Droit d’inventaire?

Monsieur Jean-Pierre  Raffarin a fait valoir son « droit d’inventaire » à propos du quinquennat précédent de Nicolas Sarkozy. Ayant gouverné la France pendant trois ans, de 2002 à 2005, l’ancien premier ministre pourrait donner l’exemple et effectuer son propre inventaire : quel souvenir reste-t-il de son long passage à la tête du pays ? Cela dit, il n’a pas tort concernant le mandat 2007-2012, mais un inventaire doit porter sur le positif comme sur le négatif. En quelques années, des réformes colossales, monumentales ont été accomplies, dans le sens de l’effort, de la remise en cause des droits acquis et de la modernisation du pays, ce qui n’était jamais arrivé depuis des décennies : retraite à 62 ans, service minimum dans les transports en publics, quasi abolition des 35 heures par l’encouragement des heures supplémentaires. En matière de sécurité, des mesures essentielles, d’un courage inouï dans l’affrontement avec la « pensée unique » ont été introduites, comme la rétention de sureté pour les criminels sexuels et les peines planchers applicables aux récidivistes. Le tandem Sarkozy-Fillon n’a pas reculé d’un pouce face à la rue, au blocage des raffineries, au risque de pénuries d’essence, la démocratie sortant victorieuse d’une épreuve de force avec les syndicats pour la première fois depuis des décennies. Toutefois, il serait irresponsable d’ignorer les erreurs qui ont été commises en parallèle, entraînant la défaite de 2012 et toutes ses conséquences pour le pays. Que s’est-il passé pour provoquer cet immense et douloureux gâchis ? Le déséquilibre dans les institutions, aboutissant à l’affaiblissement de Matignon et une surexposition de l’Elysée, des changements de caps soudains, les errements dans la communication et l’image, des choix de personnes hasardeux. Nous n’aurions jamais dû perdre en 2012, avec un soutien profond de 60% des Français qui aiment la France envers la politique appliquée. Alors que s’est-il passé ? On ne peut pas éternellement mettre la catastrophe sur le compte des seuls « médias » (que les Français, visiblement, écoutent de moins en moins), des mensonges de l’opposition, ni de tel ou tel parti : trop facile, cela n’apporte rien. Il faut au contraire dire toute la vérité, regarder le passé en face, parler aux Français comme on s’adresse à un peuple adulte. La question n’est évidemment pas d’entrer dans une logique de repentance, mais de préparer un retour au pouvoir – peut-être plus rapide que prévu, qui sait ? compte tenu de l’évolution des choses – reprendre tout ce qui a été fait d’excellent, de lucide et de courageux et laisser le reste, les loupés, sur le bas-côté comme autant de mauvais souvenirs. Voilà, tel est le fond de ma pensée en tout cas…

Maxime TANDONNET

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A propos maximetandonnet

Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d'histoire...
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28 commentaires pour Droit d’inventaire?

  1. Freddie dit :

    Je pense comme Mich, avec l’ajout de votre remarque sur l’emploi. Sarkozy commettait aussi des maladresses personnelles, comme ses déclarations sur le métissage pour régler les problèmes identitaires : les Français, anciens comme nouveaux, tiennent à leur identité. En fait, il a gouverné un pays où il n’y a plus de consensus, en voulant faire comme si on pouvait en créer un artificiellement (ouverture à gauche, etc). Par ailleurs, même si les Français ne l’ont pas rendu responsable à lui seul de la crise financière mondiale, il est certain qu’en temps de difficultés économiques, les Français ont tendance à se retourner vers la gauche. Elle est symboliquement synonyme de protection sociale. Même si concrètement c’est faux, l’image d’Epinal a la vie dure. Je crains que le chômage croissant ne reconduise cette gauche néosoviétique amatrice de novlangue, malgré le peu de sérieux et le dogmatisme de ses représentants. Pour sauver la droite, il faudrait autre chose que des égos, il faudrait une idée. Dans la devise de la France, la gauche d’aujourd’hui ne retient que le mot d’égalité qui, isolé, conduit à la répression. Il serait sans doute bon que la droite s’empare du mot de liberté. Traditionnellement, elle est le parti de la liberté d’entreprendre. Elle doit surtout devenir aujourd’hui celui de la liberté d’expression, gravement menacée par la caste politico-médiatique actuelle. Voyez le sénat qui prépare une attaque sur la liberté de la presse, sans compter l’attaque sur la liberté de penser qu’il est préférable pour un enfant d’être élevé par un homme et une femme. Plus l’attaque est grosse et la couleuvre à avaler invraisemblable, plus le pouvoir est sûr… de son pouvoir. Que la droite expose les atteintes à la liberté, qu’elle la défende avec panache, et elle retrouvera son électorat.

    • Freddie, oui, mais il faut qu’elle se dépêche de se resaisir…
      Bien cordialement
      Maxime

    • michel43 dit :

      cela ne va pas faire plaisir a certains qui n »ose pas regarder la vérité en face,nous somme un^pays ou certaines communauté pose problème et oui,et comme je n »ai pas la langue de bois :je la nomme,se sont les Maghrébins,faites un tours dans les prisons,tribunaux,voyez les reportages a la télé,M6 la 8 ET 9,envoyer spéciaux,le trafics de drogue,cigarettes,et grace a la double nationalité peuvent étre condamner en FRANCE et partir dans l »autre pays,les VRAIS responsables:vous les politiciens de tout bords,Maxime va me dire et l »AVENIR, terrible,aucun politiciens ne peut faire,ce que nous ferions,,,Nous des chefs d -entreprises du priver,forcément que le pays,on peut le relever,,,mais va falloir frapper FORT,,,pars référendum,,et couper les branches mortes,comment des gens dit:INTELIGEANTS,on voulue une Europe inégalitaire dans tout les domaines? on était pas prêt,,les pantins politiciens,,de tout bords continue leurs cirques,et vont forcément droit dans le mur,qui va profiter de cette situations::MARINE LE PEN, et oui Maxime, et heureusement que les socialistes et notre droite,on confisquer le pouvoir,,en SUPPRIMENT la proportionnelle et le tripatouillage ,,,,des autres élections,,donc,le référendum du NON,,,,était un lueur,,,,effacer pars des politiciens qui ne respecte plus la volonté des urnes,,,,vu la guerre interne a l- UMP,,,2014,on va sûrement voir des accords avec le FN,pour sauver leurs sièges,,,les deux tètes de la droite ne pourront RIEN faire,,,,la chienlit étant a tout les niveaux

    • La « chienlit », Michel43, quel joli mot!
      MT

  2. Lach-Comte dit :

    JD75, je vous remercie et ne peut qu’abonder dans votre sens pour les commentaires que vous avez faits. Tout et tous, des deux côtés, gauche et droite, nous ramène à ce que vous dites : le fric, toujours le fric, rien que le fric … doublé d’une inculture – d’une a-culturation – généralisée, voulue et désirée car il est plus facile de manipuler les pensées, les désirs et les soi-disant besoins d’imbéciles sans âme, sans vertu et sans connaissance – sinon celle de tout le monde, formatée par des maîtres guère plus cultivés, et de faire acheter et commercer ceux-ci dans un joyeux, mais pas toujours, marché, souk, capharnaum, ou bordel, à vous de choisir selon la population visée. La politique, là dedans, mais elle n’est que théâtre d’ombres, agitation morbide de quelques dépravés qui sucent la sève d’un peuple jadis intelligent, dont on vantait dans le monde « l’esprit » et la culture, qui ont saigné une grande nation au profit de petits peuples séparés, divisés, qu’on appelle « communautés » maintenant, au sein d’un magma administratif informe qui se nomme l’Europe…et quand ils s’apercevront qu’ils ont dépassé les bornes, ils lui feront faire, à ce peuple, car il est excédé, la révolution, qui leur permettra au passage de se débarrasser encore des meilleurs, et ils remettront le couvert, dissimulés sous d’autres oripeaux, mais toujours les mêmes prêts à se servir !

  3. JD75 dit :

    Oui et non, Maxime.
    Dans ma phrase, volontiers provocatrice, il y a moins le cas de M.Sarkozy (ou de M. Hollande) intuitu personæ que de leur « époque », de leur entourage, des gens que l’on montre, qui « comptent » (le côté décomplexé et impudique).
    C’est par exemple sous le « règne » de Sarkozy qu’un Jacques Séguéla pouvait dire froidement que si l’on ne peut pas s’acheter une Rolex à 50 ans, on a raté sa vie, montrant l’immense vanité matérialiste de ces nouveaux riches parvenus et leur incommensurable mépris pour les trois quarts de la population française qui n’a, effectivement, pas les moyens de se payer ce genre de gadgets, d’ailleurs inutiles, et d’assurer en parallèle une vie acceptable à leur foyer. Bien évidemment, ce n’est pas Nicolas Sarkozy qui à dit à cet individu de faire sa sortie devant la caméra. Quant au coup du yacht de Bolloré en 2007, je suis désolé, mais derrière l’insigne maladresse politique, il y avait bien un lapsus, un état d’esprit.
    Et maintenant, on a l’étalage abject des renégats, des anarcho-nihilistes tout frais rhabillés de rose ou de vert, pourfendeurs de l’ensemble des valeurs authentiques qui ont fait la force, la cohésion et la respectabilité de la nation et du peuple français au cours de sa longue histoire, à nous sortir des théories de plus en plus fumeuses et irrationnelles de leurs cerveaux malades ou stipendiés.

    Certes, il y a bien complicité et caisse de résonance médiatique, mais ‘l’air du temps » a évolué.

    Il est par contre fondamental de noter que, dans les deux cas, on est en plein dans les dogmes dégénérés promus par Bruxelles, l’OSCE et les « think tanks » d’origine anglo-saxonne et leurs relais, voire même l’ONU, prônant finalement tous par des moyens plus ou moins détournés le libre-mercantilisme planétaire à outrance, la marchandisation de tout et de tous et l’argent-roi comme unique valeur universelle maîtresse de ce monde.

    Bien cordialement,

  4. JD75 dit :

    Cher Maxime,
    J’avoue que je partage largement l’avis de Lach-Comte.

    J’aurais tendance à résumer ainsi la situation qui nous est faite :
    Sarkozy, c’était l’ultra-libéralisme friqué ostensible et décomplexé, tout en laissant le pourrissement de la société française prospérer en douce, alors que Hollande, c’est le pourrissement ostensible et décomplexé de la société française, tout en laissant l’ultra-libéralisme friqué prospérer en douce.

    En réalité, les deux faces d’une même pièce orchestrée hors de France : un pas à « droite », un pas à « gauche », et le vieux peuple français avance doucement mais sûrement vers un destin funeste tout en préservant médiatiquement les illusions de démocratie et de liberté…

    Les états d’âme, motivations et autres excuses importent peu en politique. Seul le résultat compte.

    Bien cordialement,

    • JD75 « ultralibéralisme friqué, ostensible et décomplexé » c’est surtout la caricature abjecte qu’en ont fait une partie des médias et qui ne correspond aucunement à la réalité du personnage pour ceux qui l’ont cotoyé (même s’il ne s’agit pas de nier les maladresses et les erreurs commises).
      Bien à vous
      MT

  5. Annick dit :

    Bonsoir Maxime,

    Si l’on se réfère à ce qu’en rapportent les médias, le bilan établi par Raffarin ne concerne en somme que les tactiques, les manœuvres politiciennes pour conquérir le Pouvoir, ou le garder.
    Au passage, il règle un compte pour ne pas avoir obtenu la présidence du Sénat en 2008.
    Mais à part ça, je n’y ai rien vu d’essentiel.
    Rien sur l’accompli, rien sur l’inaccompli. Aucune analyse de fond sérieuse, aucune prise en compte de la réalité du peuple de France, et plus particulièrement de l’électorat de Droite, « leur clientèle ».
    A quoi d’autre s’attendre d’ailleurs, quand on se retourne sur son propre bilan, à la tête du Gouvernement Chirac ? Un oligarque, noyé dans sa bulle, juste bon à dépenser sans compter l’argent du contribuable, et à penser seulement son propre avenir politique sans considération pour l’intérêt général.
    Il fut un Premier ministre minable, sans vision, sans courage, et fait partie des responsables de notre faillite.

    Quant aux erreurs de Sarkozy, elles furent immédiates. Dans son comportement, son langage et surtout ses choix du personnel politique de son gouvernement, ainsi que de son entourage.
    Je pense à Ségala ou BHL, par exemple.
    Le non-respect du referendum sur le traité de Lisbonne, fut aussi une lourde erreur de jugement, même si cela faisait partie de son programme.
    Un programme est une longue liste de promesses -dont la plupart ne sont jamais tenues- et il est faux de croire que les Français donnent un blanc-seing à l’ensemble des propositions lors d’une présidentielle, surtout s’ils ont déjà donné leur avis par referendum.
    Ensuite, il y eut Mayotte -une bombe prête à exploser, d’autant que les Comoriens faisaient déjà monter la température sur l’île de la Réunion depuis les années 2000 ; il suffisait donc d’analyser avant de se décider. Puis la Libye et j’en oublie.

    Mais surtout, le grand loupé de Sarkozy c’est d’avoir trahi l’espérance qu’il avait fait naître au cœur de tous ceux qui l’avaient élu.
    Les 35 H et la retraite ? Pas assez. Juste une réformette. Pas le courage de supprimer les statuts et d’instituer, enfin, un seul régime égal pour tous.
    L’immigration ? Plus d’un million en plus. Rien sur l’AME, sur les pensions généreusement distribuées aux étrangers qui n’ont jamais cotisé. Et, cerise sur le gâteau, la discrimination positive ! Sans compter la Halde laissé en place.
    Les subventions ? Toujours plus.
    L’école ? Pas de changement visible.
    La sécurité ? Rien de vraiment acquis.
    Les économies -vitales, pourtant !- environ 2% de dépenses en plus. Et une augmentation généreuse, dès le début, de ses émoluments.
    Pas de réforme du millefeuille des régions.
    J’arrête là, mais il y aurait encore une longue liste.
    Alors qu’il avait la majorité partout, et surtout le soutien de celle des Français, il a tout gâché.
    La TVA sociale, par exemple, que ne l’a-t-il entreprise dès le début !

    Ceci dit, j’ai voté pour lui en 2012, sans enthousiasme -mais avais-je le choix ?- alors en redemander, non ! Il avait tout en main pour prouver ce qu’il était capable de faire pour la France, il n’a réussi qu’à démontrer que « le roi était nu » et n’en faisait qu’à sa tête, sans consulter ceux qui l’avaient placé à la tête du pays.

    Bien à vous,

    • Annick, Il y a eu aussi des avancées positives, ou allant dans un sens positif, le service minimum, les heures sup défiscalisées, la retraite à 62 ans, l’impôt sur l’héritage, etc. Pour comprendre à quel point la société est complexe et difficile à faire bouger, il faut avoir vécu ces choses là de l’intérieur. Mais sur certains points comme l’impact négatif du traité de Lisbonne, je suis d’accord avec vous.
      MT

  6. Koufra dit :

    Raffarin n’a pas de bilan car il ne fut que le porte parole d’un gouvernement. Communiquant certes mais citer une chanteuse pour pré ados, est ce que ça renforce la mission d’un premier ministre? J’ai comme un doute. De quoi se souvient on de son action si ce n’est des raffarinades ?

    Que n’a t il fait pour anticiper les malheurs de la France ?

    Je suis passe sur les bancs de la même école de commerce que lui, j’avais pour espoir qu’en changeant de tonneau, on eut changé la qualité du vin mais je n’eut que l’âpreté.

    Quand au bilan de m. Sarkozy, il y a du très bon et du négatif :

    Réintégration du commandement de l’OTAN
    Traité européen
    Guerre en Libye et Syrie
    Une volonté d’imposer son fils sans légitimité
    Avoir laisse filer le déficit

    Pour les points positifs :

    _ De grandes réformes furent menées
    _ Il insufflait une certaine énergie a la France
    _ La Guerre en cotes d’ivoire
    _ Il arrivait a faire changer la France
    _ Une gestion européenne de la crise financière
    _ La France était écoutée, aujourd’hui, la voix de la France est dissonante voir incohérente, quand on lit le discours de m. Hollande devant l’assemblée des nations unis, on se dit que le niveau est bas.

    On peut de demander quel est le sens de son message? Personnellement, je l’interprète comme étant une mise en garde quand a l’union de l’UMP si Sarkozy revenait.

    Cordialement

    Koufra

    • Koufra, une grande partie de ce que vous dites est vrai mais sur l’affaire de son fils je peux vous assurer que les choses ne se sont pas passées ainsi, il n’a jamais cherché à l’imposer à quiconque, et s’est trouvé bien ennuyé par la situation et une effroyable manipulation médiatique… F. Mitterrand, au contraire, avait imposé son fils à l’Elysée comme conseiller Afriuque sans que cela ne dérange personne…
      MT

  7. Mich dit :

    Que s’est-il passé pour provoquer cet immense et douloureux gâchis ?
    c’est simple.

    1) Le million d’immigrés qui ont acquis de le droit de vote sous Sarkozy et ont voté Hollande.
    D’où les 500 000 voix de différence entre Sarko et Hollande.

    2) La non promesse du Karcher. L’électorat FN était désabusé. Il se sont fait pigeonner en votant pour lui en 2007. Ils s’abstiennent donc massivement au second tour.

    Voilà les raisons de la défaite de Sarkozy.

    A qui la faute ? Blocage du système ? manque de courage de la part de Sarkozy ?
    N’empêche que le résultat est là: aujourd’hui on a Hollande et sa clique de repris de justice dogmatiques et dangereux.
    Après on peut dire que c’est pas si simple etc. n’empêche que l’arithmétique est là.

    Au passage, je conseille à tous un livre à lire d’urgence: « la France orange mécanique » de Laurent Obertone.
    Et cette carte interactive, c’est sidérant:
    http://carte.franceserv.com/index.php?year=2013&month=0

    Toutes les 24h, il y’a 200 viols en France.

    • Mich, il y a un autre facteur, c’est la crise économique et l’explosion du nombre de chômeurs (+800 000), le contexte est aussi à prendre en compte.
      Maxime

  8. Le séquane dit :

    @Lach-Comte
    « il ne servira à rien qu’ils reviennent [la droite] car la gauche a instillé son virus, la maladie est bien plus profonde qu’économique, l’enseignement, la justice, des pans entiers de l’Esprit français, est à eux. Ils y travaillent depuis tant de temps, sans que personne ne s’y oppose et encore moins Sarkozy, tout entier emprunt de cet esprit, que tout retour en arrière est impossible  »

    Je suis tout à fait d’accord avec ce point de vue.

  9. Ping : Le linge sale, ça se lave en famille ! | Je suis stupide, j'ai voté Hollande

  10. Willy dit :

    Bonsoir Maxime,
    Pour faire un bilan, il faudrait se souvenir de tout, hors c’est quasi impossible. J’ai donc essayé de trouver un site pas trop tendancieux résumant ce bilan et j’ai trouvé celui ci: http://desmotsdesfaits.com/le-bilan-du-quinquennat-de-n-sarkozy-dans-les-medias/
    Personnellement je considère que le plus grand échec de N.S fut le karsher/discrimination positive.
    Si en matière de communication l’épisode karsher fut mauvais dans la forme, il n’était pas si mal dans le fond.
    Imaginez ce français issu d’une banlieue, brillant cerveau ou mains habiles, a t il vraiment besoin qu’on le mette sous les feu de la rampe? lui qui se reconnait chez lui en France, qui partage les valeurs de la république. A t il besoin qu’on fasse de la ségrégation pour lui? NON!! Il veut être comme tous les français et surtout pas montré du doigt par un dispositif bancal qui mécontente aussi bien les « discriminés positifs », les autochtones et les autres.
    Alors oui, il y avait du nettoyage et de la sélection à faire. Il était inutile de faire de la stigmatisation d’une partie de la population française. Mais avec un Juppé qui ouvrait les vannes de l’immigration à chacun de ses voyages, avec une F. Amara insoumise rebelle et traitresse, et bon nombre d’autres issus de l’ouverture sans oublier madame Nik Karrément la Majorité….Quand à Raffarin, s’il n’avait pas été le fils de son père, sans doute aucun il n’aurait pu espérer devenir qu’un porte parole du giscardisme inventeur de la « positive atitude ».

    Si j’avais un bilan à faire, je dirai qu’avec Fillion l’introverti, Coppé qui marche sur ses dents, les seconds couteaux et leurs peau de banane, pour 2017, le chemin va être long, difficile, et en somme: on est mal barré!

    Bien à vous

  11. Lach-Comte dit :

    Ah tout de même, vous avez fini par le dire :  » On ne peut pas éternellement mettre la catastrophe sur le compte …, ni de tel ou tel parti : trop facile, cela n’apporte rien  » !
    J’attendais cela avec impatience mais il aura fallu 10 mois ! Que ce ne soit pas la faute à celui-ci et surtout à celle-ci, n’est-ce-pas, qui justifiait que plus personne ne raisonne sur une (petite) défaite…! Oui, maintenant, il faut se préparer mais avec qui ? Avec les deux qui nous ont montré ce qu’ils savaient faire de mieux (pire?), Copé et Fillon ?; avec des jeunes dans le genre de NKM ou Apparut ou Le Maire qui nous ont montré jusqu’à quel manque de courage pouvait aller leur opportunisme ? Avec des vieux du style de Juppé ou Raffarin, qui seraient beaucoup mieux à l’UDI chez Borloo et ne manquent aucune occasion de faire du mal à leur propre camp (qui se débrouille d’ailleurs très bien tout seul). Et, d’ailleurs, à quoi bon un retour au pouvoir si c’est pour faire une politique économique de gauche (même si elle est sociale démocrate), car il ne s’est jamais agi d’autre chose, et une politique libertaire sur le plan des moeurs où l’on voit bien que les « avancées » franc-maçonnes dépassent largement les partis et que les jeunes élus de droite en sont tout autant imprégnés que les élus de gauche – il suffit de voir ce sur quoi la droite n’est jamais revenue, et ne reviendra pas, après que la gauche ait démoli systématiquement la société française. Oui, il y a des chances pour que ce régime n’aille pas jusqu’au bout. Oui, de toute façon, les électeurs demanderont à la droite, réputée meilleure gestionnaire, de revenir MAIS tant que vous n’aurez pas changé les esprits, les mentalités, les habitudes des Français, il ne servira à rien qu’ils reviennent car la gauche a instillé son virus, la maladie est bien plus profonde qu’économique, l’enseignement, la justice, des pans entiers de l’Esprit français, est à eux. Ils y travaillent depuis tant de temps, sans que personne ne s’y oppose et encore moins Sarkozy, tout entier emprunt de cet esprit, que tout retour en arrière est impossible sans une purge de plusieurs millions de personnes ! Quand, comment et qui voulez-vous qui la fasse ?

    • Lach-Comte, la « maladie » dont vous parlez sévit dans toute la classe politique visible, active, médiatisée, d’un bout à l’autre de l’échiquier et personnellement, je n’ai pour l’instant confiance en personne de ceux là, je ne supporte plus leurs jeux de rôle et leurs postures ridicules, j’en suis même au point que voir leur tête dans l’écran de télévision pour réciter leur leçon, en ce moment, me donne la nausée (ex jeudi soir), mais j’ai le sentiment réel que quelquechose est en train de bouger dans le pays et c’est là qu’il faut placer son espérance.
      MT

  12. Plume dit :

    Monsieur Tandonnet,
    Les personnes comme celui dont vous parlez qui passent leur temps à dire ‘Voyez-vous, je suis un humaniste’, qui est du même tonneau que le ‘Moi, j’aime les gens’ de François Hollande en campagne présidentielle, font partie de ceux qui restent souvent dans la modération du politiquement correct (autrement dit qui prennent les Français pour des imbéciles ou de petites choses fragiles incapables de regarder la réalité en face).
    Quant aux centristes en général, il est difficile de leur faire confiance. Quelqu’un a dit qu’ils n’étaient ‘ni de gauche, ni de droite’. Plutôt, ils donnent l’impression d’être soit de gauche soit de droite, selon là où leur intérêts électoraux se trouvent. Certainement pas des personnes de conviction sur qui on compter.

  13. michel43 dit :

    je vais en rajouter des virgules, nommer des traites de gauche au gouvernement et MIGAUD a la cours des comptes,au détriment des nôtres, retraite a 62 ans,et ne pas toucher a certains régimes spéciaux, 250 000 nationalisations,alors que nous n »avons aucun logement et des millions de chomeurs,le scandale de Mayotte, un référendum la bas,et chez nous RIEN,puis son premier ministre qui dit :je dirige un pays en faillite et y ajoute 600 milliards,c »est un caractériel et n »aime aucune contractions; son erreur 2007,de suite un plan pour se désendetter,les intérêts,premier budget du pays nous étrangle, pour se faire, frapper fort dans tout les domaines,il fit tout le contraire,des interventions militaires a crédit, surprend tout le monde avec sa PUB a la télé, c »est aux structures de l »état qu’il fallait s »attaquer en priorité,pars référendum, nous somme rester un état socialiste -communistes,ou les pouvoirs se trouves entre les mains des hauts fonctionnaires,les syndicats et tout descend d »en haut, désormais l »UMP ne peut revenir au pouvoir sans un accord avec la droite national,d »ailleurs,la droite molle la plus bête du monde a fait élire M HOLLANDE ,un accord avec M LEPEN ,il restait président,,manquait,un millions d »électeurs,eux avait 6;5 millions de voix, il était entourer de godillots et de faux culs, qui l »adulait pars intérêt; il est bien la ou il est,,il faut savoir tourner la page

  14. Yves Leclercq dit :

    Le plus important de ce que dévoile Jean-Pierre Raffarin, c’est son opportunisme de….centriste. Il a mis son gilet de sauvetage. Il a contribué, par son entregent, à rabibocher Copé et Fillon, mais il n’est pas sûr que ce sera suffisant. Il se donne donc le droit de quitter le navire, s’il le faut. Il ne sera pas le premier! Si les affaires de l’UMP s’arrangent, il saura se faire pardonner sa fausse sortie. « Il y aura plus de joie pour une brebis perdue et retrouvée que pour quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas perdues! »

  15. Michel Berr dit :

    Je n’ai pas une virgule à changer à votre analyse. Pour être détesté à ce point même d’une partie de ses troupes, il devait être bourré de qualités et, surtout, posséder ce qui manque à la plupart : du courage ! Oser lancer des réformes dans un pays qui, pourtant, se rassure en cultivant la mémoire de sa « Révolution » demande soit un infini courage soit une complète inconscience. Je déplore que chaque mandat ne s’accompagne pas d’un « bilan » objectif et public, un état des lieux qui éviterait cette notion usée jusqu’à la corde de l’héritage et obligerait chaque gouvernant à gérer en père de famille….

    Et, pour en revenir à Jean-Pierre Raffarin, il me rappelle, comme un bon nombre d’autres, que l’on voit plus facilement la paille dans l’oeil d’un autre que la poutre qui est fichée dans le sien.

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