sans que cela n’hypothèque gravement et tout ensemble d’abord l’équilibre social de la Nation, ensuite les chances d’intégration des étrangers installés, enfin l’avenir même de nouvelles vagues d’arrivants et des pays d’où ils viennent […] Mais nous sommes également à la veille, si nous n’y prenons garde, d’une nouvelle vague massive, venant d’un Sud plus lointain, d’un Est plus incertain. Et je le dis clairement cette vague doit être endiguée. Elle doit être endiguée par tous les moyens qui soient à la fois raisonnables et utiles, en conjuguant l’aide au tiers-monde sous toutes ses formes et en renforçant partout et constamment la maîtrise de nos propres frontières et, plus généralement, de celles de la Communauté européenne. » Or, ces propos sont tout simplement ceux du chef de gouvernement socialiste, Michel Rocard, devant l’Assemblée nationale le 22 mai 1990. Aujourd’hui, même les plus ardents pourfendeurs de l’immigration n’en diraient pas le quart… « Endigués ? » Vous vous rendez compte ! De tels mots  seraient vilipendés et tout le monde crierait au scandale. Pourtant, à l’époque, ils n’ont suscité aucun tollé, aucune indignation visible.

Cette tendance à  la neutralisation rampante du discours politico-médiatique se traduit par la condamnation de tout ce qui pourrait y échapper. L’extrême, l’extrémisme, c’est-à-dire ce qui est ressenti comme pas assez sage, modéré, neutre, devient le mal absolu, l’ennemi à abattre, même sans rapport avec le sens traditionnel de ces mots, s’appliquant à des mouvements qui prônaient l’abolition de la démocratie pluraliste. Voilà comment ils s’imposent aujourd’hui comme l’injure de base. Cependant, et c’est là que le bât blesse, la réalité, elle n’a jamais été aussi violente, aussi terrible, aussi extrême en un mot… Pour ne prendre que les événements de la semaine passée, deux drames absolus ont bouleversé les Français : l’enlèvement de cette famille avec quatre jeunes enfants par des djihadistes au Cameroun. Quoi de plus immonde, de plus atroce que de s’en prendre à des tout petits et à leurs parents? Et puis avant-hier, deux policiers massacrés par des criminels sur le périphérique. D’une part, un discours politico-médiatique toujours plus aseptisé ; d’autre part, un monde, une société de plus en plus invivables, monstrueux. Jusqu’où la divergence, le grand écart peuvent-ils perdurer ? Nous sommes tous à nous interroger, au fil des billets et des commentaires, sur le décalage croissant de la classe politique actuelle avec la réalité. Le premier des hommes politiques, même parti de rien, qui au rebours de tous les autres,  aura l’intelligence et le courage de jeter une passerelle entre le monde tel qu’il est, avec toute sa violence et son injustice, et le discours politique, débouchant sur l’action concrète bien entendu, s’imposera dans l’estime et le coeur des Français aujourd’hui déboussolés.

(NB : seuls les sites indiqués dans le blogroll ci-joint et mes « amis facebook » sont autorisés s’ils le souhaitent à reprendre ce texte).

Maxime TANDONNET

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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29 commentaires pour Extrême, extrémisme

  1. Anonyme dit :

    « Le premier des hommes politiques, même parti de rien, qui au rebours de tous les autres, aura l’intelligence et le courage de jeter une passerelle entre le monde tel qu’il est, avec toute sa violence et son injustice, et le discours politique, débouchant sur l’action concrète bien entendu, s’imposera dans l’estime et le coeur des Français aujourd’hui déboussolés ».

    François Asselineau, président-fondateur de l’UPR, me semble répondre à cette définition.

  2. georges dit :

    Le sabordage continue de plus belle,on sauve un Mali qui ne s’est jamais gêné de plomber l’Europe à l’ONU (tjrs en faveur du monde musulman) ,nos frontiéres sont de véritables passoires criminelles (pillage organisé) et mamy Merkel a décidé toute seule l’adhésion d’une Turquie en mal de reconquête .

  3. koufra dit :

    extreême est par définition ce qui est à l’extrêmité, c’est à dire hors du milieu, hors du medium, hors des média. c’est donc logique, les média considère que toute forme de pensée hors de la leur est extrême car hors des média.

  4. noop dit :

    Bonjour Maxime,
    je continue à vous lire avec intérêt. Je ne répondrais pas au précédent billet… le décalage entre nos analyses sur l’épisode Sarkozy me semble trop important… Il y aurait comme un dialogue de sourd.
    Pour le sujet de cet article, je vous être plus « littéraire » que factuel. Ce recentrage, cette neutralisation des discours sont une sorte de laisse et même de muselière que nos politiques tentent de mettre à une partie du peuple au fur et à mesure que celle-ci enrage. Et c’est également un calmant pour la partie qui dort déjà afin qu’elle ne se réveille pas.
    Vous qui avez été dans les coulisses du pouvoir, vous devez savoir que le responsable politique doit ressentir parfois qu’il est à la tête d’un attelage d’une force telle, qui si elle se met en colère est inarrêtable pour le pire et pour le pire. Qui voudrait prendre cette responsabilité en disant la vérité ? Ceux, ces lobbys d’intérêts minoritaires, sociétaux ou financiers, qui travaillent à modifier et à détruire petit à petit nos structures, notre société, et peut-être notre civilisation, ont bien perçu la situation. Ils perçoivent cette peur et parfois même cette pusillanimité chez nos dirigeants.
    D’être ainsi à la tête d’une locomotive surpuissante et rétive à la fois, que l’on peut imaginer prête à sortir de ses rails, doit parfois donner le vertige et conduire à la retenue. Ne croyez vous pas ?

    • Noop, j’ai beaucoup de retard dans ma correspondance en raison d’une longue mission hors de chez moi. Sur mon analyse de l’ère Sarkozy, comme vous l’avez peut-être vu, j’essaye d’être équilibré et de mettre en balance le bon et le moins bon. Sur la raison du politiquement correct, je trouve votre vision très éclairante. Que le décideur public craigne de déchaîner les passions, c’est tout à fait certain. Cela dit, j’ai des doutes quant à la puissance réelle de l’attelage qu’il est censé mener.
      MT

  5. Lach-Comte dit :

    JD75, Maxime Tandonnet vous donne raison et il a raison de vous donner raison. Mais, entre nous deux (puisque le sus nommé Tandonnet ne le reconnaîtra jamais), qui, avant Marchais (les bulldozers), avant Mitterrand (le seuil de tolérance), Rocard (la misère du monde), Chirac (les odeurs), ne cesse de répéter ces évidences sur l’immigration et ses conséquences sinon Le Pen depuis 1973 ? Mais qui, entre nous deux (puisque le sus nommé Tandonnet semble l’avoir oublié), traite Le Pen invariablement depuis 1973 d’extrémiste, sinon, bien-sûr les gens de gauche, mais aussi et surtout les gens de droite ? Et comment la droite semble avoir oublié, par exemple en 2002, lorsque Le Pen s’est retrouvé au second tour, qu’elle a crié avec la gauche à l’extrémisme, au fascisme et autres gentillesses démocrates, sous prétexte de « front républicain », envoyant dans la rue, avec la gauche, autant de troupes que celle-ci pour que le « fascisme ne passe pas » ? Et maintenant, des gens de droite, comme Maxime Tandonnet, trouvent anormal cette manie du vocabulaire de traiter d’extrémiste, entre autres politesses, tout ce qui n’est pas dans la ligne de pensée ! Mais comment peut-on se plaindre des conséquences d’une chose dont on est la cause, ou du moins à laquelle on a participé de manière active ? Comment la droite n’a-t-elle vu il y a un plus de 10 ans que ce qu’elle disait de Le Pen, la gauche le dirait d’elle avec gourmandise ? Comment peut-on être soit aussi incohérent, mais je ne me résous pas au fait que ce soit des imbéciles, soit aussi malhonnêtes, et là je crois que je touche juste.
    NB Inutile de me répondre, Maxime, si ce n’est pas pour le dire que Le Pen, aussi, avait raison et que sur ce coup, comme sur beaucoup d’autres, la droite a été en dessous de tout. Merci

    • Lach-Comte, je vous réponds quand même et passons à autre chose si vous le voulez bien, aux questions de fond plutôt que de personnes. JMLP est le premier en France à avoir beaucoup parlé publiquement de l’immigration je vous le concède volontiers (si l’on excepte les prises de positions du Gl de Gaulle en 1962 reprises par Alain Peyrefitte). Personnellement, je pense que le résultat a été de diaboliser ce sujet à outrance et que Monsieur JMLP a fait plus de mal au pays qu’autre chose, en rendant, involontairement sans doute, avec la complaisance de F Mitterrand et des médias de gauche, cette question encore plus taboue qu’elle ne l’était. Je sais que vous ne partagez pas du tout ce point de vue et je respecte votre fidélité et votre analyse mais je pense que le passé est le passé, on pourrait en discuter pendant des heures et qu’il faut se pencher sur la situation présente et la préparation de l’avenir… (Je considère par ailleurs que ceci est une discussion privée.) J’ajouterai, pour être complet et j’en termine là, que je n’ai pas non plus la moindre indulgence pour tout ce qui a été fait dans ce domaine, droite et gauche confondues, depuis des décennies! et je vois en ce sujet un fiasco général de toute la classe politique toute tendances confondues.
      Bien à vous
      MT

  6. MORELLEC dit :

    C’est pourquoi il est nécessaire de prendre appui sur tous ceux qui ont une pensée réaliste des problèmes ; entre Mr Nestor Azérot et Marion Maréchal Le pen, cela fait du monde, non ?

  7. Sceptique dit :

    « Les chiens aboient, la caravane passe ». Les propos de part et d’autre sont « extrémistes », absolus, catastrophiques. Il n’est pas de profession qui ne se voit victime du prochain génocide. Pour autant la vie continue, à la française. En attendant la féroce empoignade, profitons de la belle neige que le réchauffement climatique nous offre en abondance.

  8. JD75 dit :

    Cher Maxime,
    Relisez Orwell, et vous verrez en filigrane que tout ce qui n’est pas conforme à la pensée unique devient punissable comme étant déviant, et, pour légitimer cette punition, il faut grossir cette déviance, la qualifier d’extrême… Tout comme, en temps de guerre, la moindre incartade devient facilement « sabotage » ou « haute trahison »…
    Tout ce que vous constatez là, c’est que le totalitarisme a dramatiquement progressé en France depuis vingt ans, d’ailleurs au refrain de « liberté, égalité, fraternité » (ou plus exactement de leur version frelatée « libertitude, égalitude, fraternitude », dans laquelle les mêmes termes sont repris avec des conséquences contraires à l’acception historique commune). Jusque-là, il me semble que j’enfonce des portes ouvertes…
    La vraie question (et vous savez ce que j’en pense) est de savoir s’il s’agit d’une évolution fortuite et répétée ou d’une volonté délibérée. Dans ce dernier cas, il est vain de s’épuiser contre les symptômes sans chercher d’abord à en neutraliser, d’une manière ou d’une autre, la source.

    Bien cordialement,

  9. Lach-Comte dit :

    Et alors, toujours rien sur Le Pen. On préfère ici faire référence à … Georges Marchais comme preuve du « je vous l’avez bien dit …! » ! On croit rêver. Je vous prête, c’est une expression, vous le savez très bien et ce n’est pas le fond de mon commentaire mais, ça, n’est-ce pas Monsieur Tandonnet, on ne vous le fera pas dire que la droite, dont vous faites partie, a été avec la gauche la première a traiter Le Pen d’extrémiste pour les raisons qui, aujourd’hui, vous font faire votre article … !

    • Lach-Comte, justement, ce qui m’intéressait, c’était de constater la banalisation de l’insulte suprême « extrémiste », sans penser à lui en particulier. Si j’évoque les propos de Marchais et de Rocard, c’est uniquement parce qu’ils sont inattendus dans le bouche d’hommes de gauche et pouvaient être prononcés à une époque sans déclencher le réflexe de pavlov « extrémiste, extrémiste ».
      Bien cordialement
      MT

  10. Lach-Comte dit :

    mais je n’ai jamais dit que ce discours, il n’était pas de Rocard ! Je dis simplement que Le Pen qui, lui, tient le même discours depuis 1973 a été le premier traité d’extrémiste sur ce même sujet sans que personne, à commencer par la Droite dite républicaine, ne s’en offusque, au contraire. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit et si c’est pour éviter de parler et de reconnaître que Le Pen avait raison, merci de ne pas me répondre par des biais pareils !

  11. Colococo2 dit :

    Aller Maximm, encore un petit effort, vous êtes sur la bonne voie …

  12. koufra dit :

    Pour François Bayrou, on parlait même d’extrême centre !

    C’est dire l’abus de langage constant.

  13. sourisgrise dit :

    bonjour Maxime , bonjour à tous

    c’est vrai qu’il y a encore qques années on pouvait dire sans crainte ce qui était une évidence …
    depuis les années « Mittérant  » des associations de plus en plus nombreuses ont commencé à monter au créneau pour dénoncer ceci pour s’offusquer de celà ….
    puis après il y a eu le début des plaintes , des jérémiades : mais on ne peut pas laisser dire ça !entendions nous bien souvent …c’est vrai qu’on ne peut pas tout dire ….
    mais maintenant on devient vite un extrèmiste et autres joyeusetés si on ne suit pas la ligne du parti ….. Rocard , Marchais , et d’autres ne pourraient plus tenir ces discours d’autrefois , aujourd’hui ils ils seraient lynchés par les médias , et les assoces …..
    les assoces ont une responsabilité énorme dans ces considérations du politiquement correct ….
    et la cerise sur le gâteau , il y a en gestation une loi pour surveiller la liberté d’expression …..rien que ça ….
    qui aura le droit de prononcer le mot facho , extrèmiste , ou autre chose ??
    on connaîtra bientôt les tenants et aboutissants de cette future loi scélérate ….
    on sera recentré , plus de décalage , billets javèlisés, surveillance par des trolls de tout ce qu’on écrira ….
    c’est pas la joie …
    amitié à tous .
    Chris .

    • Chris, oui, les assoces mais aussi les médias et puis les politiques qui se sont pliés, vous avez absolument raison. Pas sûr que le phénomène soit uniquement français. C’est pas la joie comme vous dites…
      Amitiés à vous
      Maxime

  14. Annick Danjou dit :

    Monsieur Tandonnet, je parlais ce matin même avec mon mari de cette société si violente et de cet angélisme ambiant qui tend à faire taire les plus vindicatifs. On nous conditionne, on nous embrigade, on nous enferme dans la peur de représailles, en un mot, on nous étouffe. Mais nous nous demandions qui, aujourd’hui, serait l’homme ou la femme capable de nous sortir de cette léthargie, révoltée pourtant mais contenue de force et bien, nous n’en trouvons pas. Auriez-vous une réponse ou une proposition? Je pense bien que vous ne voudrez pas vous avancer de crainte que…..!!!!!!!!

    • Annick Danjou, c’est exactement cela, vous le dites bien mieux que moi, ce contraste entre la violence de la société et l’angelisme ambiant, qui creuse un abîme sous nos pas…
      Bien cordialement
      Maxime

  15. Cornélius91 dit :

    Georges Marchais a dit des choses pareilles avant tout le monde et Mitterrant est le premier a avoir dit qu’il ya un seuil de tolérance (sic) sans que personne ne le juge estremiste à l’époque, ce n’est pas une affaire de droite et de gauche mais une simple évidence qu’il y a des problèmes alors pourquoi la gauche ne fait plus son travail de dire la vérité? sans haine sans méchanceté mais simplement d’exprimer l’inquiétude des gens. La gauche avait tojoiurs été avec le peuple mais elle ne sait plus lui parler car le politiquement correct a tout envahi et cest cela qui fera sa perte.

    • Cornélius91, oui, et Charles de Gaulle a eu des paroles prophétiques sur le sujet dès les années 1960 (voir Peyrefitte, C’était de Gaulle). La vérité, c’est que beaucoup de propos de l’un des plus grands Français de l’histoire (lire les « Mémoires d’espoir ») seraient aujourd’hui bannis par le politiquement correct…
      MT

  16. Lach-Comte dit :

    Le discours que vous prêtez à Rocard est également celui que j’entends depuis 1973 chez Jean-Marie Le Pen. La reductio ad extrémisme, si je puis dire, date d’ailleurs de cette époque où pour l’empêcher de parler, faire que ses idées à ce sujet (et notamment l’aide aux pays en développement, terres d’émigration vers le nôtre) puissent pénétrer la société française, a été utilisée dès le début à son encontre. Ce qui a enclenché de plus l’omerta totale à ce sujet, sauf pour ceux qui parlaient « d’une chance pour la France ». Oh, je ne dis pas que ce monsieur avait raison sur tout, qu’il avait des idées « libérales », que tous ses points de vue étaient exacts, mais au moins, à ce sujet, on pourrait reconnaître qu’il l’avait dit avant tout le monde et même avant Rocard, mais que, parce qu’il a été classé à « l’extrême », cela nous a fait perdre un temps fou pour nous apercevoir de l’exacte situation et de ses conséquences catastrophiques. Fabius ne disait-il pas : « Le Pen pose les bonnes questions mais… » comme c’est Le Pen, l’extrémiste qui les pose….

    • Lach-Comte, ce discours est bien de Michel Rocard, à l’Assemblée, le 22 mai 1990; il est encore sur Internet et chacun peut le lire. Son auteur devait en être fier car c’est un beau, courageux et visionnaire discours mais je ne suis pas sûr que ce soit le cas.
      MT

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